Bonjour tout le monde !

Alors, avant tout, BONNE ANNEE ! On est le 14 janvier, donc j'ai encore le droit MDR

Le chapitre a pris du temps à venir, je vous en présente mes excuses. J'ai eu un décès, puis les fêtes de fin d'année où j'avoue le sang dans l'alcool n'aide pas l'écriture, puis mes partiels (qui se terminent dans quelques jours, mais le pire est derrière moi). Bref, comme d'habitude, un emploi du temps de dingues lol.

Je sais que je suis particulièrement impardonnable d'avoir mis du temps à écrire le chapitre du fait de la coupure du dernier... Alors, pitié, pas de tomates ! Surtout avec le chapitre qui vient... Bref, bonne lecture, et merci aux 55 personnes qui me suivent sur FB ! 3

Lauriane


Chapitre 22. Abandons

Edward souffrait de la situation. Bien sûr, Bella lui avait déjà fourni mille preuves d'amour et de sincérité. Oui, elle avait affronté bien plus qu'elle ne l'aurait dû pour lui. Devait-elle continuer de braver tous ces obstacles et ces interdits pour lui ? Avait-elle au moins conscience de ce qu'elle voulait et de ce qu'elle faisait ? Il en doutait. Ce doute aurait dû l'arrêter. Il aurait dû être ce frein. Si Edward s'était écouté, tout aurait été différent.

La hargne que témoignait la jeune humaine dans ses baisers fit taire toute raison chez son amant. Il s'abandonna en moins d'une minute. Le cœur de Bella battait tous les records de vitesse. Sa respiration courait un cent mètres. Les mains blanches et glaciales d'Edward passèrent sous le tissu du haut de pyjama de Bella, lui provoquant un maelstrom de frissons. De son côté, elle avait déjà commencé à lui défaire sa chemise. Ses doigts caressaient le torse du vampire, puis son dos. Très vite pourtant, ils quittèrent le corps de l'amant pour pouvoir retirer son propre tee-shirt. Dans la minute qui suivit, ils étaient tous les deux dans la chambre en sous-vêtements, poitrines nues collées l'une à l'autre.

L'amour, la passion, la tension sexuelle, tout se mélangeait. Suite aux mouvements précis d'Edward, Bella plantait ses ongles dans le dos du vampire à les briser. Ne pouvant plus attendre, elle retira le caleçon qu'il portait encore sur lui. Il lui arracha alors sa culotte. Un craquement de tissu fut le seul bruit qui différait de leurs soupirs, leurs halètements, voire leurs grognements.

Puis, alors qu'il était sur le point de s'unir charnellement à la femme qu'il aimait, il s'arrêta brusquement. Des pensées venaient de lui parvenir. Il s'éloigna immédiatement de Bella, à l'autre bout de la pièce, la laissant nue, seule et désemparée dans le lit.

- Quoi ? Lui demanda-t-elle, décontenancée.

- Je… tu…

Il était dévasté. Les pensées d'Alice lui étaient parvenues à temps. Qu'était-il sur le point de faire ? Comment avait-il pu se laisser aller de cette manière, sans plus aucun contrôle ?

- EDWARD ! Reviens à toi !

Bella vivait cette situation comme un énième rejet, celui de trop. Les choses étaient allées trop loin pour qu'il s'arrête de cette manière.

- J… J'allais te tuer. Alice m'a vu te tuer.

Quelques minutes auparavant, Alice, qui se promenait avec son époux, avait eu une vision d'horreur.

Edward et Bella mettaient dans leur étreinte une rage sans précédent. Les va-et-vient d'Edward dans sa maîtresse les faisaient crier tous les deux sous le plaisir, peut-être aussi la douleur. Bella était très proche de la jouissance. Son être entier allait exploser. Edward le sentait. Alors, il titilla le point nerveux de l'humaine et l'emporta dans le plaisir ultime. Il vint également, dans un dernier coup de reins qui fut si violent que le lit se frappa le mur. La tête du meuble se brisa alors et retomba sur la jeune femme. Elle s'ouvrit alors légèrement la tête. Une goutte de sang perla, la goutte de trop compte tenu des circonstances. Edward, emporté par sa jouissance, ne parvint pas à se contrôler et plongea ses dents dans le cou de l'humaine.

Moins d'une minute plus tard, elle était livide, les yeux vidés de toute vie.

La prédiction énoncée par Edward raisonna dans la pièce silencieuse. Bella prit ce qu'il restait du drap déchiré par les ébats et se couvrit avec. Elle se leva, tant bien que mal, les jambes encore flageolant suite aux dernières minutes, tentant de comprendre ce qu'il se passait.

- Comment ça ? Alice est là ? Pourquoi tu dis que tu allais me tuer ?

Elle ne saisissait plus rien. Les larmes revenaient de rage et de désespoir. Elle en voulait à Edward, sans vraiment en comprendre les raisons.

- Parce que c'est la vérité ! Les pensées d'Alice me sont parvenues juste à temps ! Je suis un tueur Bella, tu l'as oublié ?

Il hurlait, furieux contre lui et contre le monde entier.

Il s'enfuit alors dans le salon. Elle le suivit à la trace. Quand elle y arriva, il avait déjà enfilé son pantalon. Elle commença à redouter ce qu'il se passait.

- Que fais-tu ?, lui demanda-t-elle d'une voix tremblante, redoutant la réponse.

La réponse fut sans appel.

- Je m'en vais. Tu ne me reverras plus jamais. Adieu Bella.

Elle n'eut même pas le temps d'objecter, de lui dire non, de lui dire que ce n'était qu'un accident, de le supplier de ne pas l'abandonner, de l'implorer de rester, qu'elle aurait préféré mourir dans l'ultime jouissance que de vivre une longue vie dans le désespoir de son absence. Non, elle n'eut pas le temps de lui dire tout cela. A peine avait-il fini sa phrase qu'il était déjà parti. Cette réponse raisonnait dans l'appartement et dans l'esprit de la jeune femme. Edward était déjà loin quand elle comprit vraiment ce que cela signifiait.

Elle s'habilla alors dans la hâte et descendit. Il faisait maintenant nuit noire et elle savait que prendre le volant n'était pas prudent, surtout avec ses antécédents. Elle rentra quand même dans le véhicule, consciente qu'il y avait de fortes chances que la maison soit vide le lendemain matin. Pourtant, sa voiture refusa de démarrer. Elle tenta, encore et encore, jusqu'à ce qu'elle craque et hurle toute seule dans l'habitacle. Toutes ces émotions étaient bien trop fortes pour elle. Elle laissa échapper toutes les larmes qu'elle avait sur le cœur. Puis, résolue à ne pas se laisser gagner par la fatalité, elle sortit et ouvrit le capot. Elle ne s'y connaissait pas tant que cela en mécanique, mais elle remarqua que les fils de la batterie étaient débranchés. Edward.

Elle les rebrancha immédiatement et rentra à nouveau dans la cabine. Cette fois-ci, la voiture démarra au quart de tour. Elle attacha alors sa ceinture et enclencha la première. La route serait longue jusqu'à la villa de Forks, mais elle la ferait sans s'arrêter. Pour une fois, la nuit était clémente car il ne pleuvait pas. La chaussée était sèche, ce qui lui permit de se rassurer un peu sur l'état dans lequel elle arriverait à destination.

Elle fit route comme un robot. Elle n'avait qu'une seule mission : retenir l'homme qu'elle aimait. Il avait dit qu'il resterait tant qu'elle le voudrait, elle comptait bien le lui rappeler.

Elle finit par prendre enfin le chemin de terre menant à la villa. Toutes les lumières étaient allumées. Elle ne savait pas si c'était bon signe ou non.

Bella sortit de sa voiture sitôt le moteur coupé. Carlisle vint à sa rencontre. Pour la première fois toutefois, elle ne s'arrêta pas devant lui, ni ne lui dit bonjour. Elle le contourna, résolue et rentra dans la maison.

- Où est-il ?

- Bella…, tenta-t-il de la calmer.

- Il n'y a pas de Bella. Où est-il ?

- Il n'est plus là.

Elle se retourna alors. Bien sûr qu'elle se doutait de la réponse.

- Je ne vous ai pas demandé où il n'était pas Carlisle. Je veux savoir où il est. J'estime que notre dernière conversation n'a pas été terminée, et l'endroit où elle a été coupée ne me convient pas. Je veux savoir où il est.

Alice alors répondit d'une petite voix. Elle s'en voulait. Elle avait voulu arrêter Edward avant qu'il ne commette l'irréparable, mais leur séparation n'était vraiment pas ce qu'elle désirait. Si elle avait pu changer les choses, elle l'aurait fait sans la moindre hésitation. Bella était la femme de la vie d'Edward, elle n'en avait aucun doute.

- Il a emmené Carlie, un minimum d'affaires et il est parti. Il est sur le point d'embarquer dans un avion.

- Pardon ?

Bella s'attendait à de la précipitation, mais pas à ce point là. Sonnée par la réponse, elle dût s'asseoir. Carlisle alla chercher une trousse de secours qu'il avait pour soigner la blessure à la tête de Bella. Elle avait déjà commencé à cicatriser, mais c'était un moyen de garder contact avec la jeune femme. Pendant qu'il mettait de l'alcool sur un coton, il lui parla.

- Nous partons dans trois jours, le temps de régler l'administratif. Bella, il faut que vous acceptiez sa décision. Nous n'avons déjà que trop interféré dans votre vie. Regardez-vous et vous comprendrez à quel point tout cela n'a que trop duré.

Bella commençait déjà à avoir quelques ecchymoses suite à l'étreinte violente qu'ils avaient eue environ une heure plus tôt. Une heure seulement.

- Je… non Carlisle. Je ne peux pas accepter. C'est à moi de prendre la décision de disposer de ma vie comme je l'entends, pas quelqu'un d'autre. Un coup je suis traitée comme une femme à part entière, parfois même comme une mère pour Carlie, et la seconde d'après je suis considérée comme un enfant. C'est trop facile ! Peut-être que vous avez raison. Peut-être que cette vie n'est pas pour moi. C'est cependant à moi d'en décider, pas à vous ou à Edward. A moi et à moi seule. Transmettez-lui ce message. Je me doute le connaissant que cela ne le fera pas revenir, mais dites-le lui. Quoi qu'il fasse, quoi qu'il dise, ce sera toujours à moi de prendre cette décision.

Elle se leva alors, refusant de laisser échapper des larmes devant eux.

Alice aurait voulu lui courir après pour la prendre dans ses bras. Elle aurait voulu consoler sa meilleure amie, lui dire qu'un jour tout s'arrangerait. Elle ne le fit pas. Elle savait d'une part qu'il fallait la laisser partir. Bella avait raison, elle était libre de sa vie. Surtout, elle ne pouvait pas lui mentir. Elle ne savait pas que tout allait s'arranger. Elle ne le voyait pas. L'avenir était flou comme jamais il ne l'avait été. La seule certitude, c'était qu'Edward était bien décidé à vivre le plus éloigné possible de Bella.

Une semaine passa. Bella fit comme si de rien n'était. Elle dispensa ses cours, retenant ses larmes à chaque appel devant les noms des Cullen, se maquillant pour cacher les ecchymoses, ne montrant aucun de ses sentiments. Elle était devenue une beauté froide, à l'image des idées reçues des vampires, sans âme, sans émotion aucune.

Jacob avait vite appris le départ des Cullen, évidemment. Il s'était alors précipité chez sa meilleure amie et avait été des plus surpris. L'appartement de Bella était récuré comme jamais il ne l'avait été. Elle avait, pour une raison qui lui était demeurée inconnue, un nouveau lit. Mais le plus étonnant n'était pas l'environnement, mais son amie. Il pensait la trouver en pleurs, une véritable épave. Au lieu de cela, Bella avait agi comme si rien ne s'était passé. Quand il aborda le sujet, elle dit qu'elle ne voulait pas en parler et changea de conversation.

Bella ne voulait pas que son meilleur ami sache. Elle savait qu'il pourrait rentrer dans une rage folle et commettre un geste que tout le monde regretterait. Comment aurait-il pu comprendre ? Personne ne le pouvait. Elle était seule dans sa douleur.

Les semaines passèrent. Les vacances d'été approchaient à grand pas. Tout se jouerait pendant ce temps. Tout.

Son ordinateur était redevenu son meilleur allié. Elle avait commis une erreur de penser qu'elle n'écrirait plus. Elle s'y était remis. Elle avait abandonné tout roman déjà commencé pour entamer quelque chose de nouveau. Elle y passait ses nuits, parfois interrompues par des sanglots trop lourds à retenir.

Son visage se métamorphosait. Des cernes difficiles à cacher étaient apparues. Le teint de porcelaine était devenu livide, fantomatique. Jacob était inquiet. Son clan lui avait demandé de ne pas intervenir. La jeune femme était là, vivante, elle n'avait rien demandé de particulier. Elle connaissait bien avant leur départ la probable unique issue et elle l'avait acceptée. Pourtant… elle était dans un état encore plus déplorable qu'à la mort de David. Au moins, à l'époque, elle parlait. Elle avait accepté d'être soutenue. Là, elle s'était refermée, isolée du reste du monde.

Fin juin arriva. Tous les proches de Bella redoutaient ce moment où elle n'aurait même plus à aller travailler. Charlie s'était rendu chez Jacob afin de savoir ce qu'il se passait. Ce dernier avait essayé d'expliquer en restant vague, sans donner des détails impossible à livrer. « Elle avait rencontré quelqu'un mais ça n'a pas marché. » Il se tut sur ce « quelqu'un » bien que Charlie lui demande évidemment son identité pour lui faire comprendre qu'on ne traite pas sa fille de cette manière.

Alors que cela faisait deux semaines qu'il n'avait pas vu son amie, Jacob la vit débarquer au poste de la Push où il travaillait.

- Bella !

- Salut Jacob. J'ai un service à te demander.

Il fronça les sourcils, redoutant ce qu'elle pourrait dire ou faire. Bella lui était presque devenue étrangère tant il ne la reconnaissait pas.

- Que se passe-t-il ?, lui demanda-t-il, méfiant.

- J'ai besoin de ton ordinateur. Il faut que je fasse une recherche dans tes fichiers.

- Tu veux dire… dans les fichiers de la police ? Tu sais que c'est illégal, ça, Bella ?

Bella soupira. Elle pensait, ou plutôt elle espérait, qu'il comprendrait tout de suite. Bien sûr, elle pouvait essayer d'utiliser d'autres moyens, mais le plus efficace et le plus rapide serait certainement les fichiers de la police.

- Je sais, merci. Jake, je dois les retrouver.

Il ouvrit alors grand les yeux. Il s'attendait à énormément de choses, mais pas à une telle requête. Non, elle ne pouvait pas. Après toutes les souffrances qu'elle endurait, elle aurait dû les haïr ! Mais que s'était-il bien passé pour qu'ils partent ainsi ? Si Bella gardait le silence, c'était certainement quelque chose de… non, il valait mieux ne pas y penser.

- Et pourquoi ? Bon dieu Bella ! Ils sont partis, et bon vent !

- Jake, tu m'aides ou tu ne m'aides pas, mais avec ou sans toi, je ferai tout pour les retrouver. Il faut que je lui donne quelque chose.

- Que tu lui donnes quelque chose ? Comment ça ? Je suis paumé là.

- Aucune importance. J'ai besoin d'une adresse.

Il soupira. Non, il ne pouvait pas se permettre de prendre le risque de les faire réapparaitre dans la vie de sa meilleure amie. Ils n'auraient jamais dû se rencontrer.

- Je suis désolé Bella, mais je ne t'aiderai pas.

Elle ferma les yeux, déçue. Elle se doutait de la réponse avant même de venir, mais il fallait qu'elle essaie. Plus vite elle parviendrait à son objectif, et plus vite elle serait fixée. Elle n'abandonnerait pas avant d'avoir tout essayé, car le jour où elle abandonnerait, ce serait pour l'éternité.

- Jake…

- Non Bella. J'ai respecté toutes tes décisions. Tu as voulu te rapprocher d'eux ? D'accord. Tu as voulu sortir avec lui contre mes conseils ? Ok, j'ai fermé ma gueule. Tu as voulu que j'arrête de te surprotéger ? Très bien ! J'ai accepté chacune de tes volontés, et regarde où ça t'a mené. Tu es un zombie qui ne montre plus aucune émotion, tu refuses le dialogue et tu veux essayer de me faire croire que tout va bien. Alors non, cette fois-ci, je ne te soutiendrai pas dans ta connerie. Pense de moi ce que tu veux. Que je suis sans cœur, que je ne suis pas un véritable ami, que je ne pense qu'à moi, je m'en fous ! J'agirai maintenant en accord avec ma conscience, point-barre.

Bella fut surprise devant tant de hargne et en oublia sa déception. Elle s'aperçut que ces dernières semaines elle n'avait pensé qu'à elle-même, en oubliant que ses amis voulaient juste l'aider.

Elle se précipita alors dans les bras de son ami et fondit en larmes. Décontenancé par cette réaction, Jacob la berça comme une petite sœur, l'entourant de ses bras musclés. Ils restèrent quelques instants dans cette position, jusqu'à ce qu'un de ses collègues n'arrive et ressorte immédiatement en s'excusant de les avoir interrompus.

Bella reprit alors ses esprits et déposa ses lèvres sur la joue de son meilleur ami.

- Pardonne-moi Jake. Pardon pour tout. Je vais tout faire pour aller mieux et pour ne plus te lâcher, mais pour ça… je dois le retrouver Jacob. Je n'ai pas le choix, il le faut, c'est comme ça. Si je ne le fais pas, je le regretterai toute ma vie et je vivrai avec ce sentiment du « et si… ». J'ai déjà perdu David il y a quelques années. Il y a tellement de choses que j'aurais voulu lui dire et que je n'ai pas pu. Edward aura au moins eu l'effet bénéfique de me réveiller. Je veux plus qu'on me dicte ma conduite ou qu'on décide pour moi. Je les retrouverai parce que j'ai une dernière chose à faire avant de m'avouer vaincue, mais je respecte ta décision. Pardonne-moi si je te fais souffrir.

Elle lui refit une bise-éclair avant de se retourner sans lui laisser le temps de répondre. Jacob resta quelques minutes ainsi, jusqu'à ce que Leah arrive pour l'emmener déjeuner.

- Jake ?, demanda-t-elle. Il y a un problème ?

Il soupira, se frotta les yeux et répondit d'un air las.

- La mule est revenue. Elle veut le retrouver pour Dieu-sait-quoi, et elle est déterminée. Tu sais quel est le pire dans tout ça ?

- Non mais te connaissant tu vas me le dire.

- Le pire, c'est que je ne sais pas si je suis content ou furieux. Je pensais Bella au trente-sixième dessous, et en fait elle se maintenait toute seule la tête hors de l'eau.

- Elle a toujours été plus intelligente que ce que tu voulais bien croire, toi ou Sam d'ailleurs. Si elle avait su bien avant notre si important secret, elle ne se serait probablement jamais rapprochée des Cullen. Mais bon, vous les mecs, vous croyez toujours mieux savoir que tout le monde. Ça ne m'étonnerait même pas que ce soit une des raisons pour lesquelles ils sont partis, les autres sangsues. A tous les coups ils ont voulu agir au mieux pour elle. Tu m'étonnes qu'elle leur coure après ! J'aurais fait la même chose. Allez, arrête de te prendre la tête. Elle va peut-être mettre du temps avant de les retrouver !

Il fallut en effet plusieurs semaines à Bella pour retrouver leur trace. Internet fut son allié. Le plus simple était de suivre la trace de Carlisle. Elle savait qu'il ne resterait pas longtemps inactif, loin d'un hôpital. Et puis il y avait aussi les « enfants Cullen » qui seraient scolarisés. Elle se doutait aussi qu'ils ne seraient plus aux Etats-Unis, pour plus de sureté. Elle commença alors à chercher en Europe, priant de rétrécir suffisamment son champ de recherche. Elle se doutait qu'ils ne seraient en tous cas pas en Russie. Elle pria alors, des heures devant son écran. Et puis, un jour, par hasard, elle retrouva la trace d'Alice. Elle avait créé un site pour exposer quelques unes de ses créations de mode. Alice-le-lutin était son pseudonyme. Sauf que le surnom du « lutin », c'était Bella qui lui avait donné.

C'est ainsi que Bella comprit. Elle avait une alliée. Si elle ne pouvait pas l'aider directement, elle le faisait de manière détournée. Bella joua alors au petit poucet. Elle fit une commande de robe, la « Bella ». Une robe de cocktail, bleue, simple mais classe. Quelques jours plus tard elle recevait le paquet. A l'intérieur, rien de plus que la robe – magnifique – et un bon de livraison. Sur le bon de livraison, une adresse. En Ecosse. Ça y est, elle les avait retrouvés !

Quelques jours plus tard encore, un vampire recevait un coli avec accusé de réception. A l'intérieur, il n'y avait rien d'autre que des feuilles de papier reliées par une spirale. Sur la page de garde, un titre.

Parce qu'il ne pouvait pas m'entendre.

Aucun auteur.

A la page suivante, un prologue.

Ma mère me disait toujours qu'elle lisait en moi comme dans un livre ouvert. J'ai longtemps cru que le monde ne me voyait que par transparence, moi la fille sans grande importance. On a toujours décidé pour moi car tout le monde me connaissait mieux que moi-même, et savait mieux ce dont j'ai besoin. Jusqu'à ce jour, je ne m'en suis jamais vraiment plainte. Je me laissais porter, comme si j'étais en dehors de moi-même. Mais aujourd'hui, j'ai perdu l'homme que j'aime. J'ai cherché pourquoi. Etait-ce parce que je n'étais pas assez bien pour lui ? Parce qu'il ne m'aimait pas ? Non. Je crois que c'est parce qu'il a peur. Il est effrayé de faire confiance, non pas à autrui, mais à lui-même, en ses jugements.

Alors, il est parti, sous prétexte de me protéger. La vérité, c'est que la personne qui a le plus besoin de protection, c'est lui.

Il croit qu'il n'en vaut pas la peine. Il croit que personne ne pourrait l'aimer d'un amour sincère pour ce qu'il est.

Laissez-moi vous raconter ma rencontre avec celui qui ne pouvait pas m'entendre.

Edward, entendant presque son cœur battre, tourna la page.


Bon, n'hésitez pas à me donner votre avis. Vous avez été beaucoup à dire qu'une relation sans sexe, bah spa une relation lol. Je suis bien d'accord. Il n'y avait pas 36 000 issues... On verra bien où ça nous mène !