Hello !
J'espère que vous allez vraiment aimer ce nouveau chapitre, j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire (même si ça n'a pas été facile) et on a beaucoup rit en le corrigeant avec Luciole26 ! xD
J'attends vraiment vos retour pour ce chapitre, j'espère que vous ne serez pas déçus. En tout cas il y a du rebondissement. Je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir le chapitre 21 :)


Chapitre 21 : Je choisis plus

"L'amour n'est ni raisonnable, ni raisonné. C'est une évidence, une intuition." ~ Anne Bernard


Les heures passèrent. Il devait bien être 3h00 du matin et toujours impossible de trouver le sommeil. Je m'inquiétais profondément pour Alice. Comment avait-elle pris la nouvelle ? Est-ce qu'elle m'en veut de le lui avoir caché ? Compte-t-elle toujours partir malgré cette révélation ? Comment Jasper va-t-il réagir en apprenant qu'Alice est la sœur de son patron et lui, son ami d'enfance ? S'en était trop ! Je n'étais pas prête de m'endormir alors autant obtenir mes réponses immédiatement.

Discrètement, je me levai pour aller rejoindre la chambre d'Alice. Je vis de la lumière sous sa porte, ce qui m'encouragea à toquer.

- Qui que ce soit, repassez plus tard, maugréa mon amie.

- C'est moi Alice. Je peux rentrer s'il te plaît, plaidai-je doucement en triturant le bas de mon haut de pyjama.

La porte s'ouvrit et je vis apparaître dans mon champ de vision les pieds d'Alice.

- Je suis vraiment désolée, tu sais… J'ai essayé de le convaincre de te le dire, mais il refusait. Je sais que tout ça doit sûrement te faire un choc, mais tu as le droit de savoir. Il est tellement secret et compliqué que je ne...

Je ne pus finir ma phrase qu'Alice me coupa en me prenant dans ces bras.

- Chuuut, je ne t'en veux pas, me rassura-t-elle avant de regarder à droite et à gauche du couloir, Viens rentre. On pourrait nous entendre.

Elle me tira à l'intérieur et nous nous asseyâmes toutes les deux sur le canapé d'angle qui occupait sa chambre. J'osai enfin la regarder. Elle avait les yeux gonflés, rougis et les traits fatigués.

- Tu ne m'en veux pas alors ? demandai-je craintivement.
- Non je comprends que tu ne pouvais rien dire. Et le pire c'est que je comprends également pourquoi il me l'a caché. Il voulait me protéger, et faire de moi son assistante était la seule façon d'être présent sans pour autant attirer l'attention de ses ennemis sur moi.

Je trouvais qu'elle faisant vraiment preuve de beaucoup de recul et d'une grande maturité face à la situation.

- Mais je ne peux pas m'empêcher de me sentir horriblement triste. C'est vrai quoi... J'ai vraiment une vie maudite..., reprit-elle.

- Comment ça ?

- Premièrement, mes parents meurent. Deuxièmement, mon frère se fait adopter tandis que moi, j'enchaîne les foyers pour finalement être balancée dans la rue. Puis troisièmement, mon frère me retrouve, me sort de la rue, mais il ne peut m'avouer notre lien de sang, car il est le chef d'une mafia ! D'une MAFIA ! Et pour finir, le jour où je découvre toute la vérité est le moment où je vais enfin prendre mon envol et réaliser mon rêve.

Alice n'avait pas tort. Elle n'avait pas eu la vie facile...

- Est-ce que tu comptes toujours partir... ?

- Oui, je crois... Mais je reviendrais vous voir, hésita-t-elle.
- Est-ce qu'Edward a accepté son rôle de frère ? Il compte garder contact avec toi ou est-ce qu'il s'est plutôt fermé ?

- Il était très froid au début. Personne ne voulait parler. Il tournait en rond et moi j'étais bien trop choquée pour le faire. Il a fini par se servir un verre de whisky pour se donner du courage puis s'est assis devant la cheminée. Il évitait de me regarder, comme s'il avait honte de lui. Et puis là, il m'a tout déballé. Il m'a dit à quel point mon souvenir l'avait hanté pendant son enfance. Il a évoqué tous les moyens qu'il avait mis en œuvre pour me retrouver et il m'a expliqué ce qu'il avait ressenti quand il avait su que je vivais dans la rue. Monsieur Cull... Edward ne m'a rien caché. Après son discours j'étais vraiment abasourdie. Je n'arrivais pas à y croire. Ce n'est pas facile à accepter..., soupira-t-elle le regard dans le vide.

Je ne savais pas quoi lui dire. J'étais simplement contente qu'elle apprenne la vérité même si cela la perturbait.

- Je me suis ensuite assise par terre, à ses côtés, poursuivit-elle. Je ne me serais jamais imaginé ça. C'est incroyable Bella, j'avais mon frère à côté de moi pendant tout ce temps et je n'ai rien vu !
- Tu ne pouvais pas te douter..., affirmai-je.

- Il s'est ensuite excusé de ne m'avoir rien dit auparavant. Il sait que ça n'a pas dû être facile pour moi.

Elle eut un rire sans joie et tourna la tête vers moi.

- C'est fou quand on y pense. Depuis le début, tu trouves qu'Edward est trop gentil envers moi. Tu pensais même que nous avions une relation parce qu'il se montrait moins froid et plus protecteur avec moi. Ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille... Comment en as-tu eu la confirmation ? demanda mon amie.

- J'ai d'abord trouvé une photo dans le portefeuille d'Edward qui le montrait lui à côté d'un bébé. J'ai ensuite eu des doutes te concernant en voyant son attitude protectrice envers toi. Surtout lors de notre altercation avec Jacob. Il a rendu son arme pour te protéger. Parce qu'il avait vraiment peur de te perdre, me rappelai-je. Ce n'était pas normal pour un homme de sa trempe. À la suite de ça, nous nous sommes affrontés au poker. Celui qui perdait devait répondre à la question de l'autre.

- Et tu as gagné, devina Alice.

Je me contentai de hocher la tête.

- Il m'a promis qu'il m'appellerait quand je serai à Paris. Il a aussi dit que maintenant il ne pouvait plus faire comme si de rien n'était. Tu sais, je crois vraiment qu'il n'arrive pas à exprimer ce qu'il ressent. C'est un homme plein de contradiction. D'abord il ne veut pas m'avouer notre lien de parenté, puis finalement il veut apprendre à me connaître en tant que sœur et garder contact avec moi.

Moi aussi, j'étais choquée ! Edward lui avait annoncé qu'il voulait construire une vraie relation avec elle. Il tient vraiment plus à elle que je ne le pensais s'il a réussi à lui ouvrir son cœur de la sorte.

- Comment est-ce que tu l'as pris ? l'interrogeai-je.
- Bien, sourit doucement la brunette, c'est la seule famille qu'il me reste. Je suis encore un peu bouleversée par la nouvelle. Je dois dire que je ne m'y attendais pas et je vais certainement mettre quelque temps à m'y habituer. Mais j'aurais tout le temps d'encaisser l'idée à Paris. Ça me permettra de réfléchir.

Encore une fois, sa force de caractère me laissait sans voix.

- Tu es tellement forte Alice, je ne sais pas comment tu fais...
- C'est juste que j'ai traversé pire. Dans le fond, il s'agit quand même là d'une bonne nouvelle...
- Tu m'appelleras s'il y a un problème à Paris, d'accord ? questionnai-je un peu inquiète de la voir partir seule à l'autre bout du monde.
- Tu seras la première informée ! Tu devrais aller dormir maintenant, conseilla-t-elle.

Elle me raccompagna jusqu'à la porte de sa chambre et nous nous prîmes dans les bras l'une de l'autre une dernière fois.

- Merci Bella, chuchota-t-elle à mon oreille, merci de m'avoir offert le boulot de mes rêves et de m'avoir donné un frère en prime.

Émue par ses mots, je me contentai d'embrasser sa joue.

- Prends soin de toi surtout, lui dis-je.

Après mes embrassades avec Alice, je rejoignis mon propre lit. Il était presque 6 heures du matin.

J'étais rassurée de voir qu'elle tenait le coup. Je dois avouer que j'étais très surprise de la manière dont Edward s'était ouvert à sa sœur. C'était évident qu'il tenait à elle même s'il ne savait pas le lui dire. Sinon pourquoi aurait-il continué de le lui cacher même après qu'elle ait découvert les activités illégales de ce dernier ?

C'est plus apaisée et sereine que je m'endormis, bien que je savais que demain, Edward m'attendrait de pied ferme et se montrerait beaucoup moins accueillant avec moi.

Le lendemain, je me réveillai aux alentours de 14h00 et traînai au lit sur l'ordinateur jusqu'à 18 h 30. Rosalie et Jasper étaient passés pour me convaincre de quitter ma chambre, mais j'avais prétexté vouloir me reposer suite aux lésions infligées par Carlisle sur mes côtes. Bien entendu, Jasper s'était inquiété et avait automatiquement pris un rendez-vous avec un médecin pour le jour suivant. Habillée d'un survêtement et d'un débardeur, je décidai de descendre manger sans vraiment prendre la peine de me vêtir d'une tenue plus appropriée.

En direction de la cuisine, je traînais des pieds et me frottais les yeux pour éliminer le sommeil. Sur mon chemin, je passai devant la salle à manger sans vraiment y prêter attention lorsqu'un bruit d'éclaircissement de gorge me fit tourner la tête. En pivotant sur ma droite, je pouvais voir l'ensemble des membres de la villa attablé en train de me fixer. Evidemment, en bout de table et face à moi, le patron me jugeai du regard.

- On ne vous attendez plus Isabella ! Déjà que vous êtes en retard, vous auriez au moins pu faire l'effort de vêtir des vêtements dignes de ce nom, me provoqua Edward.

Oh merde ! Mais qu'est-ce qu'il se passait aujourd'hui ? Pourquoi toute la maison était là ? Je n'étais pourtant pas au courant de ce rassemblement. C'est vrai qu'il nous arrivait, de temps à autre, d'être conviés à partager un repas, mais en général il y avait toujours quelqu'un pour nous en avertir.

Bien évidemment Edward ne se privait pas de faire remarquer mon absence devant tout le monde. Que le lynchage public commence ! J'allais en prendre pour mon grade... Comment répliquer tout en restant crédible alors que je porte un foutu pyjama !

Je mis quelques secondes à me remettre de ma surprise en voyant tous ces yeux braqués sur moi, mais ma fierté se manifesta rapidement quand il poursuivit :

- Même un chien est plus présentable. Vos parents ne vous ont-ils pas appris à vous apprêter ?

Comment osait-il ?! Connard, fut le seul mot qui me vint à l'esprit. Comment osait-il me rabaisser de la sorte et en plus de cela évoquer mes parents. Ça n'allait pas se passer comme ça, je n'allais pas baisser les yeux et m'asseoir gentiment. Je déglutis péniblement pour encaisser ses mots puis forçai un sourire ironique sur mes lèvres.

- Pardon patron, ce n'est effectivement pas approprié. C'est sans doute mieux comme ça…

Sans crie gare, je tirai sur mon pantalon qui glissa jusqu'au sol et je me retrouvai seulement couvert par une culotte devant au moins une quinzaine de personnes.

La première chose que je vis fut l'incrédulité dans les yeux d'Edward. Il était totalement choqué. Tiens prends ça ! Toi qui tiens tant au respect, là tu es servi. Emmett et Jasper bondirent de leur chaise en grondant en cœur :

- Bella !

Mes deux amis arrivèrent vers moi et me tirèrent rapidement hors de la pièce.

Ils marchèrent d'une part et d'autre de moi tout en maintenant fermement chacun un de mes bras.

- Eh lâchez-moi, criai-je en gesticulant, je peux très bien marcher !

Ils m'accompagnèrent jusqu'à mon bureau et m'assirent sur le canapé avant de se planter debout devant moi, les bras croisés.

- C'est quoi ton problème Bella ?! marmonna sourdement Jasper.

- T'as perdu la tête enfin ! Qu'est-ce qu'il t'a pris de faire ça ? enchaîna Emmett.
- Tu crois vraiment que tu peux agir de la sorte sans en subir les conséquences, poursuivit mon coach.

- Tu te rends compte de ce que tu viens de faire ? Et te déshabiller devant une table remplie d'homme en chaleur, tu réalises ?! en rajouta Emmett.

Ma tête ne cessait de basculer entre le blond et le brun qui continuaient de me sermonner sans que je ne puisse en placer une. Ce fut un raclement de gorge familier qui les interrompit et nous fit tous regarder en direction de la porte de mon bureau.

- Sortez messieurs, je vous prie, exigea posément notre patron.

Emmett et Jasper me lancèrent un dernier regard interdit avant de prendre la porte qu'Edward leur tenait ouverte pour les inciter à partir. Après leur départ, il referma celle-ci, s'avança lentement et calmement vers moi, tel un prédateur vers sa proie. Sa démarche féline et son regard noir me firent immédiatement réaliser ce que je venais de faire. Une fois arriver à ma hauteur, il me balança mon bas de pantalon au visage qu'il avait vraisemblablement récupéré dans la salle à manger. Je comptais m'habiller, mais ma colère était tellement forte que quand il me l'ordonna, je ne pus me résigner à lui faire ce plaisir.

- Habille-toi. Tout de suite !

Je ne réagis pas et continuai de le fixer provocante, telle une adolescente insolente.

- Isabella, obéit où je te garantis que ça va très mal se passer, me pressa Edward en train de perdre patiente.

- Et qu'est-ce que tu vas faire exactement ? demandai-je la mâchoire contractée, me fouetter avec ta ceinture encore une fois ?
- Je pourrais faire bien pire, ne me tente pas, prévint-il tout aussi raide et contracté que moi.
- Bien, alors fais-toi plaisir, défiai-je en remettant finalement mon survêtement.

Il agrippa soudain fermement mes bras et me força à me relever. Mes pieds touchaient à peine le sol et il me secoua avant d'approcher son visage à quelques centimètres de mon visage.

- Mais à quoi est-ce que tu joues putain Bella ?! ragea-t-il, ses prunelles enfouies dans les miennes.
- Alors c'est Bella maintenant ? rageai-je. Devant les autres c'est Isabella et en privée, c'est Bella ?! Quoi que tu veuilles, il va falloir l'assumer, je ne compte pas m'aplatir devant tes hommes pour qu'il te respecte, c'est clair ?!
- Je ne te demande pas ça, mais là tu vas beaucoup trop loin, tu dépasses les bornes. D'abord hier avec mon père, ensuite avec Alice et maintenant devant mes hommes !

Je le poussai d'un coup pour qu'il me lâche et l'écartai de moi.

- Avec ton père ?! C'est moi qui suis en tort avec ton père ? Bon sang Edward, je me fais tabasser devant toi et tu t'en vas sans même t'assurer que je vais bien. Et le lendemain je te vois sortir de ton bureau avec ce même homme. C'est normal ça ?! criai-je verte de rage en me rappelant son comportement lamentable.

- Si tu ne l'avais pas attaqué en premier, ça ne se serait jamais arrivé ! répliqua-t-il tout aussi véhément.

- Il a tué mon frère ! Il est la cause de tous mes problèmes. Aurais-tu réagi différemment si ça avait été ton cas, Edward ? demandai-je en pointant un doigt vers lui.

Il se tue un instant, ce qui confirma ce que je pensais.

- C'est bien ce que je me disais, annonçai-je plus doucement avant de me retourner vers un pan de mur, dos à lui.

- Ce n'est certainement pas une raison valable pour prendre mon arme sans prévenir et t'en prendre à lui. Il aurait pu te tuer tu t'en rends compte ? Reprit-il.
- Ah oui, ricanai-je sans le regarder, et tu t'en soucis parce que tu tiens tellement à moi, c'est ça ? Quelle ironie après la manière dont tu t'es si bien occupé de moi après ça.
- Ça suffit maintenant Bella. S'il n'y avait que ça ! Il a fallu que tu répliques avec Alice aussi. Tu ne pouvais pas attendre que mon père parte ou d'en discuter avec moi. Et maintenant tu me défis ouvertement devant mes employés. Pour qui te prends-tu, bon sang !? s'écria-t-il cette fois-ci.

Je sentais qu'il avançait vers moi tout en parlant.

- Que tu le crois ou non, oui je tiens à toi et je n'ai aucune envie de te réprimander, mais là tu dépasses clairement les bornes. S'ils pensent que ce que tu as fait est sans conséquence, ils croiront qu'ils peuvent faire de même impunément, poursuivit-il jusqu'à arriver à mon niveau et me poussa sur le mur contre lequel il me bloqua en agrippant mes cheveux.
- Ah, grognai-je quand ma joue rappa contre le mur. Et tu voulais que je fasse quoi ? Que j'accepte que tu continues à mentir à mon amie. Ok c'est vrai, j'aurais pu t'en parler...
- Bien, je vois qu'on est d'accord, me coupa-t-il.
- Je n'ai pas fini ! criai-je à bout de nerf et en essayant de me défaire de cette position inconfortable.

J'avais beau gesticuler, mais plus je bougeais plus il écrasait son corps contre le mien.

- Pour ce qui est de tout à l'heure, tu m'as volontairement humilié et rabaissé en me comparant à un chien et en plus de ça, tu as été assez vicieux pour utiliser mes parents. Tu savais très bien que j'allais m'énerver, tu ne me pensais simplement pas capable de te défier. Et je suis bien contente d'avoir réussi à te prouver le contraire, expliquai-je déchaînée. Maintenant, lâche-moi !

Il me relâcha doucement pour me permettre de me retourner, mais ne recula pas. Sa proximité me fit remarquer à quel point il était plus grand que moi. Je devais presque me dévisser le cou pour le regarder. Nous étions tous les deux à bout de souffle et fatigués par notre conflit. Son regard avait perdu de sa noirceur.

- Tu as raison, je n'aurais pas dû te parler comme ça en premiers lieux... reconnu-t-il à son tour. J'étais juste énervé pour la façon dont tu avais agi avec Alice et avec mon père.

Il laissa s'installer le silence seulement dérangé par nos respirations haletantes. La nervosité et la colère retombèrent. Quelques minutes de calmes passèrent avant qu'il reprenne doucement :

- D'ailleurs, je suis désolé pour ce qu'il t'a fait, admit-il en baissant les yeux et en posant délicatement sa main sur mon ventre comme s'il voulait effacer l'hématome sous mon débardeur.

J'en frissonnai.

- Tu dois faire un choix Edward. Soit je suis ton employée, soit je suis plus. Si je suis simplement un agent pour toi, alors je me soumettrai comme tout le monde ici. Si je suis plus, alors j'agirais comme tel. Tu ne m'empêcheras pas d'être qui je suis et de donner mon avis, décrétai-je doucement, me décontractant progressivement sous son toucher.
- Est-ce que ça veut dire que tu es prête à être plus ? m'interrogea-t-il en retour, se rapprochant un peu plus.

Son front était désormais presque collé au mien. Je hochai la tête avec assentiment, grisée par sa proximité.

- Tu as raison. Je dois faire un choix, chuchota-t-il en faisant glisser sa main de mon ventre jusqu'à ma hanche.
- Que choisis-tu ? bredouillai-je d'une voix rauque.
- Plus, Bella. Je choisis plus, murmura Edward avant de saisir mon cou avec son autre main et de finalement franchir les quelques centimètres qui séparaient ses lèvres des miennes.

Comme hypnotisée par ses mots et ses gestes, je l'observai incliner la tête et effleurer délicatement mes lèvres. Je ne pus lui résister plus longtemps et fondis comme neige au soleil dans ses bras virils. À l'instant où sa bouche se posa sur la mienne, un feu brûlant naquit au creux de mon ventre et se propagea dans toutes les fibres de mon corps. Un désir ardent me consumait. Je fus surprise par la douceur de ses lèvres qui sensuellement vinrent capturer les miennes. Son odeur, sa tendresse, sa proximité me donnèrent le tournis et je me laissai aller sciemment à ce baiser en passant mes bras autour de son cou. En retour, il enlaça mon dos et me serra contre lui avec ferveur. Mes paupières se fermèrent face à tant d'émotions. Je sentis sa langue se frayer un chemin jusqu'à la mienne qu'elle caressa avec une certaine vénération. Un soupir tremblant échappa alors de mes lèvres. Je ne voulais plus bouger, je ne voulais plus le lâcher. Je voulais que ce moment ne s'arrête jamais.

Malheureusement, j'y étais obligée quand nos respirations commencèrent à s'essouffler. D'une lenteur fébrile, nous détachions nos lèvres l'un de l'autre et Edward appuya son front contre le mien tandis que nos paupières s'ouvrirent et se rencontrèrent. Le vert de ses yeux était encore plus captivant de près.

- Magnifique, souffla-t-il comme s'il le disait pour lui-même, tandis qu'il caressait ma joue et me couvait du regard.
- Edward, murmurai-je encore chancelante, toute tension à présent évanouie.

Je le voulais. Je ne pouvais plus le nier, je le voulais tout entier. Je l'aimais tellement quand il était comme ça. C'était lui. Le vrai Edward. Sans ambiguïté ou prise de tête. C'était certainement le moment le plus authentique que j'avais vécu.

Soudain, il passa son bras derrière mes genoux et l'autre derrière mon dos et me souleva contre lui. Il sortit de mon bureau et prit l'escalier. Je pensais qu'il allait me déposer dans ma chambre, mais au lieu de ça, il continua jusqu'au dernier étage et ouvrit la porte de la sienne. Il me posa ensuite au sol, face à sa baie vitrée où l'on pouvait observer l'étendue de la ville de New York. Edward enroula ses bras autour de ma taille et vint nicher sa tête dans le creux de mon cou qu'il parsema de baisers d'une tendresse que je ne lui connaissais pas.

- Reste avec moi ce soir, s'il te plaît ? plaida-t-il.

Je me retournai vers lui et fixai ses yeux envoûtants. Il avait l'air si serein pour une fois et parfaitement à l'aise. Rien avoir avec le Edward Cullen froid et placide que tout le monde connaît. Je souhaitais que ce moment dur encore et encore. Je ne voulais que jamais, notre bulle ne disparaisse.

- C'est d'accord, acceptai-je.

Nous nous séparèrent quelques minutes le temps qu'Edward aille se changer, avant d'aller nous emmitoufler dans la chaleur des draps. Edward n'hésita pas une seconde pour m'attirer à lui. Je posai alors ma tête contre son torse tandis que sa main caressait délicatement mon dos.

Nous nous mîmes alors à parler de tout et de rien. De choses stupides et banales. Il aborda vaguement le sujet d'Alice et celui de son père. Il me fit quelques blagues douteuses et finalement, il se perdit dans ses réflexions avant de rejoindre les bras de Morphée. Moi ? Je restai là, à le fixer, le sommeil ne venant pas puisque je m'étais réveillée il y a seulement 2-3 heures.

Au bout d'une demi-heure à tourner en rond, je décidai qu'essayer de dormir était une perte de temps. Avec regret, je quittai les bras chauds d'Edward, voulus rejoindre mon bureau pour travailler un peu et également réfléchir à ce qu'il venait de se passer.

Dès que je fus arrivé à destination, je franchis la porte de mon bureau, allumai la lumière et me retournai.

Je sursautai et reculai brusquement vers la porte pour m'enfuir quand je constatai qu'un homme inconnu était assis à mon bureau.

- Attends, ne pars pas, me rassura l'homme aux cheveux et aux yeux chocolat.

Il levait les mains en l'air pour me prouver sa bonne foi :

- Je ne te veux pas de mal.

Comme il ne bougeait pas et ne semblait pas armé, je décidai de l'écouter en restant quand même à proximité de la porte.

- Qui êtes-vous ? lançai-je sur le qui-vive.

- C'est moi Bella, sourit-il comme s'il ne pouvait pas y croire.
- Dites-moi qui vous êtes ou je crie et je vous jure que vous ne ressortirez pas d'ici vivant, menaçai-je une main sur la porte en commençant à penser qu'il était fou.
- Attends, s'il te plaît ! C'est juste que je suis content de te voir. Je ne pensais plus que ce jour arriverait.

- Je vais le répéter encore une fois, articulai-je doucement pour qu'il comprenne chaque mot, Qui. Êtes. Vous ?

- Je suis Taylor, ton grand frère.


Je vous remercie pour vos dernières reviews. Merci pour votre soutien : certains font vraiment l'effort de me laisser des commentaires approfondies et détaillés qui m'aident beaucoup (notament Floridianna, Cloums et Lalilou10), d'autres m'ont vraiment touché comme yuckie78 (désolée, j'espère que tu as pu finir ta dissert' :p), Lilas, Tipiland, Lilie147, personne14) et merci pour se qui commentent depuis le début et à chaque chapitre (Grazie, Nedwige Stew, gaellezjey, Silly girl, Estelle 7, et tous les autres 'Guest'), votre fidélité me réjouit !