Hello !
Je vous viens hors nuit pour vous présenter cet OS… Que j'avais complétement oublié xD ! En fait je n'avais pas eu le temps de le finir lors de la dernière nuit, ni avant le mercredi d'après, date limite pour les textes entrant dans le résumé (mais si vous connaissez pas vous devez pas trop comprendre, laissez tomber c'est pas important o3o), et donc quand je l'ai fini je l'ai mis de côté, et ai fini par le zapper… Mais je rattrape cette erreur aujourd'hui ! C'est marrant, parce que le thème est justement « Erreur », dingue non ?
Bref, je vous laisse lire !
PS : le couple est un peu (juste un peu) spécial, mais je pense qu'avec moi vous en avez bouffé o/, rating T par prudence, et pour langage vulgaire, mais rien de terrible, franchement.
Disclaimer : Kuroko no Basket et ses personnages reviennent à Fujimaki-sama.
Mistake
C'était une erreur. Une terrible erreur.
C'était tout ce que Kasamatsu était capable de se dire, fixant sans regarder le plafond, essayant de réaliser ce qu'il avait fait.
Il était entré à l'université depuis quelques mois déjà, s'était adapté comme il le pouvait au rythme et à l'environnement radicalement différent du lycée. Il s'était également rapproché d'anciens joueurs de clubs qu'il avait autrefois affrontés, un peu trop rapproché…
Tournant lentement la tête posée sur l'oreiller sombre, il put voir une touffe de cheveux noirs dépasser de la couverture, son propriétaire lui tournant le dos, lui prouvant durement qu'il n'avait pas rêvé, et que les images brouillées mais tout de même assez explicite de la nuit qui lui étaient revenus en mémoire au réveil n'étaient pas le fruit de son imagination. Il se sentait bizarre, il avait un peu de mal à penser, une migraine et l'estomac retourné…
Une gueule de bois.
Se levant, il fut à la fois pris de vertige et d'une douleur aux reins qui le firent grimacer et manquèrent de le faire rendre le contenu alcoolisé de son estomac sur le lit. Il fit de son mieux vers ce qu'il reconnut approximativement comme une salle de bain et s'y enferma, vomissant dans la cuvette pendant plusieurs longues minutes avant de se laver et de se laisser glisser dos contre la porte. Il avait décidément fait une grosse connerie…
« Yukio-kuuuun ? » La voix à la fois mielleuse et aigüe arriva à ses oreilles à travers la porte, il déglutit difficilement. Il aurait du mal à lui faire face après ce qu'il s'était passé, mais il était un homme, et il n'allait pas se dégonfler. Se relevant tant bien que mal, il déverrouilla la porte et l'ouvrit, se retrouvant face à son amant d'une nuit.
« Quoi ? »
« C'est pas bien d'accaparer la salle de bain ! »
« Va te faire, c'était urgent. »
« J'aimerais bien, mais je pense que ça tournerait comme hier… » Le brun se gela à l'allusion. Cet enfoiré… Le laissant entrer dans la salle d'eau, il revint dans la chambre et tenta de retrouver ses vêtements… Qu'il trouva éparpillés sur le chemin entre le lit et la porte d'entrée du petit studio. Aucun doute que la nuit avait été chaude, il eut une grimace dégoutée à cette pensée; il faisait vraiment n'importe quoi quand il était saoul, il devrait plus se surveiller la prochaine fois, et y aller avec Kobori aussi…
S'habillant rapidement, il s'apprêtait à quitter l'appartement en vitesse pour ne pas avoir à plus longtemps supporter la tête du propriétaire, mais ce dernier en décida autrement.
« Yukio-kuuuun ? Tu t'en vas déjà ? J'aurais pensé qu'un petit déjeuner te tenterait ! »
« Tch, non merci. Rien que te voir me coupe l'appétit. »
« Yukio-kun c'est méchant ça ! »
« J'peux faire pire : rien qu'à te regarder j'ai envie de gerber ! »
Il savait qu'il avait fait une bourde, mais l'autre n'était pas non plus hors de cause, il l'accusait même d'avoir profité de lui et de son état pour lui faire ce qu'il voulait, et il n'était pas près de lui pardonner aussi facilement.
« Tu ne veux vraiment pas rester encore un peu ? »
« Plutôt crever ! »
Sa main sur la poignée de la porte d'entrée, il s'apprêtait à partir sans se retourner mais un détail clochait…
« Connard ! Où est la clef ?! »
L'autre laissa échapper un rire qui se voulait gêné, mais le brun savait parfaitement que ce n'était que de la comédie. Il pesta, énervé au possible, et s'approcha de l'autre.
« Cette putain de clef, donne-la moi. »
« Oh, tu veux revenir ? »
« Te fiche pas de ma gueule ! »
Kasamatsu n'avait jamais été connu pour sa patience, et cette fois de dérogeait pas à la règle. Il voulait sortir de là, et il en viendrait aux poings si c'était nécessaire. Son regard bleu planté dans celui noir de son vis-à-vis faisait bien passer le message, le propriétaire des lieux leva les mains en signe de paix.
« Du caaalme, je n'ai pas envie de me battre, je vais t'ouvrir. »
Se retenant de faire grâce au visage de l'autre avec son poing, il se recula et le laissa aller chercher la clef qui était quelque part dans la chambre, et franchement il se fichait bien où exactement elle pouvait être. Il revint quelques instants plus tard et se dirigea vers la porte qu'il déverrouilla habilement, le brun sur ses talons. Mais alors qu'il quittait la prison au plus vite, une poigne le retint par le bras.
Un cri de colère quitta sa gorge alors qu'il tentait violemment de se libérer, mais la force de la prise lui parut incroyablement forte, il se retourna pour croiser le regard noir perçant.
« Putain mais lâche-moi, t'es lourd ! »
« Tu es à moi. »
« Hein ?! » Le sang lui montant à la tête et la vision rouge, l'ex capitaine ne voulait pas prendre le temps de comprendre exactement ce que voulait dire l'autre, mais il n'en avait pas besoin pour savoir que c'était encore une fois de la pure merde.
« Arrête de raconter des conneries, lâche-moi ! »
« Tu ne comprends pas. »
L'autre le rapprocha en tirant sur son bras captif, son regard se faisant encore plus perçant, plongé dans celui bleu-gris du brun. Inexplicablement, ce dernier sentit un frisson le parcourir. C'était quoi encore que ça ?!
« Personne, je dis bien personne ne posera la main sur toi, et tu n'as pas non plus intérêt à aller chercher ailleurs. Tu es à moi. »
« T'es cinglé ! Laisse-moi partir, enfoiré ! J'appartiens à personne, et encore moins à toi ! »
Un coup, sorti de nulle part, frappa son estomac et lui coupa le souffle, incapable de se défendre pendant deux courtes secondes, l'autre en profita pourtant pour le plaquer contre le mur. Son ton était menaçant, ne laissant aucune place à la plaisanterie. Une main releva le menton du brun qui glissait lentement le long du mur, et leurs yeux se rencontrèrent à nouveau.
« Tu as l'air de quelqu'un à fort caractère, tu n'hésite pas à en venir aux poings, mais au fond tu n'es pas très résistant; il est aisé de te briser, en sachant comment s'y prendre. Alors je te préviens encore une fois : tu es à moi, tu as intérêt à oublier toute autre relation, surtout avec le blondinet. »
La mention de Kise le fit sursauter, encore sonné par le coup puissant. En quoi ça concernait ce connard ? Et surtout : comment était-il au courant ? Il frissonna de dégout.
« Je suis au courant que tu l'aime, je suis au courant de tout à propos de toi. Mais ces sentiments ne dureront pas, je m'en assurerais. Reste sage ou tu le paieras cher, il le paiera cher… »
L'autre s'écarta, le lâchant, rentra dans le studio et ferma derrière lui. De la rage mêlée à d'autres sentiments incompréhensibles et terriblement douloureux serrèrent la poitrine de Kasamatsu, alors qu'il se laissait glisser jusqu'à s'asseoir sur le sol. Dans quel foutoir il s'était mit… C'était définitivement la pire erreur de sa vie.
« Enfoiré… Imayoshi… »
J'avoue, j'ai mis le titre en anglais juste pour faire genre, parce que juste « erreur » ça laissait trop comprendre que j'avais pas d'inspi °°. Soooo, pauvre Kasamatsu, ne ? Et si vous laissiez un commentaire pour lui dire de tenir le coup ?
Gode j'aime Kasamatsu.
Nataku Makuraka, Hérissonne RedBullisée de Service.
