Je ne vais pas vous sortir l'habituel baratin. J'étais en vacances, j'ai passé mon bac Français et honnêtement, j'avais la flemme d'écrire. Mais, ce matin, l'inspiration m'est tombée en pleine face alors que je contemplais le soleil. Qu'est-ce-que je débite moi ? Bref, je suis en vie. Hourra ! On applaudit !

Donc, j'arrête et je remercie mes fidèles lecteurs – en particulier ChupeeSweet :)

Et Bonne Lecture.

Chapitre 21 – Disparition et trucs louches ?

POV Emily Grant

« C'est étrange comme les secondes, les jours, les mois passent. Si l'inventeur du calendrier n'avait jamais existé, j'aurais probablement pensé que notre réconciliation datait d'y hier.

Sirius avait à nouveau fait surface dans ma misérable vie, désormais plus rose qu'avant, et rien ne semblait pouvoir l'effacer de mon destin. Il vivait toujours chez James, je vivais toujours chez Lily.

Nous l'avions décidé ensemble, d'un commun accord, car ce que nous redoutions le plus, c'était de s'enfoncer dans de banales habitudes, nous amenant lentement – ou rapidement ? - à une trop grande lassitude de l'autre. Et c'était mieux ainsi.

Nous ne nous voyons que tous les deux jours. C'est toujours de la même manière que cela se passe. J'attends sagement sur mon lit, étalée de tout mon long, que dix-neuf heure sonne, je pense, je ne fais rien. Je l'attends, lui. Comme le messager de l'espoir, un truc vachement important, vital.

Il n'est jamais en retard et ne prend plus la peine de sonner, préférant me surprendre alors qu'il est conscient de ne pas le faire. Il entre, doucement, pensant être discret alors qu'il renverse à chaque passage le porte-parapluie de l'entrée, pousse un juron et accourt dans ma chambre.

Il me regarde pendant quelques secondes, sans dire un mot, de toute manière, ils sont inutiles dans ces moments-là. Je me lève, impatiente, me jette à son cou et l'embrasse comme si je voulais voler tout l'air de ses poumons.

A cet instant, plus rien n'existe, tout se déroule comme dans le meilleur roman à l'eau de rose, dans une parfaite harmonie, une parfaite synchronisation, comme si nous lisions dans nos pensées. Et le pire, c'est qu'à chaque fois que je sens ses lèvres sur les miennes, c'est comme un renouveau. Comme la première fois que je le touche, jamais je ne pense à lui comme à une chose connue. Il tient de l'ordre de l'inconnu, quelque chose que je dois redécouvrir à chaque fois et qui, en même temps m'est imperceptiblement familier. »

Aujourd'hui nous étions précisément le quinze juillet. Date importante, décisive pour mon avenir, parce que dans exactement une heure et dix-huit minutes, un hiboux claquerait son bec contre ma fenêtre pour me remettre une lettre. ( Oh les rîmes !) Pas n'importe quelle lettre.

Elle contiendrait les résultats de mes examens. De ma réussite ou de mon total échec à l'examen de médicomagie plus précisément. Je n'arrivais pas à être anxieuse, et justement, je devenais anxieuse à l'idée de ne pas l'être en ce qui concernait mes examens.

Je n'avais que deux options. C'était déjà moins compliqué. Soit je l'avais, soit je ne l'avais pas. Dans le premier cas, je devrais essayer de ne pas crever d'une crise cardiaque et dans le second ... pareil. Je m'étais promis, à la seconde où j'étais sortie de la salle de concours, de vouer un culte éternel à Merlin, si j'avais comme on dit, casser la baraque. Au début, je pensais justement que j'avais réussi. Mais le soir, j'étais tomber en larmes dans les bras de Lily, gémissante et le moral dans les chaussettes, persuadée que j'avais tout foiré et que, même si j'avais un seul point, cela tenait du miracle cosmique.

Le lendemain, après avoir inondé mon lit de larmes, fait passer un nuit blanche à Lily, et avoir utilisé huit boîtes de mouchoirs, je me sentais mieux et me disais que finalement, je ne l'avais pas trop mal réussi, si on y réfléchissais bien.

Bref, il fallait éviter d'y penser trop.

Je me levai rapidement, consciente de ne pas pouvoir rester tranquillement affalée sur mon lit, comme une épave. Sirius, James et Remus venait fêter ma réussite ... ou mon échec comme l'avait aimablement ajouté James, en toute innocence.

Je m'accordais une rapide séance de relaxation, ou plutôt de contemplation de Londres au petit matin, quand le calme éphémère des rues règne encore ... Le silence du matin m'était toujours bénéfique pour une journée comme celle-là. Je m'habillais en vitesse, d'une robe rouge, pétante, éclatante, histoire de me mettre dans une ambiance de bonne humeur dès maintenant et inspectais en détails mon visage dans mon miroir, afin d'enlever crasses et signe de sommeil – quoi, tout le monde bave la nuit, non ? Au moment où je fermais le robinet, la porte s'ouvrit et Lily entra, lumineuse. Je grimaçai.

« C'est quoi cette robe de Grand-mère ? » Lui demandai-je, en voyant la sorte de rideau floral qu'elle portait en guise de robe. Et dire que d'habitude, c'était moi qui m'habillais comme une clocharde, bon, c'est vrai qu'elle était presque au même niveau désolant que moi en matière de mode.

J'affiche un sourire superieure et elle se met à sourire elle aussi.

« C'est la mode des fleurs et de la dentelle cette année. Le rouge est passé à la trappe !

-Ha ouais ? Et comment tu le sais ? C'est pas ton genre de suivre toutes ces conneries, c'est plutôt Kate qui m'aurait sorti ça !

-Tu te rend compte qu'on est entrain de parler chiffon ?

-On a l'air vraiment cruches ou pas ?

-Je crois oui.

-Un vieux Jean et des chaussettes qui datent de l'époque des Mammouths, ça te dit ?

-Avec Joie ! »

Elle plonge dans mon placard, plus vite que moi, faisant au passage tomber la totalité de mon bureau et attrape victorieusement le plus vieux jean que j'ai, troué et décoloré. Je me jette sur elle, toutes griffes dehors, pas question qu'elle mette mes affaires ! Nous basculons presque sous le lit et au moment où je l'ai presque en mains, elle pousse un cris assourdissant.

« Quoi ? » dis-je en me relevant, les cheveux dans les yeux.

« Tu m'as assomé avec ton pieds ! » dit-elle.

Je pose le jean par terre et essaie de retrouver la vue. Mais au moment où je m'apprête à l'aider à se relever, elle bondit sur moi et empoigne le jean.

« TRICHEUSE ! » hurlai-je alors qu'elle partait en courant dans sa chambre.

Bon d'habitude, c'est moi qui gagne, il ne faut pas se leurrer.

( Bon d'accord, c'est toujours Lily qui gagne. )

Je me lève et me change, en essayant désespérément de trouver un plan sadique pour lui faire payer cet affront. Enfin bref, toujours est-il que je commence sérieusement à devenir définitivement anxieuse. Mais pour la bonne raison cette fois-ci. Encore heureux. Et dire qu'il ne reste qu'une demie-heure à souffrir ... lentement. C'est long quand même une demie-heure, si on y réfléchit.

Je tournes dans le salon, passant de temps à autre par la cuisine pour boire quelque chose. Non, pas de l'alcool, car Lily a planqué toutes les bouteilles. Et pas n'importe où. Dans les poubelles car au moins là, je suis sûre que tu n'iras pas les chercher. Je suis loin d'être une ivrogne, au contraire, je ne touche que très rarement l'alcool. Il y a deux situations qui m'amène à toucher à la boisson du Diable : quand je suis anxieuse, mais alors vraiment anxieuse - comme aujourd'hui - et lors des fêtes où je suis accompagnée. Oui, parce que si personne n'est avec moi pour vérifier que je suis en vit ou que je ne viole personne, je ne touche pas à une goutte. Voyez comme je suis responsable.

« Emily, tu veux pas t'asseoir. Juste deux minutes au moins ? » murmura Lily, en se massant les tempes. On voit bien que ce n'est pas elle qui est entrain de se torturer cerveaux et muscles. C'est tellement facile de regarder les gens souffrir mentalement. La prochaine fois que c'est son tour, je la suivrais et la torturais partout où elle ira, afin de lui rappeler son anxiété. Sadique ? Non.

« Si je m'assois, je vais crever d'impatience. Il faut que je bouge.

-Tu préfères que je t'assommes avec une casserole peut-être ? Demanda-t-elle en attrapant justement une vielle casserole, grasse et pas nette.

Je poussai un gémissement et m'assit finalement, trop peu désireuse de finir la face aplatie par une simple casserole. Lily a développé une force surhumaine depuis l'adolescence et James en est la principale cause. Faut dire que le lancée de baffe lui, il connaît et on ne surnomme pas Lily, « Baffeuse professionnelle » pour des prunes.

« Changes-moi les idées au moins. Trouves un truc.

-Très bien. Comment c'est avec Sirius au lit ? »

C'est bien Lily Evans qui a prononcé ces mots là ? Ai-je un accès d'hallucinations ? Quelqu'un a-t-il mit de la drogue dans mon café du matin ?

« Pardon ? » demandai-je, la bouche grande ouverte, les yeux clignotants.

Elle rougit, se tord les mains – et probablement l'esprit et gigote dans sa chaise. Lily et moi ne parlons jamais de ... de ça, ensemble. Tout simplement parce que les mots « cul », « sexe », « orgasme » n'entrent pas dans son vocabulaire. J'approchai mon visage du siens, la jaugeait comme un animal venu d'une autre planète pendant quelques secondes. Elle rougit de plus belle, tellement, qu'elle ressemblait à présent à une tomate trop mûre.

« Ca me rend mal à l'aise quand on me regarde d'aussi prêt ! » dit-elle.

Je m'éloignai en réfléchissant. Quoi ? James est un mauvais coup au lit ? Elle voulait comparer ?

« T'es bizarre Lily, honnêtement, conclus-je. Qu'est-ce-qui ne vas pas ? »

C'est ça ! James est un mauvais coup au lit ! La gueule qu'il va tirer quand je vais commencer à le chambrer !

« En fait, je crois que ... Je gère pas avec James. »

Et crotte. Je suis vraiment pas douée dans le domaine de la déduction.

« Quoi ? Tu penses que tu es un mauvais coup ?

-Honnêtement ? Oui.

-Et alors ?

-Et alors ? Il va me quitter. Je suis nulle dans ce domaine. Autant, dans d'autres domaines je sais que ça va. Mais ...

-Heu, Lily. James t'aimes.

-Tu crois ?

-Quelle cruche.

-Tu crois ?

-T'en a pas marre de vouloir être parfaite partout ?

-Je ne suis justement pas parfaite partout.

-Physiquement, mentalement, dans tes études.

-On t'as déjà dis que la perfection n'existait pas ?

-Non. Dommage. Arrête de dire des bêtises. T'es une sainte !

-Peut-être que je suis trop sainte !

-HA ! C'est donc ça ! hurlai-je victorieusement.

-Sans blague ? Peut-être que James s'ennuie avec moi et que je n'ai pas assez de ... piquant ?

-Tu te paie ma fiole là ? T'es une dingue quand tu t'y met des fois !

-Je veux dire tout le temps.

-Tu m'énerves Lily.

-Mais regardes, toi tu es bizarre tout le temps, tu es atypique.

-C'est gentil. Je suis donc un truc bizarre et atypique, tu crois que je suis un être humain ou carrément un extra-terrestre ? Tu sais quoi ? Si James se faisait vraiment chier au lit avec toi, il te l'aurait déjà fait comprendre. Et puis merde, c'est quoi que tu nous fais ? Une crise de la personnalité ? Si James, si crétin soit-il, est avec toi, c'est qu'il t'aime et qu'il a vu ce que tu as de beau en toi.

-On dirait Dumbledore.

-Tant que ça ?

-T'as pas la barbe, donc ça passe. »

A ce moment là, un boum retentit de derrière la porte. Nous nous levâmes en sursaut, légèrement tremblantes. Rectification, le boum, c'était la porte qui explosait.

James s'affala avec une grace incomparable contre le carrelage et Remus entra, les cheveux cramés jusqu'à la racine. Imaginez le tableau !

« Tu sais même pas faire exploser une porte correctement ! Rugit Remus, en furie.

-T'avais qu'à le faire ! Hurla James en se relevant.

-Oh grand Merlin non, puisque j'étais en présence d'un fantastique Aurore !

-Je ne suis pas encore un Aurore !

-C'est toi qui vient de me dire l'équivalent, tas de déjection de Sombral !

-Scrout Périmé !

-Sale petit ...

-OHHHHH ! Hurla Lily »

Tout deux s'arrêtèrent, les yeux ronds.

« QU'EST-CE-QUE VOUS AVEZ FAIT DE MA PORTE ? »

James et Remus se regardèrent et leur moue coupable se changea en une plus sérieuse, ils avaient l'air ... graves ? Inquiets ? Terrorisés ? Et ce n'était apparemment pas à cause de Lily.

« Où est Sirius ? " Demandai-je, pour détendre l'atmosphère.

Un lourd silence s'installa. Mon ventre se tordit.

« Justement ...

-IL EST OU ? braillai-je, impatiente. Vous avez perdu votre langue ou quoi ? »

James jeta un coup d'oeil lourd de sens à Lily. Elle me prit la main et, incapable de réagir, je me laissais trainer jusqu'au canapé, tel un pantin désarticulé.

James et Remus échangèrent à nouveau ce stupide regard inquiet, comme pour décider qui annoncerait la mauvaise nouvelle. Finalement, Remus s'assit à côté de moi et me prit la main.

« Sirius s'est fait enlever. »

Une immense pierre tomba dans mon estomac. Je me sentais incapable de réfléchir, de réagir. Sirius s'était fait enlever, mais par qui ? Et quand ? Et comment ? J'interrogeais James du regard. Il se mordilla la lèvre un instant.

« Hier soir, j'étais ici et Remus ... c'était la pleine lune et donc, il n'était pas à l'appartement. Je suis rentré ce matin, le premier, je me suis affalé sur le canapé et c'est Remus qui m'a réveillé en rentrant. Il était bientôt midi, et comme on n'avait pas envie de cuisiner, on a décidé d'aller manger au resto. Remus a voulu prévenir Sirius, qui n'avait pas encore donné signe de vie. Quand on est rentré ... la chambre était sans dessus dessous, on aurait dit que ... qu'on l'avait faite exploser. »

Je réprimai un gémissement et lui conseillai d'un regard de terminer à l'instant à moins qu'il ne veuille mourir dans d'atroces souffrances.

« Nous pensons que les mangemorts l'on enlever. Comme la dernière fois. Ca paraît logique. »

Est-il possible d'éprouver autant de haine ? Je ne désirai qu'une seule chose, les trouver tous, un à un, les étriper, les étrangler, piétiner leurs restes sans aucune pitié et les filer aux sombrals.

« On a prévenu Dumbledore. »

Je broyai machinalement le coussin que j'avais entre les mains.

« Il arrive. »

Quelques plumes sortirent des entrailles du coussin et je m'imaginais avec une haine vicieuse l'effet de satisfaction que je ressentirais si je broyais ainsi une de ces saletés sans humanité.

« Ca va ? T'es toute blanche ! »

Oui ... arracher tous les cheveux, un par un, tartiner leurs cranes nus de bouse de dragons.

« Emily ? »

Leur enfoncer des aiguilles dans les yeux.

« Quoi ? » demandai-je faiblement.

Je plongeais ma tête dans mes mains, tentant en vain de rassembler mes pensées en une idée qui pourrait sauver Sirius. Il me semblait qu'un immense trou noir s'était formé dans mon âme, dans ma tête, me rendant inapte à réfléchir, à savoir comment réagir.

Sirius appartient à une famille ancestrale, une des plus vielles sans doute, avec une influence sans limite dans le monde sorcier. Une famille encastrée dans la magie noire, entretenant des apparences auxquelles les gens croyaient aveuglement.

Le dernier des fils de la famille Black était probablement la seule tâche trop difficile à nettoyer. Oui, Sirius en était la souillure, le dernier membre à convaincre afin de réparer les torts qu'il avait causé ... la honte d'atterrir à Gryffondor au lieux de Serpentards ... la honte de la famille, car ses idéaux à lui ne correspondaient pas à ceux des autres membres.

Si Sirius avait été enlevé par les mangemorts, la cause première était sans doute la décision de sa famille afin de boucher le trou qu'il causait en étant différent. La dernière case à remplir pour atteindre la renomé de famille la plus immonde sur terre, ou du moins, dans le monde sorcier.

Je comprenais cette entêtement, mais je ne le cautionnais pas. Je venais moi aussi d'une famille de sang-pur, autrefois importante et je savais aussi que les races de sang-pur étaient prête à tout pour ne pas tâcher leur arbre généalogique. Prête à tout, même à l'élimination s'il n'y avait pas la moindre collaboration.

Mon ventre se tordit pour de bon et je filai en courant aux toilettes, sous les regards inquiets de mes amis. Ma tête tourna et je me penchais au dessus de la cuvette.

« Emily ? »

Il était impossible que Sirius soit déjà mort. Je l'aurais sentie. Quelque chose se serait brisé. N'importe quoi. J'aurais eu un signe. Le monde aurait explosé en mille morceau.

« Tu es malade ? »

Si mes jugements étaient exacts, il ne restait que très peu de temps pour agir. Sirius, même sous la torture, refuserait de se faire tatouer un machin noir sur l'avant-bras, signe distinctif du mangemort et alors, il ne servirait plus à rien...

Lily redoubla les coups contre la porte, alors que j'essuyais la commissure de mes lèvres, mon cerveaux soudain en alerte. J'ouvris pour me retrouver face à trois visages effrayés.

J'essayais en vain de me bâtir une mine forte, rassurante, mais je ne réussis qu'à émettre un sanglot pathétique.

« Il faut faire un truc, murmurai-je. On a pas le droit de le laisser.

-Encore heureux qu'il faut faire quelque chose ! Renchérit James.

-On va les avoir ces immondes crottes sur pattes ! Hurla Lily. »

Je souris timidement, prête à pleurer, heureuse de ne pas être seule, de pouvoir compter sur des gens. Sur mes amis. L'union fait la force et je me voyais très mal arriver devant les mangemorts, toute seule dans mes baskets en les saluant comme une cruche. James attrapa la main de Lily et je me sentie étrangement seule dans l'histoire.

« On attend Dumbledore avant d'agir. » dit Remus, rappelant sa présence.

James grimaça. Il s'agissait de son meilleur ami après tout et James n'était pas réputé pour sa patience. Mais sa bouche resta close devant le sage visage de Remus. De toute manière, dans la vie, on doit toujours écouter Remus, même lorsqu'il perd la boule.

« Je suis d'accord avec Remus, dis-je. Peut-être que l'ordre du Phénix nous viendra en aide. »

Il grimaça et s'assit sur une chaise qui traînait.

« Je dois vous dire que L'Ordre du Phénix est une organisation récente, et même les membres, aussi peu qu'il y en ait, ne se connaissent pas tous. Et nous n'agissons pas pour n'importe quoi. Dans le cas de Sirius, les aurores seraient plus aptes à agir, avec l'autorisation du Ministre de la Magie.

-Le Ministre de la Magie ne prendra jamais autant de risque. Ce serait du suicide ! Murmura Lily.

-C'est là le problème. Il faut attendre d'avoir l'avis de Dumbledore et l'avis des autres membres. Je ne les ai jamais vu au complet. Mais il y a une chose que j'ai a vous dire. Sarah ...

-Ne me parle pas de cette femelle ignoble ! Dis-je menaçante. »

Il était déjà assez horrible d'imaginer Sirius échanger sa salive avec elle, alors me rappeler son nom, très peu pour moi.

« Écoute-moi Emy. Tu avais raison de te méfier. Je me suis renseigné auprès de Dumbledore et il se trouve que Sarah n'a jamais fait partie de L'Ordre du Phénix. »

POV Sirius Black

Boum.

Froid.

Faim.

Mal de crâne.

Suis où là ?

Troisième dimension ?

Mars ?

J'ouvre mes paupières difficilement et contemple la pénombre qui me fait face. J'arrive à peine à distinguer les murs qui m'enferment. C'est idiot ce que je dis ... qui arrive à voir dans le noir, à part les chats ? Je me redresse et sens une douleur lancinante parcourir tout le long de mon dos.

Mais qu'est-ce-que j'ai foutu pour avoir aussi mal ? Je tente de rassembler mes souvenirs en quelque chose de logique et probable. Voyons ... Lit. Ma chambre. James avec Lily. Remus avec pleine lune. Dodo dans la chambre. Ca put la carotte. J'ai mangé des carottes pour le dîner.

Je ne me souviens de rien ! Absolument rien ! Je ne suis même pas sortie. A moins que je ne sois somnambule ? Très peu probable.

Je me lève définitivement et laisse tomber la difficile tâche de la réflexion. Le but n'est pas de savoir comment je suis arrivé dans ce trou bizarre, mais comment en sortir, or je ne distingue aucune fenêtre, aucune issue pour m'échapper. Je fouille mes poches. Rien. Ces anus de Calmars Géants m'ont pris ma baguette !

Je tente de transplanner et m'aplatit finalement contre le sol froid. Logique. Je hurle désespérément pendant quelques minutes, puis conscient que c'est inutile et que je suis dans la merde, je me rassoit tranquillement contre le mur en essayant de trouver le sommeil.

Mais deux minutes plus tard, une lumière blanche m'éblouit et me réveille définitivement. Je me redresse, mais je suis aveuglé. Une voix retentit devant moi. Une voix d'homme. J'entends un tintement de clés puis le choc du fer contre une autre paroi. J'écarquille les yeux. Mais je suis incapable de voir qui me fait face. Une autre voix murmura quelque chose à l'autre. La grille se ferme, je l'entends.

« Alors Sirius, on ne se lève pas pour accueillir sa tendre mère ? »

Vous savez, j'adore la franchise. Si vous me dites que c'est nul, j'accepterais sans broncher – et irais me suicider immédiatement après.

N'oublions pas que les Reviews sont nos amies pour la vie ! :)