Hellow!
Vlà la suite du chapitre précédent vite fait ;P
Merci pour vos bons conseils ^^, je vais continuer avec mon rythme normal, c'est mieux. Sorry si je prends plus de temps, j'ai du mal à me décider pour la suite ^^ mais c'est en cours !
Enjoy!
Pendant un instant Zoro cru qu'il allait l'embrasser mais Chopper les sortit de leur transe.
-"Sanji! ça marche ! Et tu as réussi à te contrôler! C'est génial !"
-" Oui...génial ... je vais ...aller faire le diner maintenant." Dit-il comme dans un rêve. Et il s'empressa de quitter la pièce.
"Merde, merde, MERDE!" Pensa Sanji alors qu'il résistait à l'envie de détaler comme un lapin. "J'ai - un - sérieux - problème!" Il baissa le regard vers la petite bosse qui commençait à pointer le bout de son nez. "Ce n'est PAS en train de m'arriver ! Oh non ! Nononononon! Pas moyen! Impossible!" Il arriva au dortoir des hommes et claqua la porte. Il avait besoin d'une chemise. Il en enfila une en vitesse, ne prenant pas la peine de mettre une cravate, trop énervé. Il devait se calmer les nerfs, penser à tête reposée. Il se dirigea vers la cuisine décidant d'ignorer la petite bosse, ça passera rapidement si il n'y pense pas.
Il arriva dans la cuisine, décida de faire des plats simples. Il n'était pas en état de se concentrer sur des préparations compliquées. Il commença par se laver les mains vigoureusement en essayant de ne pas penser à qui était le sang dessus et pourquoi il y en avait. Après les avoir frotté jusqu'à ce que la peau devienne rouge, à la limite de se blesser lui même, il sortit les légumes rageusement, les lava en vitesse et s'empara d'un couteau. Il décida de déroger à la règle pour une fois et alluma une cigarette. Il prit soin de se mettre le plus près possible du hublot (qu'il avait ouvert) afin que la fumée aille direct dehors et ne gâche pas le goût des aliments. Après une ou deux bouffées, un peu plus calme, il reprit son dialogue intérieur. Il faisait ça horriblement souvent ces derniers temps.
"Bon ! Ok, je reprends depuis le début! On va sur cette maudite île, je tombe dans un trou, et une saloperie décide de me mordre! Si je pouvais mettre la main dessus j'en ferais de la chair à patée pour les rois des mers!" Il coupa une pauvre carotte rageusement, entamant la planche en dessus. Il se força a arrêter avant de couper la planche en deux. "Du calme, du calme, restes concentré." Se dit-il en prenant une grande inspiration avant de se remettre à couper plus calmement.
"Donc, je me fait mordre. J'ai horriblement soif et je vais mal, je vais mieux, puis c'est atroce, je m'évanouit et je me réveille sur le Sunny attaché à un lit." Deuxième cigarette. " On se rend compte que je suis pas dangereux mais j'ai toujours cette Soif horrible et j'ai un peu changé physiquement." Il reprend une grande bouffée et attaque les tomates.
"Je me rend compte qu'être près du marimo empire ma Soif." -"Même sans le faire exprès, il arrive encore à me faire chier ce crétin." marmonna-t-il. "Puis, je suis possédé et lui saute dessus en le violant à moitié contre un mur et... j'ai du mal à l'admettre mais ...c'était pas... dégouttant." Il ralentit un peu le rythme. Le souvenir du plaisir qui lui coulait dans les veines à chaque caresse, à chaque baiser s'imposa furtivement à son esprit avant qu'il le refoule en vitesse. "Bon d'accord! C'était même plutôt agréable et j'ai cru que ça apaisait ma soif pendant un instant. Mais c'était totalement indépendant de ma volonté! C'est à cause de cette histoire de changeur-machin là! Pas moyen que je sois attiré par le marimo! Jamais!"
Il reprit sa cuisine avec vigueur. "Déjà, je le trouvais même pas beau avant!" Il eut soudain un flash de Zoro, limite en train de danser avec son sabre immaculé dans le soleil levant. Il fronça les sourcils et se rendit compte qu'il s'était arrêté. Il recommença à couper les légumes en secouant la tête. "Non, non ça ne compte pas. ... Bon d'accord! Peut-être que lors d'occasions extrêmement exceptionnelles , et purement par hasard, je l'ai trouvé pas trop dégueulasse, ... allez, un tout, tout petit peu beau..."
Il ferma les yeux un instant, il se sentait trahi par ses propres pensées." Mais ça ne ch-change rien! C'est pas comme si je le trouvais attirant ou sexy! Les femmes sont attirantes! Elles ont de belles courbes..." Flash de Zoro à l'entrainement, les muscles roulant doucement sous une peau bronzée. "Elles sont délicates et gracieuses..." La délicatesse qu'il a eut en sortant wado ichimonji de son fourreau, avec révérence et respect. "Elles sont douces..." La gentillesse et la prudence qu'il avait eu lorsqu'il était malade " Et attentionnées..." L'inquiétude dans son regard quand il avait mal ou qu'il avait soif. Sanji avait ralenti ses mouvements.
" ..." L'abandon et la confiance totale qu'il avait eu lorsqu'il lui a offert son cou. " Non, pas possible. Je-n'aime-pas-Zoro! Il n'a aucune qualités essentielles " La douceur dans ses yeux quand il était avec Chopper, protecteur. Le dévouement et la loyauté dont il avait fait preuve sur thriller bark (Il réprima un frisson à ce souvenir). "Stop! C'est un crétin avec le sens de l'orientation d'un pied de table!" Le courage et la détermination alors que Mihawk lui tranchait le torse. "Non, non nononon. Bon d'accord! Je l'apprécie peut-être en tant qu'homme, en tant que nakama! Rien à voir avec des sentiments d'amour ou de..." Le sentiment de bien être, comme enveloppé dans un cocon, alors que le bretteur l'avait prit dans ses bras quelque temps plus tôt. Sanji s'était arrêté, les yeux écarquillés, la bouche entrouverte.
"Mais, je le déteste ..." Les sourires de l'épéiste, tantôt arrogants ou moqueurs, tantôt sincères et tendres. Les disputes pour des conneries, énervantes mais d'une certaine façon, amusantes. Le rire, rare mais tonitruant, contagieux. Les regards lors des batailles qui se passaient de mots. L'absolue confiance en l'autre lorsque ça allait mal. Les surnoms et les insultes agaçantes mais jamais vraiment blessantes. Les images et les souvenirs défilaient dans le désordre."...impossible."
Il se laissa glisser au sol, l'esprit totalement blanc. Comme si il s'était éteint.
Il tenta d'empêcher cette pensée de se former, de l'empêcher de faire surface de tout son être.
" Je.. J'aime bien Zoro?"
Il ne pouvait se résoudre à l'idée qu'il était possible qu'il aimait le bretteur tout court."ça n'a aucune importance de toute façon. C'est sans doute un effet secondaire de la morsure. Et de toute façon, c'est pas comme si il m'aimait bien aussi." Pensa-t-il avec un sourire rassuré. Il tenta de ne pas penser à la façon dont Zoro avait prit soin de lui, la façon dont il avait rendu ses baisers et ses caresses dans le couloir. La façon dont il avait sacrifié tout pour le sauver lui et ses nakamas à thriller bark. "Il aurait pu me laisser mourir à sa place. Il savait que j'étais prêt à le faire. Pourquoi m'en avoir empêché? Ils auraient tous été sauvés et personne n'en aurait rien su alors pourquoi? Par fierté? Par devoir? " La dernière option lui semblait trop impossible pour même l'envisager mais il se posait toujours la question. Depuis maintenant plus de deux ans. Pourquoi?
Sanji soupira. Il était si fatigué de toute cette histoire. "Je ne sais même plus ce que je pense. C'est vraiment le bordel total." Se dit-il avec un petit rire désabusé. Il se releva et continua le repas en mode automatique en évitant de penser tout simplement. ça donnait trop mal à la tête.
Le repas se passa étrangement dans le calme comparé à d'habitude. (Autrement dit, toujours bruyant et bordélique mais moins qu'à la normale.) Sanji ne s'était pas servit et les autres lui lançaient des regards inquiets discrètement. Essayant de lui remonter le moral (qu'il avait visiblement dans les talons) en le complimentant sur sa cuisine.
-"C'est vraiment délicieux Sanji." Fit Nami avec un sourire. Ce dernier afficha un sourire un peu forcé.
-"Merci Nami-swan, rien n'est trop beau pour toi." Fit-il d'un ton enjoué mais l'énergie et le coeur n'y étaient pas.
En fait , bien que les repas soient délicieux, on sentait que quelque-chose n'allait pas depuis une ou deux semaines. Là où la perfection était presque atteinte avant, on pouvait sentir un léger déséquilibre dans l'assaisonnement, ou un manque de saveur par-ci par-là. Non pas qu'ils allaient se plaindre ! Loin de là, c'était toujours très bon, juste pas,"Sanji".
-" Oi, Cook."
-"Quoi Marimo." Fit le cuisinier de mauvaise humeur, refusant de regarder le vert depuis qu'il était entré dans la pièce. Il était encore trop gêné à propos de tout ce qui s'était passé. Il vit Zoro se lever du coin de l'oeil et lui tendre son assiette à moitié remplie. ( Il n'avait pas du la donner à Luffy car celui-ci n'avait pas trouvé le trésor finalement, ce qui avait donné lieu à quelques plaintes déchirantes) "Mais qu'est-ce qu'il me veut?"
-"Quoi, quelque-chose à redire sur ma cuisine k'so-Marimo?
-"Manges." Sanji finit par le regarder l'air interdit.
-"Quoi?"
-"Manges." Fit le bretteur plus fermement. "Mais il est con ou quoi?"
-" Baka! J-Je ne peux pas manger!" "Pourquoi ce crétin remuait-il le couteau dans la plaie?"
-"T'as essayé?" Demanda-t-il en levant un sourcil.
-"J'ai essayé pendant 2 semaines sans succès!"
-"Après m'avoir mordu?"
-"..."
-"Essayes encore." Fit-il en montrant du regard l'assiette toujours tendue.
-"Ce...ça sert à rien!" s'énerva le cuisinier.
-"Tu peux pas le savoir tant que t'as pas essayé."
Sanji finit par prendre la fourchette du marimo et fourrer un morceau de poulet dans sa bouche rageusement histoire de le faire taire une fois pour t... . Ses yeux s'agrandirent sous la surprise.
Il, Il arrivait à goûter le poulet! La saveur était un peu faible mais il le goûtait. Des larmes s'échappèrent de ses yeux. Zoro fit un grand sourire. Auquel Sanji finit par répondre.
-"Je , j'arrive à le goûter un peu." Fit-il l'émotion transperçant dans sa voix. " Je peux encore être un cuisinier. Mon sens du goût n'a pas disparu! Je peux encore réaliser mon rêve!" Des larmes de soulagement coulaient sur ses joues. Le reste de l'équipage avaient tous un grand sourire aux lèvres, heureux pour leur nakama.
Le reste du repas se passa dans une ambiance bien plus gaie. Sanji arriva même à manger quelques bouchées sans tout rendre immédiatement mais du s'arrêter car son ventre protestait contre la nourriture normale. ça n'avait pas d'importance. Tant qu'il pouvait encore goûter quelque-chose, tant que son rêve n'était pas perdu, ça n'avait pas d'importance. ça faisait longtemps qu'ils n'avaient plus vu un sourire aussi radieux sur le visage du cuisinier, et c'était très contagieux.
Sanji sourit enfin! Waaah! ça fait trop plaisir! (Et mes chapitres sont de plus en plus longs nondidju)
verdict :) ?
à vous les studios!
