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Chapitre 21 – Thanksgiving.

Régina entendit Emma approcher, elle se retourna s'apprêtant à parler mais la blonde lui répondit avant même qu'elle ne put lui poser la question, que la petite dormait comme un ange. Haussant un sourcil, la brune lui sourit chaudement en lui posant son assiette devant elle. Le shérif la remercia et lui offrit à son tour un doux sourire. Et avant même que celle-ci ne puisse lui redemander ce qu'elle avait fait de si mystérieux cet après-midi, Régina la coupa net levant son doigt avant de pointer son assiette avec un petit air autoritaire et malicieux.

Tout en se servant un verre de vin, elle commença son explication en lui rappelant qu'elle avait arrêté la politique avec l'intention d'ouvrir son propre commerce. Emma hocha la tête en engouffrant sa fourchette, soulageant sa faim qu'il lui tordait le ventre. La brune but une gorgé, faisant tourner le liquide rouge par automatisme tout en reprenant qu'elle avait eu l'idée, après que la blonde lui ai dit ce midi qu'elle paierait cher pour manger ses petits plats, d'ouvrir une sorte de restaurant-traiteur-boulangerie.

Elle leva la main pour une nouvelle fois couper les questions et manifestement l'enthousiasme d'Emma, ce qui provoqua cette étrange sensation en elle. Une sensation de se sentir soutenue, c'était encore nouveau pour elle. Elle laissa donc échapper un sourire mi-réservé mi-touché. Elle expliqua ensuite, qu'elle avait déjà trouvé l'endroit idéal à Boston et qu'il ne restait plus qu'à régler quelques formalités demain avec l'architecte et la banque. Et les travaux débuterons le jour suivant. Ils ne devrait pas s'étaler sur plus de quatre semaines. Elle avait payé en conséquence et que pour cet architecte ça n'avait vraiment pas intérêt à dépasser même d'une seule journée. Certifia t-elle d'un ton menaçant, les yeux brûlant d'une lueur assassine.

« Attends Boston ? Ça fait une trotte d'ici ! C'est à 1 voire 1 heure et demi d'ici, je croyais que tu voulais êtres plus disponible pour nous, notre vie de famille ? » Intervient la blonde quelque peu désorientée qui en délaissa même sa fourchette.

« N'exagère pas par pitié Emma. Je ne met pas plus de 40 minutes pour faire l'aller. C'est tout à fait raisonnable. Et non je ne roule pas 'comme une dingo avec ma berline à la con' pour te citer, je respecte les limitations de vitesses. Simplement ma voiture est plus puissantes que les autres. » Assura l'entrepreneuse avec suffisance et une touche d'agacement.

« C'est moi qui exagère ?! Je rêve. Tu es d'une mauvaise foie, c'est grave. » Répliqua le shérif en levant les yeux au ciel sur un ton accusateur en finissant par reprendre le court de son dîner.

« Si tu as finis de dramatiser, je peux reprendre mon explication ? »

La brune prit majestueusement place à côté de son shérif et reprit tout en dessinant du doigt que le bâtiment se divisait en trois : d'abords la partie boulangerie à la française où serait servit toute sorte de pains, des pâtisseries, un peu de gâteaux d'autres pays également... Mais aussi des snacks le midi sous forme de sandwichs par exemple. Et pour les fêtes il sera proposé un sandwich à thème, comme à la dinde. Ensuite la deuxième partie le côté traiteur, qui ne servirait qu'à passer commande pour toutes sorte d'événements d'un mariage à une simple soirée entre amis. Où serait proposé aussi des menus spéciales fêtes pour Thanksgiving, Noël par exemple. Enfin la dernière partie ouvert uniquement le soir : le restaurant. Le menu du jour sera toujours un menu exotique basé sur la cuisine traditionnelle d'un pays du monde.

L'entrain de Régina était tellement communicatif qu'Emma eut une furieuse envie de soulever la de terre tout en lui embrassant chaque recoin du visage. Ce qu'elle s'empressa de faire bien évidemment. Tout en grognant entre ses dents serrées entre deux baisers :

« Mais c'est. Trop bien ! Cette idée. C'est de. La bombe ! Tu es. Juste. Extra ! »

« Tu complètement folle. » Se contenta t-elle de répondre, levant les yeux aux ciel dans un sourire en coin, quand la blonde la reposa au sol. Secrètement sous le charme de sa blonde aux cheveux mal attachés, dans son sweat grincheux, ses petites pommettes, ses yeux émeraudes réconfortant, ses lèvres... Ses yeux restèrent fixés sur ses lèvres, donnant de plus en plus envie à la brune des les embrasser...

« Complètement folle de toi. » Souffla sensuellement le shérif, les yeux aguicheurs en posant ses mains fermement sur les hanches de la brune qui était plaquée contre l'îlot. Happée par cette tension sexuelle que dégageait sa sublime brune... Ses mains picotant de plaisir au contact de son corps qu'elle connaissait maintenant par cœur et pourtant elle ne finissait jamais de découvrir sa beauté diabolique...

« Oh ce que tu es ringarde. » Répliqua la brune sur un ton sensuellement narquois. Le souffle s'allongeant, enroulant ses bras autour du cou de son appétissante shérif comme pour être sûre qu'elle ne romprait pas le contact. Trop avide d'elle pour la laisser lui échapper...

« Oh tu n'imagine pas à quel point. » Souffla la blonde lascivement, effleurant dangereusement les lèvres pulpeuses de sa brune, leur regard plongé l'un dans l'autre. Avant qu'elle ne lui fasse un clin d'œil appuyant sur la télécommande de la chaîne, de la musique latine envahit la cuisine, la blonde se saisit de la brune l'entraînant dans une danse intensément sensuelle.

Plus rien n'exista que l'envie dévorante de l'autre, nourrie par la friction de leur corps rythmée par la musique. La blonde posa une main possessive sur la fesse de sa brune afin presser leur corps, tout en dévorant des yeux son décolleté, son cou, ses yeux noir de désir... La brune tourna sur elle même gracieusement avant de se mettre dos à sa blonde. Et de se déhancher voluptueusement contre le shérif qui se mordit la lèvre pour se retenir de prendre sa compagne immédiatement. Mais elle ne pu retenir ses mains de se balader voracement sur les formes hypnotisantes de sa brune ténébreuse. Celle-ci finit par se retourner et s'empressa de l'embrasser langoureusement. La blonde en laissa échapper un gémissement rauque, qui fit sourire diaboliquement la brune qui l'attrapa par le col de son sweat et la tira jusqu'à dans leur chambre.

À peine étaient-elles entrées que la brune fut plaquée contre la porte, déshabillée entre deux baisers dans le cou, pendant qu'elle s'empressait elle aussi de déshabiller son shérif, l'embrassant redoutablement dès qu'elle en avait l'occasion. Les mains de la blonde empoigna fermement l'arrière des cuisses de sa brune, qui les enroula atour des hanches de la blonde. Le temps d'une seconde ou deux, elles se figèrent comme pour prendre le temps de savourer le désir ardant dans le regard, le souffle difficile, la chaleur de la peau de l'autre... Avant que la blonde ne glisse deux doigts dans sa compagne humide qui resserra ses jambes et ses bras atour du cou de sa blonde, tout en gémissant de plaisir. Elle attrapa la lèvre de la blonde et la mordilla d'excitation, avant de gémir sur sa bouche.

Mais elle ne laissa pas le contrôle à la blonde bien longtemps. Elle desserra les jambes et poussa la blonde sur le lit, posant des yeux féroces sur elle en lui grimpant dessus érotiquement, parsemant sur son chemin de baisers langoureux et de légères morsures le corps athlétique de se compagne. Son ascension se termina quand le visage de la blonde se trouva à hauteur de son sexe. Et elle n'eut le temps d'ordonner quoi que soit que la blonde commença déjà à la lécher avec exaltation, se délectant des gémissements de sa brune.

Régina s'écroula au côté d'Emma le souffle court, les sensations dans son corps encore orgasmique. Quand elle sentit les dents de sa compagne se poser sur son épaule, elle comprit que la blonde était impatiente qu'elle ne s'occupe d'elle, ce qui la fit sourire avec une grande satisfaction. Elle se positionna au dessus d'elle, la narguant du regard avant de lui embrasser goulûment le cou jusqu'au lobe de son oreille. Descendant pour faire de même avec sa poitrine, appréciant chaque gémissement qui s'échappa du souffle difficile de la blonde. Roulant son téton sous sa langue, roulant son clitoris sous son pouce, caressant l'entré très humide de la blonde avec son indexe et son majeur. Plus elle intensifiait ses caresses et plus les gémissements de la blonde augmentaient. Ses doigts glissèrent en la blonde à la hauteur de ses phalanges, faisant jouir la blonde qui se cambra. La brune amplifia alors ses mouvements, accompagnant sa compagne jusqu'à un fulgurant orgasme.

Essoufflée, comblée, la blonde croisa le regard dans sa compagne. Elle n'y vit que de l'amour alors elle se dit qu'elle avait foutrement de la chance de l'avoir. Et que pour rien au monde elle ne changerait son passé, car sans ça elle ne l'aurait peut-être pas connue...


Régina baissa les yeux sur l'horloge de son ordinateur, calculant mentalement combien d'heures elle avait devant-elle pour préparer le repas. Elle hocha sévèrement la tête sans porter une réelle considération à ce que le candidat pouvait bien raconter. Cet entretien skype n'était guère sa première inquiétude. Elle était accaparait par ce soir, espérant vraiment être bien vue par la famille adoptive d'Emma. Elle voulait que ce soir ils repartent l'esprit serein, sans crainte qu'elle ne fasse souffrir leur fille.

Elle remercia froidement le candidat, lui exposant sans aucun ménagement qu'il n'avait pas retenu son attention. Ne lui laissant le temps de répliquer qu'elle coupa skype afin de décrocher son téléphone qui vibrait juste à côté.

« Halo marraine ?! » Cria une petite voie, faisant sourire tendrement la brune qui laissa son dos se reposer sur le dossier.

« Bonjour ma puce, comment vas-tu ? »

« Ça va ! Je vais manger chez papy Bob et mamie Élise ! Mais pas de cadeaux encore maman elle a dit ! »

« Et bien oui, Noël c'est le mois prochain, dans encore plusieurs dodos. Mais c'est super d'aller voir papy et mamie, pas vrais ? »

« Ouais... Mais papy sent la saucisse ! » Répondit la petite fille mal à l'aise et agacée. Régina se retint de rire en se raclant la gorge avant de froncer les sourcils et d'expliquer sur un ton calme mais sévère :

« Ce ne sont pas des choses que l'on dit de son papy, Dorothée. Ce n'est pas gentil. Tu vas lui faire de la peine. Veux-tu faire de la peine à ton papy ? »

« Non... » Souffla la petite fille honteuse.

« Bien. »

« C'est quand tu viens ? » Demanda tristement la petite rousse. Ce qui fit sentir Régina assez coupable, elle n'y allait plus autant c'est vrais et visiblement ça faisait de la peine à sa filleule.

« Bientôt ma chérie promis. » Certifia sincèrement la brune. Dans le ton de sa voix l'on pouvait détecter à quel point la petite fille lui manquait.

« D'accord...MAMAN J'AI FINIS ! Au revoir marraine, t'aime ! » Se remit à crier jovialement la petite fille, et avant que la petite ne s'échappe en courant Régina lui répondit tendrement : « Je t'aime aussi ma puce, à très vite ! »

Zelena prit la place de sa fille, ordonnant à sa meilleure amie d'arrêter de stresser pour ce soir. Et lui assura que non elle n'était pas que froideur et autorité, qu'elle renvoyait aussi beaucoup d'amour et de tendresse près de sa famille. Régina la remercia, soulagée et touchée et lui certifia qu'elle ne savait pas ce qu'elle ferait sans elle. Zelena répondit sur le ton de l'évidence qu'elle non plus elle ne savait pas. Le téléphone vibra dans la main de la brune, qui prévint son amie d'attendre une seconde.

Quand elle reprit l'appel, elle expliqua avec exaspération et colère qu'Emma venait de lui envoyer un message la prévenant qu'ils fêteraient Thanksgiving au commissariat, parce qu'apparemment elle était censée travailler ! Ce qui fit rire Zelena qui imaginait très bien la tête que devait faire la brune. Régina répondit avec promesse qu'elle allait tuer sa compagne. Zelena en profita pour plaisanter sur le fait qu'au moins pour l'ambiance froide et autoritaire un commissariat c'était parfait. Mais elle finit par rassurer la brune lui démontrant que l'endroit importait peu, à Thanksgiving c'était la nourriture le plus important. Et la soirée partagé avec la famille aussi, mais pas autant. Elle en profita pour demander à la brune ce qu'elle avait prévue pour ce soir, tout en expliquant ce qu'elle même avait prévue. Alors la conversation pris la tournure d'une émission spéciale astuces et critiques culinaires.


« Comment nous nous sommes rencontrés ? Et bien je venais d'arriver en Italie, où je travaillais comme jeune fille au pair. » Répondit Blue de sa voie paisible, lançant un regard amoureux à son marie, qui posa sur elle le même regard. Régina écoutait attentivement tout en remplissant les assiettes de tout le monde.

« Et il se trouve qu'il habitait la maison juste à côté. Notre histoire à d'abord commencé par une belle amitié. » Expliqua Blue avec plaisir. Tant dis que tout le monde se jetaient sur leur assiettes, avec des bruits de contentement pour signifier que c'était vraiment très bon.

« Au bout de 2 ans cette amitié a évolué en amour. Et depuis on ne s'est jamais quitté. » Conclut Blue en posant tendrement sa main sur la joue de son marie, sous le regard attendrit de tout le monde. Puis elle commença à manger, et complimenta Régina sur sa délicieuse cuisine. Celle-ci la remercia, avant de s'essuyer la bouche en lançant un regard chargé de réprobation sur Henry et Grace qui se donnait la main sous la table, presque entrain de se bécoter. Emma qui finissait de couper la viande de Ludi, remarqua la tension intérieur qui brûlait dans les yeux de sa compagne. Alors elle posa délicatement sa main sur la cuisse de la brune espérant l'apaiser un peu. Régina détourna le regard et ne prêta plus attention aux tourtereaux quand Blue lui posa des questions sur son métier et sur elle en générale auxquelles elle répondit volontiers. Appréciant intérieurement la main réconfortante d'Emma, qu'elle caressa discrètement.

Pendant ce temps là August s'amusa à taquiner la petite fille assise en face de lui et qui avait l'air d'avoir peur qu'il ne la mange depuis qu'ils étaient arrivés, en lui demandant :

« Et toi, dis moi tu as zamoureux ? »

La blondinette s'écrasa sur sa chaise comme pour disparaître sous la table, lançant un regard de détresse à sa mère. Emma l'encouragea à répondre avec un sourire et un petit clin d'œil rassurant.

« Non. » Répondit-elle d'une voix si petite qu'elle fut presque inaudible.

« C'est vrais ce mensonge ? » L'embêta de nouveaux August en fronçant les sourcils dans un sourire espiègle.

« Bon tu vas lui foutre la paix ? Ça y est tu as décidé de devenir l'oncle chiant ? »

« Et toi, tu en n'as pas marre d'être une morue ? » Répliqua August les yeux brillants comme un gamin, content de sa réplique. Emma plissa des yeux, et lui envoya un bon coup de pied droit dans le tibia.

« Aïe ! Salop-Pette ! » Se rattrapa t-il in extremis, pendant qu'Emma souriait comme une gamine ravie de sa petite vengeance.

August pinça des lèvres le regard mauvais avant d'attraper un bout de patate dans son assiette et de lui jeter. Emma la prit en plein visage, elle allait se lever pour lui faire bouffer cette patate. Mais Ludi interpella Régina pour lui rapporter que tonton August et maman jouaient avec la nourriture ! La brune secoua la tête lasse, les yeux parlant pour elle. La blonde hocha simplement les épaules avec un sourire immature avant de chatouiller la blondinette en l'accusant d'être une petite balance. Lilo qui vint immédiatement lui compliquer la tâche en lui donnant des coups de pattes joueurs. Blue, ne laissa pas la scène lui échapper. Voir la blonde avec ce sourire qu'elle ne lui avait pas vue depuis des années faire rire, aimer des yeux cette petite blonde, qu'elle aimait considérer comme sa petite fille lui réchauffait le cœur.

« Attends Ludi j'arrive ! » Lança Henry en venant aider sa petite sœur en chatouillant sa mère qui cria : « Sale traite ! » avant d'essayer d'une main de l'attraper et de l'autre de tenir la blondinette qui se débattait en riant.

Blue et Gepetto se lancèrent un bref regard se disant silencieusement qu'Emma avait une bien belle famille et qu'ils étaient reconnaissant de pouvoir assister à cette scène. Même s'ils savaient qu'Emma ne les considéraient pas comme des parents, et peut être même pas comme sa famille. Et bien pour eux elle était leur fille, ils n'avaient pas su la protéger et aujourd'hui elle avait droit au bonheur, rien ne pouvait plus les soulager.

« Ok ok vous avez gagné ! » Déclara la blonde toute essoufflée en lâchant la gamine. Les deux lancèrent des cries de victoire en se tapant dans la main. Pendant que Régina embrassa la joue de la blonde en lui disant ironiquement qu'elle ne pouvait pas gagner à tous les coups mais qu'elle s'était bien battue. Ce à quoi la blonde répondit qu'elle allait faire comme-ci que ce n'était pas ironique, en concluant par un doux baiser qui fit rougir un peu la brune. Légèrement gênée de la présence des Wood.

« En fait gamin, ce match ? » Demanda Emma qui n'avait malheureusement pu assister ce matin au match amical qu'avait organisé son entraîneur pour Thanksgiving malgré qu'il n'y avait pas cours.

« Oh, on a gagné. 3 à 1. J'ai marqué deux fois dans la première période. » Répondit-il en essayant d'être le plus humble possible.

Ses mères eurent à peine le temps de le féliciter qu'Auguste s'inséra dans la conversation curieux de savoir quel sport il pratiquait. Emma répondit fièrement que c'était un très bon joueur de hockey, capitaine de son équipe, n'ayant perdu aucun match. Après ça tout le monde y alla de sa question sur Henry et le hockey. Le jeune homme avait beau être flatté il se sentait un peu intimidé par toute cette attention soudaine. Alors pour y mettre fin et par curiosité il demande à August s'il avait pratiqué un sport au lycée. Et effectivement le jeune homme avait pratiqué le base-ball. Blue précisa sur un ton de reproche qu'il n'allait en cours que pour ça et les filles.

Le jeune homme précisa que les cours ne lui servaient à rien puisqu'il voulait travailler au ranch avec eux. Élever puis dresser les chevaux pour les revendre c'était ce qu'il savait faire de mieux. Gepetto confirma qu'il avait un don pour ça et qu'heureusement il l'avait avec lui pour l'aider. August pris une gorgé de sa bière pour dissimuler le fait que son père venait de le toucher. C'était la premières fois que son père lui montrait de la fierté et de la reconnaissance.

En servant le dessert Régina demanda à Grace si elle aussi comptait travailler au ranch. La jeune fille expliqua qu'elle aimait se charger des randonnées équines des touristes mais qu'elle se voyait plus faire sa vie dans une grande ville comme New York et qu'elle voulait donc aller à l'université. Régina complimenta ce beau projet et lui souhaita de réussir. Blue assura qu'elle allait y arriver, car elle était courageuse et intelligente même si ses yeux et sa voix trahissaient sa peine de laisser sa fille s'en aller aussi loin d'eux.

« Ludi, puis-je savoir ce que tu fais ? » Gronda Régina stoppant la blondinette qui descendait de sa chaise.

« Pardon...Je peux sortir de table s'il te plaît maman ? » Se rattrapa la fillette avec ses petits yeux de biches, mourant d'envie d'aller jouer avec Lilo. Les conversation de grands ne l'intéressait pas vraiment.

La brune acquiesça, le regard sévère mais le sourire chaleureux. Puis elle profita de la conversation précédente pour mener sa petite enquête en demandant à Henry quels étaient ses projets après le lycée. Elle retint son souffle d'appréhension jusqu'à ce que le jeune homme ce décide à répondre évasif qu'il ne savait pas vraiment s'il irait jusqu'à l'université. Vue le visage assassin de sa mère il préféra ne pas faire durer la blague trop longtemps et révéla qu'il comptait aller à Caltech, mais en regardant Grace il précisa qu'il verrait aussi pour les universités de la côte Est. Sous-entends que cela dépendrait de leur relation.

Plus tard dans la soirée il fut l'heure pour les Wood de partir car ils avaient de la route. Et ils ne pouvaient laisser le ranch sans surveillance trop longtemps. Au moment des au revoir, la blonde réalisa à quel point elle n'était pas assez présente et reconnaissante envers eux alors qu'ils avaient toujours étaient là pour elle malgré le puissant rejet auquel ils avaient fait face. Elle réalisa en les voyant partir qu'ils allaient lui manquer après une aussi belle soirée. Et du coup elle réalisa qu'elle les aimaient bien plus qu'elle ne le soupçonnait. Oui, ils étaient sa famille et des deuxième parent, un frère et une sœur et que cela ne l'empêchait pas d'aimer et de ne pas oublier ses défunts parents.

« Aller rentrons à la maison. » Proposa t-elle à sa petite famille, Ludi dans ses bras la tête reposant sur son épaule sa petite main faisant coucou à la voiture qui partait. Sa compagne la tenant par la hanche, qui attrapa leur fils sous son bras pour le consoler, parvenant à lui arracher un léger sourire.