Titre : Trouble-Personne
Pairing : HP/DM
Rating : M
Avertissement : Cette fic contient des relations sexuelles explicites entre messieurs, à bon entendeur...
Notes des auteures : 101 reviews??? WOW Vous nous gâtez!!! On n'aurait jamais pensé que notre petite fic vous plaise autant!! Un ENORME MERCI à vous de suivre chaque semaine les aventures de nos deux chéris (et dire qu'on ne devait même pas la poster... lol)!! Un petit clin d'oeil spécial à Ci-O, notre centième revieweuse!!!
Merci à Hamelina, ton Harry est sublime!! Et mon Dray est aux anges... lol
De : The . trouble (arobaze) thunderbolt . com
A : personne (arobaze) wizzard . org
Objet : Vodka, mon aimée…
Date : 2 décembre 2000 12h42
J'aime quand tu bois alors perds-toi dans les méandres sinueux de ces boissons enivrantes, perds-toi sur le chemin de la décence lorsqu'elle glisse dans tes veines comme un poison entêtant, perd-toi lorsqu'elle s'empare de tes sens et te crache son sérum de vérité, perds-toi parce qu'elle te mène jusqu'à moi. Je te retrouverais mais je ne te ramènerais pas, je t'enlèverais. Sois un ivrogne pour que je te garde, abuse de cette liqueur bienfaitrice, elle est ma nouvelle amie (au fait, oui les nausées c'est normal… mais pas si c'est le premier verre… lol), laisse-là adoucir ton mal et panser tes plaies et lorsqu'elle t'aura mené jusqu'à moi, je la remplacerais.
Ce soir tu m'as comblé, j'ai aimé que tu perdes le contrôle pour moi (non, je ne suis pas sadique !) j'ai jubilé d'entendre (enfin de te lire mais ne me coupe pas dans mes envolées lyriques !) ta magie exploser sous la colère qui te consumait, et j'aurais voulu, si j'avais su, ajouter d'autres détails personnels, intimes, concernant son corps, ses caresses, son sexe, tout ce qui n'aurait pas été toi… est-ce que ta magie t'aurait poussé jusqu'à ma porte ? Est-ce que ta magie t'aurait rendu fou ? J'ai généralement cet effet dévastateur sur les gens mais toi je t'aurais fait perdre tout bon sens, je t'aurais fait crié des obscénités jusqu'à ce que tu en perdes la voix, putain tu m'as rendu dingue ce soir !
Jamais je n'aurais cru que te faire lâcher prise soit si bon (oui, je n'ai pas joui qu'au sens figuré, moi…), c'est une grande victoire personnelle, tu étais un peu comme un challenge avec quelque chose de plus, parce qu'à chaque fois que tu me donnes, j'en veux plus, tu es mon héroïne (LOL, le summum du pourri, je suis d'accord !!) ! Sois jaloux, sois obsé-dément (oui j'invente des mots et alors ??) possessif, j'aime aussi quand c'est sauvage, après tout c'est pour cette raison que je t'ai harponné... lol donne-moi ton innocence, je ne te la rendrais jamais, je la garderais jalousement pour moi, à moi ! J'aime que tu sois violent et fou quand ta propre colère te blesse et que ton sang se répand comme la fureur décuple ta magie, j'aime aussi être à toi…
Tu n'étais que cela je crois, un challenge, tu m'assénais des vérités infondées auxquelles je ne pouvais croire, auxquelles j'avais peut-être trop cru aussi et je devais te prouver le contraire mais dans le fond je ne savais pas vraiment, je voulais juste que toi tu n'y crois plus. Sentir le doute s'insinuer en toi, ma domination s'étendre et t'envelopper comme la fine pellicule de sucre enrobe la friandise, peut-être même pousser le vice jusqu'à te faire croire en moi pour finalement lâcher ma prise comme les grains mortels d'un sucre acidulé saupoudré au hasard sur la confiserie innocente, comme un pêcheur cruel qui s'amuse un temps avec la carpe et la relâche agonisante mais trop tard, la carpe est morte, alors il la regarde flotter à la surface jusqu'à ce qu'elle atteigne la petite chute et s'évanouisse dans le tumulte fougueux du simulacre de houle et ses lèvres s'étirent d'un sourire immonde parce que finalement, c'était amusant cette petite pêche !
Mais toi la carpe, tu m'as eu. Je ne suis pas ce pêcheur sadique et mail après mail, tu m'as transformé comme une pièce de bœuf que l'on tanne pour l'attendrir (je sais, je sais mais j'ai pas encore déjeuné… ça se sent… lol) sauf que JE NE SUIS PAS TENDRE !!! Et méfie-toi, je n'ai pas encore libéré la carpe !
Libéré… non, je me constitue prisonnier volontaire, ouvre-moi ta geôle (non ce n'est pas une métaphore ! lol) et j'y resterais. (y'aura des menottes aussi… ?) Si les quatre murs de ta maison peuvent contenir mon sadisme et ma suffisance, alors je viens, si tu peux supporter mes jeux de mots pourris et mes accès de colère alors j'accoure, si tu peux vivre avec mes défauts et comprendre par de là ma fureur, alors séquestre-moi, je suis déjà captif de toute façon, captif de cette image tyrannique dans laquelle tu m'enfermes, cette image que je t'ai volontairement donnée et dont tu me renvoies sans pitié le miroir, je t'ai donné ce bâton avec lequel tu me bats cruellement, je t'ai fourni chacun des prétextes que tu invoques pour repousser une rencontre, je t'ai laissé tout voir tout découvrir je crois…
J'ai dû pourtant commettre une erreur stratégique dans nos échanges, le sexe, le physique sont des éléments constitutifs et capitaux de mon quotidien je ne le nie pas mais ce sont également des éléments fort subjectifs alors une dernière fois je voudrais que tu rêves avec moi.
Assied-toi confortablement dans ton siège (j'espère que tu as un portable sinon ça risque d'être douloureux et de plus d'une manière…), avale une gorgée de ce breuvage (ma nouvelle amie !) et ferme les yeux (enfin façon de parler sinon tu ne pourras pas lire ! lol)
C'est la fin de l'été, les blés viennent d'être coupés et cette odeur enivrante embaume l'air autour de nous, cette odeur de fin, de nostalgie, cette odeur apaisante qui clos un nouveau chapitre de notre vie, un chapitre en quatre parties. L'air est doux, cotonneux même, une légère brise vient chatouiller tes cheveux et hérisse le tendre duvet sous ma nuque. Nous sommes sur mon balcon, la nuit nous offre son cortège lancinant d'étoiles majestueuses, les arbres s'inclinent un peu saluant les protectrices de nos douces paupières, elles déposent leur lumière sur l'étendue verte, moirée et odorante comme des halos étincelants saluant le croissant de lune qui leur sourit joyeusement.
Nous sommes sur mon balcon, nous terminons de dîner, est-ce que tu aimes le chocolat ? Je t'ai sorti de ta prison dorée pour t'embastiller dans la mienne par lettre de cachet, rien d'autre qu'un ordre du roi, et le roi dans cette histoire, c'est moi.
J'ai rêvé que tu n'étais pas tendu, rêve avec moi…
Nous avons discuté de tout, de ton travail que je n'imagine pas, des amis que tu as aimés, des aliments que nous avons partagés, de la fin de l'été qui est venue trop vite, nous avons discuté de notre passé douloureux, de ce verre de mort que tu n'as pas bu, de celui que tu aurais peut-être voulu me faire boire, de cet homme que je hais de toute la fibre de mon être, celui qui t'a volé à quelque chose de plus doux. Aucune gêne, aucun tabou, juste toi, moi et des mots, ces mots pour lesquels nous nous sommes battus, ces mots qui nous ont ravis, ces mots que l'on échangés, ces mots qu'on aurait voulu hurler parfois quand la colère embrase tes yeux et que l'incendie ravage les miens, des mots que l'on a chuchotés comme on chuchote des mots d'amour mais ça n'en était pas, des mots qui coulent comme la fontaine inextinguible de tes angoisses irrationnelles mais qui font tellement de bien. Quelques effleurements compatissants, quelques regards enflammés, compréhensifs, furieux parfois. Et puis je me lève et je te tends la main. Tu ne la prends pas, tu te figes, tu regardes partout autour de toi, la paix qui s'était rapidement installée n'est plus qu'un vague souvenir alors que je croise ton regard paniqué tentant de localiser les issues, tu te sens pris au piège. Alors je prends ta main, doucement comme j'éteindrais les phares de ma voiture devant le cerf affolé et j'entrelace mes doigts aux tiens et je te tire à l'intérieur, tu ne dis rien mais je vois ta lèvre trembler, est-ce que tu vas pleurer ?
Je nous fais asseoir dans mon canapé si confortable que nous gémissons de bien être ou je gémis de bien être et toi tu trembles de crainte et je t'attire à moi, contre moi, est-ce que tu sens la chaleur de mon corps ? Tu es si tendu que j'ai l'impression de serrer une planche de bois mais je passe doucement ma main dans tes cheveux et j'y joue un moment jusqu'à ce que tu te détendes et que tu soupires. J'ai déjà fermé les yeux. Je respire ton odeur : du miel, des blés coupés, de l'herbe fraîche, des cookies au chocolat, du caramel un peu fondu mais surtout… toi.
Tu ne remarques rien ?
Pas de sexe, pas de couleur d'yeux ou d'épaisseur de cheveux, pas de taille ni de mensuration, pas de rondeurs disgracieuses ni d'abdos béton, rien. Juste la musique du dehors qui ne joue que pour toi et nous.
C'est ça que tu m'as pris avec tes mails, égoïste que tu es ! Mes certitudes, mes fantasmes, mes désires/délires de perfections, je dépose tout à tes pieds, je n'ai plus rien. Juste cette dépendance fantasmagorique qui modèle mes rêves et absorbe mon esprit. Si je suis Yeshouah alors tu es Ponce Pilate et tu m'as condamné… à la geôle ? A la mort ? J'aurais pu être ton Jacob, cher Monsieur Scrooge (je n'aime pas ce nom, on dirait le bruit d'un oiseau qui passe sous une roue ou celui d'un écureuil qui tombe d'un arbre…), le fantôme de ton avenir mais je suis un fantôme, point.
Le sexe ne m'intéresse pas… (bon d'accord, dit comme ça ce n'est pas vraiment crédible… lol) je ne veux rien de tout ce que tu me prêtes et je veux tout à la fois quant à savoir ce que ça signifie au juste…
Tu poses beaucoup de questions… besoin d'être rassuré ?
Tu sais que je ne peux pas répondre, bien sûr ce n'est pas Dumbledore (là c'est moi qui ai la nausée !) et certainement pas ce serpent galeux (comment oses-tu ??!!) ! Comment peux-tu croire que quelqu'un puisse vénérer cet abject fils de Satan ! Je n'ai jamais été l'un de ses adorateurs lucifériens (parfois je me fais rire tout seul ! lol), j'ai fait des choses dont je ne suis pas fier mais ma loyauté a toujours appartenu à l'autre camp.
D'ailleurs je te trouve bien ingrat envers celui à qui nous devons tous notre Salut, celui auquel tu dois l'opportunité d'une seconde chance pour mourir ! Je ne suis pas impressionné par une cicatrice ou je vénérerais la moitié du monde sorcier, je ne vénère personne, seulement ce type que je croise chaque matin dans le miroir (tu vois de qui je parle… ? lol)
Je te laisse à ton énigme mais il y a eu tant de figures déterminantes dans cette guerre comment trouveras-tu ? Il y a eu ceux qu'on a trop vus et qu'on vénère maintenant, ceux qui ont agi dans l'ombre, toujours sur leurs gardes, ceux dont on a jamais rien su, ceux qu'on a perdus… Méfie-toi Sherlock tu pourrais bien avoir besoin de ce bon vieux Watson… (d'ailleurs en parlant littérature britannique… tu sembles bien connaître Dumbledore, j'en conclus que la Terre des Angles est aussi ton domaine… soit, l'île est probablement assez grande pour nous deux !)
Tu m'as demandé : « Que veux-tu de plus, à part moi ? Mon corps ? Ma vertu ? Une présence à tes côtés ? » Rien de tout cela (bon… ton corps peut-être… lol) simplement ta confiance, est-ce que tu peux faire ça ?
Tu veux que je te prouve que tu ressembles à mon songe mais c'est impossible parce que ce songe tu t'en es emparé, tu l'as modelé, façonné, tu te l'aies approprié, tu t'es imposé sur la scène de mon théâtre, ma pièce n'a plus qu'un seul acteur mais souviens-toi, je ne garde que les meilleurs ! J'aimerais pourtant te prouver que tu es ma chimère mais tu n'en es pas une, c'est peut-être là que le bas blesse, il serait temps que tu admettes que tout ceci n'est pas un rêve, que tu n'es pas un songe et que je ne m'évanouirais pas au petit matin (ou alors dans tes bras après une nuit passée à jouir… rêve ou réalité ? lol). Tu es celui contre qui je veux jouer (double sens quand tu nous tiens… lol) pas le prix d'une loterie au rabais, ne te vend pas, je ne veux pas te gagner ni t'acheter, je veux te séduire. Pourtant je regrette, si tu étais un trophée, si le Dieu de la chance me prenait en pitié alors je t'aurais enfin mais je t'aurais comment ? Pourquoi ? Tremblant entre mes bras parce que tu souhaiterais être ailleurs ? Offert et soumis mais aussi contraint et obéissant ? Ca ne m'intéresse pas… tu sais ce que je veux… je veux que ces maux de ventre disparaissent parce que je suis là.
Revenons à notre petit jeu, tu as effectivement trouvé la bonne réponse, je dois donc te révéler quelque chose de personnel. Laisse-moi réfléchir…
Quand j'avais cinq ans, je voulais un balai et ce que je voulais je l'obtenais toujours pourtant cette fois mon père n'a pas cédé alors j'ai fait explosé ce vase chinois qu'il lui avait coûté une fortune, j'ai vu la rage incendier ses yeux, et j'ai fermé les miens très fort pour essuyer un éventuel coup qui pourrait tomber mais quand j'ai ouvert les yeux, il était parti. Je croyais qu'il m'avait abandonné qu'il avait quitté la maison pour toujours, j'ai pleuré toute la journée dans les bras de ma mère en tentant de rassembler les pièces de son vase de ma baguette travestissant des sorts que je ne connaissais pas encore. Quand mon père est revenu le soir même, j'étais toujours entrain d'assembler les pièces de son œuvre d'art, les yeux rougis et hoquetant toujours, et quand je l'ai vu j'ai continué, mes petites mains tremblaient très fort, de plus en plus vite à chercher les morceaux, les ajuster à d'autres comme si tout allait effacer cet odieux caprice. Mon père s'est approché et m'a pris dans ses bras, il m'a serré très fort et il m'a donné cette boîte, dedans il y avait la miniature du balai que je lui avais demandé et il m'a chuchoté doucement que le lendemain il n'irait pas travaillé et qu'il m'emmènerait voler juste lui et moi, tous les deux et c'est ce que nous avons fait, nous avons passé la journée sur son balai, nous avons piqueniqué dans le parc et c'était l'une des journées les plus merveilleuses de ma vie. Je dors toujours avec ce mini balai, sous mon oreiller.
« Ma mère » toi aussi elle t'a aimé et protégé ? J'espère…
Ma question : dis-moi ton prénom… personne c'est tellement impersonnel… lol j'ai envie de le chuchoter, le susurrer, le murmurer, le faire rouler sous ma langue (à défaut d'autre chose… lol) entendre les sons, les syllabes qui te font tourner la tête dans la rue, lever les yeux lorsque tu lis, qui te font toi, j'aurais l'impression d'être intime… quelqu'un pour changer… lol Comme tu ne voudras sûrement pas alors de quoi vis-tu ? Quel est ton métier ?
Ma réponse : Je le suis.
Encore un mail écœurant que je ne me fatiguerais pas à te demander d'effacer, le ferais-tu ? Dégoulinant de cette chose molle et sucré (ce n'est pas non plus une métaphore !!! lol) que je semble sécréter en abondance quand tu es concerné… Tu me rends chèvre mon bon Seguin… (ok, je sors… lol)
Toi, trouble-moi…
Trouble, the personne… (de pire en pire…)
Ps : j'aime Noël, mon plus grand regret ? J'ai déjà un cadeau pour toi mais pas d'adresse où l'envoyer…
Merci d'avoir lu jusque là...
