Coucou tout le monde ! Je commencerais par hurler : ON EST EN FINAAAAAAAAAAL ! (Oui oui je suis une grande fan de foot et ça depuis l'âge de 3 ans)


De coup je recommence : Bonjour mes lecteurs/lectrices. Comment allez-vous ? J'ai attrapé un de ces rhumes des foins, j'éternue toute la journée c'est horrible !

J'ai enfin trouvé une fin à "Ce n'est pas si facile" et là le titre prend tout son sens pour moi car ce n'est pas si facile d'y mettre un terme. Mais promis, je ne vous direz rien pour ne pas vous gacher le plaisir !

J'ai pu voir que certain pensaient que Clary allait mourir, je vous rassure, ce n'est pas du tout le cas. Vous allez vite comprendre.


Blablatage de Alouqua N°1 : J'ai regardé New Moon très récemment. Et hum...J'ai ressenti comme une pointe de chagrin. En fait, ce film est particulier pour mes amis IRL, on devait aller le voir au cinéma entre copines, on avait entre 12 et 14 ans et comme toutes les filles de cet âge en a trépigné d'impatience. J'ai eu un accident très grave au collège et j'ai échappé de peu à la tétraplégie, du coup j'ai passé beaucoup de temps dans une lit sans bouger. La veille de mon retour en cours, une amie de primaire est décédée dans un accident domestique. 3 jours avant la sortie de New Moon. J'ai toujours associé ce film avec sa mort, parce que son enterrement s'est passé le jour où on devait allait voir ce film, parce que c'était le seul jour où nous finissions toutes de bonne heure.

ENFIN Bref, initialement, la chanson du chapitre devait être : Roslyn - Bon Iver & St Vincent. Mais comme j'associe toutes les chansons de New Moon à cet épisode de ma vie, je ne veux pas l'associer à "Ce n'est pas si facile".

Je ne vous raconte pas ça pour recevoir votre compassion, ça fait longtemps que j'ai fait le deuil de mon amie, et comme elle disait toujours "la vie est belle mais courte."


Ah oui, avant que j'oublie : Dans ce chapitre, on va aborder un sujet sensible. /!\ ATTENTION AU SPOIL /!\ J'aborde la fausse-couche. Je vous présente mes excuses d'avance si vous avez connu ça ou si cela vous fait remonter des souvenirs douloureux. Ce n'est pas mon intention, c'est nécessaire dans l'histoire, sinon je ne pouvais pas justifier la moitié de la suite. Croyez-moi, je suis la première à avoir pleuré en écrivant ce chapitre et avoir mal au coeur à chaque fois que je parle de ce drame.


Du coup le titre du chapitre est : Heart Of Stone - Iko


Chapitre 21

Aux yeux de Clary c'était le plus beau mariage du monde. Pas seulement parce qu'elle y avait participé mais parce qu'elle voyait son meilleur ami heureux et amoureux d'Isabelle. Celle qui était devenue la moitié de la vie de la petite rousse. Le bonheur monta en Clary comme une bulle et menaça d'éclater sous forme de larme quand la main douce et réconfortante de sa mère lui caressa le visage.

-Tu sembles à la fois heureuse mais épuisée, remarqua-t-elle.

-C'est le cas. Je ne dors pas beaucoup en ce moment, j'ai passé la quasi totalité de mes nuits à surveiller des vampires avec Isabelle. L'autre partie de la journée, je devais aider Isabelle pour tout ça et lui préparer son cadeau.

-C'est un merveilleux cadeau ce que tu leur as fait. Mais comment tu as eu autant de photo ?

-En fait, Magnus a un appareil photo et il adore nous prendre en photo quand on ne s'y attend pas. Et puis j'ai eu recourt à sa magie pour capturer des souvenirs de chacun d'entre nous, comme les photos d'enfants, se sont des souvenirs de Maryse et de Robert. Tout le monde a participé à mon cadeau, expliqua Clary.

Alec passa en agitant les bras dans tous les sens.

-Je ne l'ai jamais vu comme ça, soupira la petite rousse.

-Je n'ai jamais vu aucun Lightwood comme ça, reprit sa mère.

Elle semblait bien s'amuser de voir le fils Lightwood gesticuler sur une musique trop rapide pour lui.

-Je n'ai pas loupé votre échange de regard quand Jace a chanté, murmura Jocelyne.

Clary sentit ses joues chauffer.

-J'avais tellement envie de danser avec lui. Cette chanson est spécial pour nous. Je ne dirais pas que c'est notre chanson, car c'est trop cliché et trop terrestre, mais c'est tout comme.

-Parfois votre relation me fait peur, avoua la mère d'une voix triste.

-Pourquoi ? s'étonna Clary.

-Je te sens m'échapper. Tu n'as plus besoin de moi mais de lui. Tu es différente depuis que tu l'as rencontré, mais c'est une bonne chose j'imagine.

-Ne pense pas qu'il essaye de me changer, le défendit Clary.

-Oh non je sais qu'il t'aime comme tu es. Je suis heureuse qu'il est été là quand Valentin nous a retrouvé. J'aurais aimé que votre rencontre se passe différemment.

Clary ne répondit pas, elle n'y avait jamais pensé. Elle n'était pas ce genre de personne qui refaisait le monde avec des "si".

-Tu ne l'aurais peut-être pas aimé si intensément. Tu le vois comme ton héros, comme je voyais ton père à la même époque. Clary secoua la tête avec un sourire triste pour sa mère.

-Non maman, tu n'as rien compris.

Jace parlait avec Robert, il sentit très probablement le regard de Clary dévier sur lui car il la fixa une brève seconde avant de s'excuser auprès de son père adoptif pour s'avancer vers elle.

-Je ne le vois pas comme mon héros maman. Je le vois comme l'Ange qu'il est.

Jace prit Clary dans ses bras et la fit virevolter dans les airs. La jeune femme rit de bonheur. Elle avait besoin de ce moment d'allégresse après les moments difficiles survenus.

-Je ne suis pas Valentin, dit Jace en relâchant Clary. Je ne la forcerai jamais à aller contre sa volonté. Nous avons fait beaucoup d'erreur dans le passé mais je fais tout pour me rattraper à ses yeux mais pas aux yeux de tout le monde.

-Rien que pour ça, je sais que tu es différent de lui Jace, sourit Jocelyne.

Jace se permit de prendre Jocelyne dans ses bras, ce qui surpris Clary, et de lui murmurer quelque chose à l'oreille que la jeune femme n'entendit pas.

-Je suis désolée de vous interrompre mais j'ai besoin d'un volontaire pour remplacer Alec car il n'est pas en état de patrouiller, intervint Maryse d'une voix stricte.

-Il pourrait confondre un Drevak avec un chien, se moqua Jace. -

Jace ne te moque pas de ton frère ! le sermonna Maryse.

-Je vais le remplacer, de toute façon je ne pense pas qu'il y ait quoi que se soit vu que les vampires restent sagement dans leur nid et que les démons se font rares, détailla Clary.

-Tu veux que je viennes avec toi ? proposa Jace.

-J'ai dit patrouiller et pas batifoller, Jace.

-Non ça ira, essaye de raisonner Alec car il va finir par être malade.

-Alors c'est réglé. Tu iras dans le nouveau Brooklyn car on a signalé de drôle d'odeur de souffre, si tu ne trouves rien dans une heure, rentre ça ne sert à rien de te fatiguer un peu plus. On se voit à l'Institut les enfants, Jocelyne, vous êtes les bienvenus à l'Institut quand vous le voulez, sourit Maryse avant de s'éclipser.

-Bon et bien je suppose que c'est l'heure de se dire au revoir, sourit tristement Jocelyne.

-J'essayerais de venir à Idris en même temps que Simon, de toute façon on se verra au plus tard à l'autre mariage à la fin de l'été.

-J'aimerais quand même te voir un peu plus ! rouspéta Jocelyne.

-Moi aussi maman mais nous avons tous un rôle à jouer dans notre monde, et le mien est ici alors que le tien est à Idris. Je t'aime quand même, la rassura Clary.

-Moi aussi je t'aime mon petit trésor.

Clary serra un long moment sa mère dans ses bras, cherchant du réconfort dans son odeur familière. Elle repéra Luke parmi les loups restant et lui expliqua la situation.

-Fais bien attention à toi, recommanda-t-il.

-C'est promis. Bon retour à Idris et essaye de venir un peu plus à New-York car maman a un peu le mal du pays.

-Oh je pense qu'elle a surtout le mal de toi, expliqua Luke sans reproche. Maryse va s'énerver si tu restes là.

-Que tu le crois ou pas Maryse m'adore.

Luke ébouriffa les cheveux de Clary qui tiqua mais sourit. Elle fila vers la petite pièce où sa tenue de chasseuse l'attendait, juste au cas où. Clary échangea sa robe devenue lourde pour le cuir frais et doux de la tenue de combat noire. Elle enfila sa paire de botte préférée et disparut par la porte de sortie. En un instant, grâce au portail de Magnus, Clary se retrouva non loin du vieux Brooklyn.

Elle sentit immédiatement l'odeur du démon. Ce n'était pas n'importe quel démon car pas un chat n'était dehors alors qu'il faisait chaud, signe qu'ils avaient senti sa présence. Clary dégaina Uriel de sa ceinture et se prépara à combattre mais ne vit rien que des ordures dans la rue. Aucune trace du démon dans toutes les rues qu'elle fouillait, Clary allait prendre la décision de rentrer car elle était fatiguée quand l'odeur de souffre se changea en une odeur boisée et connue. Une odeur qui lui infligea un coup de point dans le ventre.

-Clary, Clary, Clary, fit la voix de Tobias dans son dos.

La chasseuse se retourna vivement et crut voir un fantôme. Tobias était juste devant elle.

-Ce n'est pas possible, tu es...

-Mort ? déduit Tobias. Oh oui je suis mort. Par ta faute.

-Ce n'est pas vrai, je ne pouvais rien faire je n'étais pas là.

Le choc était très brutal pour Clary.

-Tu aurais pu être là si tu avais décidé de me choisir mais au lieu de ça tu as préféré Jace. Je suis mort par ta faute Clary.

-Non, murmura Clary.

Une douleur fulgurante traversa son ventre. Clary s'agrippa au mur à côté d'elle, tentant de lutter contre cette douleur. Le fantôme s'approcha de Clary, il pouvait presque la toucher.

-Toute ta vie tu repenseras à la façon dont je suis mort. J'ai cru que tu viendrais me sauver mais tu n'as rien fait ! Hurla-t-il.

Clary s'écroula au sol en appelant Isabelle au secours. Elle avait besoin d'elle car elle n'allait pas s'en sortir. Tobias ramassa Clary et la souleva de terre en la tenant par la gorge, lui bloquant la respiration. Elle avait l'impression que ses poumons étaient en feu, comme si elle avait avalé de l'air brûlant ou de l'eau salé. Clary voyait le visage déformé par la rage de Tobias. Il avait une étrange lueur dans ses yeux devenus noirs. Des yeux si différents de ceux qu'elle avait aimé.

-Je suis mort en souffrant pendant que tu me trompais avec Jace Wayland, cracha-t-il.

-Il s'appelle Jace Herondale ! rectifia Isabelle derrière lui. Et je te suggère de lâcher mon parabatai de tout suite sale métamorphe.

Clary sentit sa conscience revenir, réconfortée par la présence d'Isabelle. Isabelle ! Clary réussit à récupérer un poignard séraphique et le planta dans la gorge de Tobias. Elle tomba lourdement au sol, face contre terre. Elle vit la scène au ralenti : Tobias se changeant en une créature immonde, un métamorphe, Isabelle le tua d'un seul mouvement, Simon vint récupérer Clary.

-Elle saigne ! hurla-t-il à Isabelle.

La jeune mariée se précipita à terre pour éxaminer Clary.

-J'ai mal Isa. J'ai mal au ventre !

-Tout va bien Clary. Je vais t'appliquer une iratze. Tout va bien Clary, répéta Isabelle en sortant sa stèle.

Clary sentit le picotement agréable de la stèle sur sa peau mais la douleur s'intensifiait au lieu de diminuer.

-Il faut l'emmener à l'Institut j'ai de quoi la soigner, indiqua Isabelle. Simon prit Clary dans ses bras mais elle gémit encore plus. Elle entendit Isabelle appeler sa mère pour préparer l'infirmerie, l'état de Clary semblait grave. Isabelle passa un autre appel mais Clary s'évanouit avant d'entendre le nom de l'interlocuteur.

Le monde autour d'elle n'était que nuage et conversation lointaine. Elle flottait dans un univers paisible, loin de tout soucis. La conscience de Clary était trop engourdit pour la faire revenir à elle ni pour prendre conscience des mots de Maryse.

-Fausse couche. Se fut les sanglots de Jace qui la tira de son monde idyllique. Clary vit une tête blonde posée sur son ventre, elle caressa les cheveux de Jace si délicatement qu'il mit un moment avant de s'en rendre compte.

-Je vais bien Jace, murmura-t-elle. Il plongea son regard malheureux dans celui épuisé de Clary.

-Ne parle pas Clary, repose-toi.

-Je ne peux pas dormir si je t'entends pleurer Jace. Qu'est-ce-qu'il y a ?

-On en reparlera demain si tu vas mieux. Il fit mine de se lever sans un regard pour la chasseuse.

-Si tu ne veux pas me parler, reste au moins au près de moi ! hurla-t-elle.

Isabelle arriva en courant, lança un regard meurtrier à Jace avant de s'avancer vers Clary.

-J'étais si inquiète Clary ! Quand je t'ai vu comme ça avec ce démon, j'ai cru que j'allais te perdre, pleura Isabelle.

-Je suis là maintenant, la rassura Clary d'un sourire peu convainquant. -Oui mais vu ce qui t'arrive et...

-Je ne pense pas que ce soit le moment pour en parler, protesta Jace.

-Elle a le droit de s'avoir ! s'énerva Isabelle.

-Clary n'est pas assez forte pour l'entendre.

-Je pense que Jace a raison, intervint Maryse. Elle est encore faible et vous disputez devant elle n'arrange rien. Si j'ai laissé Jace avec elle c'était pour la surveiller, pas pour vous chamailler. Maintenant sortez, tous les deux !

Les des chasseurs baissèrent la tête et quittèrent la pièce sans un mot ni un regard pour Clary. A cause des médicaments, de la douleur dans son crâne et de la fatigue, elle n'arrivait pas à comprendre la situation. La jeune chasseuse n'osa pas bouger car son corps la faisait atrocement souffrir.

-Je vais te redonner une autre dose de morphine car tu souffres encore, expliqua Maryse.

Clary remarqua le tube à son bras en grimaçant.

-Tu vas te rendormir, de toute façon il est encore trop tôt pour toi. Repose-toi Clary, tu es en sécurité maintenant.

-Je veux Jace, confessa Clary d'une voile pateuse.

-Je vais le chercher.

Clary sombra dans un sommeil médicamenteux quand elle sentit les bras de l'homme qu'elle aimait autour d'elle. Elle se blottit contre lui et se laissa aller à sérénité que lui apportait la morphine. Les rayons du soleil perçant à travers les rideaux légers de l'infirmerie réveillèrent Clary. Elle ne savait pas exactement quelle heure il était ni combien de temps elle avait passé à dormir, des heures, des jours peut-être. Elle se sentait étrangement vide. Vide de toute vie. Une douleur fulgurante lui transperça son verre, elle avait l'impression d'avoir l'utérus en feu. La chaleur était presque étouffante, surtout avec Jace collé à elle. Il se tenait à elle comme s'il avait peur de sombrer des les ténèbres, pourtant il n'était que lumière. C'était son Jace. Alors que Clary souriait en le regardant dormir, les derniers souvenirs cohérents de son attaque revenaient comme un boulet de canon. -Tobias, sanglota Clary. Jace ouvrit les yeux et paniqua en voyant l'eau couler sur le visage de la jeune femme.

-Tu as mal quelque part ? s'inquiéta-t-il.

-Tobias il... il était là et il a dit...

Jace fronça les sourcils et prit les mains de Clary pour la calmer.

-Ce n'était pas lui, c'était un démon. Il a prit l'apparence de Tobias pour te rendre vulnérable.

-Il a dit que c'était ma faute car j'étais heureuse avec toi, pleura Clary.

-C'est faux Clary, essaya Jace. Tout ceci n'était que pour te faire du mal, te détruire avant de te tuer. Il voulait te voir culpabiliser mais ne le laisse pas t'atteindre.

Jace souleva Clary pour la prendre sur ses jambes et la consoler. Elle se laissa faire malgré la douleur que lui provoquait chaque mouvement, chaque respiration. Clary ne savait pas si la douleur était physique ou mentale, elle savait juste qu'elle souffrait comme jamais. Lentement, son esprit reprit forme, elle comprit que quelque chose n'allait pas puisqu'elle était à l'infirmerie.

-Je me suis évanouie, se rappela Clary. J'étais dans la rue et soudain j'ai senti...

Elle ne savait pas comment exprimer ce qu'elle avait ressenti. Jace embrassa sa main.

-Je vais chercher Maryse, elle va tout t'expliquer.

-Je peux sortir du lit ? Je voudrais prendre une douche, expliqua Clary.

-Je ne sais pas Clary, avoua Jace. Je... reste-là en attendant que Maryse te parle.

Clary se sentait tellement sale ! Comme si elle avait rempli une bassine de sueur et qu'elle avait plongé dans une piscine de détritus. Jace ne tarda pas à revenir avec Maryse, l'infirmerie était juste en face de son bureau.

-Clary, tu sembles aller mieux, constata Maryse.

-Que se passe-t-il ? demanda de but en blanc Clary.

Jace prit sa main et la serra fort, presque trop fort. Mais que se passe-t-il ? Il lui lança un regard qui en disait long, il en savait plus qu'il ne voulait le dire.

-Tu te souviens de ce démon ?

-Oui, répondit Clary avec agacement.

-En prenant l'apparence de Tobias, il a déclenché une réaction émotionnelle très forte, trop forte pour ton corps. De ce que m'a raconté Isabelle, tu étais en état de choc à son arrivé. Quand Simon et elle sont arrivés, tu répétais que tu étais désolée, tu pleurais et tu souffrais énormément. Simon t'a ramassé par terre et il a constaté que tu perdais du sang, beaucoup de sang.

-J'ai été mordue par le démon, déduit Clary d'une voix morne. Ce n'est pas la première fois.

-Il n'y avait aucune morsure, expliqua Jace.

-Quand Isabelle t'a déposé à l'Institut, on t'a retiré ta tenue et tu avais perdu énormément de sang, trop pour que cela soit naturel, surtout à cet endroit.

Maryse déglutit et détourna les yeux. Elle semblait visiblement incapable de poursuivre.

-Ce qu'essaye de te dire Maryse c'est que tu as fait une fausse couche mon amour, acheva Jace avec de la tristesse dans la voix.

Fausse couche. Alors elle n'avait pas rêvé cet échange ? Elle avait fait une fausse couche. Le monde entier s'écroula autour d'elle. Elle s'accrocha à la main de Jace pour ne pas perdre la raison.

-Comment ? hurla-t-elle. Comment s'est possible ?

-Et bien, il arrive que le corps de la femme n'est pas toujours prêt pour une grossesse, surtout que tu es très jeune. Ton état de choc a fait descendre le foetus car ton corps a très mal réagi. C'est très fréquent chez les femmes, c'est pour ça qu'on recommande au femme d'éviter le stress.

-Le bébé, corrigea Clary. Ce n'était pas un foetus mais un bébé, c'était mon bébé. Jace posa sa tête sur le ventre de Clary, visiblement très affecté par la situation.

-J'étais enceinte de combien ? voulut savoir Clary.

-Je ne pense pas que ça vous aidera, grimaça Maryse. -

Si Clary veut savoir, elle a le droit. Je sais que tu as fait des prélèvements, répondit Jace froidement.

-Presque deux mois. Mais tu ne pouvais pas vraiment le savoir, à ce stade là il n'y a pas beaucoup de symptôme.

-J'étais enceinte, murmura Clary.

Un silence gênant et douloureux s'installa dans la pièce.

-Je vais vous laisser. Clary tu devrais éviter de marcher jusqu'à demain, conseilla Maryse. Clary entendit les talons de Maryse claquer sur le marbre mais ne releva pas la tête. Elle avait les yeux rivés sur son ventre. Enceinte. Clary avait porté l'enfant de Jace et l'avait perdu. C'était comme si elle avait perdu un morceau d'elle sans jamais l'avoir vraiment connu. Les larmes se remirent à couler mais cette fois, Jace n'essaya pas de la consoler. Il pleurait sa propre peine, son désespoir face à la situation.

-Je devrais te ramener dans ta chambre, fit Jace d'une voix brisée. Tu seras mieux installée.

-Jace, regarde-moi, supplia Clary.

-Je ne peux pas Clary, je ne peux pas te regarder pleurer alors que je suis brisé. Il essaya de la soulever mais Clary le repoussa.

-Non Jace ne fais pas. Ne deviens pas froid parce que tu souffres. Si tu souffres, imagine-moi, j'ai porté un bébé que j'ai perdu parce que j'ai mal réagi face à un démon. Je me sens mauvaise, je me sens faible et sale. J'ai besoin de toi, j'ai besoin de tes mots pour me rassurer.

Jace prit Clary dans ses bras sans affronter son regard, ce qui fit très mal à Clary. Elle se laissa aller contre lui le temps de se faire transporter jusqu'à sa chambre.

-Je ne vais pas y arriver toute seule Jace, murmura Clary.

-Je vais chercher Isabelle.

Jace claqua la porte derrière lui, brisant le coeur déjà anéanti de Clary. Pour la première fois depuis longtemps, elle détesta Jace. Il fallut deux secondes à Clary pour comprendre qu'une conversation se passait à voix basse derrière la porte. D'un regard, elle balaya sa chambre et trouva sa stèle sur le petit meuble en bois blanc qui contenait tous ses outils de dessins. Ce n'était pas sa place habituelle, quelqu'un l'avait posé ici. Elle se dessina la rune pour accroitre son audition sans même réfléchir, un instant plus tard elle entendit la fin d'une conversation mouvementée.

-...Ne dois pas te conduire comme ça, chuchota Isabelle.

-Je lui dis quoi ? Que je suis soulagé qu'elle n'ait rien de très grave mais que je suis dévasté par la mort de notre enfant ? répliqua Jace.

-Ne la fuis pas, conseilla Simon. Elle va avoir besoin de toi, de nous tous. La mort d'un enfant à venir ce n'est facile pour personne.

-Pourtant vous n'étiez pas au courant, ça ne devrait pas vous faire autant de peine, reprocha Alec. Tu m'as même dit un jour que tu ne voulais pas d'enfant, pas même avec Clary. Tu n'en n'aurais pas voulu de ce bébé.

Un bruit sourd raisonna contre le mur.

-Jace lâcha Alec, exigea Isabelle.

-Ne redis plus jamais que je ne voulais pas de cet enfant sinon je te tue Alec, cracha Jace.

-Jace...

-Vous ne pouvez pas vous calmer un peu ? Il ne s'agit plus de savoir ce qu'il doit être fait pour cette grossesse puisqu'elle n'aura pas lieu. Il s'agit de savoir quoi faire pour Clary. Elle est dévastée, vous le savez ça ? En attendant je vais la voir. Alec je te conseille de t'excuser pour ta réflexion et toi Jace reprends-toi et n'abandonne pas Clary.

La porte s'ouvrit aussitôt. Isabelle affichait un visage impassible, à l'image de sa mère quand elle avait une mauvaise nouvelle à annoncer.

-Je suppose que tu as tout entendu, soupira-t-elle.

Elle s'approcha de Clary et essuya son visage mouillé. Clary n'avait pas remarqué qu'elle pleurait jusqu'à sentir les doigts doux de son parabatai sur son visage. Isabelle prit le bras de Clary et soupira en voyant la rune.

-Tu ne devrais pas sortir du lit Clary, reprocha Isabelle.

-Tu es médecin maintenant ?

-Non mais je sens tes émotions les plus fortes. Allez au lit et interdiction d'utiliser ta stèle.

La stèle fut retirée des mains de Clary avant qu'elle ne puisse protester et Isabelle la poussa jusqu'au lit.

-Raconte-moi, exigea Clary.

-Tu n'es pas prête.

-Je ne le serais jamais, souffla Clary. Je ne serais jamais prête à entendre comment j'ai fait cette fausse couche.

Isabelle posa un regard compatissant sur Clary, il n'y avait pas de pitié mais juste du soutient.

-Je veux sortir de là, j'ai trop chaud.

-Pourtant tu ne portes qu'un tee-shirt et un boxer, expliqua Isabelle.

Clary reconnut le tee-shirt de Jace, celui qu'il aimait porter pour dormir. Elle adorait lui prendre et en général une bataille s'en suivait entre elle et le jeune homme. La jeune femme eut les larmes aux yeux.

-Fais chier, pesta-t-elle en essuyant ses yeux humides.

-Tu as encore beaucoup d'hormones dans le corps, ça passera, expliqua Isabelle.

Elle donna une boite de mouchoir à Clary, pendant plusieurs minutes on entendit juste les sanglots de Clary.

-Je veux vraiment tout savoir Isabelle, implora Clary. J'ai besoin de savoir pour avancer.

-Je ne veux pas le faire ici, pas dans ta chambre. Tu garderas cette conversation toute ta vie et je ne veux pas que tu l'associes à ta chambre.

-Aide-moi à enfiler un pantalon.

Après avoir souffert le martyr pour un simple pantalon, Clary s'obligea à marcher. Elle méritait de souffrir, son enfant était mort. Elle devait souffrir. Isabelle semblait soucieuse de l'état de Clary mais n'essaya pas de la dissuader. Les deux femmes se rendirent jusqu'au toit de l'Institut pour être seules mais également pour prendre l'air. La chaleur de la fin mai se faisait ressentir.

-Alors ? demanda Clary en croisant les bras.

-Asseyons-nous d'abord.

Clary fit la grimace en se posant sur le béton froid du toit mais serra les dents.

-Quand on est arrivé, tu avais déjà commencé à perdre du sang. Tu as fait une hémoragie alors je t'ai appliqué une rune pour te redonner du sang. L'iratze ne marchait pas et j'ai paniqué. Magnus est arrivé très vite grâce à l'appel de Simon et on t'a transporté jusqu'à l'infirmerie.

Isabelle regardait le soleil en parlant.

-Maman était là, prête à tout car on ne savait pas ce que tu avais puisque ta tenue couvrait tout ton corps, continua-t-elle. Le reste de la bande est arrivé car Magnus a appelé Jace qui était resté avec Alec. Même s'il avait trop bu, il s'est repris très vie en apprenant qu'il y avait un blessé. J'ai fait sortir tout le monde de l'infirmerie pour te déshabiller mais Jace ne voulait pas te quitter.

-Il était là, souffla Clary.

-Oui et il est resté alors que maman lui a ordonner de sortir.

Savoir que Jace était là à ce moment réchauffa un peu le coeur de Clary.

-J'ai eu du mal à te retirer ta tenue de combat car le sang collait ta peau. Jace n'a pas été dans la dentelle et l'a déchiré pour aller plus vite. C'est alors qu'on a vu ton boxer complètement rouge au lieu d'être vert, continua Isabelle. Jace a cru qu'on t'avait violé et a commencé à voir rouge, il a frapper dans un chariot et l'a brisé. Maman l'a obligé à se calmer sinon il devrait sortir.

Clary resserra ses bras autours de ses jambes, finalement c'était plus dur à entendre qu'elle n'aurait cru.

-Tu as besoin d'une pause ? s'inquiéta Isabelle.

-Non continue.

-Très bien, soupira Isabelle. Vu tout le sang que tu continuais de perdre, c'était logique que ce n'était pas à cause d'un viol mais de quelque chose d'autre. Maman t'a fait une injection de calmant car tu pleurais beaucoup, tu hurlais que tu étais désolée pour tout. Je t'ai retiré ton boxer en le coupant car j'avais peur de te faire mal. Maman a tout de suite comprit en voyant la couleur de ton sang. Tu n'étais pas blessée mais tu faisais une fausse couche. Elle n'a rien dit sur le moment, exigeant qu'on te nettoie le visage. C'est Jace qui l'a fait avec une grande douceur, en te murmurant des paroles réconfortantes.

-Je n'ai aucun souvenir, confessa Clary.

-C'est normal, maman t'a drogué pour que tout se passe sans douleur. Donc elle a fait un examen rapide d'un échantillon de sang et elle a annoncé la nouvelle. Jace s'est effondré, littéralement.

-Qu'est-ce-que tu veux dire par là ?

Clary ne pouvait s'imaginer Jace s'effondrer de douleur ou de tristesse. Il était son rocher.

-Je te tenais la main quand maman est revenue. Elle a demanda à Jace de te porter pour qu'on te mette sur un lit propre. Elle a récupéré le sang pour faire d'autre analyse sur le foetus. Comprendre pourquoi tu l'avais perdu. Jace a retiré son tee shirt et te l'a enfilé pour ne pas que tu attrapes froid. Une fois qu'il avait fini de te nettoyer Maryse a expliquer tu avais fait une fausse couche. Il a regardé notre mère sans comprendre et elle a répété.

Isabelle passa une main sur son visage fatigué.

-Si Alec n'était pas arrivé à temps, Jace serait tombé par terre. Il l'a soutenu avant de le serrer dans ses bras. J'ai détourné les yeux car je ne savais pas quoi faire. J'étais triste pour vous, en colère aussi car je me sentais trahie par ce secret.

-Je ne le savais pas, murmura Clary. Si j'avais su...

-Et j'étais en colère contre moi-même car je n'avais rien compris alors tu avais tous les symptômes d'une femme enceinte. Tes émotions en pagaille, tes envies de manger, tes crises pour rien.

Clary sentit les larmes couler sur ses joues. Elle avait mal, tellement mal qu'elle pensait mourir de cette douleur. Perdre un enfant c'était difficile même si on ne l'avait pas connu. Clary s'imagina une petite fille blonde riant sous le soleil d'Idris. Elle avait les yeux verts et courait vers Jace.

-Ne fais pas ça Clary, recommanda Isabelle.

Clary releva ses yeux sur Isabelle. Elle y lut de la compassion, de la douceur mais aussi de la tristesse. Reflet de son propre visage.

-N'imagine pas la vie de ce petit être. Il est parti, il ne sera jamais vivant. C'est dur à accepter qu'il ne vivra pas mais n'imagine pas son visage.

Clary haussa les épaules, elle ne pouvait pas s'en empêcher. Cet enfant, elle l'avait rêvé tant de fois ces dernières semaines qu'elle l'avait presque aimé comme un vrai. Imaginer qu'une part de Jace avait disparu lui donnait envie de hurler. Mais quel avenir aurait-il eu cet enfant ? Un enfant hors mariage n'était pas acceptable chez les Nephilim et Clary et Jace n'étaient pas prêts pour ce mariage.

-Ce n'était pas le bon moment.

Isabelle fronça les sourcils, Clary avait marmonné sa phrase.

-Ce n'était pas le bon moment, répéta Clary avec un soupçon de sanglot dans la voix.

-Vous l'aurez cet enfant, dans quelque temps.

-J'ai besoin d'être un peu seule, exigea Clary.

-Sur le toit ? Ce n'est pas prudent.

Clary secoua la tête. Elle n'avait pas l'intention de se tuer !

-J'ai besoin d'avaler cette histoire.

Isabelle posa une main sur la tête de Clary et la laissa enfin seule pour pleurer sans que personne entende ses hurlements déchirants. Combien de temps cela avait-il duré ? Combien de fois Clary avait-elle hurler ? Tout était devenu flou dans son esprit. Elle avait perdu le contrôle quand elle imagina un petit garçon l'appeler "maman". La nuit était tombée, il devait être tard. Très tard.

-On a cru que tu avais fini par sauter, dit une voix masculine derrière elle.

-Ce n'est pas mon genre.

Alec vint s'asseoir devant elle. Il retira une mèche collée par les larmes de la joue de Clary.

-Je suis désolé pour ce que j'ai dit. Je n'ai pas compris à quel point vous souffrez de cette perte.

-Ne t'excuse-pas, je ne t'en veux pas.

Alec se releva, serra les poings et plongea un regard intense dans celui de Clary.

-C'est entièrement ma faute, si je n'avais pas autant bu au mariage, tout ça n'aurait pas eu lieu.

-Je vais te répéter ce que Jace t'a probablement dit. Ce qui se passe n'est jamais dû au hasard. Si j'ai perdu mon enfant c'est pour une bonne raison, c'est dur à accepter mais c'est comme ça. Peut-être que je ne l'aurais pas garder quoi qu'il se serait passé, peut-être serait-il mort à la naissance. On ne sait pas Alec. Et je ne veux pas savoir, je ne veux pas imaginer d'autres probabilités.

Alec pencha la tête observant Clary, il lui proposa une main pour se releva ce qu'elle accepta avec plaisir et soulagement. Clary était vidée, épuisée.

-Jace est moins pragmatique que toi, glissa Alec dans le silence de la nuit.

-Comment ça ?

-Il pense que vous n'êtes pas fait pour avoir des enfants, que votre sang est trop angélique pour ça.

Clary ressentit cette explication comme un poignard dans le coeur. Elle avala sa salive pour ne pas craquer à nouveau et s'efforça de marcher jusqu'à l'ascenseur. Maryse les attendait à l'étage principal de l'Institut, devant l'ascenseur. Elle fronça les sourcils en voyant le bras d'Alec posé autour des épaules de Clary mais ne fit pas de commentaire. C'était bien connu que son fils et Clary n'étaient pas les meilleurs amis du monde, alors s'il se permettait un rapprochement c'est que la jeune femme allait vraiment très mal.

-Jace est dans mon bureau, j'avais besoin de vous parler à tous les deux sur les analyses que j'ai fait.

-Quelles analyses ? demanda Clary.

-Sur le foetus, comprendre pourquoi tu l'as perdu. J'ai certaines informations à vous donner mais je ne te forcerais pas à les entendre.

-Non je veux savoir. Je ne pourrais pas faire le deuil sans tout connaitre.

-Bien. Alors suis-moi.

Alec marchait avec Clary mais Maryse le bloqua, ce n'était pas une affaire le concernant.

-Tu as reçu un message de Magnus, il parait qu'il y a une bagarre de sorcier dans un bar clandestin. Prends Isabelle et Simon avec toi.

-Mais...

-Non Alec, tu m'obéis. Ton devoir de Nephilim prime sur le reste. Je ne peux pas envoyer mon meilleur duo de chasseur pour le moment parce que ton parabatai souffre et ferait plus de dégât qu'autre chose. S'il-te-plait, vas chercher ta soeur, ordonna Maryse.

Clary s'obligea à ne pas penser à la discussion qui allait venir, surtout quand elle vit Jace avec un visage malheureux. Elle prit place à côté de lui, s'attendait à être dans ses bras mais rien ne se passa.

-Jace, murmura Clary.

Il tourna lentement la tête vers Clary, posa un instant son regard sur le ventre de la jeune femme qu'il aimait plus que tout au monde et une larme se remit à couler. Une unique larme que Clary essuya de sa main. Cette main fut rejointe par celle de Jace et ils restèrent un moment ainsi, à se regarder dans les yeux, constatant que l'autre avait également perdu quelque chose.

-Clary, Jace, assayez-vous.

Le couple obéit, Jace ne lacha pas la main de Clary. Il la serrait comme s'il se rattachait à la petite rousse, cette fois c'était elle qui était la plus forte.

-Je n'aime pas faire ça, pour moi un enfant qui est mort doit rester en paix. Mais je ne comprenais pas comment tu avais pu perdre ton enfant alors que tu es très résistante. On m'a expliqué que le démon avait pris la forme de Tobias mais quand même, j'étais persuadée qu'il avait autre chose.

Maryse fit glisser une feuille vers Clary et Jace.

-J'ai remarqué qu'il y avait du sang de démon mélangé au tien.

-Je ne comprends pas, murmura Clary.

-Tu étais empoisonnée, comprit tout de suite Jace.

-C'est vrai. Tu as reçu du sang de démon très peu de temps avant ta fausse couche.

Clary tourna la tête vers Jace qui fronçait les sourcils. Il semblait perdu et très en colère.

-Le démon a certainement profiter de ta confusion pour te l'injecter. C'est pour cette raison que tu n'as réussi à te battre, que tu étais perdue et que tu avais aussi mal. C'est ce qui a déclenché ta fausse couche, expliqua Maryse.

Clary aurait dû ressentir du soulagement, elle n'était pas fautive de ça. Pourtant elle ne se sentait que plus mal, elle n'avait pas résister à l'attaque du démon, pis encore, il l'avait pris par surprise !

-Je sais également autre chose, qui concerne le..., hésita Maryse.

-Le bébé. C'était notre bébé, coupa Jace d'une voix dure.

-Je connais le sexe du bébé grâce à son sang.

Clary voulait-elle savoir ? Oui. Sinon elle serait hantée toute sa vie.

-Un garçon. Tu portais un petit garçon.

Les larmes se remirent à couler sur le visage blême de Clary. Un garçon, un mini Jace. Clary se couvrit le visage de ses mains pour sangloter, ça faisait si mal...

-Tu devrais ramener ta petite-amie dans sa chambre, elle est encore faible et elle a besoin de repos.

Jace se leva comme un robot, prit une des mains de Clary pour la soulever doucement mais fermement. Il essuya les larmes de la jeune femme avec ses pouces. Le blond déposa un baiser sur le front de Clary et l'obligea à avancer jusqu'à sa chambre. Le silence était pesant. Une fois seuls dans la chambre de Clary, Elle se remit à pleurer sans que Jace ne l'arrête. Il se contenta de s'asseoir à califourchon sur une chaise et de la regarder pleurer.

-Je...Je ne...ne veux pas...pas rester là..., sanglota Clary.

-Tu veux aller où ?

-Ail..Ailleurs.

Jace se leva et serra Clary contre lui. Elle se laissa aller à la douceur de ses gestes, son souffle chaud sur son crâne, ses mains dans son dos.

-Et si on allait dans ma chambre ? proposa Jace.

Clary accepta et se retrouva une minute après dans cette pièce qu'elle aimait tant. Elle n'était pas très grande pourtant, plus petite que la sienne. La pièce était dénudée de toute décoration mais c'était une raison pour laquelle Clary aimait cette pièce. Clary retira le vieux pull qu'elle portait, appartenant à Jace d'ailleurs ainsi que le pantalon qui devenait inconfortable. Jace eut un petit sourire, triste mais sincère.

-Je comprends mieux pourquoi je n'ai presque plus rien à porter.

-Tu devrais faire un tour dans ma chambre, j'ai la moitié des tes vêtements.

-Tu es une vraie petite voleuse en fait ! se moqua Jace.

Il avait le don de toujours la faire sourire quand elle n'avait pas le moral. Voilà une des raisons pour lesquelles Clary aimait Jace.

-Et si on prenait une douche ensemble ? proposa Jace.

-Jace ne pense pas que...

-Je ne ferais rien de déplacé Clary, promit Jace.

Jace retira les derniers vêtements de Clary en lui souriant tendrement. Il fit glisser les siens au sol sans quitter Clary des yeux, lui montrant qu'il était là pour elle. Clary attacha ses cheveux, peu encline à les sentir humide toute la nuit, et entra dans la douche. Jace embrassa l'épaule de Clary et fit couler l'eau tiède sur eux. Il ne mentait pas. Jace n'avait aucune idée derrière la tête, il massa les épaules de la jeune femme puis son dos avant de la laver. C'était tout ce dont Clary avait besoin en ce moment. Elle se cola au corps nu de Jace, savourant ce peau à peau intime. Clary remarqua à peine que l'eau avait cessé de couler et qu'elle était enveloppée d'une serviette. Jace s'essuya rapidement avant de frotter délicatement Clary pour la sécher. C'était comme si le cerveau de Clary s'éteignait petit à petit. Enveloppée d'une chaleur confortable en partie à cause de la saison mais aussi par la présence de Jace. Jace donna un tee shirt et un boxer à Clary en marmonna qu'il allait devoir récupérer tous ses vêtements dans la chambre de cette dernière. Quand il rejoint Clary dans le lit, il ne portait qu'un boxer noir. Clary sombrait doucement dans l'oublie quand la voix de Jace raisonna dans ses oreilles.

-Samuel. Il se serait appelé Samuel.

-C'est un joli prénom Samuel, approuva Clary.

Clary ne sut dire si Jace pleurait ou non, elle était trop épuisée pour savoir si elle-même pleurait.

-Samuel Alec Herondale, chuchota-t-elle.


Donc voilà... Chapitre très triste ! Je le trouve plus triste que l'enterrement de Tobias. Bon après c'est un avis personnel.


Comme toujours, une review = un extrait du prochain chapitre !

Passez une excellente semaine, à vendredi prochain. Que l'Ange veille sur vous mes Nephilim !