- Des fois, je me demande si tout ça en vaut la peine.
- Que veux-tu dire ?
- Ben, on ne pourrait pas tout simplement l'éliminer, non ?
- Auparavant, je n'aurais pas été certain d'atteindre la bonne personne et maintenant, avec ce que nous préparons, ça serait risqué. Mieux vaut rester discret. Et puis, n'est-ce pas un peu distrayant ?
- Hum...Ça se voit que ce n'est pas toi qui court dans tous les sens ! Et regarde un peu ce que cette sale bête m'a fait ?
- Mais qu'est-ce que tu as, bon sang ?, finit par s'énerver Saori, qui en avait marre de se poser la question toute seule dans son coin – sauf lorsqu'elle philosophait dessus avec Yamada. Tu sors de l'infirmerie demain, Kurotsuchi te foutra la paix pour la vie des rats et ton potentiel a explosé au point que tu pourrais prétendre au poste de lieutenant – si ce n'est pas plus. Alors quoi : qu'est-ce que t'as ?
Assise sur son lit, les jambes repliées contre sa poitrine, Sayu regardait son amie s'époumoner avec des yeux de chien battu.
- Pardon, Fukuda-chan, s'excusa-t-elle, indécise. Je ne sais pas trop ce qu'il y a qui ne va pas. Pourtant, je sais que ça devrait aller, mais...
- Hum...
Saori grogna. Elle aurait bien volontiers questionné un peu plus son amie – la voir ainsi la faisant bondir – mais malheureusement, il n'était plus temps pour un interrogatoire : elle avait un entraînement collectif de programmé en cette fin de matinée et si elle ne voulait pas être en retard, il fallait qu'elle s'en aille de suite.
- Bon, souffla-t-elle en se redressant. Je repasserai te voir dans la soirée. D'ici-là, repose-toi et fais un break avec tout ce qui te mine ! Ça ne pourra pas te faire de mal...
Là-dessus, elle fila au pas de course, manquant de peu de renverser dans le couloir un chariot à médicaments poussé par une infirmière qui hurla en la voyant débouler ainsi de la chambre.
« Fais un break avec tout ce qui te mine...! ».
Sayu ne put s'empêcher de sourire en se répétant cette phrase dans sa tête. Du Saori tout craché ! Avec elle, tout semblait toujours si simple. A chaque problème, il y avait forcément une solution et si l'on souhaitait vraiment quelque chose, il suffisait de s'accrocher et ça finissait toujours par arriver. Sauf que chez Sayu, ça ne fonctionnait pas de la même manière. La jeune fille avait déjà, à la base, une conception des choses un peu plus compliquée et force est de constater que parfois, ça ne se passait pas aussi bien qu'elle l'espérait.
Du coup, durant le restant de la journée – l'une des plus calmes qu'elle ait connue depuis que Kurotsuchi avait dû lâcher prise – chaque fois qu'elle essayait de se détendre et de ne plus penser à rien, immanquablement, une petite voix venait lui rappeler que justement, quelque chose clochait chez elle et la troublait à nouveau.
C'est donc plus que passablement reposée qu'elle accueillit Saori dans la soirée - celle-ci étant venue, comme promis, passer quelques minutes avec elle une fois ses tâches journalières accomplies.
Durant l'hospitalisation de Sayu, les deux amies avaient eu le temps d'aborder bon nombre de sujets ensemble. Parfois de façon superficielle, parfois plus sérieusement. De ce fait, l'état morose de Sayu n'étonnait pas non-plus Saori. Elle reconnaissait même que si elle avait dû subir toutes ces épreuves et chamboulements dans son existence en si peu de temps, elle en serait certainement tout aussi bouleversée. Ceci-dit, elle ne risquait pas de le lui avouer. Aller dans le sens du poil et entretenir la léthargie de quelqu'un n'était pas dans ses habitudes.
Donc, une fois arrivée au centre médical, sitôt les banalités échangées, la dynamique jeune fille repassa tranquillement à l'attaque.
- Alors, tu t'es reposée finalement, aujourd'hui ?
- Oui, un peu, mentit Sayu. Et toi ?, enchaîna-t-elle au plus tôt. Ton entraînement, ça a été ?
- Ouaip ! On remet ça demain après-midi, d'ailleurs. Et d'ici quelques jours, annonça Saori, ravie, un nouveau classement devrait être annoncé - j'espère bien avoir pris du galon !
Sayu la regarda, surprise.
- Vous n'avez pas d'évaluations dans ta division ?
Saori remua lentement la tête.
- Hum...non ! On s'entraîne, le lieutenant – et parfois le capitaine – vient régulièrement assister aux affrontements et en fonction de, le classement est établi.
- Je vois, soupira Sayu.
Saori la regarda alors en coin, sachant déjà ce qui lui trottait dans la tête.
L'un des sujets que les deux filles avaient abordé tout en délicatesse était justement la place que Sayu « risquait » d'obtenir à son retour dans sa division. Car comme le lui avait maladroitement fait remarquer un jour Yamada, depuis qu'Ishii les avait quittés, le troisième siège était vacant. Et malgré son humilité, Sayu savait pertinemment qu'elle était celle qui avait le plus de chance de récupérer la place. Mais si dans le cas de Shimizu, ça ne lui avait pas posé de problème, là, par rapport à Ishii, il y en avait un...et de taille.
Elle avait beau avoir fait pour le mieux et agi en son âme et conscience, combien de fois Sayu avait revécu ces scènes terribles au bout desquelles elle en arrivait trop souvent à la même conclusion : elle était en partie responsable de la disparition de son compagnon. Si elle ne l'avait pas abandonné en plein combat pour se porter aux secours d'un soldat mort, jamais Ishii ne se serait retrouvé seul face à deux monstres et jamais il n'aurait subi cette première blessure qui...qui était à l'origine de tout le reste.
Voilà pourquoi, si elle n'avait jamais eu de remords à prendre la place de Shimizu, concernant celle d'Ishii, elle aurait le sentiment de la lui voler.
- Eh bien, dans ce cas, tu n'as qu'à refuser le rang si on te le propose !, finit par déclarer Saori avec autorité. Après tout, tu n'es obligée de rien !...et compte tenu des circonstances, je suis persuadée que tes supérieurs comprendront. Comme ça, c'est réglé et tu arrêteras de te prendre la tête là-dessus !
Sayu fut surprise par cette déclaration – surtout venant de la part d'une personne qui affichait d'ordinaire un tel esprit de compétition. Mais si elle regarda dans un premier temps Saori avec des yeux ronds, incrédule de se faire remuer de la sorte, elle finit par afficher un petit sourire soulagé et reconnaissant. De son côté, Saori était satisfaite du résultat de son intervention.
C'est donc avec la conviction d'avoir éradiqué un premier point nocif pour le moral de son amie qu'elle décida de s'en retourner.
- Aller, je vais te laisser tranquille pour aujourd'hui, dit-elle avec un grand sourire après avoir jeté un coup d'œil à l'horloge suspendue dans la chambre. Un bon gros dodo et demain, tu seras d'attaque pour ton grand retour à la troisième ! C'est qu'ils doivent se languir de te revoir ! En plus tu...Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ?
Saori avait soudain vu l'expression de Sayu virer d'une extrême à l'autre. Et si elle ne comprenait pas ce qu'il se passait, Sayu, elle, savait ce qui avait été dit – et réalisait à nouveau à quel point cela la rongeait.
Retourner dans sa division, là où tous l'attendaient...Là où tous l'attendaient...?
- Youhouuu ! J'te parle !, s'exclama Saori, décontenancée, en agitant une main devant le regard vide de son amie.
Sayu réagit enfin, retrouvant ses esprits qui s'étaient enfuis vers des pensées troublantes.
- Qu'est-ce qu'il t'arrive, Itami-chan ?
- Oh...Oh, rien ! Pardon !, tenta vainement de s'excuser Sayu avec un sourire crispé. Un moment d'absence. Sans doute lié à la fatigue...ou au contraire, à une trop longue période d'inactivité.
- Mmouais, grogna Saori, pas très convaincue. Bon, ben demain, tant je passerai te faire un p'tit coucou dans tes quartiers pour voir si tout va bien, ok ?
- Ok...A demain.
Là-dessus, Sayu regarda Saori partir en baragouinant d'incompréhensibles paroles - qui traduisaient pourtant à merveille son humeur du moment.
Le lendemain matin, comme à chacun de ses retours à la division après un passage par l'infirmerie, Sayu ressentit une appréhension certaine à l'idée de se retrouver entourée et harcelée par un monde de questions qui ne lui donneraient qu'une envie : fuir au plus vite. Mais fort heureusement, il n'en fut rien. Et cela ne fut pas dû à un désintéressement de la part de ses collègues sur la question, mais plutôt à l'intervention d'une personne bien intentionnée.
- Dès qu'il a su que tu devais bientôt rentrer, Koshikawa-kun a bien insisté pour qu'on te laisse tranquille – que personne ne vienne t'embêter avec tout ce qu'il s'était passé, expliqua Yuki, que Sayu avait rejoint une fois ses affaires en ordre.
Sayu éprouva alors une profonde gratitude pour le shinigami – qui n'avait certainement pas pu, lui, réchapper à un inconfortable interrogatoire, et ce, malgré l'état dans lequel il se trouvait aussi.
- Mais dis, Itami-chan...? Est-ce que ça va, quand même ?, ne put se retenir de lui demander Yuki, tout en délicatesse.
Il était bientôt midi et les deux jeunes filles avaient passé la matinée ensemble, alternant un tour de garde avec un entraînement au sabre. Sayu avait fait son maximum pour ne rien laisser transparaître et sa condition physique n'avait pas non-plus trahi ses tourments, mais le fait est que son entrain naturel n'était pas au rendez-vous et qu'elle avait volontairement évité toute discussion avec qui que ce soit. Yuki fut même surprise qu'elle l'interroge vaguement au sujet de son hospitalisation.
- Oui, répondit Sayu en forçant son sourire. Ne t'inquiète pas Sano-chan : encore un ou deux jours et ça repartira comme avant !
Yuki parut soulagée.
- Aller, viens !, changea rapidement de sujet Sayu. C'est l'heure de déjeuner. Après, si tu veux, on ira faire un tour dans le Rukongai avec Abe-kun.
- Oh oui ! Chic, chic, chic !, applaudit Yuki à l'idée de passer un peu de temps avec ses amis dans des quartiers distrayants.
En vérité, malgré d'en être à l'origine, cette proposition n'emballait pas particulièrement Sayu. Mais comme elle était persuadée qu'elle aurait les plus grandes difficultés pour rester seule, loin de l'agitation, durant son temps-libre, elle pensa que finalement, le passer en compagnie de deux personnes qu'elles appréciaient et surtout, qui passeraient tout leur temps à discuter ensemble devant les étals des boutiquiers et marchands, serait encore la meilleure solution pour être tranquille.
Sauf que, pour un peu changer, ça ne se passa pas comme prévu.
En sortant du réfectoire en ce début d'après-midi, c'est une énergique et tenace Saori qui se présenta à l'entrée de la capitainerie avec la ferme et inébranlable intention d'embarquer Sayu avec elle pour une petite promenade « entre copines ».
Alors, dans la mesure où Sayu n'était pas plus motivée par une activité que par une autre - mais surtout du fait que Saori savait se montrer assez persuasive, voir même effrayante avec ceux qui osaient contrecarrer ses projets - son emploi du temps changea en quelques secondes sans qu'aucune objection ne soit émise du côté de Yuki et Kota – qui furent d'ailleurs relativement soulagés de voir disparaître une Saori en aussi grande forme.
Honnêtement, Sayu préférait la compagnie de son amie d'académie à celle de ceux de sa division. Elle savait que c'était un peu ingrat compte tenu de l'inquiétude et du soutien que ces derniers lui avaient toujours témoignée, mais ses liens avec Saori étaient différents - plus forts, plus profonds. Et Saori en étant consciente, c'est la raison pour laquelle elle se permit d'autant insister auprès de Sayu pour lui faire cracher une bonne fois pour toute ce qui la rendait triste.
Alors tant pis si ça n'était ni correct, ni délicat, mais cette fois-ci, elle n'irait pas avec des pincettes. Elle avait un peu plus d'une heure avant son prochain entraînement et elle comptait bien le mettre à profit pour mettre un terme à cette mélancolie.
Les deux filles partirent se balader dans les environs du Seireitei. Là où on pouvait tout aussi bien traverser des forêts que longer des cours d'eau ou croiser des équipes de shinigamis en déplacement ou exercice.
Cela faisait maintenant une bonne dizaine de minutes qu'elles marchaient sur un petit sentier qui surplombait différents champs et terrains - et que Saori se retenait à grand peine de rentrer dans le vif du sujet en parlant de choses et d'autres. Elle aurait aimé que Sayu se confie à elle, lui dise ce qui l'avait perturbée la veille, juste avant qu'elle ne parte. Mais comme elle s'y était préparée, rien ne vint. Donc,
- Dis, Itami-chan...?
- Hum...
Sayu marchait à ses côtés, l'air ailleurs, sans donner l'impression de s'intéresser vraiment à ce qu'il se passait autour d'elle – ou à ce que Saori s'apprêtait à lui demander.
- Hier soir, quand je t'ai parlée de ton retour à la division...
Sayu ralentit sa marche et se tourna vers Saori.
- ...qu'est-ce que j'ai dit qui t'a interloquée comme ça ?
Sayu soupira. Car même si elle avait la réponse à cette question, elle n'était pas certaine de vouloir en parler à son amie. Après y avoir réfléchi de longues heures la nuit précédente, elle était parvenue à poser une étiquette sur chaque chose qui la tracassait. Mais le problème, c'est qu'il y en avait plusieurs et qu'elles étaient toutes entremêlées. Ainsi, commencer à en parler d'une la conduirait probablement à déballer tout le reste – et ça en faisait beaucoup.
- Bof, dit-elle alors négligemment dans un premier temps. Rien de bien import...
- T'as fini de me prendre pour une abrutie ?, s'énerva brusquement Saori en se plantant sur place. Je croyais qu'on était amies ! Je croyais qu'on se faisait confiance et que si l'une de nous deux avait un problème, elle savait qu'elle pouvait se confier sans crainte à l'autre !
Elle fixait Sayu intensément. D'une manière telle que cette dernière eut l'impression que son amie se sentait trahie, abandonnée...Et avoir éprouvé ce sentiment une fois était déjà trop.
- Pardonne-moi, Fukuda-chan, murmura Sayu, désolée, en baissant la tête. Je ne voulais pas te faire de la peine. Je ne voulais pas t'embêter avec mes histoires, c'est tout.
- Imbécile ! Avec le nombre de fois où je t'ai demandée, tu n'as toujours pas compris que ce n'est pas de la politesse ? Comme si notre amitié ne fonctionnait que lorsque tout va bien, en plus..., souffla-t-elle mécontente en reprenant sa marche d'un pas vif.
Sayu ne fit rien, mais un petit sourire vint éclairer son visage.
- Dans ce cas, si tu tiens à savoir, dit-elle doucement en rejoignant Saori, c'est à cause d'une réflexion que m'a fait mon capitaine la dernière fois où il est venu me voir à l'infirmerie.
Saori s'arrêta net et fixa Sayu.
- Qui ? Ichimaru ? Qu'est-ce qu'il t'a dit ?
- Hé bien...Juste avant de s'en aller, il m'a dit quelque chose du genre que je n'étais pas obligée de retourner à la troisième division si je ne le souhaitais pas...
- Hein ?, s'exclama Saori, abasourdie. Mais pourquoi t'a-t-il dit ça ? Tu n'as pas envie de...?
- Bien sûr que si, voyons !, se désola Sayu. Je ne comprends pas pourquoi il m'a dit ça. Même mon lieutenant n'a pas compris...
Saori se gratta un instant la tête.
- Il est bizarre ton capitaine, quand même...
- Parfois, il a des réactions un peu surprenantes, c'est vrai. Mais je l'aime bien et je croyais que lui aussi..., se morfondit soudain Sayu,
...dont la réaction fit instantanément réagir Saori.
- Euh, attends une minute là ! Tu l'aimes bien, comme...comme...?
Et là, entre le ton, la gestuelle et l'expression de son visage, Sayu ne mit pas trois secondes à comprendre le sous-entendu de la remarque.
- Hé ! Oh ! Ça va pas non ?, s'exclama-t-elle aussi outrée que cramoisie. Jamais de la vie !
- Ah ! Tu me rassures !, soupira Saori. Parce que moi, j'étais restée sur...
Mais devant l'expression de chouette dont Sayu la gratifia instantanément, Saori se tut. C'était pourtant trop tard.
- « Tu étais restée sur... » ?, répéta Sayu, anxieuse.
- Ben, il me semblait que...Enfin, tu vois ? Que tu aimais bien le lieutenant Hisagi, quoi.
Et là, Sayu donna l'impression de prendre feu. Mais lorsqu'elle eut, par dessus le marché, la mauvaise foi de répondre qu'elle n'éprouvait rien de particulier pour le lieutenant de la neuvième division, Saori ne put se retenir d'éclater de rire.
- Ouais, bon, ça va !, finit par reconnaître Sayu en râlant. Disons que j'apprécie ses compétences.
- « Ses compétences » ?, se régala Saori. Et dans quel domaine, s'il te plaît ?
- Fukuda-chan ! Comment oses-tu ?, s'empourpra encore plus Sayu.
- Ça va ! Ça va !, dit Saori en reprenant son souffle. J'arrête avec ça, promis !...même si je trouve ça très romanti...C'est bon, j'arrête !
Sayu accéléra alors le pas et la laissa derrière elle.
- Roooh ! Aller, Itami-chan, ne prends pas la mouche !, dit Saori en trottinant pour la rejoindre.
Et comme Sayu ne lui donna pas l'impression de bouder, elle put poursuivre.
- Bon, reprit-elle plus sérieusement. C'est donc à cause de la réflexion de ton capitaine que tu es aussi tracassée ?
- Y'a pas de quoi, tu trouves ?...j'ai l'impression qu'on ne veut plus de moi...
- Hum, je pense que tu dramatises un peu. Ceci-dit, honnêtement, j'avoue que ça me ferait cogiter aussi. Et depuis tout ce temps, tu n'as toujours pas réussi à le voir pour lui demander pourquoi il t'avait dit ça ?
- Mais je lui ai demandé sur l'instant ! Seulement il m'a répondue tout tranquillement – comme toujours – qu'il pensait me mettre à l'aise en prenant les devants. « Les devants » de quoi ?...comme si j'avais pu dire un jour à quelqu'un que j'avais envie de changer de division, marmonna Sayu. Et pour aller où en plus ?
Saori réfléchissait à une réponse probable, plongée dans un silence méditatif depuis quelques minutes, lorsqu'elle remarqua soudain qu'elles étaient à présent en train de longer un terrain d'entraînement un peu particulier. Celui-ci était en effet ouvert à toutes les divisions et était prévu pour s'exercer aux opérations en conditions réelles – la plupart des stades d'entraînement étant tous identiques : une sorte de terrain vague dépourvu de reliefs et autres abris naturels.
Mais en reconnaissant tout à coup l'unité qui était en train de s'y entraîner à ce moment-là, une idée vint subitement à l'esprit de la jeune fille.
- Dis, Itami-chan...?
- Désolée de revenir là-dessus - sache néanmoins que ce n'est pas pour t'embêter...
Là, Sayu la regarda de travers en se demandant ce qu'elle allait bien pouvoir lui sortir après une introduction pareille.
- ...mais tu n'as vraiment jamais envisagé de changer de division ?...même si ça n'aurait été que durant un instant de rêverie ?
« Vraiment pas envisagé » ?, « un instant de rêverie » ? Sayu se demanda de quoi son amie parlait. Mais lorsqu'elle remarqua, à son tour, le petit groupe en contre-bas, elle devina ce qui avait inspiré sa question.
- Tu sais, Fukuda-chan, dit-elle doucement en ressentant néanmoins un léger pincement au cœur, si un jour je demandais à changer de division, je ne suis pas certaine que mes motivations seraient d'ordre sentimental.
- Et pourquoi pas ?, rétorqua Saori avec bonne humeur. Elles sont aussi honorables que beaucoup d'autres !
Sayu la regarda éberluée. Entendre Saori parler des choses du cœur était aussi improbable que voir Yamada intégrer la onzième division. Mais pourtant...
- Ben oui, poursuivit-elle du même ton. Après tout, on fonctionne bien souvent à l'affectif. Alors si l'envie te prenait de vouloir te rapprocher de celui que tu ai...
- Stop !, s'exclama Sayu, écarlate, en plaquant une main sur la bouche de Saori. Et de toute façon, poursuivit-elle sérieusement après avoir libéré son amie, non-seulement je ne me souviens pas avoir déjà exprimé ce genre de pensées, mais en plus, je ne m'imagine pas un seul instant le capitaine Ichimaru en entremetteur.
- Hum...Perso, moi non-plus, avoua alors Saori avec un petit sourire. Mais des fois, on ne sait pas ce qu'il peut passer par la tête des gens...
Commentaires : Salut ! Ce chapitre-ci est un peu l'introduction à ce qui va suivre...Un peu de patience pour voir où tout ça va nous mener ;). Bonne continuation à tous et bon week-end ^^ !
Sulfura :
Coucou ^^ !
Hé bien tant mieux s'il t'a mis le sourire - j'avoue qu'en l'écrivant, je me suis bien amusée aussi (surtout quand on s'imagine les perso. en même temps).
Ah, c'est de l'Ichimaru tout craché, non ?
*nooon ! t'excuse pas pour le terme employé, c'est tellement vrai XD !*
Vouais, vouais, tu peux siffloter ^^ ! Mais je n'en dirais pas plus :p.
Moi ? Un faible pour Hisagi *^-^* ? Naaaan ! Voyons, où vas-tu chercher tout ça ?...je me le demande bien...
*gnignigni !*
Au passage, si quelqu'un s'en approche, je pique Seigi no Iki à Sayu et je l'embroche avec !
*mais tout en délicatesse, bien entendu*
Au fait ? Pas trop frustrée après ce chapitre-là ^^' ?
*je vais finir par me poser la question à chaque fois maintenant U_u*
Aller, bonne après-midi à toi, merci pour ce nouveau comm. et à bientôt !
Bisous.
:
Bonjouuur ^^ !
Décidemment, vous êtes nombreux à lui trouver une tête de panda (c'est vrai que la répartition des couleurs aide bien XD). Perso., je ne sais pas pourquoi, quand je le vois, il me fait penser à un iguane (va savoir pourquoi Oô). Quoiqu'il en soit, je crois que dans les deux cas, nous insultons gravement ces deux gentilles espèces d'animaux ^^.
Merci pour l'appréciation (et le comm.) ;) !
Quant à ce qu'Ichimaru a traffiqué...Bah, en fait, c'est pas vraiment lui qui a agi. Mais le plus important reste que Sayu a désormais la paix avec Kurotsuchi. Ceci-dit...^^"
Hé oh ! J'veux pas être accusée de détournement de travaux moi, hein XD !
Tu t'en es sortie, au fait ?
Ceci-dit, sans vouloir t'inciter à faire autre chose que tes devoirs (non, parce que ça, il ne faut pas faire), un break permet parfois de laisser décanter tout ce qu'on a emmagasiné et ensuite de reprendre tout ça, l'esprit bien au clair - faut juste éviter de breaker trop suivant ou au moment où tu es déjà tellement à la bourre que même les nuits blanches ne pourront plus rien pour toi XD...
Mais bien sûr, tu auras des infos sur les inspirations d'Ichimaru ^^. Après, les réponses ne seront pas forcément sous forme de dialogue - elles pourront tout aussi bien se traduirent par des évènements...
A voir ;).
Bon, j'y vais.
Alors bon week-end à toi et à plus ^^ !
Bisous.
