Témoignage de Nila:

Je connaissais l'exagération humaine concernant le cœur brisé. Mais j'avais toujours cru qu'il s'agissait d'une métaphore, d'une image qui n'avait aucun lien physiologique... Je ne m'attendais donc pas à ressentir cette douleur dans la poitrine. La nausée, oui, la boule dans la gorge, oui, les larmes brûlantes dans les yeux, oui. Mais pas cette sensation que quelque chose se déchirait dans ma cage thoracique. Qu'une partie de mon âme m'était arrachée. Et je me trouve lâche d'abandonner. Lâche de me voir baisser les bras. Lâche de m'accrocher sans cesse à l'espoir que tu vas arriver d'une minute à l'autre, et m'enlever à ma prison de pierre. Et combien pathétique de croire que je pourrais avoir une fin heureuse, comme dans les contes de fée. Alors je lâche prise, laisse tous mes rêves et mes espoirs s'envoler sans plus rien espérer... Je suis déçue de moi, mais pour être honnête je suis tout simplement épuisée d'essayer. Alors oui j'abandonne mais je me suis bien battue avant, et ça n'a absolument rien donner...

C'est atroce, tu me manques tellement. C'est pas par vagues, c'est constant.

Tout le temps, sans répit.

A jamais mon amour...

16 Novembre 2014 (2 ans et 4 mois plus tard)

C'est l'automne. Et comme la nature le veut, les feuilles mortes éclatent au sol. Leurs bruits sourds me parviennent aux oreilles lentement. Une, puis deux, puis trois qui finissent par engendrer un tas de feuilles mortes d'une couleur orangée particulière. Le ciel se couvre de plus en plus souvent et la pluie torrentielle vient chambouler les trains de vies quotidiens des habitants de Volterra. L'automne signifie alors la venue du changement. Tout ce qui n'a plus lieu d'être s'en va, pour être remplacé au printemps. J'aurais aimé que mes sentiments s'en aillent en ce début d'automne. J'aurais voulu que les feuilles emportent avec elles ce désastre que mon cœur ne cesse d'alimenter inlassablement. J'aurais espéré que mes sentiments aient la capacité d'abandonner cet arbre qui a beaucoup trop été usé, juste parce qu'ils ont assez existé, et qu'il est temps pour eux de laisser place à la froideur de décembre. Mais ils restent là, persistant, même s'ils sont jaunis, presque brunis par les larmes, ils restent accroché. Ils ne veulent pas mourir, même s'ils me font du mal. Malgré la pluie, le vent et la tempête, ils résistent. Malgré les larmes, les soupirs et les obstacles ils subsistent. Ils y passent les quatre saisons, sans bouger, me narguant du temps qui passe et qui change sans qu'eux, pour autant, puissent changer. Pathétique.

Je me levais, et sortis de la chambre qui m'avait été réservée à mon arrivée à Volterra. Je n'avais pas à me plaindre, elle était immense. Plus que celle de Jane d'ailleurs, et ça la rendait verte. Je me rendis dans la « salle commune » de l'immense palais, dans le but de boire un café, comme chaque jour. Je dors tellement mal que je tourne à la caféine... Pas mal de vampires étaient là, ils ne firent pas attention à ma présence, habitués. Je me préparai la boisson chaude, et m'installai dans un fauteuil. A peine mes lèvres ayant effleurer le liquide brûlant que Démétri s'assit, face à moi. Son passe temps favori : me mettre en rogne.
-Si j'étais ton mec Nila, je mettrais du poison dans ton café !
Déchirement dans ma cage thoracique à la pensée de mon amour, mais je reste impassible.
-Si j'étais ta meuf Démétri, je le boirais volontiers, répliquais-je.
Il ouvre la bouche, la referme. Bouche-bée ! Les autres vampires dans la salle éclatent de rire, m'arrachant un sourire. Mon ami, ou ce qui s'en rapprochait le plus, allait dire quelque chose quand la porte de la salle s'ouvrit d'un coup, laissant apparaître Ian, Jane, Alec et Félix. Ce dernier me fit un clin d'œil, et je levais les yeux au ciel. Un profond silence c'était installé, nous attendions tous qu'ils daignent prononcer mot.
-Ce soir, fit Jane, un bal aura lieu. Nous avons de nouveaux candidats, espérons que ceux-ci soient dignes de ce nom, eux !
Elle m'avait visé directement en disant ça, et je me contentais de la fixer avec un sourire aux lèvres.
-Pourquoi tu me regardes ?, demanda t-elle d'un ton exaspéré.
-J'ai le hoquet.
-Et alors ?!
-Bah, j'essaye de me faire peur !
Tous me regardaient, avec un mélange d'effarement et d'admiration. Je sentais que j'allais regretter mes paroles, mais j'étais vraiment de mauvaise humeur, je n'avais pas pu me retenir. Ses prunelles rouges sang emprisonnèrent les miennes, tandis qu'elle utilisait avec un sourire sadique une partie de son don contre moi. Je tombais au sol, ayant l'impression que chacun de mes os se cassait sous une pluie de décharges électriques. Je ne hurlais pas, rien ne pouvait égaler ma douleur morale, et je ne lui donnerais certainement pas ce plaisir. A travers mes yeux remplis de larme de souffrance, je vis Ian poser sa main sur le bras de Jane, pour la faire cesser. La douleur s'arrêta d'un coup, et je me relevais avec peine. Je fusillais Ian du regard, depuis quand il m'aide lui ? Cela me mit encore plus en colère et je m'avançais vers eux. Jane devait croire que j'allais simplement partir, mais loin de moi cette idée. Arrivée à sa hauteur, je lui asséna un puissant coup de poing enflammé dans la mâchoire, la faisant légèrement tituber. Ensuite, je me jetai sur elle, la plaquant sur le sol et, croisant son regard, lui fit exploser les cellules de son cerveau. Cela avait duré à peine une seconde, et personne n'avait eu le temps de réagir ou plutôt le courage de le faire.
-Tu diras à ta chienne de sœur que la prochaine fois qu'elle utilise son don contre moi, je lui brûlerais les yeux, la langue et son minuscule pois chiche qui lui sert de cerveau entièrement cette fois, pour qu'elle sache ce que c'est vraiment la souffrance, dis-je à Alec en m'éclipsant.

Je retournais dans ma chambre, et me laissais aller sur le lit, fermant les yeux. J'étais épuisée, mais impossible de dormir. Mes larmes coulaient sur mes joues, et je me mis en boule, me sentant plus seule que jamais. C'était la première fois en un mois entier que je revoyais Ian... Je pensais, en arrivant ici, qu'on serait proche, comme avant. Qu'il me soutiendrait. Mais non, c'était même le contraire. Il s'était fait distant, froid pour ne pas dire glacial. Pas une parole, pas un geste pour me soutenir. A croire qu'il était devenu un Volturi à part entière... Ce dont je craignais fortement. Aro lui avait accordé pleins de privilèges, il avait grimpé les échelons très vite. Si bien qu'il faisait maintenant parti de la garde rapprochée. Quand je le vois, je ne vois plus l'homme ayant souffert dans le passé, je vois un monstre froid et sanguinaire à l'image de ses prunelles de sang. Je crois que je pourrais mourir qu'il ne s'en rendrait pas compte... Et pourtant, je ne cesse d'espérer qu'il est toujours espion, et qu'il a une bonne raison pour être ainsi... Mais plus les jours passent, plus j'en doute.
Je ne sus combien de temps exactement je suis restée allongée, à vider le peu de larmes restantes de mon corps, mais un coup à la porte me fit revenir à la réalité. Heidi entra, un sourire gêné sur le visage. Je lui fis signe de venir avec moi. Je m'entendais très bien avec elle, elle était très gentille et compréhensive.
-Aro m'a ordonné de t'apporter ça...
Le « ça » en question était une somptueuse robe rouge.
-Tu dois la mettre pour ce soir...
-Je n'ai pas vraiment envie d'aller au bal...
Elle s'assit avec moi, et mit sa main sur mon épaule.
-Tu n'as pas le choix Nila.
-Je ne l'ai jamais eu...
Elle baissa la tête, et, comprenant que j'avais besoin d'être seule, sortit. Je regardais distraitement l'horloge, j'avais une heure pour me préparer. Mais je suis sure que quelqu'un va débarquer, genre...
-Félix, le saluais-je.
Il apparut devant moi, les sourcils levés.
-Comment as-tu su que j'étais là ? J'ai pas fait un seul bruit !
-Simple déduction, souris-je.
Il s'assit et leva mon visage.
-Tu as pleuré, dit il.
Ce n'était pas une question, juste une affirmation. Les larmes recommencèrent à couler.
-Oh non, Démétri est bien plus doué que moi pour consoler ! Ne me fais pas ça !
Je ris et essuyai les perles salées de mes joues.
-Il me manque tellement...
-Je sais ma belle.
Il me prit dans ses bras et je m'y blottis. Heureusement que ces deux là étaient là, je ne sais pas comment j'aurais tenu sinon. Ils ont beau être infernaux et horripilants, je les adore.
-Dis moi, tu t'es fait remarqué tout à l'heure, qu'est ce qu'il t'a pris ? Jane va vouloir te tuer !
-Une petite contrariété, et c'est pas nouveau ça !
-Oui c'est vrai... J'ai remarqué que tu n'énerves toujours lorsque Ian est là...
Je me figeais.
-Ne parlons pas d'un sujet qui fâche.
-Je sais que vous étiez proches avant, et je sais que tu dois lui en vouloir d'être aussi froid.
-Comment tu pourrais le savoir ?
-Je sais des choses Nil'.
-Félix ! Développe ! Si tu ne dis rien je t'en fous une !
-Désolé, ça ne marche pas avec moi. Mais sache une chose...
-Quoi ?
-...Il passe te voir toutes les nuits. Allez j'y vais avant que tu ne m'étripes !

Il disparut d'un coup, me laissant perplexe. Si Ian s'en fichait de moi, pourquoi viendrait il s'assurer que je vais bien chaque soir ? Mais dans le cas contraire, pourquoi ne m'adresse t-il pas une parole pendant la journée ? Pas le temps de réfléchir, je dois aller prendre ma douche pour ce soir.
Me voilà prête. Je regarde mon reflet avec dégoût dans l'immense miroir. Mes cheveux blonds relevés dans un chignon sophistiqué dévoilent entièrement mon cou, les lentilles rougeâtres de mes yeux s'accordent parfaitement avec ma robe. Aro exige que j'en mette quand je sors de ma chambre. Je contemple la robe bustier, qui doit valoir très cher. Elle épouse chaque parcelle de ma peau, mettant mes formes en valeur, et semble ne jamais s'arrêter. Les dentelles présentes un peu partout la rendent incroyablement sexy. Bien entendu, une paire de talons assortis, bien qu'ils se perdent dessous. Un collier de diamants se niche au creux de ma poitrine, attirant incontestablement le regard. Ma peau est blanche et laiteuse, semblable à de la crème, à cause de cet enfermement de2 ans et 4 mois exactement. Je suis parfaitement maquillée, des lèvres pulpeuses rouges sang, comme si elles étaient en attente permanente d'un baiser. Mes cils semblent infinis, et sont recourbés impeccablement. De la poudre argentée s'étale sur mes paupières, s'accordant à mes longues boucles d'oreilles. Pas de parfum, on dit que mon odeur est absolument exquise et irrésistible. Les assistantes personnelles d'Aro ont fait du beau boulot. Dans un autre contexte, dans une autre vie, j'aurais été émerveillée. Mais me voir ainsi me répugne. Je suis comme un objet, le préféré du Maître en ce moment. Il veut le montrer à tout le monde, les rendre jaloux, se fichant qu'il est à deux doigts de se casser... Et je ne peux rien y faire. La dernière fois que j'ai refusé d'exécuter un ordre, il a appelé un de ses sbires. Peu après, une vidéo était posée sur mon lit. Je l'ai regardé, pour voir mon ancienne voisine se faire égorgée. Un petit mot était posé à côté : « notre accord ne concernait que tes proches amis et famille, pas toute la population ». Alors maintenant j'exécute, sans rien dire ouvertement, même si en moi l'ouragan se déchaîne.

On frappe à ma porte, signal indiquant que je devais y aller. J'ouvre et découvre un éternel serviteur vampirique des trois chefs. Il m'accompagne jusqu'à l'immense porte en bois, un sourire carnassier sur les lèvres. Mais il ne me fait pas peur, un des avantages ici et que j'ai appris à me battre. J'ouvre la porte dans un grincement sonore. Une bonne centaine de têtes se tournent vers moi tandis que je marche, la tête haute, droit vers les trônes. Le silence fut interrompu par quelques sifflements admirateurs mais je gardais le regard face à moi. Je vois Jane, rouge de jalousie et de colère. Son frère, Alec, me regarde avec son indifférence caractéristique. Les autres mâles par contre, ont un regard de prédateur, c'est limite s'ils ne se lèchent pas les lèvres. La vue de Félix et Démétri, côte à côte, la bouche ouverte, les yeux pétillants m'arrache un sourire. Je remarque malgré moi que Ian, assis juste à côté des trônes, et a exactement la même réaction.
-Mais voilà la plus belle !, fit la voix aiguë et hypocrite d'Aro.
J'inclinais la tête, respectant le protocole, et il me fit signe de venir s'asseoir sur ses genoux. Je ne montrais pas ma répulsion et m'exécutais. Sa main droite se posa sur ma cuisse, et l'autre sur mon ventre, m'arrachant des frissons d'aversions Signe incontestable de possession et de contrôle total de ma personne.
-Bien, continua t-il, maintenant que tout le monde est là, la démonstration va pouvoir commencer !
Je remarquais un groupe de vampires que je n'avais pas vu auparavant. Ils lançaient des regards admiratifs et terrifiés à Aro. Si celui-ci décidait que leur don ne valait pas le coup, ils mourraient. Sur la vingtaine présente, très peu seront choisis c'est certain...

Marcus commença « l'appel » des nouveaux venus, avec son air totalement détaché fidèle à lui-même. Les sept premiers furent exécutés aussitôt, leurs dons n'étant pas assez exceptionnels. Par exemple traverser les murs, chose inutile pour les vampires qui les détruisaient ou encore changer la météo pour une courte durée.
-Adam, appela la voix morne du troisième chef.
Le prénommé s'avança, un jeune homme blond au visage angélique, malgré ses prunelles. Il s'agenouilla et, à notre plus grande stupéfaction, deux énormes ailes s'ouvrirent dans son dos. Il battit des ailes, et s'envola jusqu'au plafond. J'entendis Aro soupirer derrière moi. Équivalant d'un arrêt de mort. Je ne pouvais permettre qu'on tue une si belle créature, car pour moi c'était l'incarnation même d'un ange. Surmontant mon dégoût, je me penchais à l'oreille d'Aro.
-Maître, il pourrait nous être utile. Jamais un ennemi ne pensera à regarder en l'air, et même s'il le faisait, imaginez le choc. Beaucoup sont nés croyants, et ils croiront qu'Adam est un ange venu les supprimer de ce monde pour leurs méfaits.
Jane se leva, furieuse.
-Qui es-tu pour parler à notre maître ainsi !
Je lui envoyais un regard de défi, et croisant le regard noir d'Aro, elle se rassit.
-Tu as raison ma douce. Bienvenue dans notre famille très cher Adam !
Je lus dans les prunelles de ce dernier un infini remerciement, il alla s'asseoir prêt de Félix. Les quatre candidats suivant furent exécutés sans aucune pitié.
-Rigel !
Une enfant, âgée d'à peine une dizaine d'année, s'avança. Aucune trace de peur dans ses yeux, juste une détermination. Elle fixa une statuette, et par la simple force de la pensée, la fit déplacer.
-Une télékinésiste, formidable ! Bienvenue ma chère petite !
L'enfant alla s'asseoir prêt d'Adam. Deux autres vampires furent acceptés, l'un pouvait contrôler les métaux et l'autre immobiliser quelqu'un en croisant son regard. Ça faisait froid dans le dos, moi je vous le dis.
-Parfait, la démonstration est donc terminée ! Nila, va donc t'asseoir près de Démétri.
Je me levais, une claque sur mes fesses au passage de la part d'Aro, et allai près de mon ami. Je sentais le regard brûlant de Ian sur moi, et du faire un effort titanesque pour ne pas me retourner.
-Bien, maintenant mes amis, mangeons au mérite des Volturi !

La porte fut ouverte, dévoilant les humains qui allaient être ledit repas. Je détournais les yeux, et essayai d'ignorer leurs hurlements. L'avantage, si on peut considérer ça comme tel, avec les vampires c'est qu'ils sont très rapides. Ainsi, en quelques minutes, plus aucun corps ne jonchait le sol de marbre. Une valse retentit, et Aro me tendit sa main.
-Ma chère, m'accorderiez vous cette première danse ?
Comme si j'avais le choix... Sulpicia, la femme de Aro, me jeta un regard noir. Je lui aurais bien céder ma place ! Nous commençâmes à tournoyer. Ce qui était affreusement ridicule, c'est que j'étais plus grande que lui. Un nain le Aro ! Nous étions les seuls à danser, conformément à la tradition. La musique s'acheva dans une révérence, et le vampire tapa dans ses mains.
-Merveilleuse, exquise ! Tu es l'une des meilleures choses qui soient arrivées à notre clan ! Que les danses commencent !
Aussitôt dit aussitôt fait, pas une seule personne assise, toutes sur la piste. Durant cette soirée, je passais dans un nombre incalculable de bras, dont ceux de Félix, Démétri et Alec. A croire que tous voulaient danser avec moi, l'hybride faisant l'honneur des Volturi. Je les sentais à chaque fois sentir mon odeur, et se tendre quelque peu. La convoitise peut être horriblement cruelle quand l'objet de leur désir est totalement inaccessible.

Un slow retentit, et des bras bizarrement familiers se posèrent sur mes hanches.
-Darling, m'accorderiez l'honneur de danser avec moi?
Je fus parcourue d'un frisson, et acquiesçais. Les prunelles de sang, de tueur de Ian me semblèrent moins cruelles que quand je les fixais de loin. Nous ne parlions pas, parfois les mots n'ont pas besoin d'être exprimés à voix haute. J'étais devenue assez douée pour discerner les émotions dans les yeux de tous, et je pus y lire de l'émerveillement, de la culpabilité dans les siens, ainsi qu'une autre que je ne sus nommer, mais qui me déclencha de nouveau des frissons. Du coin de l'œil je vis Chelsea danser avec Caïus, elle me fit un grand sourire, ses yeux ne nous quittant pas. Étrange attitude, mais après tout les réactions des vampires m'échappent souvent.
-Tu es absolument magnifique Nil'.
Je croisais de nouveau son regard de braise, et faillis défaillir. Ses iris noires semblaient flamboyer de l'intérieur, feu ardent et sauvage totalement indomptable. Je voyais un fauve dangereux et séduisant au pouvoir mortel, blessé par la vie et entouré d'une carapace. Comme moi en fait. Nous continuions de tourner, malgré que la danse ait changé. Impossible de détourner les regard, c'était comme si nous étions emprisonnés l'un par l'autre.
La porte s'ouvrit d'un coup, laissant apercevoir une silhouette avec un énorme sourire aux lèvres. Je me détachais de Ian et c'est presque en courant que je me rendis jusqu'à lui, et me jetai dans ses bras.