Bonsoir à toutes,
Je passe ici en coup de vent pour vous annoncer qu'une fois cette fiction terminée (J'ai presque terminée de l'écrire...), je pense quitter FF pour aller sur fiction pad, mais j'enverrais aussi les chapitres par mails... Parce que oui, il y aura une nouvelle histoire :)
Intêrressées?
Chapitre VINGT
Point de vue d'Emmett
Une semaine a passé depuis mon retour à la maison. Edward, Jasper et moi avons eu du mal à nous laisser, surveillant toujours les arrières les uns des autres… Comme si nous étions encore au front.
Carlisle nous a expliqué que c'était quelque chose de normal mais que les choses se calmeraient doucement, lorsque nous aurions repris conscience de la réalité qui nous entourait.
Les premières nuits, j'ai obstinément refusé de dormir pendant que Rosalie était couchée à mes côtés, préférant avoir des discussions sérieuses avec le bébé. Rose m'avait expliqué qu'il était important de lui parler et que surtout, il nous entendait et reconnaissait les voix. Par exemple, lorsque ma mère parlait, le bébé semblait comme apaisé, tandis que si c'était Bella ou Alice, c'était une vraie pile électrique et il tentait de se faire sentir par tout le monde.
J'ai ainsi appris que mon père faisait écouter les grands classiques à mon futur enfant, que Bella lisait des romans aux côtés de Rosalie…
J'ai été touché d'apprendre ça, parce que cela voulait dire que même si je n'étais pas là, Rosalie n'était jamais seule et qu'elle était toujours soutenue par mes parents ou les filles. Et cela m'a fait me sentir mieux instantanément.
Le jeudi, soit trois jours après notre retour, j'ai réveillé Rosalie et je l'ai de moi-même conduite dans des magasins de puériculture après avoir réalisé que nous n'avions aucun mobilier pour la chambre, que la peinture n'avait pas été choisie.
Elle m'a alors expliqué qu'elle préférait être avec moi, qu'elle n'avait voulu acheter que les choses ne venant pas en priorité afin que je puisse choisir avec elle ce qui nous plaisait le plus.
J'ai été agréablement surpris en découvrant que la vendeuse du magasin connaissait bien ma femme, puisqu'à peine étions nous rentrés à l'intérieur que déjà elles se serraient dans les bras.
Finalement, j'ai rapidement appris qu'elle s'appelait Kate et qu'elle et Rose étaient devenues amies suite aux nombreuses visites de repérage que Rose avait faites ici. Kate nous a alors aidés à choisir le lit, les accessoires, les autres meubles.
Nous y avons passé toute la matinée, avons complété la garde-robe du bébé et celle de Rose. D'ailleurs, lorsque j'ai appris qu'elle n'avait rien acheté pour elle, j'ai frôlé la crise de nerfs et j'ai ensuite presque dévalisé le magasin entier sous les recommandations par téléphone d'Alice et les soupirs exaspérés de Rosalie.
Nous sommes rentrés en début d'après-midi et je me suis rapidement mis en cuisine après avoir déchargé la voiture afin de préparer une salade de pâtes et du poulet au parmesan pour Rosalie.
Lorsque nous avons fini de déjeuner, je l'ai accompagnée rapidement au lit et suis resté avec elle jusqu'à ce qu'elle s'endorme.
Une fois certain qu'elle était profondément endormie, je me suis mis au travail dans la future chambre du bébé.
J'ai d'abord repeint en blanc et j'ai ensuite collé les stickers que nous avions choisis ce matin. Des centaines de petites bulles et d'étoiles. Je me suis ensuite appliqué à en coller des phosphorescentes au plafond.
J'ai ensuite monté le lit et les armoires et j'ai pris soin de laisser les vêtements et toutes ces choses-là de côté afin que Rosalie puisse les ranger elle-même.
Elle s'est réveillée vers seize heures et s'est mise à pleurer lorsqu'elle a découvert la chambre de notre futur bébé. Je me suis trouvé idiot devant sa réaction et elle a dû passer de longues minutes à m'expliquer que ses hormones étaient complètement chamboulées et que c'était tout à fait normal. Je suis tout de même resté perplexe et j'ai noté dans un coin de ma tête de demander à Carlisle ce qu'il en était…
Nous avons terminé la journée tranquillement devant des films comiques, à rire et à bavarder, finalement, une question me tracassait.
« Dis-moi, Rosie… Tu as des idées de prénoms ?
- Euh… Je ne sais même pas si c'est un garçon ou une fille alors…
- Mais tu veux savoir ?
- Sincèrement ? Oui, mon Dieu. Je n'en peux plus de ne pas savoir ! Ça aurait été plus simple pour la déco de la chambre… Même si tu as fait un excellent travail et que je suis ravie du résultat, » m'a-t-elle répondu en souriant.
Je l'ai alors serrée contre moi.
« Quand est-ce que nous pourrons savoir ?
- La semaine prochaine, si on le désire. Mais je pouvais le savoir depuis un petit moment déjà.
- Alors, on va demander. Tu veux un garçon ou une fille ?
- Comme on dit l'important c'est que le bébé soit en bonne santé. Mais… non, je ne sais pas. Un garçon pourrait apprendre à jouer au foot avec toi, la mécanique… Une fille pourrait aussi… Mais je suis sûre que c'est une fille.
- Pourquoi ?
- Je ne sais pas ! » A-t-elle ri. « Je le sens, c'est tout. Mais c'est difficile à expliquer. Mais ce que je sais c'est que peu importe ce que c'est, je ne serai pas déçue, » m'a-t-elle expliqué.
Nous avons alors échangé à ce sujet durant de longues minutes, nous permettant même de parler d'avenir et de ce que nous voulions vraiment pour cet enfant. Nous avons tu le sujet de la guerre, qui me rappellerait bientôt, j'en étais sûr…
J'ai alors décidé de lui faire couler un bain, et à peine s'était-elle mise dans l'énorme baignoire qu'elle m'a supplié de la rejoindre. Voir son corps nu m'a mis comme toujours dans un état incroyable, mais cette fois-ci, c'était différent. J'étais admiratif, curieux de découvrir que son corps avait changé à ce point et qu'elle portait notre enfant avec une telle facilité. Tout à coup, mes ardeurs se sont calmées lorsque je me suis rappelé qu'elle portait notre bébé.
« Emmett ? Qu'est-ce qui se passe ? Ça ne va pas ? » M'a-t-elle demandé doucement, me sortant de ma rêverie.
« Non non, tout va bien ! » Ai-je alors répondu précipitamment, entrant dans la baignoire à mon tour.
Elle s'est directement lovée contre moi et j'ai eu du mal à juste passer mes bras autour d'elle, ayant peur de la blesser.
« Emmett, j'ai envie de faire l'amour… » M'a-t-elle murmurée.
J'en avais envie, bien sûr. Mon érection commençait déjà à devenir importante, mais je ne pouvais pas faire ça, je me demandais si ça allait blesser le bébé, si ça pouvait blesser Rosalie… Si c'était risqué.
« Emmett, putain. Qu'est-ce qui se passe ?
- Rien Rose, rien…
- Arrête, putain ! Qu'est-ce qui se passe ? Je ne te fais plus envie ? C'est parce que je suis grosse ? » S'est-elle emportée.
J'ai alors soupiré et l'ai serrée contre moi.
« Non, bien sûr que non. J'ai envie de toi, Dieu… mais j'ai peur. T'imagine que je blesse le bébé ? Que si on le fait tu risques de…
- Emmett, soit tu me fais l'amour tout de suite, soit crois-moi que je vais faire de ta vie un enfer, » m'a-t-elle déclaré.
Je suis resté subjugué par son ton et son air décidé.
« Bébé, je suis désolé mais je ne pense vraiment pas que ce soit une bonne idée… » Ai-je murmuré.
Elle s'est alors extirpée tant bien que mal de la baignoire, s'est enroulée dans une serviette et m'a tout simplement dit :
« Tu dors sur le canapé, si tu mets un pied dans la chambre, je te balancerai tout ce que je trouverai. Bonne nuit, » A-t-elle dit tout en fermant la porte derrière elle.
Je suis resté choqué, comme un idiot dans la baignoire alors que la porte de notre chambre claquait fortement.
La nuit s'annonçait longue, très longue…
