Je sais que c'est le milieu de l'après-midi, mais je travaille tard ce soir, donc je vous poste la suite tout de suite pour être sûre d'une, de ne pas oublier, et de deux, ne pas me faire étriper pour avoir poster trop tard...

Donc bonne lecture!

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Chapitre 21 :

Durant tout le repas, je sentis le regard de Rick s'appesantir sur moi. Il me dévorait du regard. Intérieurement, je faisais de bonds de joie, et poussais des cris de victoire. Il allait craquer, c'était certain. Enfin si je ne craquais pas la première. En entrant dans l'appartement et en découvrant la présence de Demming, je n'avais pas vraiment prêter attention à la nouvelle décoration de mon appartement. Mais maintenant, je pouvais en profiter pleinement, sans parler de mon compagnon.

Il portait un costume bleu sombre qui lui allait à ravir. Sa veste et sa cravate avaient disparues au milieu du repas, et il avait rouler ses manches sur ses avant-bras et avait ouvert les deux premiers boutons de sa chemise. Et dieu qu'il était sexy. En le voyant mettre Demming dehors, j'avais frémis en ressentant la force brute qui s'était dégagée de lui. C'était la première fois que je voyais cette partie de sa personnalité. Sauf peut-être lorsque le fan de Nikki Heat avait failli me loger une balle entre les deux yeux, et qu'il l'avait neutralisé, me sauvant la vie par la même occasion. Mais là… Pour la première fois, j'avais eu l'impression qu'il pourrait tuer Demming à mains nues pour me protéger.

Une partie de moi avait été horrifiée de le voir se comporter en mâle alpha, mais d'un autre côté, j'avais trouver ça excitant et réconfortant de savoir que j'avais quelqu'un qui serait toujours là pour veiller sur moi. J'avais beau assumer pleinement mon indépendance et ma force de caractère, j'aimais l'idée d'avoir une épaule solide sur laquelle me reposer de temps en temps. Et qu'il s'agisse de Rick était la cerise sur le gâteau. Bien sûr, j'allais avoir une discussion sérieuse avec lui sur son comportement de ce soir. Ce que j'aimais en lui, c'était cette capacité qu'il avait à avoir recours à l'humour et à la dérision plutôt qu'à la violence pour désamorcer une situation. Et je ne voulais pas qu'il se sente obliger de changer pour m'impressionner. Il n'en avait nul besoin. J'étais déjà totalement conquise.

En tout cas, il ne s'était pas moquer de moi. Le repas avait été succulent, et il n'était pas encore fini. Rick m'avait promis une surprise pour le dessert, et avec lui, je m'attendais à tout. La conversation s'était rapidement éteinte, et nous avions passer le repas à jauger les réactions de l'autre. Le moindre geste s'était transformés en tentatives de séduction plus ou moins déguisées. C'était un jeu de puissance qu'aucun de nous ne voulait perdre. Avec amusement, je remarquais que chaque fois que je me penchais en avant, Rick cessait de manger et se mettait à radoter à la vue de mon décolleté. Habituellement, ce genre de regard appuyé m'aurait fait sortir de mes gonds, et je lui aurais dit ma façon de penser, mais ce soir, j'étais prête à user de toutes les armes à ma disposition pour le faire craquer.

« Le dessert de madame est servie! » clama-t-il avec un grand sourire en revenant de la cuisine.

Sursautant légèrement, je remarquais qu'il avait débarrasser la table et qu'à la place de nos assiettes, se trouvait à présent deux coupelles de fraises nappées de chocolat et de crème fouettée. C'était mon dessert préféré, et Rick le savait parfaitement. Évidemment, je n'en mangeais que très rarement, mon tour de taille n'appréciant que très modérément ce genre d'excès, mais ce soir, je n'allais pas me privée. Et puis avec un peu de chance, j'allais avoir droit à une séance de sport intensif ce soir, donc je pouvais manger sans complexe. Surtout que cela me donnerait l'occasion de jouer un peu plus avec les nerfs de mon écrivain préféré.

Aussi, dédaignant la cuillère, je me saisissais délicatement d'une fraise, et la portait à mes lèvres. D'un coup de langue coquin, je léchais consciencieusement le nappage qui l'entourait, puis sans refermer la bouche sur le fruit, en croquais un morceau. Un soupir extatique m'échappa lorsque le goût de la fraise se mélangea à celui plus amer du chocolat, et je fermais les yeux en me passant une langue gourmande sur les lèvres. Lorsque je rouvrais les yeux, je plongeais immédiatement dans le regard dilaté de Rick, et un sourire moqueur se peignit sur mes lèvres. Il était presqu'à point. Sans le quitter des yeux, je portais mes doigts recouvert de crème fouettée à mes lèvres, et les léchait sensuellement.

Les pupilles de Rick se dilatèrent un peu plus, prenant la couleur d'un océan un soir d'orage, et ses lèvres s'entrouvrirent, laissant échapper un gémissement étranglé. Et ce fut le son le plus érotique que j'ai jamais entendu. Sans briser notre lien visuel, il rapprocha sa chaise de la mienne, et s'emparant d'une fraise, il plaça sa main en dessous pour recueillir les gouttes de chocolat qui s'échapperaient, et porta le fruit à ma bouche. Avec délice, je me penchais, et ouvrant la bouche, je refermais mes lèvres sur ses doigts, ce qui lui arracha un grognement de plaisir. Croquant le fruit, je laissais ma langue aller recueillir le chocolat qui souillait les doigts de Rick, et je le sentis frémir de tout son être.

Me saisissant à mon tour d'une fraise, je l'amenais à ses lèvres qu'il s'empressa d'ouvrir, et alors que j'allais retirer mes doigts, il referma sa main autour de mon poignet, et maintint ma main en place pendant qu'il me retournait la politesse. Sa langue était chaude et humide contre mes doigts, et une boule de feu élue domicile dans mon bas-ventre. Je sentis mon souffle s'accélérer, et un halètement de plaisir m'échappa sous cette caresse d'une sensualité folle. Lui abandonnant ma main, je tâtonnais à la recherche d'une nouvelle fraise dans laquelle je plantais mes dents, sans pour autant l'avaler. Me penchant vers lui, je l'invitais à venir la manger. Il cessa aussitôt de taquiner mes doigts de sa langue audacieuse, et son visage se rapprocha du mien. Son souffle saccadé effleura le velouté de ma joue, et je dus lutter pour ne pas fermer les yeux sous le flots des sentiments intenses qui m'envahissaient. Cet homme me rendait folle. Il planta ses dents dans la chair délicate et rose, et tira légèrement, mais je refusais de lâcher prise. Il mordit un peu plus, et je sentis une goutte de jus coulée le long de mon menton. Ses dents effleurèrent les miennes lorsqu'il avala sa part de fraise, et ses lèvres se refermèrent sur mon menton qu'il lécha, m'arrachant un tressaillement de volupté. Puis dans une danse lascive, ses lèvres remontèrent jusqu'à ma bouche, et sa langue s'enroula autour de ma moitié de fruit. Comme je refusais toujours de lâcher prise, ses lèvres se refermèrent sur les miennes, et un même râle de plaisir s'échappa de nos gorges.

Sa langue caressa mes lèvres, se promena contre la barrière de mes dents avant de se faufilée dans ma bouche, m'obligeant progressivement à la lui ouvrir totalement. La pression de ses lèvres contre les miennes se fit plus forte, et ses mains entourèrent mon visage, me maintenant en place pendant qu'il partait à la conquête de ma bouche. Frémissante, m'abandonnant à ses baisers, je laissais mes mains se perdre dans ses cheveux, l'attirant plus près encore de moi. Nos langues s'emmêlèrent et se caressèrent en une danse lente et sensuelle, dont le tempo augmentaient au rythme de nos respirations de plus en plus saccadées. Et sans même que je ne m'en rende compte, j'étais débout au milieu de mon salon, intimement pressée contre le corps viril et ferme de Rick.

« Dieu Kate… tu me rends fou… » l'entendis-je murmurer au creux de mon oreille alors que ses lèvres avaient quitter les miennes pour nous permettre de recouvrer une respiration normale.

Ses paroles eurent du mal à transpercer la brume de passion qui envahissait mon cerveau, mais lorsque ce fut fait, je me raidissais instinctivement. Mon souffle se bloqua dans ma gorge, et je me dégageais légèrement de son étreinte, cherchant immédiatement son regard. S'était-il seulement rendu compte qu'il m'avait appeler Kate? Encore.

« Qu'y a-t-il mon ange? » s'étonna-t-il complètement perdu.

« Comment m'as-tu appeler? » m'enquis-je d'une voix étouffée, redoutant sa réponse.

Il dut lire mon trouble et mes craintes sur mon visage, parce que son expression s'adoucit un peu plus, et qu'il m'attira contre lui dans une étreinte pleine de tendresse et de réconfort.

« Kate… Mon extraordinaire muse… » répondit-il en déposant une pluie de baisers sur mon visage.

« Tu te rappel? » demandais-je alors que des larmes de soulagement et de joie coulaient sur mes joues rougies par la passion.

« De tout, et c'est grâce à toi… » me sourit-il, le regard brillant d'amour.

« Mais quand? » voulus-je savoir en lui rendant son sourire.

« La première fois, c'était après notre baiser, à mon retour de l'hôpital, mais je n'ai retrouver pleinement la mémoire que ce matin… Enfin, il y a encore quelques zones floues, mais je me souviens de l'essentiel. » déclara-t-il en repoussant une mèche de cheveux derrière mon oreille.

Incapable de répondre, je le serrais dans mes bras, remerciant silencieusement tout les dieux de l'univers pour ce miracle. Il me rendit mon étreinte avec une fougue égale, et nous restâmes ainsi un long moment, savourant simplement le fait d'être là, dans les bras de l'autre. Et sans même nous concertés, nous nous dirigeâmes d'un même pas vers ma chambre. Toutefois, arrivés devant la porte de celle-ci, Rick m'empêcha d'ouvrir, et sans effort apparent, il me souleva dans ses bras et ouvrit la porte. Subjuguée, je découvrais les dizaines de bougies qui éclairait de leur douce flamme la pièce, ainsi que les pétales de rose qui recouvraient mon lit. Mes roses préférées.

« Mon dieu Rick, c'est parfait… » soufflais-je alors qu'il me laissait lentement glissée à terre, mon corps se coulant sensuellement contre le sien.

« Ravi que ça te plaise mon ange » murmura-t-il en posant ses mains sur mes hanches, traçant des arabesques sur la peau dénudée de mon dos.

Je frémis de plaisir sous la caresse de ses doigts, et laissant à mon tour mes mains courir sur son torse pour remonter jusqu'à son visage et se perdre dans ses cheveux, j'attirais son visage à moi et m'emparais avidement de ses lèvres. Je me moquais du pari à présent. Tout ce que je voulais c'était lui, et si j'en croyais la tension de son corps, mon désir était plus que partagé.