Bonjour tout le monde.
J'espère que votre semaine s'est relativement bien passée après… L'Après.
Je vous laisse lire ce chapitre qui j'espère vous plaira.
Bonne Lecture.
Pompei : Oui, c'est sûr que ça ferait des pieds à Drago, mais la question est : Est-ce que ça se fera ?
Pam : Merci pour ta review !
Mama : Alors là je suis médusée. Je ne sais pas quoi dire. Qu'est-ce qui t'a plu au juste ?
Alice : Oui Drago est dans ce chapitre. Mais ne te fie pas aux indices du chapitre précédent. Ça n'a rien de vraiment dramatique en réalité :)
Virginie : Ca me fait aussi de la peine bizarrement alors que j'ai moi-même imaginé ce qui va suivre. Non, Théo ne prendra pas Daphné en pitié. Il lui a dit, il ne reviendra plus jamais la voir. C'est fini. Il a maintenant réglé ce problème. Hermione est à son cinquième mois de grossesse. C'est vrai qu'on s'y perd un peu dans tout ça. Essaie de te référer aux chapitres datés en ayant pour base qu'elle est tombée en enceinte en Janvier.
Eliie Evans : Merci pour ta review !
Guest : Tu as raison, Théo mérite mieux que ce qui lui arrive. Tu as oublié de mettre ton pseudo :/
Chapitre 21 : Le dessert de la mort
Hermione se réveilla en sursaut. Elle se redressa et regarda son ventre. Elle sauta immédiatement hors du lit et se rendit dans la chambre de Théo.
-Théo ! Théo !
-Hum… quoi ?
-Le bébé a bougé !
-Quoi ?! fit-il en se redressant d'un coup.
Hermione monta sur le lit avec hâte lui prit les deux mains et les posa sur son ventre. Ils attendirent silencieusement et le bébé se manifesta une seconde fois. Théo en sursauta presque.
-C'est dingue ! dit-il.
-Tu te rends compte ! Mon bébé vit et bouge dans mon ventre. Tu ne trouves pas ça génial ?
Théo ne répondit pas tout de suite. Ses yeux étaient à présent rivés sur ses mains qui touchaient le ventre d'Hermione. Ce n'était bien sûr pas la première fois qu'il touchait son ventre, mais depuis quelque temps, chaque contact avec la peau d'Hermione le rendait très mal à l'aise et lui donnait des frissons qu'il aurait bien voulu réprimer. Surtout depuis qu'il avait compris qu'il appréciait Hermione plus qu'il ne le voudrait.
-Théo, ça va ? s'inquiéta Hermione.
-Hum ? Oui, bien sûr. Pourquoi ?
-Tu as l'air ailleurs depuis quelque temps. Je le vois bien.
-Ce n'est rien, répondit-il en récupérant ses mains. C'est la fatigue et je dois dire que je ne suis pas aidé avec une colocataire qui débarque dans ma chambre à trois heures du matin.
-Oui, c'est vrai. Je suis désolée, dit-elle avec une petite moue.
Théo détestait lorsqu'elle faisait ça. En temps normal, ça l'aurait fait rire, mais à présent son cœur s'emballait beaucoup trop lorsqu'Hermione affichait ce petit air coupable.
-Je te laisse dormir. Drago va être fou quand je vais lui dire !
Hermione quitta la chambre aussi vite qu'elle était entrée et Théo s'effondra dans son lit en lâchant un long et profond soupir. Frustration ! Cette situation le rendait complètement dingue ! Il ne se passait pas une seconde sans que ses pensées ne soient habitées par le visage d'Hermione. Ce n'était absolument pas bon pour lui, il le savait. Ses sentiments étaient arrivés de manière si brutale que ça allait forcément mal finir pour lui. Mais à chaque fois qu'il la voyait, il voulait l'embrasser…
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-Attends, répète un peu ?
-Ca va bientôt faire un mois que nous avons arrêté de faire l'amour.
Blaise et Harry se regardèrent avec un léger pincement de lèvres pour ne pas éclater de rire.
-Et tu as gardé ça pour toi durant tout ce temps ? lui dit Blaise.
-Ce n'est franchement pas évident d'aborder ce sujet, avoua Ron.
-Et pourrait-on savoir pourquoi elle te punit de cette manière ? demanda Harry.
-Lavande veut des enfants et ça l'obsède tellement que ça la bloque. Alors on fait une pause.
-Une pause avant de remettre le couvert ?
-C'est ça.
-Et est-ce qu'elle t'a dit quand l'abstinence s'arrêterait ?
-Non.
Blaise eut un mal fou à se retenir alors qu'Harry lui donnait un coup de coude. Ron lui, semblait totalement dépité. Tout le monde les regarda à l'entrée de Gringotts.
-Sérieusement Weasley, tu as fait une connerie et Lavande te le fait payer, c'est tout.
-Je n'ai rien fait ! Au contraire ! Elle pense que c'est de sa faute si on n'a pas encore d'enfant. Je n'arrête pas de la rassurer à ce sujet.
-Et ça ne te manque pas trop ?
-Un mois Harry ! Ca fait un mois ! Evidemment que ça me manque ! Je suis maudit.
-Mais non tu n'es pas maudit, tenta de le rassurer Harry. Dis-toi que lorsque tout ça sera terminé, ce sera comme…
-Une délivrance ? dit Blaise.
-Oui, une délivrance, admit Harry. Et tu feras peut-être mouche. Après tout c'est elle la sage-femme. Elle doit sans doute savoir ce qu'elle fait.
Ron acquiesça en pensant qu'il ne passerait pas un mois supplémentaire dans de tel condition. Blaise repartit dans un fou rire incontrôlé.
-Tu riras moins quand Ginny fera la même chose parce que tu ne l'as toujours pas demandé en mariage.
-Ça n'arrivera jamais, dit-il sûr de lui.
Ron et Harry regardèrent Blaise d'un air entendu. Celui-ci perdit rapidement son sourire.
-Ça n'arrivera jamais !
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Hermione trépignait d'impatience. Elle n'avait pas encore eu le temps de voir Drago pour lui annoncer la bonne nouvelle. Il était de plus en plus compliqué pour elle de souffler avec le travail et la sollicitation qu'elle avait ces derniers temps. Elle avait donc profité d'une petite pause de cinq minutes pour se rendre au département du Ministre. Elle croisa Drago sortant du bureau de Kingsley.
-Qu'est-ce que tu fais là Granger ? Il y a un problème avec le bébé ? lui demanda-t-il inquiet.
-Viens !
Hermione lui prit la main en souriant et l'entraina dans son bureau.
-Oh là ! La dernière fois que tu m'as entrainée ici de cette manière, on l'a fait sur mon bureau, déclara Drago avant de se maudire de raviver un tel souvenir.
-Le bébé a bougé cette nuit ! dit Hermione en sautillant sans prêter attention à la remarque de Drago.
Sans dire un mot, il posa ses mains sur le ventre d'Hermione en fronçant les sourcils. Il les retira pour les reposer comme le ferait un magnétiseur.
-Je ne sens rien, dit-il déçu.
-Oh, c'est sans doute parce qu'il se repose. Il a fait la fête toute la nuit.
-Un nocturne comme moi, dit Drago tout fier.
-Théo l'a senti aussi.
-Pardon ? dit-il en retirant ses mains comme si elles avaient été en contact avec du feu. Théo a senti le bébé bouger ?
-Euh… oui, hésita Hermione en voyant la tête renfrognée de Drago.
-Théo a senti mon bébé bouger avant moi ?
-Tu n'étais pas là, se justifia-t-elle. Mais il va bien y avoir un moment où tu seras là quand le bébé bougera.
-Si tu me promets que personne d'autre ne le sentira avant moi.
-Promis.
Drago posa à nouveau ses mains sur le ventre d'Hermione, mais le bébé ne bougeait toujours pas.
-Il se repose, répéta Hermione.
-On ne peut pas l'interrompre ?
-Mais non enfin !
Drago se baissa pour se retrouver nez contre ventre. Hermione trouvait la situation assez rigolote.
-Dis bébé, ça serait gentil de ta part si tu pouvais attendre que je sois présent pour bouger la prochaine fois. On est d'accord ? Bien sûr qu'on est d'accord.
-Si le bébé est comme toi, il fera ce qu'il voudra.
-Tu veux dire s'il est comme toi.
Hermione le fusilla du regard alors que Drago lui faisait un léger sourire en coin. Il ne saurait dire pourquoi mais se retrouver dans son bureau seul avec Hermione à se lancer des petites piques le mettait de bonne humeur. Il avait l'impression que ça faisait très longtemps que ça ne leur était pas arrivé. Elle le regarda longuement et se permit d'arranger quelques mèches blondes rebelles sur la coupe impeccable de Drago. Il se laissa volontiers faire bien qu'il n'aimait pas ça. Il fallait dire qu'Hermione n'était pas Pansy. Elle était délicate là où sa meilleure amie pouvait passer sa main dans ses cheveux comme si elle caresserait un chien.
Puis ils ne sauraient dire ce qui leur prit, mais leurs lèvres se scellèrent subitement dans un premier baiser passionné. Ils échangèrent ensuite un regard et Drago s'empara de nouveau des lèvres d'Hermione. Elle lâcha un léger soupire lorsqu'elle sentit les mains de Drago se posa sur sa taille, la soulever puis la poser sur le bureau alors que ses doigts se faisaient moins délicats dans les cheveux du blond. Hermione sentit une douce chaleur l'envahir alors que Drago déposait des baisers dans son cou. Elle se rappelait de la dernière fois qu'ils avaient été aussi intimes. Hermione sourit en songeant que les bureaux devaient sans doute être leur lieu de prédilection et que cette intimité avec Drago l'avait terriblement manquée.
Sa bouche, ses mains, son corps tout entier collé contre le sien. Ce corps qu'elle n'arrivait pas à toucher à cause de ses vêtements. Elle fit donc glisser la robe de sorcier de Drago et commença à déboutonner sa chemise. Elle caressa délicatement son torse de ses doigts et profita que Drago ait laissé ses lèvres pour y déposer un baiser. Hermione sentait le cœur de Drago battre à tout rompre et se doutait que le sien n'en menait sûrement pas large.
Ses mains glissèrent vers le pantalon de Drago pour en défaire la ceinture alors qu'il la faisait basculer sur le bureau. Sa main remonta sa robe jusqu'au niveau de ses hanches. Hermione ne mettait quasiment que des robes depuis que son ventre se faisait de plus en plus gros. C'était plus facile à enfiler et elle ne passait pas son temps à se plaindre qu'elle ne rentrait plus dans ses pantalons.
Ce fut alors qu'elle sentit les mains de Drago caresser délicatement sur son ventre qu'une lumière s'alluma dans son cerveau et que ses neurones lui lancèrent de véritables warning. Ils étaient en train de faire une énorme bêtise. Voilà ce que sa tête lui disait. Et elle savait que ça les hanterait s'ils continuaient sur cette voie.
-Drago…, souffla-t-elle contre ses lèvres.
Ce dernier ouvrit les yeux et comprit immédiatement le message qu'elle voulait lui adresser. Il lui donna un dernier baiser et en profita pour la redresser sur la table. Ils tentèrent de calmer leur rythme cardiaque tout en remettant leurs affaires en places.
-Je… je ne sais pas ce qui m'a pris, dit Hermione en rabaissant sa robe. Je…
-Ce n'est rien, ce n'est pas grave, lui répondit Drago.
Il avait fermé les yeux et posé ses mains à plat sur le bureau afin de se calmer.
-Ce sont sans doute mes hormones qui me jouent des tours, tenta-t-elle de plaisanter.
-Hermione…
-Oui, c'est sans doute ça. J'ai toujours cru que ces histoires d'hormones qui débloquent étaient une pâle excuse pour faire n'importe quoi mais en fait…
-Hermione.
Celle-ci s'arrêta dans son monologue et regarda Drago. Il reçut un coup au cœur lorsqu'il vit ses yeux se remplir de larmes. Il ne put s'empêcher de la prendre dans ses bras, ce qui pouvait être dangereux, vu ce qui venait de se passer et que son érection qui n'avait toujours pas diminué.
-Désolée, l'entendit-il dire dans sa chemise.
-Ce n'est rien, chuchota-t-il. Il parait qu'il faut être deux pour s'embrasser.
-On allait faire plus…
-Ce n'est pas arrivé.
-Oui mais…
-Chut…, lui dit-il en la forçant à le regarder. Ce n'est pas arriver, d'accord ?
Hermione acquiesça et recala sa tête contre son torse.
La chaleur que diffusait le corps de Drago l'apaisait quelque peu. Ses bras avaient toujours été une place rassurante où Hermione adorait se réfugier. Elle avait l'impression d'être protégée de tout ce qui était extérieur. Et le fait qu'il ne la repousse pas alors qu'ils avaient été sur le point de faire l'amour augmenta paradoxalement sa volonté de rester avec lui dans ce bureau.
-Tu veux passer à la maison ce soir ? On pourrait dîner ensemble si tu veux, proposa subitement Hermione. Promis, je ne te sauterai pas dessus.
-C'est plus que tentant mais je ne peux pas. J'ai rendez-vous avec Alyssa, ce soir. Demain si tu veux.
-Oh, d'accord.
Hermione eut à son tour l'impression de recevoir une douche froide et un autre malaise s'installa entre eux. Elle se détacha de Drago. Ils n'osaient même plus se regarder maintenant que le nom d'Alyssa avait été prononcé.
-C'est sans doute égoïste ce que je vais dire mais il fut un temps où je passais avant les filles avec lesquelles tu sortais. Et maintenant que je suis enceinte de toi, je passe après…
-Hermione…
-Oui, je sais. Alyssa est ta petite amie et je ne devrais pas me plaindre mais j'en ai marre de me sentir coupable dès que je te voie. Ce qui est normal tu vas me dire, vu ce qu'on a failli… mais j'ai l'impression d'être la maîtresse et elle la femme trompée et… enfin je crois que…
-Ecoute, il n'y a pas d'histoire de femme trompée et de maîtresse. Toi et moi savons que c'est plus compliqué que ça, non ? Mais je dois voir Alyssa. Je crois… je crois qu'on doit parler elle et moi.
-D'accord. C'est juste que parfois… Je crois que je comprends ce que ton père essayait de me dire.
Drago sentit son cœur rater un battement à l'évocation de ce fameux brunch. Il prit de nouveau Hermione dans ses bras pour tenter de la rassurer.
Tu te rappelles de ce que je t'ai dit ce jour-là ?
-Drago…
-Est-ce que tu t'en rappelles ?
-Oui.
-Alors garde ça en tête. Tu seras, vous serez toujours les plus importants. Je t'en fais encore une fois la promesse.
-Je te crois. Mais la situation commence à être de plus en plus pesante pour moi. Enfin, ce n'est pas si grave. Passe quand tu veux.
Hermione lui fit une bise sur la joue et quitta le bureau de Drago beaucoup moins enthousiaste que lorsqu'elle était arrivée dans le département du Ministre. Elle avait les larmes aux yeux.
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Tout se passait à merveille selon Pansy. Le couple Anderson célébrait leur cinquante ans de mariage, les invités avait été installés par affinité politique, culturelle et sportive afin d'éviter un quelconque conflit en cours du repas et le dîner avait été approuvé par tout le monde. Elle se prenait donc une petite pause à l'extérieure de la salle avant d'être une nouvelle fois d'attaque pour le moindre petit couac, qui selon elle ne devrait pas se produire. Pansy avait cependant hâte de rentrer chez-elle et de se coucher dans les bras d'Harry.
-Miss Parkinson ? entendit-elle en retournant dans la salle de réception.
-Oui Mrs Anderson.
-Je voulais vous remercier pour cette très belle organisation. Vous avez su répondre à nos attentes sans vous emporter face à mes changements d'avis intempestifs. Je dois vous dire que j'avais été quelque peu réticente de vous confier cette fête si importante à mes yeux, à cause de votre jeune âge. Mais Agatha Rayleigh, une de mes amies à qui vous avez organisé ses soixante-dix ans, ne m'a dit que du bien de vous et je ne regrette absolument pas de l'avoir écoutée.
-Merci beaucoup Mrs Anderson, répondit Pansy avec gratitude. Mais la fête n'est pas terminée, vous savez.
-Oh, oui ! Le dessert !
-Je vais voir si tout se passe bien en cuisine. Retournez à votre place. Vous êtes la reine de la soirée.
Mrs Anderson retourna dans la salle de réception toute guillerette. Pansy ne put s'empêcher de sourire et se dirigea dans la cuisine où le temps semblait s'être totalement arrêté. Pansy n'aimait pas ça du tout.
-Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-elle.
-Miss Parkinson, vous souvenez-vous m'avoir dit que Mrs Anderson détestait les gâteaux contenant du beurre ? posa un de ses employés.
-Oui, répondit-elle simplement.
-Et rappelez-vous m'avoir également dit que Mr Anderson était sujet à certaines allergies comme les fruits à coques par exemple ?
-Aussi…
-Et bien il s'avère que… et bien… il y a eu une… une petite erreur de commande et… et bien…
-Quoi, Steven ? Quoi ? Vous allez cracher le morceau, où il va falloir que j'aille le chercher au fin fond de votre estomac ! dit Pansy en perdant patience.
-Le gâteau a été fait avec de l'huile d'arachide, dit un commis de la cuisine.
-Je vous demande pardon ?!
-Vous voulez goûter pour voir ? demanda-t-il en montrant un gâteau à Pansy.
-Vous êtes malade ou quoi ?! dit-elle en jetant le gâteau parterre. Vous voulez tuer des gens ? Vous voulez tuer Mr Anderson ? Vous voulez me tuer ?! On n'a pas idée de mettre de l'huile d'arachide dans un gâteau ! N'êtes-vous pas au courant que l'huile d'arachide est l'un des produits les plus allergènes de cette foutue planète ! Dîtes-moi que personne n'a été servir les gâteaux !
-Non Miss Parkinosn.
Pansy tenta de reprendre sa respiration. Personne n'avait encore mangé de ce gâteau de la mort. C'était trop beau pour être vrai. Elle savait que quelque chose allait se produire, mais Pansy n'aurait jamais pensé que ça pourrait tuer la moitié de l'assemblée ici présente. Réfléchie, réfléchie, Pansy ! Puis son regard s'illumina. Elle prit le bloc de parchemin des mains d'un de ses employés et commença à le parcourir. Mrs Anderson venait de le lui dire, elle avait tendance à changer d'avis de façon intempestive et le gâteau au citron n'avait pas été pas son premier choix. Il fallait faire quelque chose de bon et surtout de rapide.
-Vous allez faire le crumble aux fruits rouges avec une crème anglaise. C'était le premier dessert que les mariés voulaient.
-Mais… nous n'avons pas de fruit rouge, dit le chef pâtissier.
-Et bien mettez autre chose dedans ! Mais s'il vous plait, essayez de ne pas empoissonner les invités !
-Est-ce que tout se passe bien ? demanda Mr Anderson. Nous avons entendu des cris.
-Oui Mr Anderson, tout se passe bien, dit-elle tout sourire en le prenant par le bras pour sortir de la cuisine.
-N'est-ce pas du gâteau au citron que je sens ? renifla-t-il.
-Non ! Non ! Vous savez bien que ce n'est pas le dessert de ce soir.
-Ah bon ?
-Mais oui ! N'oubliez pas que Mrs Anderson veut que vous preniez soin de votre santé. Donc pas de gâteau, mentit Pansy. Allez, retournez auprès de votre chère et tendre, dansez avec elle et le dessert sera à votre table lorsque vous serez assis.
-Oh Miss Parkinson, vous êtes un ange.
Mr Anderson quitta la cuisine et Pansy se retourna vers les pâtissiers.
-Crumble aux fruits rouges avec une crème anglaise !
-Mais nous n'avons pas…
Pansy fusilla les pâtissiers.
-Un crumble de… d'abricot pour cinquante personnes ! Et que ça saute !
-Oui chef !
-Et évitez d'y mettre des fruits secs où de revisiter la pâte à crumble comme vous, cuisinier, avez le secret ! pesta Pansy.
Des ingrédients, Des casseroles et autres ustensiles volèrent près à être utilisés. Pansy sortit de la cuisine en soupirant et en songeant qu'il fallait absolument qu'elle prenne sa retraite.
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Hermione était rentrée chez-elle assez contrariée. Elle qui pensait passer une bonne journée grâce à l'événement nocturne produit par son bébé, s'était trompée. Sa journée avait finalement été dictée par la conversation qu'elle avait eue avec Drago et par ce qu'ils avaient faillit faire. Drago aurait beau dire ce qu'il voudrait, ils avaient failli coucher ensemble dans son propre bureau… encore une fois! Elle le savait, il le savait. Ils en avaient eu envie tous les deux sur le moment. Et Hermione n'avait pas spécialement envie de se sentir coupable ce soir-là, même si elle savait que ce n'était pas bien. Bien sûr, elle était consciente que c'était elle qui l'avait poussé dans les bras d'Alyssa mais elle avait progressivement réalisé que Drago lui manquait. Leurs piques incessantes, leur fin de soirée ensemble, leurs messes basses, ses allusions pas très nettes. Hermione voulait que tout ça revienne. Elle voulait que le Drago Malefoy d'avant sa grossesse refasse surface. Et tout ce qui allait avec.
Hermione se dirigea dans la cuisine. Elle avait une faim de loup. Elle voulait se faire un bon sandwich avec tout et n'importe quoi dedans accompagné d'un bon verre de jus.
Ce fut à ce moment là que Théo rentra chez-lui. Il avait passé un assez mauvais rendez-vous avec son éditeur qui lui avait conseillé de changer les trois derniers chapitres qu'il lui avait donné. Il avait beau apprécier son éditeur, le terme « sombre crétin ! » n'avait pas arrêté de résonner dans son esprit durant tout le rendez-vous. Ne pouvait-il pas comprendre qu'il ne pouvait rien changer puisque tout avait déjà été remanier à la sauce moldu ? Il savait qu'il aurait dû aller dans une autre maison d'édition pour faire publier ce livre. Théo s'immobilisa lorsqu'il entendit un vacarme.
-Hermione ?
Silence. Théo fronça les sourcils et se dirigea là où s'était produit le vacarme.
-Oh non ! Hermione !
Théo se précipita vers Hermione qui était sur le sol, inconsciente. Une des chaises était au sol à côté d'une assiette brisée. Théo la prit dans ses bras et transplana dans l'instant.
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Hum, hum… Ceci est un message personnel que j'adresse à Drago et Hermione : Non mais qu'est-ce qui vous a pris de vous embrasser comme ça dans ce bureau ? Vous ne pouviez pas vous retenir, bon sang ! Vous ne trouvez pas qu'il y a assez de problème comme ça, hein ?! C'est moi qui décide ! C'est moi qui commande et quand je dis qu'on ne se touche pas, c'est qu'on ne se touche pas ! Point !
Voilà, voilà…
Bon, comme vous pouvez le constater, Drago et Hermione ont voulu n'en faire qu'à leur tête et il a été dur pour moi de les retenir même si, je sais, vous avez sans doute apprécié ce petit passage Dramione qui n'était pas prévu à la base.
Vous avez pu apercevoir Pansy dans son travail et les déboires de Ron.
Je vous laisse la parole !
Dans le prochain chapitre il y aura un autre coup, une erreur d'identité et une dispute (entre qui?).
A samedi prochain !
Gouline971
