Ayo tout l' monde !
Oui, j'ai encore changé de pseudo, mais c'est bien moi… J'ai laissé le « à plume » pour que vous n'en doutiez pas...
Je ne m'y ferais jamais, mais en sept jours, il y a déjà 91 personnes qui sont passées sur mes pages ! 91, rendez vous compte ! Et vous êtes un peu plus de 160 qui venez lire dès la publication, ça me fait vraiment très plaisir, vous savez, merci à tous les lecteurs et lectrices ! Je vous aime !
Je crois que j'ai eut Huit review pour le chapitre précédents, et dans l'une d'elle, on me disait qu'un nouveau chapitre était comme un cadeau… Alors voilà mon cadeau de pâque. Neuf pages ! Sûrement six milles mots et plus !
Voilà, j'espère que vous aimerez bien, j'y ai mit tout mon cœur !
Et vous savez, on se sent parfois seul quand on écrit sur un pairing oublié de tous… Mais j'aimerais beaucoup voir du Mycroft x Moriarty sur ce fandom, moi… Mais y a vraiment que moi pour écrire des trucs pareils…
Au fait ! GROS SPOIL DE LA S2 ! Parce que bon, il faut bien que ces foutus scénaristes et moi on s'explique sur certains évènements… *sors deux magnum 47 calibre cinq… *(Non, je ne croit pas qu'une arme comme ça existe… Mais bon.)
Qu'est ce qu'il y a encore…
Ah oui ! Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais quand vous êtes encore dans la liste du fandom, à côté de « The fist the one », il y a une double flèche, comme des guillemets, elle permet d'accéder directement au dernier chapitre publié.
… Je crois que c'est tout, Bonne lecture à toutes et à tous !
(A non, au fait, j'ai un blog, et un twitter, pour ceux qui veulent avoir des avant-premières de temps en temps, le deuxième vous informe des publications sur le premier, voilà.)
Je vous laisse, lire, oui….
Joyeuses Pâques !
Arlavor : Chouette… Pas de mauvais jeu de mots, hein… :) He comes back ! Thank you for the review, you're an … What exactelly are you ? Bonne lecture ^^
Flo : Mon Hirondelle, j'espère que tu vas aimer ma guimauve ^^
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19 : Le chapitre glucose que j'avais promis, il y a pas si longtemps… Avec le chocolat, je sens une tapée de crises de foie poindrent…
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Le lendemain, lorsque l'inspecteur se réveilla, il se rappelait de presque tout. Mais pas de suffisamment pour appeler le corps endormis tout habillé à ses côté un « ami ».
A vrai dire, dans son contexte mental actuel, il y avait même sur cette personne un panneau clignotant : « James Moriarty, DANGER ! »
Dès qu'il l'eut reconnu, il s'écarta, sautant hors du lit et chercha ses menottes et son revolver du regard.
Tiré de son sommeil, Jim se redressa, se frotta les yeux avec ses poings et s'étira lascivement. Il jeta un coup d'œil à l'inspecteur et eut l'air ennuyé :
-Oh non… Encore ?
-Comment ça encore, demanda le policier sur la défensive ?
-Vous m'avez encore oublié… J'aimerais assez que ça s'arrête ! … Je vois, vous ne comprenez pas. En quelle année sommes nous ?
-2012 ?
-Eh non ! 2015, très cher inspecteur !
-QUOI ?
-Parfaitement. Vous pouvez allumer votre poste pour voir… (C'était justement l'heure du JT.)(Il bailla pendant que le DI ne le lâchait pas du regard, méfiant.) … Oui, j'arrive, j'arrive…
En traînant les pieds, il précéda Lestrade dans le salon ou celui-ci alluma la télé. Effectivement… Mais il ne s'y fiait pas. C'était Moriarty, il pouvait très bien avoir truqué ces informations, sachant qu'il le demanderait. Mais dans quel but ?
Moriarty … Vivant ?
Il se retourna vers le malfrat :
-Sherlock est vivant ? !
Eh ! Pourquoi il s'occupait d'abord de Sherlock ?
Il répondit avec agacement :
-Evidemment. Une histoire d'échange de corps…
Il fronça dangereusement les sourcils en voyant l'inspecteur soupirer de soulagement, puis se ré-intéresser à lui.
-Et vous ? Vous aviez une balle dans la tête, il me semble…
-En effet. J'avais. Elle à traversé le cerveau antérieur et m'a causé quelques troubles et six mois de coma, mais mon adjoint est arrivé suffisamment tôt pour qu'il n'y ait rien d'irréparable. Maintenant, si vous pouviez me croire et laisser tomber cet air suspicieux, j'en serais positivement ravi !
Il était irrité, vexé et blessé à la fois. Qu'est ce que c'était que ça ? !
-…Prouvez moi que Sherlock est toujours en vie.
-Qu… Tss ! Son téléphone est dans votre poche droite, vérifiez vous-même !
Lestrade sorti l'objet pendant que le génie s'asseyait dans un fauteuil et croissait les bras, le regard défiant.
-Qu'est ce qu'il fous là ?
Le téléphone. Moriarty soupira.
-C'est vous qui lui avez volé à l'hôpital, dans les poches de son grand manteau noir. Ça vous va ? !
Il avait dit ça sur un ton ironique, appuyant bien sur le « grrraaand ».
-A l'hôpital ?
-Ouai. Suite à un malheureux accident que je regrette de plus en plus, vous avez prit un coup sur la tête et perdu la mémoire.
Et pour lui faire regretter quelque chose, il fallait être fort !
-Je suis amnésique ?
Bon sang, il faut vous le dire combien de fois pour vous le faire comprendre ? ! Il faillit le lui crier mais se contint de justesse, se contentant de hocher la tête. D'ailleurs Lestrade ne le regardait déjà plus, il attrapait Jimmy qui avait pointé le bout de son nez et le câlinait en dévisageant le piano, pas convaincu. Sous les yeux de Jim, scandalisé, mort de jalousie et de colère : il avait autant droit à un câlin que cette stupide bestiole ! Il avait autant droit à de l'attention que ses propres cadeaux à l'inspecteur ! Ses deux choses lui devaient leur présence ici et il n'avait pas un regard, pas une parole gentille ! Ce n'était pas juste ! !
Envieux, il détailla les bras de l'inspecteur, au bord des larmes. Lui aussi il voulait si blottir… L'inspecteur passait ses nuits à l'oublier, ce n'était pas drôle… Il eut l'impression de compter pour du beurre, d'être si gênant pour cet esprit qu'il était effacé volontairement par son inconscient. Dire que seulement une semaine plus tôt, il avait réussit à faire dire son prénom à Geremy… Maintenant, il lui semblait qu'une montagne s'élevait entre eux. Bien sur, l'inspecteur ne faisait pas exprès et tout ça serrait bientôt finit, mais ça lui donnait le cafard.
-Et qu'est ce que vous faites chez moi ?
Tiens, une question… Une recherche de prétexte pour qu'il parte, plutôt ! Il eut un sourire blessé.
-J'attends que vous daigniez vous souvenir de moi.
-Et qu'est ce que je suis censé me rappeler de vous ?
Moriarty poussa un soupire de profond désespoir.
-Rien.
-Dites le toujours…
-Non. Vraiment rien. Pour tout vous dire, on en était tout juste à abandonner les noms de familles… Et encore. Six baisers exactement, dont plusieurs de charité envers moi, un que je vous ait volé… Quelques câlins… Rien, quoi.
L'autre n'était pas de cet avis là : pour lui, ça semblait peut-être même déjà trop.
-Tout ça ? Avec un criminel psychopathe comme vous ? ! Vous m'avez drogué, ou quoi ?
-Même pas, j'ai juste attendu deux ans et demi et le bon moment.
Et manifestement, là, ce n'était pas le bon moment.
C'était donc à ça que ressemblerait leur relation si l'inspecteur n'avait pas été si fatigué ce soir là ? S'il était venu un jour normal … Il sentait qu'il allait sombrer dans l'alcool pour le reste de la journée si ça continuait comme ça et qu'il partait maintenant. Le Lestrade de seize ans lui avait dit des choses adorables, lui avait même tout pardonné… Mais il aurait du savoir que les gens changent avec l'âge…
-Et je suis quoi pour vous ? Un jouet ?
Le consultant leva un sourcil déprimé et réprobateur :
-Vous croyez vraiment que je vous traiterais comme ça si vous n'étiez qu'un jouet ?
L'autre pencha la tête sur le côté, réfléchissant.
-Comment, « comme ça » ?
-Je vous ai offert un piano, je vous laisse avoir votre flingue, je n'ai pas de snipers qui braquent leurs fusils sur vous, je ne vous ai pas non plus bardé d'explosif, je ne vous ai pas encore touché contre votre gré et je vous attends. Qu'est ce qu'il vous faut de plus ?
-Et vous me le dites comme ça ?
-Pourquoi pas ? Après tout, vous allez sûrement encore oublier, alors…
Il était amer, l'inspecteur s'assit doucement dans l'autre fauteuil, caressant toujours Jimmy.
-Comment ça a démarré ?
Le criminel lui fit un bref résumé du chapitre un.
-Et pourquoi vous étiez venu ?
-Parce que vous êtes la seule personne à être venu mettre des fleures sur ma tombe quand je suis « mort ».
-Ah oui, ça je m'en souvient.
-Et vous, pourquoi vous étiez venu, demanda t –il, pour essayer d'oublier ses idées noires ?
-Parce que je voulais voir à quoi ressemblait la tombe du plus exubérant criminel du siècle prétendument inventé par Sherlock… J'ai été déçu, d'ailleurs… Je m'attendais à… Je ne sais pas, du marbre fluorescent ? C'était tout triste, et puis aller voir celle de Sherlock m'aurait trop plombé le moral.
-Et les autres fois ?
-J'ai ramené des fleures pour mettre un peu de couleur, et puis tant qu'a faire, je suis revenu pour m'en occuper et prier.
-Prier ? Pour qui ? Pour Sherlock ?
Le concept de prier le dérangeait en lui-même, mais là, il était juste sur le point d'aller ouvrir la fenêtre et de sauter pour de vrai.
-Au début, oui. Et puis pour vous aussi. Pour que vous ne foutiez pas le bordel en enfer, puisque que je vais sûrement y passer quelques temps, et puis pour que vous soyez heureux au moins dans l'autre monde. Pour le repos et la paix de votre âme, quoi. Mais puisque que vous êtes vivant, ça ne servait à rien.
James détailla longuement le policier en face de lui.
C'était… ce qu'il venait de dire, c'était que… M'enfin ? !
Il était presque choqué.
Personne ne lui voulait du bien ! Encore moins qu'il soit heureux ! Sauf peut-être Moran, mais lui… Il avait les mêmes intérêts que lui. Tous les autres avaient au moins cinq bonnes raisons de vouloir sa mort et qu'il aille pourrir dans le tartare ! Et Lestrade faisait partie de ses gens là, en 2012 ! Et en 2015 aussi ! … Il le surprenait toujours.
-Vous savez, inspecteur, commença t-il, je suis resté six mois dans le coma. Quand je me suis réveillé, Sherlock était revenu, Moran en prison sous haute surveillance et maintenu en vie par les agents de Mycroft Holmes, j'avais énormément de choses à faire, remettre en ordre mon monde personnel, faire évader le colonel… C'est lui qui m'a dit qu'il avait vu des fleures sur ma tombe. Des pensées de toutes les couleurs… Ça m'a intrigué, alors j'ai regardé. J'ai piraté six mois de caméras pour voir qui, finalement ? Vous. Je dois dire que c'est une découverte qui m'a surprit. Mais qui d'autre ? … Je me suis promis de vous le rendre un jour, mais, c'est triste à dire, il régnait encore un certain désordre dans mes affaires, et je vous ai oublié pendant un an. Et puis les affaires ont reprit avec Sherlock, dans la clandestinité, et vous m'êtes revenu à l'esprit. Je vous ai envoyé des roses blanches, mais vous les avez rendues en croyant à une erreur. Bon, je n'avais pas mit de carte.
Il s'interrompit, fixant le plafond, pensif.
-Vous êtes ressorti de mes pensées, vous avez apprit par Sherlock non officiellement que j'étais revenu, mais vous n'aviez pas la permission de rouvrir l'enquête et ne pouviez pas l'avoir sans révéler à votre chef que vous travailliez toujours avec Sherlock. Et vous vous êtes déjà assez fait engueulé pour ça, non ?
Lestrade hocha la tête, sans piper mot, attentif.
Au bout d'un moment, Jim reprit :
-J'ai toujours mal dormis. Depuis que je suis né, ça m'a valu… Bref, comme les frères Holmes, la rançon du génie, je suppose. Mais je vous dois les meilleures heures de sommeil de toute ma vie. (Sous l'œil interrogatif de l'inspecteur, il se leva et s'approcha, puis vira Jimmy et prit sa place sur ses genoux en continuant.)… Parce que, voyez vous, le seul endroit ou je me sente assez bien pour dormir sans somnifères… (Il ferma les yeux et entoura le policier de ses bras, le nez dans son cou.)… L'endroit ou mon âme, si j'en ai une, est suffisamment en paix pour se reposer, c'est près de vous. Dans vos bras.
Il rouvrit les yeux pour voir le DI rougir. Sur une impulsion, il demanda :
-Vous m'aimez ?
-Je vous embrasse, il parait … (Il réfléchit…) Ça dépend de ce que vous appelez aimer.
-Vouloir être avec moi, avoir de l'affection pour moi, avoir envie de moi…
-Ça fait longtemps que je n'en plus envie de personne. Il soupira… Pour mon âge, je suis bien trop usé.
-Usé ? Trop ?
Sourire las.
-Si vous saviez… De toute manière, on s'en passe, je n'en ai pas besoin.
-Si ! Vous devez en avoir besoin ! Sinon vous n'êtes pas humain !
L'inspecteur le considéra, amusé.
-… Même en admettant ça, il n'y a personne qui veuille de moi sur ce plan là, à mon avis.
-Pourquoi ?
-Vous m'avez bien regardé ? Je fais cinq ans de plus que mon âge.
-Dix.
-Sympa… Enfin bref, je doute que quiconque tente le coup.
-Détrompez vous. Moi je tenterais bien le coup, et j'en connais d'autres qui sont du même avis : Moran, Johnny-boy, les deux Holmes… Vous n'avez jamais vu Mycroft en personne, non ?
-Non.
-Ça va venir. Et donc, j'ai aussi plusieurs personnes que vous fréquentez dans votre milieu, au bureau ou pour certaines enquêtes qui s'endormes sur des pensées perverses sur votre corps… Par exemple un barman de boite de nuit que vous avez vu et interrogé plusieurs fois dans le cadre d'une affaire en cour, et qui passe ses moments de solitudes à…
Lestrade avait fermé les yeux et posé un doigt sur les lèvres du consultant.
-Je ne suis pas sûr de vouloir en savoir plus…
-Alors embrassez moi.
-Une minute, j'ai une question.
-Oh non… Après vous serez fâché et vous ne voudrez plus …
-Vous avez donc tant à vous reprocher ?
-Personnellement, je ne me reproche rien. Mais vous… Aller, posez votre question, je veux mon baiser.
-Tout à l'heure, quand vous avez parlé d'accident malheureux… C'est-à-dire ?
-Un immeuble. Je l'ai fais exploser, vous passiez dessous, mauvais timing.
-Je vois. Combien de morts ?
-…15.
Et voilà. Il se sentait presque coupable, presque honteux de lui !
Il n'arrivait même pas à faire le fou.
-Mais c'était tous des criminels !
-Vous tuez même vos semblables ?
Pourquoi donc avait-il ressenti ce besoin de se justifier ? Le front soucieux de Geremy, cette peur nouvelle qu'il avait de le perdre… Mais il n'arrivait qu'à s'enfoncer.
-… Bisous ?
-Bien sur.
Jim déconnecta pendant que l'inspecteur posait un léger baiser sur le bout de son nez.
-Hello ?
-… Bien sur ?
-Eh ben ?
-Je viens de tuer 15 de mes semblables et j'ai faillis vous rajouter au tas, et « Bien sûr » ?
-Voui. Parce que vous n'avez pas fait exprès, pour moi, pour les autres, ça les regarde, et puis vous êtes revenu de Russie juste pour moi, et vous m'avez dit des choses gentilles, alors bon.
-Vous vous souvenez de la Russie ?
-Je me souviens de tout. Et je commence à avoir mal à la tête… Vous me laisseriez aller chercher de l'aspirine ?
-Non !
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Ne m'oubliez plus jamais !
-C'est vous qui avez commencé…
Le malfrat n'avait jamais daigné se souvenir que c'était lui qui l'avait arrêté dans la tour de Londres.
-Et puis même si mes souvenirs me faisaient défaut, mon cœur se rappellerait de vous.
Touché, le criminel se blottit encore plus contre le policier, s'accrochant à sa chemise.
-Jim ? Ça va ?
L'autre ne répondit pas tout de suite, son rythme cardiaque venait de faire une pointe de vitesse, comme à chaque fois que Lestrade l'appelait par son prénom.
-Redite le, demanda t-il enfin.
-Pardon ?
-Mon prénom. Redite le.
-Pourquoi ?
-Il vous faut une raison ?
-Vous ne dites jamais le mien, remarqua l'autre en haussant les épaules.
Le brun fit couler ses doigts dans les cheveux gris et réitéra sa demande, d'une voix menue :
-… S'il vous plait…
Il senti l'inspecteur se raidir… Gagné !
-Quel manipulateur vous faites… Vous ne reculez devant rien ?
-En effet. Vous ne me le direz pas ?
-Si ça peut vous faire plaisir …
-Ça me fait plaisir ! Aller !
Mais l'inspecteur avait du mal à se rendre comme ça.
-Dites le mien, alors. Une fois. Après je dirais le votre autant que vous le voudrez.
-Ge… Geremy. Voilà, à votre tour !
-James.
Le bandit s'était reculé soudainement,il le regarda droit dans les yeux, ses doigts sur les lèvres du policier, une lueur fanatique dans le regard.
-Encore !
-James ?
Moriarty l'empêcha de prononcer une seule autre syllabe. Collé tout contre lui, l'embrassant passionnément. Il pouvait même sentir son cœur battre à travers les tissus de sa chemise et du costume du consultant.
Quand il le lâcha enfin, il reprit son souffle.
-A ce point là ?
-Oh oui, soupira le psychopathe. Ça faisait si longtemps qu'on ne m'avait pas appelé James, et vous avez une voix si érotique…
-Allons bon. D'abord mon corps et maintenant ma voix ?
-Même si vous ne vous en rendez pas compte, votre manière de bouger, votre caractère entre actif et passif, votre charme un peu vieux, tendre… Vous appelez tout entier à la perversité, en fait.
-Passons… Mais alors, pourquoi je…
-Parce que vous êtes aussi solitaire et impressionnant. Peu de personne aurait assez de cran pour vous le dire en face.
-Attendez. Vous, Sherlock et Mycroft, John, Sébastian…ça m'en fait déjà cinq ! Et pas une femme dans le tas, je suis un aimant à Gays ?
-Vous n'aimez pas ça ?
Il posait la question sérieusement mais ne bougeait pas.
-Ce n'est pas ça… C'est juste étrange. C'est nouveau pour moi d'attirer les gens sans le vouloir, comme d'être embrassé par des hommes, ou de servir de fauteuil à l'ennemi public n°1… Mais ce n'est pas désagréable.
Le sourire victorieux du génie lui fit espérer qu'il allait pouvoir prendre quelque chose contre son mal de tête, mais non.
-Si vous aimez la nouveauté, que diriez vous de faire de nouvelles découvertes ?
-Euh… Du genre ?
-Hum… Le criminel s'humecta les lèvres. Comme combien de temps il faut pour jouir quand on est pénétré par un homme, à quoi ressemblerait vos cris de plaisir, vos gémissements de désir, à quel point la préparation est désagréable, à quel point le reste est bon … Dans un premier temps.
-Hé, c'est le printemps qui vous met dans cet état là ?
-Nope. C'est vous. Alors ?
Vous et la peur de vous perdre des que je suis à plus d'un mètre de vous. C'est pour ça que je suis revenu cette nuit.
-… Sans vouloir vous vexer, Je crois que sur le plan physique, je n'ai rien à apprendre de vous.
-Ah oui ? Un exemple ?
-Mmm… Par exemple … Quelle portée érotique accordez vous à une cuillère ?
-Ah une cuillère ? Aucune ?
Il haussait un sourcil curieux pendant qu'un sourire échappait à Lestrade.
-Elles disaient ça, elles aussi.
-Qui elles ?
-Des amies de ma femme. Cinq. Elle avait parié avec elles qu'après m'avoir bien regardé, elles ne pourraient pas se concentrer sur une conversation.
Je leur ai porté du thé, j'ai prit mon bol de chocolat, elles m'ont fait faire deux ou trois tours sur moi-même, en me scrutant de partout, elles ont confirmé le pari.
-… Et ?
-J'ai passé une heure et demie à jouer pensivement avec ma cuillère. Quand j'ai vu qu'elles n'essayaient même plus de parler, j'ai remué mon bol… Elles m'ont presque sauté dessus pour m'empêcher de boire « cette chose ». Ne riez pas, je vous jure que c'est vrai…
Le criminel pouffait sur ces genoux, se représentant très bien la scène. Il voyait aussi très bien l'inspecteur caresser sa cuillère métallique, brillante, suivre ses courbes de son doigt, la mettre dans sa bouche, presque sans y penser mais d'une façons si érotique… Exactement comme il caressait Jimmy, comme il agissait d'habitude.
Mais cette diversion ne faisait que le ramener au sujet de départ :
-Donc vous ne voulez pas ?
Lestrade secoua la t^te.
-Mais pourquoi ? !
Il sourit au malfrat frustré et expliqua d'un ton doux :
-D'abord, je viens de me prendre vingt ans et quelques dans la face en moins de 48 heures, et c'est assez fatiguant… Et puis une première fois et une première fois, je n'ai pas envie de faire ça maintenant pour tout gâcher… C'était comment votre première fois à vous ?
-Avec un homme ? Douloureux… Mais je prendrais soins de vous !
Le policier lui ébouriffa les cheveux.
-Ce n'est pas qu'une histoire de douleur. Attendez un peu, laissez moi le temps.
-J'en ai assez d'attendre ! Depuis le début je vous veux et j'attends ! Je ne veux pas que vous disparaissiez avant que…
Il baissa la t^te et soupira avant de reprendre.
-Avec vous, je me sens comme un gamin, jamais comme un homme… J'ai beau être plus intelligents que vous, vous me déstabilisez, vous me considérez comme une sorte de petit frère alors que je voudrais que ce soit comme un amant ! …
-Amant comment ? Sex friend ou être aimant et aimé ? Parce que ça change tout, vous savez…
Il poussa calmement Moriarty de ses genoux, le laissa prendre sa place et alla faire un peu de toilette, et même prendre un bain, et surtout de l'aspirine, laissant le criminel à ses réflexions.
… Sex friend ou amoureux ? Mais c'était une question stupide, il voulait les deux !
Il avait deux alternative acceptables : Etre ce qu'il avait toujours été, un salaud manipulateur et prendre ce qu'il voulait, quitte à jeter l'inspecteur plus tôt, ou alors… être patient. Sans même aller jusqu'à être un type bien, mais accorder de l'important à cette relation, à la réciprocité, essayé d'y mettre du sien…
Mais attendre, attendre ! Il n'en pouvait vraiment plus d'attendre !
Rien que d'entendre sa voix éraillée lui dire « James », il avait chaud et se sentait à l'étroit dans ses costumes sur mesures… Et c'était encore plus flagrant depuis qu'il avait faillit le perdre pour toujours.
Comment ce faisait-il qu'un homme normal provoque ça chez lui ? Et pourquoi surtout. Parce que le comment était simple. Avec sa gentillesse, sa tendresse sans condition, il l'ébranlait, lui et toutes ses convictions, il le faisait douter.
Est-ce qu'il l'aimait ?
Une histoire où un criminel surdoué et multirécidiviste tombe amoureux d'un flic chargé de l'attrapé, ça ne faisait même pas un bon roman à l'eau de rose, un de ces roman qu'on achète dans les gare en attendant quelque chose qui ne viendra jamais que pour repartir. Une bonne tragédie, peut-être ? Même pas sûr.
« Je vous aime », trois petits mots... est ce que vraiment si peu de syllabes pouvaient exprimer ce qu'il ressentait pour l'inspecteur, son envie de l'avoir pour lui tout seul, les chaînes autour de son coeur ?
Pour lui, c'était ce qui se rapprochait le plus d'aimer, pour l'instant, et à vrai dire, il se foutait de mettre de ridicule et superflus mots sur ça.
Et pour les autres ? Qu'est ce que c'était que l'amour ? Pour Geremy ? Il l'imagina lui dire « Je t'aime » et se força à respirer plus lentement. Pour Lestrade, « je vous aime » pouvait signifier « je suis a vous, soyez à moi, même un peu, pour un mois, pour un an, pour la vie, pour un jeu... Je je je vous aime-euh... »
Dans sa tête, la petite chanson se tu. Être à lui, se soumettre à lui... Hors de question ! … Pourtant, c'était bien ce que le policier faisait pour lui depuis le début. Mais ce n'était pas pareil ! Ça n'avait même rien à voir ! Leurs caractères étaient différents, Geremy était le passif. Parce que lui, il ne pouvait pas faire ça, enfin, subir ça. Surtout venant d'un débutant.
Moins de deux secondes plus tard, il était plié en deux, retenant un gémissement de … chaleur. Il avait imaginé les mains sur son corps, le murmure doux, et les sensations avaient envahis son esprit, et puis le reste.
Lestrade revint à se moment là, dans son vieux jean et son pull gris chocolat, tout frai, tout propre. Mr sex. Dès qu'il aperçut Moriarty, il se précipita vers lui et s'agenouilla :
-ça va ?
-L'autre leva vers lui ses yeux brouillé et ses joues rouges :
-Nan ! Je vous hais, vous et votre pull !
-Oh. Je vous assure que nous aurons beaucoup de mal à nous en remettre. Et vous ?
Le malfrat le fusilla du regard, se mordit la lèvre, hésitant, pencha la tête de côté, pesant furieusement le pour et le contre, inspira, expira et l'embrassa fougueusement, le reversant au sol. Il avait commencé à déboutonner son propre veston, après avoir jeté sa veste au loin, sans lâcher l'inspecteur quand il se redressa et s'écria :
-NON ! Non non non non non non, non, Non. NON. Pas ici, pas comme ça…
Il frémissait jusqu'à véritablement trembler et cherchait ses mots. Il se repencha vers l'inspecteur, qui le regardait avec curiosité, son regard se perdit sur le sien et dans le même enchaînement, sa bouche sur la sienne. Il se rejeta en arrière quasi-instantanément.
-Non !
-Qu'est ce qu'il y a ?
-Je… Il avala une grande bouffée d'air. Je veux faire les choses correctement, je veux vous voir de partout à chaque instant et en même temps, je veux entendre tous les battements de votre cœur et…
-Respirez !
Graduellement, Jim était devenu tout pâle. Quand il eut reprit son souffle, il n'était pas moins embrouillé. Il constata plus pour lui-même que pour son hôte :
-Je ne peux pas vous faire l'amour comme ça…
-Même si vous pouviez, l'informa Geremy, c'est non.
Le ton était sans appel, le regard tranchant de l'inspecteur désempara Jim qui, abruti par l'envie, le dévisagea.
-Pourquoi ?
Ses yeux se brouillaient, prêts à pleurer.
-« Faire l'amour ». On ne fait pas l'amour à quelqu'un à qui on a jamais dit « je t'aime » ! D'ailleurs on ne fait pas l'amour à quelqu'un, on fait l'amour avec quelqu'un. J'aimerais bien que vous me demandiez mon avis pour ce genre de choses… Et si c'est juste pour être votre sextoy, c'est non.
Dans un sursaut de lucidité, James remarqua froidement que si l'inspecteur était gêné par la préposition, il l'était aussi avec le nom commun alors que lui, il ne lui manquait plus que le verbe ! Et c'était la première fois que Lestrade se cachait derrière les mots ! Et…
-… Vous ne voulez pas de moi ?
Sa voix était redevenue plaintive. C'était la bonne question à poser…. L'inspecteur le serra dans ses bras et lui fit un beau sourire.
-Bien sur que si…. Mais je suis vraiment trop fatiguer aujourd'hui. Ne soyez pas trop déçut, vous m'aurez bien un de ces jours.
-C'est si mal que ça ?
Geremy haussa les épaules.
-Ce serait juste le début de la fin…
-Comment ça ?
Il était calmé, maintenant, le pessimiste de l'inspecteur l'intriguait.
-Vous vous lasserez vite de moi, physiquement parlant.
-Pas sur ! Je vous veux corps et âme !
-Soyons sérieux. Qu'est ce que je suis, pour vous ? Une sorte de distraction, de nounours que vous abandonnerez dans le coffre à jouet quand vous vous en aurez assez. Et une fois que vous m'aurez eut entièrement, ça ne tardera pas. Ne le niez pas, c'est dans votre caractère. Alors moi, simple humain normal, je fais ce que je peux pour tenir un maximum de temps. Parce qu'après je ne vous reverrais plus. Ce ne serait pas pour tout de suite, vous métriez quoi, un an ? Et après vous vous envoleriez. En un an, on peut faire beaucoup, énormément même, mais un an … C'est demain, ça passe vite. Et moi j'aimerais que vous soyez encore là après demain, et dans un mois, et dans trente ans… Mais ça, c'est impossible, n'est ce pas ?
Il regardait Moriarty, candide, et le criminel ne répondit pas. Il s'était écarté, assit sur ses chevilles et penchait la t^te, réfléchissant. C'était bien possible, il était toujours aussi versatile, instable… Mais c'était ce qui faisait sa force, il ne pouvait pas se permettre de laisser cet aspect de lui-même.
-Si vous commenciez par me dire que vous m'aimez, déjà ?
-Je ne vous l'ai jamais dit ? Quelle négligence de ma part…
C'était à son tour de se détourner.
-Et vous esquivez encore. Vous ne voulez vraiment pas me le dire ?
L'inspecteur sourit, se redressa et lui caressa la tête, affectueusement.
-Ne me le demandez pas comme ça, je pourrais vous le dire milles fois dans l'espoir d'un sourire.
-Et décidément pas ! Pourquoi me refusez vous ça ?
-Parce qu'une chose à la fois, James. Il ne faut pas aller trop vite, et vous aurez bien mon âme un de ces jours. Et puis vous ne l'avez pas dit non plus.
-Autant que vous voulez si vous continuez de dire « James ».
-James.
-Je vous aime.
Le policier fatigué soupira en secouant la t^te.
-C'est facile pour vous je suppose…
-Non.
Le mot avait claqué, les yeux noirs remontèrent vers lui.
-Je ne mens pas. Je suis James Moriarty, le pire et le plus génial criminel qui soit, mais je n'ai jamais mentis sur mes sentiments. JAMAIS ! Je vous ai dit que vous étiez la personne qui me faisait me sentir humain, même si c'est désagréable, celle à laquelle je tiens le plus, même si je n'ai jamais tenu à personne, la seule avec qui je sois BIEN ! Alors pourquoi vous ne ME PRENEZ PAS AU SERIEUX ? !
Il avait hurlé les derniers mots, saisissant Geremy par le col de son pull.
-Je viens de vous offrir mon âme, mon cœur, mon corps, tout, et vous avez tout refusé d'un geste de main comme on chasse une mouche ! La dernière personne qui s'est refusé à moi, simplement physiquement, est morte ! Alors que vous allez encore vous en tirer en me frottant les cheveux et en allant vous coucher !
Et pourtant il était bien la seule personne pour qui il éprouvait de la reconnaissance. Sauf peut-être Sherlock ou Moran, mais pas à ce point là. Même ses parents n'avaient pas cet honneur. Le mettre au monde avait été leur plus grosse erreur, ils s'en étaient rendu compte bien assez tôt. Malgré ses mensonges et justement à cause d'eux, il avait toujours été seul, il rencontrait rarement des gens sans se cacher derrière un masque quelconque… Ça n'était pas moins douloureux pour lui qui pour n'importe qui d'autre. Ça l'était peut-être même plus. Avec l'inspecteur, il ne se cachait pas, il était lui, juste lui, et il éprouvait pour lui ce qui ressemblait le plus à de l'amour sur cette fichue planète entière !
-Vous êtes beau comme ça, Jim… Et en parlant d'aller se coucher…
Il lâcha prise et sa t^te tomba sur sa poitrine, comme un poids mort. Il était vaincu. Par cet espèce d'inconscient.
-James…
Il inspira un grand coup.
-Je vous aime. Oui ?
-… Ecoutez, je ne vous connais presque pas… Vous, vous savez tout de moi, vous me voyez même quand je ne suis pas avec vous, vous réfléchissez plus vite… Moi je ne peux rien faire de tout ça, je vous ai juste quand vous êtes là, alors il ne faut pas m'en vouloir si je ne suis pas encore aussi loin que vous … Je ne sais pas ce que vous aimez manger ou boire, même si je peux le deviner, je ne connais pas vos goûts, vos habitudes… Et je veux découvrir tout ça petit à petit, avec le temps. Pour pouvoir vous apprécier à votre juste valeur. C'est une raison suffisante pour ne pas vous laissez faire ça de suite ?
Le malfrat le serra contre son cœur.
-En échange, je dors avec vous !
-Bien sur.
Un paradis pour un démon.
Les bras de son inspecteur de police.
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THE END
Naaan, je plaisante encore, évidemment.
N'empèche, ça le fait mieux que la dernière fois, hein ?
Au fait, vous en pensez quoi ?
C'est
1) Excellent !
2) Très bien !
3) Bien.
4) Mouai … Bof… Nan.
5) Franchement, peux mieux faire.
6) Nul, va te pendre !
Que ceux qui vont penser six sachent que je suis un loup à plume et que je les retrouverais, les écorcherais et que je les transformerais en chaussures. Na.
Sinon, une review ? Pour Pâque, faites un effort, pour le pauvre moi...
