Auteur : Choices HP

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : T

Genre(s) : Family

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à Choices HP. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Bêta: Sophia...Merci Sophie!

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.

Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie :D Vous êtes les bienvenus!


- Chapitre 21: Phone Call -

"Coup de fil," lut Rosalie.

Edward grogna à ça.

Au réveil, j'eus l'intuition qu'il était, une fois de plus, trop tôt et que j'avais tendance à inverser les jours et les nuits. Allongée, j'écoutai Alice et Jasper converser dans la pièce attenante. Il me parut étrange de les entendre, eux si discrets d'habitude.

"Pas vraiment, avant, on chuchotait probablement juste pour ne pas la déranger," dit Alice.

Roulant sur le côté, je me mis debout et allai les retrouver d'un pas chancelant.

L'horloge de la télévision indiquait deux heures du matin. Alice et Jasper étaient assis sur le canapé – il observait par-dessus son épaule ce qu'elle était en train de dessiner. Ils ne levèrent pas les yeux quand j'entrai, absorbés par le travail d'Alice. Je m'approchai pour regarder.

Elle a vu quelque chose de neuf ? Demandai-je à Jasper en chuchotant.

Oui. Pour une raison quelconque, il est revenu dans la salle à la vidéo, mais il fait jour, maintenant.

J'étudiai le croquis. Une pièce carrée avec un plafond bas aux poutres apparentes.

Les murs étaient lambrissés, dans un bois un peu trop sombre à mon goût, démodés. Le sol était recouvert d'une moquette sombre à motifs. Un des murs était percé d'une baie vitrée ; adjacente, une salle à manger ; une vaste cheminée en pierre reliait les deux pièces. La télévision et le magnétoscope posés en équilibre sur une table trop petite étaient situés dans le coin sud-ouest du salon. Un canapé d'angle usé leur faisait face, séparé d'eux par une table basse.

Le téléphone se trouve là, murmurai-je en indiquant l'endroit du doigt.

"Elle connaît cet endroit?" grommela Alice.

"C'est probablement sa maison," dit Edward.

Quatre yeux immortels me dévisagèrent.

C'est la maison de ma mère.

Aussitôt, Alice bondit sur ses pieds ; son portable en main, elle composait déjà un numéro. Je contemplai la reproduction précise du salon de Renée.

Exceptionnellement, Jasper se rapprocha de moi. Ses doigts effleurèrent mon épaule, et ce contact physique sembla renforcer son charisme apaisant.

"Exactement, c'est le cas," dit Jasper. "Et bien sûr, elle l'a remarqué."

La panique resta confinée, sous-jacente.

Les lèvres d'Alice bourdonnaient à toute vitesse. Je ne compris pas un traître mot de ce qu'elle disait, j'étais incapable de me concentrer.

Bella ? me lança-t-elle, et je la regardai avec hébétude. Edward va venir. Lui, Emmett et Carlisle t'emmèneront dans un endroit sûr. Tu t'y cacheras pendant quelque temps.

"Parfait, je pense qu'elle avait besoin de ça," dit Esme.

Ces paroles me réconfortèrent immédiatement.

Edward ?

Oui. Par le premier avion. Nous le retrouverons à l'aéroport, et tu partiras avec lui.

Mais, ma mère... Ce type est venu la chercher !

En dépit de Jasper, l'hystérie n'était pas loin.

Nous deux resterons ici jusqu'à ce qu'elle ne craigne plus rien.

Le partie est perdue, Alice. On ne peut pas protéger quelqu'un indéfiniment. Vous ne comprenez donc pas ce qu'il trafique ? Il n'a pas besoin de me traquer. Il veut s'attaquer à une personne que j'aime.

"Je peux voir pourquoi elle pense ça," dit Jasper. "C'est pas si facile de comprendre quand on connaît pas toute l'histoire."

"Mais de ce point de vue, c'est facile de voir le piège qu'il tend," cracha Edward.

Nous l'aurons, Bella.

Et s'il vous arrive quoi que ce soit ? Tu crois que je m'en remettrai ? Que je ne tiens qu'à mes parents ?

"Non," dit Alice. "Je pense que ma version livre a compris à quel point tu tiens à nous."

Elle jeta un coup d'œil significatif à Jasper. Brusquement, un épais brouillard léthargique me submergea, et mes paupières se fermèrent malgré moi. Devinant ce qui se passait, je résistai. Je m'obligeai à ouvrir les yeux et m'éloignai de Jasper.

Je ne veux pas dormir ! Protestai-je.

"Elle est bien trop têtue," dit Edward, avec un sourire, laissant Bella le détendre tant qu'il le pourrait.

Je repartis dans la chambre afin de craquer en toute tranquillité. Cette fois, Alice ne me suivit pas.

Trois heures et demie durant, j'examinai le mur, roulée en boule, en me balançant. Mon cerveau tournait en rond, cherchant en vain une solution. Il n'y en avait pas, non plus que de sursis. Je n'envisageais qu'un dénouement possible, fatal. La seule question était le nombre de personnes qui risquaient de souffrir avant que je ne l'atteigne.

Edward grogna à nouveau en secouant la tête.

Mon unique consolation, mon unique espoir était Edward. Si j'avais le temps de revoir son visage, je parviendrais peut-être à la solution qui m'échappait pour l'instant.

"Quelque chose me dit que ça ne va pas se passer comme ça," dit Rosalie et Edward baissa la tête. Il pensait clairement la même chose.

Lorsque le téléphone sonna, je retournai dans le salon, un peu honteuse. J'espérais n'avoir offensé aucun de mes deux gardes du corps ; j'espérais surtout qu'ils savaient à quel point je leur étais reconnaissante des sacrifices qu'ils faisaient pour moi.

Alice avait pris la communication, aussi volubile que d'habitude. Jasper avait disparu. L'horloge m'apprit qu'il était cinq heures et demie du matin.

Ils embarquent à l'instant, m'annonça Alice. Ils atterriront à dix heures moins le quart.

Ouf ! Plus beaucoup de temps à tenir avant qu'il ne soit là.

Où est Jasper ?

Il est descendu payer la note.

Vous ne restez pas ici ?

Non. Nous préférons nous rapprocher de chez ta mère.

Ces mots me tordirent le ventre, mais je fus distraite par un nouvel appel. Alice parut surprise. Je m'étais déjà approchée, main tendue, priant pour ce que fût ma mère.

Allô ? Elle est juste là. Je vous la passe.

Allô, maman ?

Bella ? Bella ?

Ses accents d'angoisse familiers me rappelèrent ceux que j'avais entendus un millier de fois dans mon enfance, dès que j'avais eu le malheur de marcher un peu trop près de la rue ou de m'éloigner dans la foule.

Emmett sourit à ça, pensant que Bella avait clairement besoin d'être attentivement surveillée, vu tous les ennuis qu'elle s'attirait. Quoi qu'il en soit, ça fit sourire Edward.

Malgré mon message pas trop alarmiste, je m'étais préparée à cette réaction.

Du calme, maman, soupirai-je en m'éloignant d'Alice parce que je n'étais pas certaine de réussir à mentir calmement sous le feu de son regard. Tout va bien. Laisse-moi juste une minute pour que je t'explique.

Je me tus, soudain étonnée qu'elle ne m'eût pas encore interrompue.

Edward frissonna.

Maman?

N'ajoute rien tant que je ne t'en aurais pas donné la permission.

Edward grogna plus fort que jamais, alors que tout le monde se tendait.

"Il tient vraiment la mère de Bella," dit Esme, dévastée.

"Mais comment, sa mère n'était même pas là?" dit Jasper en haussant un sourcil.

"Je ne sais pas," dit lentement Edward, analysant les mots de Jasper. Il n'aimait vraiment pas l'idée qui venait de germer en lui.

Cette voix-là était aussi étrangère qu'inattendue. Un ténor très plaisant, formaté, de ceux qui résonnent à l'arrière-plan d'une publicité pour les voitures de luxe. Il parlait très vite.

Bon, je n'ai pas envie de faire du mal à ta mère, alors obéis-moi au doigt et à et il ne lui arrivera rien.

Edward se tendit à nouveau, devenant une statue; il n'aimait vraiment pas la direction que ça prenait.

(Une pause de quelques secondes, tandis que je me pétrifiais d'horreur.) Très bien, me félicita-t-il. Maintenant, dis : « Non, maman, reste où tu es. »

Non, maman, reste où tu es, répétai-je dans un murmure à peine audible.

J'ai l'impression que ça va être difficile, reprit-il sur un ton amusé, léger et amical. Et si tu t'isolais, histoire que l'expression de ton visage ne gâche pas tout ? Il n'y a aucune raison que ta mère souffre. Pendant que tu changes de pièce, dis : « Maman, s'il te plaît, écoute- moi ». Vas-y.

Maman, s'il te plaît, écoute-moi, suppliai-je en me dirigeant lentement vers la chambre, consciente des yeux inquiets d'Alice dans mon dos.

Je fermai la porte en luttant contre la terreur qui bloquait mon esprit.

Très bien, tu es seule ? Réponds par oui ou non.

Oui.

Mais ils t'entendent sûrement.

Oui.

Dans ce cas, dis : « Fais-moi confiance, maman. »

Fais-moi confiance, maman.

Tout a fonctionné bien mieux que ce à quoi je m'attendais. Je pensais devoir attendre, mais ta mère est arrivée un peu plus tôt que prévu.

"C'est une sacré coïncidence tout de même," dit Jasper, en commençant à plisser les yeux.

"Charlie aurait très bien pu appeler la mère de Bella," dit Carlisle.

"Elle voudrait probablement voir sa fille dès que possible si c'était le cas," dit Esme, dans tous ses états; imaginant probablement la mère de Bella entre les griffes de ce monstre, et découvrant à quel point elle allait mettre sa fille en danger.

"Logique," soupira Jasper, ses soupçons s'effaçant légèrement, mais il n'était toujours pas convaincu.

C'est tellement plus facile, tu ne trouves pas ? Moins de suspense, moins d'anxiété pour toi.

Je ne réagis pas.

Maintenant, écoute-moi très attentivement. Tu vas fausser compagnie à tes amis. Tu crois en être capable ? Réponds par oui ou non.

"Bien sûr que non," dit Alice. "On ne la laissera pas s'éloigner de nous."

"Mais alors sa mère..." soupira Esme.

Edward ferma les yeux et grogna, "Bella va s'échapper."

"Comment le pourrait-elle?" demanda Jasper, incrédule.

"Pense à tout ce qu'elle a fait jusqu'à maintenant et qui nous a surprit," dit Edward, les yeux dénués de toutes émotions. "Lorsqu'elle est décidée, elle peut faire tout ce qu'elle veut."

Il y eut plusieurs feulements alors que la famille réfléchissait à ça.

Non.

Comme c'est fâcheux ! J'espérais que tu te montrerais un peu plus inventive. Penses-tu que tu parviendrais à te débarrasser d'eux si la vie de ta mère en dépendait ? Réponds par oui ou non.

Il devait bien y avoir un moyen. Je me souvins que nous comptions aller à l'aéroport. Sky Harbor International : encombré, plein de couloirs et de recoins...

Oui.

C'est déjà mieux. Je devine que ce ne sera pas facile, mais si j'ai le moindre soupçon d'une présence à ton côté, ta mère risque fortement d'en pâtir. Tu en sais probablement assez sur nous pour te douter de la vitesse avec laquelle je serais au courant si tu tentais de me doubler et de celle qu'il me faudrait pour m'occuper de ta mère. C'est clair ? Réponds par oui ou non.

Edward se tendit incroyablement à ça, et commença à trembler de tout son corps. Ses yeux étaient furieux, comme s'il voulait réduire ce monstre en lambeaux mais ne savait pas où le trouver.

Oui, chuchotai-je d'une voix brisée.

Bravo, Bella ! Alors, voici tes instructions. Tu vas venir chez ta mère. Près du téléphone, tu trouveras un numéro. Appelle-le, et je t'indiquerai où te rendre ensuite.

J'avais déjà deviné où et comment tout cela se terminerait. Néanmoins, je suivrais ses instructions au pied de la lettre.

"Au moins, on sait où elle va," dit désespérément Carlisle, essayant de calmer son fils.

Ça fonctionna; pas que ce fut très visible mais ça l'aida.

Compris ? Continuait-il. Réponds par oui ou non.

Oui.

Avant midi, s'il te plaît. Je n'ai pas toute la journée devant moi.

Où est Phil ?

Attention, Bella ! Tu n'as pas le droit de parler avant que je ne t'en donne la permission.

Jasper plissa les yeux à ça, n'aimant pas ce qu'il entendait.

J'attendis.

Il est extrêmement important que tes amis n'apprennent rien de notre petite conversation. Dis leur que ta mère a appelé, et que tu l'as convaincue de ne pas rentrer chez elle pour l'instant. Répète après moi : « Merci, maman. » Je t'écoute.

Merci, maman.

Je tâchai de lutter contre les larmes qui commençaient à couler.

Dis : « Je t'aime, maman. À bientôt. ». Vas-y, maintenant !

Je t'aime, maman. À bientôt.

Au revoir, Bella. Il me tarde de te retrouver.

Il raccrocha. Je gardai l'appareil collé à mon oreille, tétanisée par la peur, incapable de dénouer mes doigts. Il fallait que réfléchisse, j'en étais consciente, mais ma tête était pleine de la panique de ma mère. Je mis plusieurs secondes à reprendre le contrôle de moi-même.

Lentement, très lentement, mes idées commencèrent à briser l'épais mur de douleur. À former un plan.

Je n'avais plus le choix, désormais, sinon celui de me rendre dans la salle aux miroirs pour y mourir.

"Non," gémit Edward, d'une voix triste et enragée.

"On ne laisserait pas ça arriver," dit Carlisle, d'une voix convaincue; "Même si elle nous échappe... nous ne la laisserions jamais mourir."

Je n'avais aucune garantie que Renée survivrait, seulement le faible espoir que James se satisferait d'avoir, gagné la partie, d'avoir vaincu Edward.

"Ça suffit," grogna Edward. "Comme si je laisserais James vivre s'il touchait le moindre cheveux sur sa tête."

La détresse me serrait le cœur. Je n'étais pas en mesure de marchander, je n'avais rien à offrir ni à refuser qui puisse l'influencer. J'étais coincée.

Je refoulai ma terreur du mieux que possible. Ma décision était prise. Inutile de perdre du temps à se lamenter sur ce qui en ressortirait. Il était indispensable que je sois maîtresse de moi devant Alice et Jasper. Leur échapper était absolument essentiel et me paraissait... totalement impossible.

J'étais soulagée que Jasper fût sorti. Dans le cas contraire, il aurait aussitôt perçu mon angoisse, et je n'aurais pu l'empêcher de nourrir des soupçons.

"Il fallait que je choisisse ce moment pour aller régler la note," grogna Jasper.

"C'est comme si le monde conspirait contre nous," dit Edward, d'une voix sombre.

Je ravalai mon épouvante et mon affolement.

Ce n'était pas le moment. À la place, je me concentrai sur mon évasion. Espérant que ma connaissance de l'aéroport fît tourner les événements en ma faveur.

Alice patientait dans le salon, sûrement curieuse. J'avais cependant un dernier deuil à faire avant de la rejoindre.

J'étais en effet obligée d'admettre que je ne reverrais plus jamais Edward. Même pas un bref aperçu de son visage à emporter avec moi dans la salle aux miroirs. J'allais le blesser, je ne lui dirais pas au revoir. Je m'autorisai à fondre en larmes. Un peu plus tard, je me ressaisis et sortis affronter Alice.

Mon expression parut l'inquiéter, et je m'empressai de parler avant qu'elle ne me pose des questions.

Je n'étais pas en état d'improviser.

Ma mère est soucieuse, elle souhaitait rentrer à la maison. Mais tout va bien, je l'en ai dissuadée.

"Et parce qu'elle était si inquiète avant, je ne remarque pas à quel point elle est différente maintenant...ni la raison," grogna Alice.

Nous veillerons à ce qu'elle soit saine et sauve, Bella, tranquillise-toi.

Je me détournai. Impossible de lui montrer mon visage. Je découvris alors un calepin aux armes de l'hôtel sur le bureau. Je m'en approchai, concoctant déjà un plan. Il y avait également des enveloppes, ce qui serait pratique.

Alice, lançai-je en m'évertuant à garder une voix égale, si j'écris une lettre à ma mère, tu voudras bien la lui remettre ? Tu n'auras qu'à la laisser chez elle.

"Elle va m'écrire une lettre," dit Edward.

"Pour t'expliquer pourquoi elle va faire ça," dit Esme.

Bien sûr, Bella.

Son ton était prudent. Elle pressentait que j'étais à deux doigts de craquer. Il fallait que je me ressaisisse.

Je repartis vers la chambre et m'agenouillai près de la table de nuit.

Edward, écrivis-je, la main tremblante, mes mots à peine lisibles.

Je t'aime. Je suis vraiment désolée. Il tient ma mère, et je dois tenter quelque chose. Je suis consciente des risques. Je suis tellement, tellement désolée.

N'en veux pas à Alice et Jasper. Si j'arrive à les semer ça sera un miracle. Remercie-les de ma part. Surtout Alice, s'il te plaît.

Et, je t'en prie, je t'en supplie, ne le cherche pas. C'est ce qu'il veut, je crois. Je ne supporterais pas que quelqu'un coure à sa perte à cause de moi, surtout toi. Comprends bien : c'est la seule chose que je peux te demander à présent. Fais-le pour moi.

"Pas moyen," grogna Edward.

Je t'aime .Pardonne-moi.

Bella.

Je pliai soigneusement ma missive et fermai l'enveloppe. Il finirait par la trouver.

J'espérais qu'il se rangerait à mes raisons, ne serait-ce que cette fois.

Ensuite, je fermai soigneusement mon cœur.

"Le chapitre est fini," dit Rosalie en tendant le livre à Alice.


Prochain chapitre : Hide-And-Seek

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