21.

Je reçu également un message de recommandation de la part de Jacob me renouvelant ses plus vives recommandations, de ne pas parler aux personnes qui me semblaient suspectes, de ne faire confiance à personne et me rappela que si je ne donnais pas de nouvelles toutes les cinq heures j'aurais le plaisir de voir débarquer une partie le meute !

Non mais !! Le voilà qui se prenait pour Charlie !!

Il va falloir que je remette les choses au point une fois que je serais rentrée ; je ne suis plus une enfant et il serait bien que la plupart de mes proches arrêtent de me traiter comme telle !! J'avais très envie de lui envoyer une remarque bien cinglante mais heureusement pour lui j'avais d'autres loups à fouetter !!

L'hôtesse me demanda d'éteindre mon téléphone une fois monté dans l'avion.

Une fois n'est pas coutume, ma famille voyait les choses en grand. J'étais en première classe. Je soupirais malgré moi mais je fus néanmoins reconnaissante car je me retrouvais quasiment seule et personnes aux alentours comme voisin pour venir me déranger. L'hôtesse arriva avec les plateaux repas une fois que l'appareil se trouvait à une altitude correcte. Je ne me fis pas prier. J'étais littéralement affamée. Toutes ces émotions de la journée m'avaient donné faim. Et une grosse faim qui plus ait !! Comme toujours après un bon repas, je sentis le sommeil me gagner. Morphée m'accueillait dans ses bras doux et chauds. Je demandais à l'hôtesse s'il était possible qu'elle me réveille juste avant l'atterrissage. Je détestais ce moment. Et je préférais être pleinement consciente de mes facultés et moyens quand l'appareil entamerait sa descente.

Comme promis la jeune femme me réveilla juste au moment où le commandant de bord nous annonçait de regagner notre siège et de boucler notre ceinture. Je la remerciais d'un sourire et me concentra sur la descente.

Une fois les deux pieds sur le tarmac, je m'autorisais à respirer normalement. Même si le sang humain ne me faisait aucun effet pour le moment, je ne me sentais pas trop à l'aise dans cet endroit confiné avec tant d'humains tentant à l'intérieur. Heureusement pour eux !

Me voila en Suisse, en terrain neutre, ce pays était connu pour sa neutralité ; enfin je l'espérais grandement. J'étais prête à remuer ciel et terre quelques soit le pays, pour retrouver ma famille, cela devenait urgent. Edward me manquait. Sa présence, son charisme, son odeur, tout en lui résonnait comme un manque en moi. Il fallait que je retrouve les autres aussi. Et le plus vite possible.

Leur présence mettait devenue indispensable.

Je n'eus pas besoin de récupérer mes bagages je n'en avais pas pris. Je ne comptais pas m'établir ni rester longtemps. Je me dirigeais directement vers la sortie, quand mon regard fut dirigé vers une pancarte que déployait un homme tout à fait banal. Mon nom en grosse lettre y était inscrit.

Je me dirigeais vers lui ; m'arrêtais à sa hauteur.

-Vous êtes Mlle Bella ?

-A qui ai-je l'honneur ?

Oui c'est vrai je sais que j'attire le danger comme la poisse mais cet homme n'aurais rien pu me faire, ce n'était qu'un humain après tout.

Je fis abstraction pour une fois des recommandations d'usages que l'on m'avait faites plus tôt.

-Je suis envoyé par , il me prit de vous transmettre ce fax que je viens de recevoir il y a quelques heures.

Je pris le fin papier des mains trapus de ce petit homme et lu le texte écrit à la va vite. Je pris soin tout de même de lire les dates et heures figurant au bas de la page. Elles correspondaient à l'heure approximative à laquelle j'avais pris l'avion.

« Mlle Bella,

Veuillez me pardonner cette discourtoisie de ma part, mais ayant vu votre tristesse avant de quitter mon cabinet et sachant que vous vous rendiez en Suisse, dans une ville qui vous ai inconnue, cela me faisait mal au cœur et je ne pes me résigner de vous laisser toute seule, c'est pourquoi, je vous confie aux bons soins de mon beau frère. Vous pouvez lui faire confiance, il vous conduira où bon vous semblera, ne vous inquiétez pas de la note c'est la maison qui régale.

Prenez soin de vous, en espérant que vous trouverez ce que vous cherchez.

Bien à vous, votre dévoué,

»

Je souris à la lecture de ce fax. Je souris également à ce petit homme devant moi.

-Vous n'avez pas de bagages ?

- je ne compte pas rester longtemps.

- Où souhaitez-vous que je vous accompagne Mlle ?

-je dois me rendre dans un banque mais je ne sais pas laquelle encore.

-A cette heure ci toutes les banques sont fermées, je vous y accompagnerais demain dès la première heure. Pour le moment, suivez -moi, je vous accompagne à votre hôtel. comme vous l'appelez vous y a réserver une chambre.

-comment vous appelez vous ?

-Mon nom est Tony Mlle Bella.

-Bella suffira amplement, Tony.

-Très bien. Il paraissait ravi et plus détendu. Tant mieux.

Je me laissais guider, me promettant mentalement que ce cher avocat allait être remercié pour ses services à mon retour. Il faudrait que j'en parle à Carlisle, dès que la situation la permettrait.

Tony était chauffeur de taxi, voila pourquoi il pourrait me conduire où bon me semblerait. Ce bon vieux avait plus d'un tour dans sa manche. J'allais de surprise en surprise, me voilà arrivée devant l'hôtel, un sifflement admiratif sorti de ma bouche. Je me trouvais devant un riche hôtel quatre étoiles. Un groom vint m'ouvrir la portière. Je fus accueillie comme une princesse par le maître d'hôtel qui me confia les clés de ma chambre. Il remarqua mon manque de valises, prit un air faussement indigné et claqua dans ses mains.

-Mary, mon enfant, faîtes en sorte que Mme Cullen trouve demain matin dans sa chambre deux tenues de ville de rechange.

-très bien Monsieur, Madame, me salua t elle.

-cela n'est vraiment pas nécessaire.

-Je crois que si. Sachez Madame que lorsque nous avons été prévenus de votre arrivée, nous avons eu des ordres précis. Le monsieur qui a réservé votre chambre, nous a clairement spécifié que nous devions tout faire pour vous faciliter la vie et ainsi prendre soin de vous. Il en va de la réputation de notre établissement. Alors laissez nous faire, je vous en prie. J'ai déjà fait porter votre repas dans votre chambre. Henry, que voici, va vous accompagner personnellement jusqu'à votre chambre. Je vous vois demain. Reposer vous bien Madame Cullen.

Le dénommé Henry m'accompagna fidèlement, de l'ascenseur à ma chambre.

Je n'étais pas habituée à être le centre d'attention et surtout l'attention de tout un hôtel, vu comme les autres résidents me dévisageaient ils devaient surement se demander de quelle riche famille je pouvais bien venir. Je soupirais et entrait dans ma chambre.

J'avais une magnifique chambre avec une dépendance toute petite sur un salon privé. La vue de cet étage était magnifique, je pouvais admirer les lumières de la ville, c'était merveilleux. Il existait encore dans ce monde des choses très simples qui m'enthousiasmait encore.

Je dégustais tranquillement mon repas quand Mary frappa à la porte et m'apporta deux tenues différentes. Elle joignait à ce lot, un sac de voyage offert par la maison, j'y trouvais tout le nécessaire de toilettes. Je l'en remerciais chaleureusement et me rappelant que j'avais encore du liquide sur moi, je lui donnai un généreux pourboire. Elle me renvoya un délicieux sourire.

Je dégustais mon repas et m'endormit presque immédiatement sur mon lit douillet.

Je fus réveillée par Mary le lendemain. Il devait être 8h00. Je ne sais pas ce qui se passait. J'avais le sommeil lourd en ce moment. Mes nuits étaient sans rêves et je n'avais pas vraiment l'impression d'avoir dormi.

Elle refit le lit, et m'apporta un petit déjeuner pendant que je prenais une bonne douche chaude.

Le déjeuner fut délicieux mais très copieux !!

Mary me fit savoir que mon chauffeur de taxi m'attendait déjà en bas, je l'en remerciais une nouvelle fois et prenant une tartine pour la route je descendis précipitamment l'escalier délaissant l'ascenseur que je trouvais bien trop long à mon goût ! Heureusement que je ne croisais personne lors de ma descente il aurait été surpris par un coup de vent !!

Le maître d'hôtel me salua quand je passais devant le comptoir en lui redonnant ma clé. J'avais pris soin de prendre le sac de voyage avec la tenue de rechange, je ne savais pas si je rentrerais ce soir. Je le saluai et le remercia encore une fois chaleureusement pour sa prévenance et son dévouement.

Tony m'attendait la portière arrière ouverte.

Je m'engouffrais dans l'habitacle.

-quel est la destination ? me demanda t-il une fois installé au volant.

Prenant bien soin de répondre à sa question, je réfléchie quelques secondes. Connaissant les habitudes de ma famille à se comporter et connaissant leur goût cela ne pouvait pas être autre chose que…

-La plus grande banque de toute la ville. La plus sûre, et la plus discrète.

Il me sourit dans le rétroviseur et fit vrombir le moteur.

-Nous y serons dans 15 minutes. A l'heure pour l'ouverture.

Un petit détour à la case reviews ???

J'espère que ce chapitre vous a plu, je m'attèle au prochain avant ce soir, donc la suite très bientôt !!

Bonne lecture, enjoy et merci tt plein^^