Bonjour !

Même si j'ai envie d'aller me cacher au vu de tout mon retard, voici le nouveau chapitre. Encore désolée pour ceux qui ont cru que la note était un chapitre :). J'espère qu'il vous plaira, c'était un chapitre intéressant à écrire même si j'ai eu quelques difficultés pour lier entre eux les éléments :). J'espère tout de même que cela rendra bien :). Merci à Begathe, NoodleGleek, Zohra, Mollymousine, ImpossibleDontExist, loulouloute34, JJoke, CheesyKitten, mimyllou28, fandelavi, Klaine29, yhcorb pour leurs reviews, ainsi qu'à tous ceux qui se sont abonnés au compte Tumblr :).

Encore merci à yhcorb pour m'avoir testé ce chapitre :)

Enjoy !

Disclaimer : Rien ne m'appartient


Réponses aux reviews :

Zohra : Bonjour :). Je suis contente que mon histoire te plaise ^^. (Même si j'espère ne pas t'avoir empêchée de dormir.) J'ai essayé de rectifier dans ce chapitre le problème des identifications donc dis-moi si jamais ça te semble mieux :). Oui, Kurt est un peu fou mais c'est pour ça qu'on l'aime :p. Sebastian au Glee Club ce sera certainement très explosif ;). Merci encore pour ton soutien et à bientôt :)

Mollymousine : Bon, bah du coup, j'ai encore pris du retard ^^. Contente que mes idées te plaisent :). Tu aimes mes photos :) ? Encore merci pour tes reviews :) Effectivement, le discours de Blaine était un peu long, mais bon ^^. Kurt bourré, je le mettrais peut-être dans le recueil d'OS :)


Chapitre 21 - On Top Of The World

I've been waiting to smile, 'ay
Been holding it in for a while, 'ay
Take it with me if I can
Been dreaming of this since a child
I'm on top of the world

[On Top Of The World - Imagine Dragons]


Après mon aveu sur mes activités de Kurt bourré, que non, je ne mentionnerai pas ici car je tiens à ne pas passer pour un fou, nous recommençons à chanter, à nous entraîner sur les chansons des Communales, alternant entre musique et fous rires. C'est trop tard tu sais ? Pour ? Convaincre les gens que tu es sain d'esprit. Tout le monde a compris que tu étais un dangereux psychopathe qui allait venir manger leurs enfants dans la nuit de la St Patrick, voler leurs pantoufles et scier les poignées de leurs portes. Hum hum. La faute à qui ? Je vois pas de qui tu parles.

Au bout d'une heure et demie environ, étant un peu fatigués, nous nous installons sur le lit, Blaine allongé sur le dos, jouant avec ma main gauche, moi, assis en tailleur à coté de lui, testant la souplesse de ses boucles, pendant qu'il me raconte des anecdotes de sa classe. J'aime ses cheveux. Genre vraiment beaucoup. Je crois même que c'est la première chose qui m'a fait craquer chez lui, avec ses yeux. Il a vraiment de belles boucles brunes et j'ai genre dû mourir d'envie pendant trois ans de passer mes mains dedans. Alors maintenant, je ne vais pas me priver. Et ne manquez pas plus tard dans la journée, l'exposé passionnant de Kurt sur les pommettes de Blaine ! Ne me tente pas.

Il se tait soudain, et après une seconde de silence, relève son buste pour poser ses lèvres sur les miennes. Je savoure la sensation magique, puis décide d'entrouvrir un peu les lèvres, tandis qu'il fait de même. C'est encore plus parfait qu'auparavant. Nous restons comme peut-être une minute, avant de nous détacher. Il se rallonge alors, et reprend naturellement son babillage : " Ce mec, il est vraiment stupide, j'te jure ! Comment tu peux sincèrement penser que Pythagore a inventé les triangles rectangles ? " Je ris intérieurement : je vais visiblement devoir m'habituer à ce genre de situation, ce qui ne me dérange absolument pas. Par ailleurs, y a du niveau dans votre lycée. Pas savoir ça quoi... Hum hum. Qui était persuadé que "slave" signifiait "russe" au lieu de "esclave" ? Oui, bah pour moi I'm A Slave 4 U parlait d'une prostituée russe. Excuse-moi, M. Je-Sais-Tout. Je te pardonne, vu le fou rire que tu m'as donné ce jour-là.

Mon regard retombe alors sur les photos de Blaine, et celle de Quinn avant qu'elle ne soit punk m'inspire une interrogation. Le style de Quinn est certes maintenant indissociable d'elle, mais... Ça a dû être quand même une décision douloureuse que ce choix, ne serait-ce vis à vis de ses parents. (Les parents Fabray sont de bons protestants bien sur eux, très gentils, mais pas trop portés sur les punk ou les métalleux.) Je me demande vraiment pourquoi elle a choisi ce look, ce doit être intéressant. J'interroge alors mon bouclé aux grands yeux :

- Dis, j'ai vu une photo de Quinn sur ton mur lorsqu'elle n'était pas encore punk. D'ailleurs, j'ai même failli la confondre avec Judith. Tu sais pourquoi elle a adopté ce style en fait ? Je veux dire, elle est pas spécialement rebelle, elle a de bonnes notes, adore ses parents et est toujours gentille avec tout le monde. D'accord, elle aime le grunge et le rock, mais... Il doit y avoir une histoire derrière tout ça et j'avoue que j'aurais aimé la connaître. Si c'est pas indiscret bien sûr !

Il fait soudain une figure étrange, puis se relève et s'assoit, abordant un air plus grave qu'il y a quelques secondes. Aïe, j'espère que je n'ai pas abordé un sujet sensible...

- A vrai dire... Je sais pas vraiment. Ça a été très soudain, c'est arrivé pendant l'été entre la seconde et la première, donc tu as dû la connaître que comme ça ?

- Oui, effectivement, j'ai rencontré Judith en troisième et sa sœur avait déjà les cheveux roses.

- D'acc. Bah en fait, on a passé le début de l'été ensemble quasiment H24, puis vers le mois d'août, elle est partie en vacances un mois, et la rentrée, ce n'était plus la même. Elle était passée de blonde, toujours souriante et heureuse, à punk, plus sombre. Elle semblait aussi plus... Lointaine. Elle était devenue distante, elle souriait presque plus, riait moins franchement. Elle restait aussi souvent silencieuse, alors que c'était la pire pipelette avant.

- Ça a dû te faire un choc, non ? demandé-je

- Oui, un peu. Mais comme elle restait elle-même, adorable, gentille, je crois qu'on s'est tous pas trop inquiétés, passant que c'était juste un petite rébellion avec ses parents, et on a pas osé lui demander l'explication de ce changement radical. Et puis maintenant, elle est redevenue plus souriante, elle semble avoir moins de soucis. On pourrait lui demander je pense, ça fait plus d'un an maintenant, elle nous expliquera sûrement.

Moui, ça serait intéressant, mais je ne voudrais pas la heurter si c'est un sujet sensible. Il faudrait trouver une approche pas trop directe peut-être. Que dis-tu de : Hey, j'ai envie de ressembler à un poney magique, c'est quoi la marque de ta coloration ? Un jour, tu comprendras le concept de tact. Un jour.

- Oh, je veux pas la déranger avec ça, c'était juste une question, expliqué-je

- Tu sais, je me suis souvent aussi posé la question, et après tout ce qu'elle a fait pour moi, j'aimerais savoir pourquoi.

Je hausse les épaules. Il est vrai que l'explication est sûrement simple, et que Quinn ne s'en offusquera pas. Demander ne coûte rien.

- D'accord, bah je lui demanderais demain, quand on doit aller voir les autres. Elle vient, je suppose ?

Il rit. Charmant tableau dont je ne pense jamais me lasser à vrai dire.

- A vrai dire, c'est chez elle qu'on va zoner, donc ce serait embêtant qu'elle ne soit pas là. D'après les dernières nouvelles, y aura Quinn, Santana, Britt', Jesse, Puck, Judith et il me semble que Jesse a invité ta copine Rachel. Ça te semble bien ?

Je suis rassuré : le fait que ce soit chez les Fabray rendra mon père plus prompt à accepter de me laisser m'y rendre. Ce qui est cool, parce que j'ai vraiment envie de voir Blaine et les autres. Je jette alors un coup d'œil à ma montre, et constate avec dépit qu'il est presque 20h, et que je vais devoir donc rentrer et quitter Blaine. Ce dont je n'ai aucune envie. Je le regarde, il comprend et me lance :

- Sinon, au pire, je te kidnappe ? Tu seras bien ici, y a même des yaourts aux mûres dans le frigo !

J'éclate de rire. En quoi les yaourts sont une composante essentielle du bien-être ? Bah il a raison. Les yaourts, c'est important si tu veux te venger de quelqu'un ou éviter de mourir de faim. Même si les yaourts au kiwi sont meilleurs.

- Les yaourts sont censés m'inciter à rester ? dis-je avec un sourire amusé.

- Bah oui ! Attends, les yaourts c'est toute ma vie ! Je dois en manger quatre-cinq par jour !

Qu'il est mignon. Une addiction au lactose, c'est peu banal tout de même. Pourquoi tout ce qu'il fait est à la fois délicieusement original, attachant et adorable hein ? N'est-ce pas l'accro aux cookies ? Les cookies c'est pas mignon. Mais dieu que c'est bon. Espèce de gros.

Je le préviens cependant d'un détail qui me dérange :

- Oh, tant que tu es accro aux yaourts, ça passe. Ça m'aurait moyennement plu que tu sois fumeur par exemple, avoué-je.

- T'inquiète pas, je n'aime pas trop ça. Oh, ça m'arrive de fumer en soirée, mais c'est très rare, et si tu veux, j'arrêterai. Par contre, je dois t'avouer que je bois parfois plus que je devrais, c'est ma petite faiblesse.

- Pas de problèmes avec ça, ça me dérange pas, souris-je.

- Tout va bien alors. Bon, ça me fend le cœur, mais faut que je te ramène sinon je vais avoir des problèmes avec Papa Hummel, non ?

- Et bien, je crois que oui. Même si j'ai planqué son fusil, il serait capable de te blesser avec une cuillère. Donc, il faut mieux que je lui annonce avant qu'il ne découvre ton existence par lui-même. Désolé, m'excusé-je

- No problemo. Je te ramène jusqu'à ta voiture au lycée ?

- Oui, si ça te dérange pas.

- Pas du tout ! Mais avant...

Il m'attire à lui et m'embrasse sur les lèvres, tout doucement, quelques secondes, puis je le sens sourire contre ma bouche, et se détacher.

- Désolé, mais j'aime beaucoup trop t'embrasser en fait. Ce que tu fais superbement bien. T'avais vraiment aucune raison de t'inquiéter, tu vois !

- Désolé, je suis un petit Kurt effrayé, ris-je

- Adorablement effrayé. Allez, let's go, je veux pas finir avec trois plombs dans la poitrine avant de trouver une machine à remonter dans le temps, et de retourner au temps du Far West, explique-t-il

- Si je gagne au loto, je t'achèterais une DeLorean, promis.

- C'est gentil. Tu peux aussi m'acheter Doc, si tu veux, et j'accepterais aussi l'hoverboard.

- Deal ! réponds-je en riant


Blaine me conduit jusqu'au lycée, où nous nous quittons en nous embrassant légèrement, non sans que j'ai vérifié qu'aucun débile ne se pointait à l'horizon. Oui, je suis légèrement parano. Enfin, pas trop j'espère. Dixit le type qui était persuadé que la machine à laver lui perdait ses chaussettes. 17 pauvres chaussettes que cette machine m'a volé. 17. Tu te rends compte ?! J'en sais rien moi, je ne porte pas de chaussettes.

Je rentre donc chez moi un sourire aux lèvres, ayant encore du mal à réaliser que mon bonheur est réel. Je décide pendant le trajet que je vais avouer à ma famille que je sors avec Blaine au dîner, plus tôt ce sera fait, plus vite je serais débarrassé. J'espère juste que mon père ne va pas trop mal le prendre ou avoir l'idée saugrenue de m'infliger un monologue de prévention. Je m'en passerais très bien, merci. Te voir gêné serait cependant très drôle. C'est ça. J'arrive chez moi cinq minutes avant l'heure fatidique et je suis directement invité à passer à table. Je m'installe devant mon assiette et me réjouit à l'idée de déguster les délicieuses lasagnes de Carole. Épouser cette femme est à peu près la meilleure idée qu'ait eu mon père, et sa présence a considérablement amélioré notre quotidien culinaire.

Pendant que Finn exprime toute sa joie bruyante de pouvoir dormir le lendemain et de zoner avec Sam, un de ses amis les moins stupides, je prépare mon plan d'action. Dès qu'il a finit, je demande :

- Au fait, Pap', t'as besoin de mon aide pour quelque chose pour demain ?

Il fronce les sourcils, puis répond :

- Non, pas spécialement, pourquoi ?

- Disons que je pensais profiter de la journée pour aller voir Judith et d'autres amis. Ça te dérange ?

Il regarde alors Carole, qui lui sourit, semblant aller dans mon sens puis hausse les épaules :

- Tant que tu restes un bon élève et que tu rentres aux heures correctes, j'imagine que je ne peux pas te le refuser. Je ne te garderai pas enfermé à la maison éternellement et je suis content que tu ais des amis.

Done. J'ai la sacro-sainte autorisation qu'il ne pourra pas me contester, donc je vais pouvoir lancer ma bombe. Bientôt. Juste attendre l'occasion idéale.

- Il y aura qui d'autre, Kurt ? m'interroge alors Carole

Et let's go.

- Rachel, son futur copain, Quinn, deux trois amis de Quinn. Et mon copain.

Spourflash. Finn en recrache ses lasagnes dans son assiette, avec l'air le plus choqué genre du monde. Pour ma part, je me cale confortablement contre le dossier de ma chaise : les questions ne vont pas tarder à fuser alors autant profiter du silence ébahi qui suit ma déclaration. Carole fait de grands yeux, et mon père passe du rouge au blanc en quelques secondes. Enfin, Pap' ouvre la bouche et d'un ton atone, interroge :

- Quel copain ?

Je respire un grand coup, et me lance. Je me sens plutôt détendu, après tout, il va pas me tuer parce que j'ai un copain. Hein ? Fais gaffe aux cuillères quand même. Voir même à l'ouvre boîte qu'il tient dans la main. Même les lasagnes je pense qu'il peut t'étrangler avec. T'es rassurante toi.

- Il s'appelle Blaine Anderson, il est dans la classe de Finn, et c'est le meilleur ami de Quinn Fabray. Je t'en ai déjà parlé, je suis allé à son anniversaire il y a quelques semaines. Il est très sympa, donc essaye de ne pas trop le détester s'il te plait ?

Mon père s'apprête à répondre, ayant retrouvé quelques couleurs, mais Finn le devance avec un cri du cœur :

- Tu sors avec BLAINE ?!

Je me tourne vers mon demi-frère, un grand sourire méprisant aux lèvres.

- Absolument. Un problème avec ça ? Ne t'inquiète pas, les footeux te plaindront d'avoir à endurer ça, je suis sûr.

Il rougit, puis grommelle quelque chose qui ressemble à : "Non, pas de problèmes, tu fais ce que tu veux.", avant de se réintéresser au grand amour de sa vie : la nourriture. Mon père reprend alors son interrogatoire auquel je réponds du tact au tac :

- Depuis quand vous êtes ensembles ?

- Depuis aujourd'hui.

- Tu es vraiment sûr que c'est une bonne idée, que tu n'es pas un peu jeune pour avoir ce genre de relation ?

- Totalement sûr, et il me convient parfaitement. Tu n'as pas à t'inquiéter, Blaine est réellement très gentil, et tout le monde au lycée l'adore. J'ai beaucoup de chance de sortir avec lui, crois-moi. Ne t'inquiète pas pour moi papa, je voulais simplement te le dire avant que tu le découvres par toi-même.

Il se tait, garde son air fâché, pendant que sa femme lève les yeux au ciel en souriant.

- Bon. C'est bien d'être honnête avec nous, puis je suppose que c'est de ton âge... Mais je veux le rencontrer ! Finn, il est vraiment comme Kurt le dit ?

L'intéressé relève la tête, et je lui lance un regard qui a pour but de lui faire comprendre qu'il a intérêt à acquiescer sinon ça va barder. Il comprend, heureusement :

- Ouaip. Blaine est cool. C'est même notre délégué, d'ailleurs.

Je le remercie d'un signe de tête avant que mon père ne se résigne :

- D'accord. J'imagine que je vais m'habituer à cette nouvelle situation. N'hésite pas à me parler si tu as un problème, ton vieux père est là pour ça.

- D'accord, réponds-je. J'oublierais pas ! Et encore merci pour me laisser les voir demain.

- De rien, kiddo... Bon, Finn, tu es prêt pour le match de ce soir ?!

Et ils repartent dans une conversation sur les mérites comparés des différents joueurs, qui ne tarde pas à m'endormir, et je m'échappe très vite pour rejoindre ma chambre et me regarder une bonne sitcom. Hum, Max, Caroline et leurs cupcakes devraient convenir. Que j'ai hâte d'être à demain, et de voir tout le monde...


Le lendemain, je me rends chez les Fabray en début d'après midi. Je sonne, et Judith vient m'ouvrir le sourire aux lèvres.

- Hey Kurt !

- Salut ! Tu vas bien ? Je l'embrasse sur les joues pour lui dire bonjour, puis nous rentrons et allons au salon, d'où proviennent des éclats de voix et de rire.

Ils sont déjà tous là, mais il est vrai que je suis un peu en retard, ayant été retenu par un père subitement plein de questions sur mes études. Le salon se compose d'un grand canapé entouré par deux fauteuils et devant lequel se tient une table basse. Jesse et Rachel sont assis sur le canapé, Jesse ayant nonchalamment passé un bras autour des épaules de Rach'. Puck est installé dans un fauteuil, Quinn sur un accoudoir, Jud' sur l'autre. Puck, que je n'ai jamais vraiment rencontré avant, est un garçon basané qui ressemble vaguement à Jake, et qui a une crête en guise de coiffure. Il est plutôt baraqué et j'avoue que je n'aimerais pas le croiser dans une ruelle sombre, surtout vu sa réputation de gros dur. Santana est assis dans l'autre fauteuil, Brittany installée sur ses genoux. Blaine est assis à coté de Rachel sur le canapé, et c'est tout naturellement que je le rejoins. Il m'attire près de lui, et m'embrasse légèrement sur les lèvres. J'essaye de ne pas rougir en pensant à tous les gens qui nous observent, mais il me semble que c'est un échec. Je vois alors Jesse regarder Puck et dire :

- Bon. Tu racontais peut-être pas que des conneries finalement.

- Fait moi confiance, dude, répond le garçon à crête, des fois. Mais ça te fera quand même 7,80 $.

- Puck ou le type qui a besoin de faire son intéressant même dans le choix des montants de ses paris, en fait, résume Santana. Tu peux pas parier 5 ou 10 comme tout le monde ?

- Trop banal.

- Et on revient sur l'éternel besoin des mecs de se faire passer pour plus dignes d'intérêt qu'ils ne sont, reprend-t-elle. Déprimant.

- Désolé Satan, mais on a pas tous tes nichons pour se faire remarquer. Alors on fait autrement.

Je vois alors un coussin passer à quelques centimètres de mes yeux, et arriver pleine tête du frère de Jake. D'accord, j'ai définitivement atterrit chez les fous. Qui se ressemble s'assemble on dit ? Je penche plutôt pour : "Les opposés s'attirent", là. En fait, ces proverbes ont été inventés par un type qui arrivait pas à choisir. Totalement. Oh, putain, on est d'accord sur un truc ! Ça se fête ! Je propose que t'aille t'enfermer dans un placard et que tu en ressortes plus jamais. Ça, ce serait une vraie fête. Méchant. Moi qui me réjouissait déjà.

J'observe alors un passionnant échange de coussins entre Santana et Puck, entrecoupés de quelques injures en espagnol et d'un fou rire de Jesse qui s'effondre à moitié par terre. Le regard interrogateur, je me tourne vers Blaine, qui me répond d'un haussement d'épaule et d'un sourire. Je me blottis alors contre lui, renonçant à comprendre ce qui se passe. Au bout de quelques secondes, Quinn, après avoir évité quelques-uns des objets volants, interrompt leur bataille d'un ton rieur :

- Très chers, c'est pas que vous avez l'air d'avoir trois ans et demi et que vous terrifiez les petits, mais faudrait songer à vous calmer. En plus, ma mère tient à ses vases, donc vous seriez mignons de vous arrêter. Et au pire, j'ai un jardin bien gelé pour vous.

- Va pas dans le jardin San, je crois que c'est là que les gnomes qui m'ont volé mon diadème se cachent. Jeveux pas qu'il t'arrive quelque chose, proteste alors la douce voix de Brittany.

Les tirs s'arrêtent alors comme par magie, Santana se renfrogne dans son fauteuil tandis que Puck aborde un sourire narquois.

- Non, fait définitivement trop froid dehors. Mes racines latinos en sont toutes frigorifiées.

- Merci, répond Q. Bon, vu que tout le monde est là, on va pouvoir commencer les choses sérieusement. Vous voulez faire quoi ? Et non, Puck, je ne te laisserai pas forcer le bar de mon père aujourd'hui, pas plus que les 234 fois précédentes, parce qu'il repérera dès qu'il aura franchit la porte d'entrée qu'il lui manque une bouteille.

- Rhoooo, râle l'intéressé. Bon, bah sinon, pourquoi pas engloutir les gentils petits secondes sous les questions indiscrètes ? J'aime à associer chaque personne à un ragot, c'est toujours utile.

Euh. Oui mais non. Je suis rapidement gêné, étant quelqu'un de réservé, et j'ai pas envie qu'on se moque de moi aujourd'hui, même si ce n'est pas méchant. Cependant, je ne vais pas protester, B. risquerait de penser que je suis quelqu'un de coincé, et je ne veux pas lui donner cette impression... Heureusement, le salut me vient par Jesse qui montre son désaccord :

- Puuuuuuck. Tu peux pas déjà commencer à les embêter, ils vont fuir dans les dix minutes. Et ce n'est pas le but de la journée.

- Mais... Je veux dire, j'aimerais bien les connaître un peu mieux, vu que je n'ai pas eu cette chance auparavant, et rien ne vaut quelques ragots, mis à part l'alcool, pour animer un après-midi non ? Il est hors de question que je me retape le visionnage de The Voice comme la dernière fois, j'en fais encore des cauchemars.

- On t'avait prévenu en même temps qu'on allait regarder. Pas de notre faute si t'as pas trouvé les filles qui y sont, à ton goût, déclare Q.

- Vous m'avez trompé, et ils chantaient que des trucs commerciaux, rétorque Puckerman. Tiens, meilleure idée, pourquoi on s'ferait pas un genre d'action-vérité sans actions, où chacun ne poserait, à n'importe qui, toutes les questions indiscrètes qu'il n'a jamais eu le courage de prononcer ? Et l'autre serait obligé de dire la vérité, en restant bien sûr dans des trucs pas trop terribles.

- Ça s'appelle un interrogatoire de police, Puck, persifle Santana. Mais bon, je marche, ça peut toujours être marrant, et j'ai rien de mieux en tête.

- Bon, okay, si les autres sont d'accord... cède la belle punk. Mais si ça gêne vraiment quelqu'un, il a le droit à un joker, on va dire.

Ça me va mieux comme ça. Il est vrai que ça peut être fun, et c'est aussi une bonne occasion de faire part à Quinn de mes interrogations sur son look sans que cela tombe comme un cheveu sur la soupe. Mais tu vas quand même mettre les pieds dans le plat. Avec le cheveu et les pieds, pas sûr que quelqu'un veuille goûter à ce que tu cuisines. Ha ha ha. C'est nul comme jeux de mots. Tout le monde acquiesce les uns après les autres, et Puck, initiateur de l'idée décide de commencer. Avec moi bien sûr.

- Bon, Kurt-Kurt, tu penses quoi honnêtement de Seb' ? Je commence gentil, hein.

Et bien, qu'est-ce que ça va être quand il sera méchant... Bon, je suppose que je peux donner une réponse honnête mais atténuée. Je peux difficilement dire que je le hais en face de tous ses amis. Donc, vas-y soft, Kurt. Je réponds :

- Et bien pas grand chose. Certes, je l'apprécie pas tellement, mais je le connais surtout très peu, et je pense que je n'ai surtout pas vu ses meilleurs cotés, au vu de la situation. Ça te convient comme réponse ?

- On va dire que oui, mais j'ai gardé mes meilleures questions pour la fin, ne t'inquiète pas, répond mon interrogateur.

- J'ai hâte, ironisé-je. C'est à moi, je suppose ? Donc...

Maintenant ? Pas maintenant ? Oh, puisque j'ai la main, autant y aller, puis c'est pas une méchante question après tout.

- Quinn. J'ai vu une photo de toi chez Blaine qui m'a intrigué, car c'était apparemment avant que tu adoptes ton look actuel, que je trouve très bien, je te rassure. Mais je me demandais : quelle est l'explication derrière ce changement ? C'est ma question.

Je comprends immédiatement que j'ai fait une erreur en posant cette question. Une immense erreur. Instantanément, le visage de Quinn se ferme et prend un air sombre, son sourire disparaît et ses lèvres ne forment plus qu'un mince trait rose au milieu de son visage pâle. Je crois même voir ses mains trembler avant qu'elle ne déclare d'une voix sèche :

- Joker.

Puck, ne comprenant pas la situation, fait une gaffe monumentale en la charriant :

- Allez Quinn, tu peux pas utiliser ton joker sur la première question, c'est pas du jeu. En plus, c'est pas comme si c'était une affaire d'état, tu peux bien nous dire.

Son regard se fait alors d'acier. Elle se lève, plus pâle que jamais, le poing serré, semblant prête à pleurer, se mordant les lèvres, le regard fuyant. Mon dieu, qu'ai-je fais ? Je n'aurais jamais cru que ma question aurait un tel impact. Judith elle-même semble estomaquée par cette transformation. Je tente de faire marche arrière, de stopper cette situation conflictuelle :

- Non, c'est bon, désolé de t'avoir demandé ça, tu peux tout à fait utiliser ton joker, bredouillé-je.

Elle ne me prête malheureusement pas attention, et d'une voix acide, déclare simplement :

- Tu veux savoir Puck ? Tu veux savoir ? J'ai changé de look car c'était la seule manière pour moi d'exprimer ma souffrance intérieure. Être punk me permettait de me sentir mieux. Parce que je me mourrais à force de hurler en silence, en moi-même. Voilà, t'es content, j'espère ? Parce que tu n'en sauras pas plus.

Elle tourne alors les talons, et sort du salon en claquant la porte, nous laissant tous sans voix, sans aucune explication, perdus.

Mon dieu, qu'est-ce que j'ai déclenché ? Je me maudis d'avoir été si curieux...


Notes culturelles :

- Lorsque Kurt veut acheter une DeLorean à Blaine, il fait référence à la voiture dans Retour Vers Le Futur qui permet de voyager dans le temps, Doc étant Emmett Brown, le possesseur de la voiture.

- La sitcom que Kurt regarde avec Max et Caroline est 2 Broke Girls.

Notes :

J'espère que ça vous a plu, et vous pouvez toujours essayer de deviner quelle est la souffrance que Quinn a voulu exprimer ^^. Encore merci pour tout votre soutien, c'est génial, et je ne réalise toujours pas que cette fiction va bientôt dépasser les 150 reviews :). Au vu de ce que vous avez dit, j'ai commencé mon projet d'OS, dont je vous donnerais régulièrement des nouvelles. Il s'agit toujours d'écrire des scènes plus en détail ou des scènes alternatives donc n'hésitez pas à m'envoyer des idées, même si j'en ai déjà pas mal :). De même, voici le Tumblr : beautifuldisasterff . tumblr . com où je poste les photos qui caractérise les personnages à certains moments :). Je le mets à jour régulièrement, donc n'hésitez pas à vous abonnez si cela vous intéresse :).

Merci encore & à bientôt.