Saving EdwardDisclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient, tout est à Stephenie Meyer, et l'histoire provient de l'imagination de twiXlite, je ne fais que traduire sa magnifique histoire…


Bonsoir à tous ! Je poste un peu plus tôt, aujourd'hui… Je vous remercie vraiment tous pour toutes vos reviews ! Elles me font vraiment très plaisir… J'ai pratiquement répondu à tout le monde… et d'ici dix minutes, il n'y aura plus de pratiquement…

Sinon, pour le prochain chapitre, je crains qu'il faille attendre mercredi. J'ai pas mal de devoirs (il faut bien rattraper son retour quand on est malade^^), et de contrôles ou DS en début de semaine, donc, je pourrai difficilement avancer le prochain chapitre demain après-midi… Donc, la suite mercredi, POV Edward, il me semble…

Et puis ben sinon, je crois que j'ai tout dit… alors, bonne lecture !


Chapitre 21 : Betrayed


Bella POV

J'étais si soulagée, lorsque Edward s'est réveillé. Je commençai à penser qu'il n'ouvrirait jamais les yeux. A le voir comme ça, il était si vulnérable, et ça me bouleversait de le voir ainsi.

Je refusai de le quitter. Je devais être là lorsqu'il était éveillé. Je ne voulais pas manquer une seule seconde avec lui. Carlisle et sa famille se sont rapprochés de moi, lorsqu'ils ont vu à quel point je me préoccupais d'Edward. Même Emmett, qui, je le savais, n'était pas très content que je sois au courant, m'appréciait. Je comprenais maintenant ce qu'Edward voulait dire lorsqu'il affirmait qu'Emmett n'était pas si intimidant que sa carrure le laissait supposer. Il ressemblait au grand frère que je n'avais jamais eu. Les Cullen étaient comme une seconde famille pour moi, et tout cela grâce à Edward. J'étais incapable d'imaginer ma vie sans lui, mais chaque fois que je le regardais, je savais qu'il y avait une chance que ce futur-là soit envisageable.

J'avais du mal à me tenir en place lorsqu'il s'est réveillé. Il paraissait particulièrement angoissé par le tube qui le reliait au respirateur. Je voyais pourquoi. Je le serais également si je me réveillai avec un tube dans la gorge. Ça me donnait envie de le serrer dans mes bras et de ne plus le lâcher.

Je n'étais pas sûre des sentiments que j'éprouvais pour Edward. Je ne pouvais pas cesser de penser à lui, de m'inquiéter pour lui, et j'étais incapable de le quitter. Même lorsque j'étais à la cafétéria, sachant qu'il allait bien, dans la chambre à l'étage, je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter, que quelque chose n'allait pas. Tout ce que je savais, c'était que sans Edward, ma vie serait incomplète.

Charlie avait été un peu réticent à l'idée que je reste à l'hôpital avec Edward, mais après avoir à quel point il comptait pour moi, il m'avait donné son accord, si j'arrivais à rattraper mes cours quand j'y retournerai. Je le lui ai assuré et il semblait apaisé. Je savais que j'aurais beaucoup de travail, mais si ça me permettait de passer du temps avec Edward, ça en valait vraiment la peine.

Quand j'ai dit à Edward qu'ils allaient lui retirer le tube le lendemain, ses yeux s'étaient éclairés. Mon cœur s'était mis à battre frénétiquement lorsque j'ai vu son expression, et j'ai souris. Qu'est-ce qui m'arrivait ? J'ignorai pourquoi mon cœur était erratique. J'étais contente de ne pas être moi-même reliée à un moniteur cardiaque, ou alors il se serait déchaîné. Je remarquai qu'à certains moments, le moniteur s'accélérait légèrement, avant de diminuer doucement jusqu'à reprendre un rythme normal. Lorsque ça a commencé, je m'inquiétais qu'il y ait un problème avec la machine, ou Edward. Mais après un moment, j'avais compris que ça se passait uniquement lorsqu'il me faisait rougir, ou lorsqu'il faisait quelque chose qui me faisait sourire. Etait-il possible qu'il ressente la même chose que moi ? Je voulais lui demander, mais je ne le fis pas, par peur que cela ne soit pas le cas.

Un jour, Charlie vint à l'hôpital, pour m'apporter des affaires. Je vis qu'il avait amené des vêtements et des bloc-notes. Je jetai un œil aux blocs-notes et reconnu l'écriture d'Angela. Cette bonne vieille Angela, songeai-je. Je devrai lui acheter quelque chose pour la remercier, parce qu'il était évident qu'elle avait fait deux copies de tous les cours que je partageai avec elle. Une copie pour elle, l'autre pour moi. Je souris en l'imaginant assise en cours, écrivant à toute vitesse, ce qu'elle avait fait sans aucun doute. Ouais, je dois vraiment lui offrir un truc.

Charlie m'accompagna dans la chambre d'Edward, et nous croisâmes Carlisle et Esmé, qui avaient une discussion animée. Ils essayaient visiblement de rester discret. Ils désiraient me parler, j'acquiesçai donc et entrai dans la chambre, mon père derrière moi. Après quelques minutes, je m'excusai et rejoignis Carlisle et Esmé, laissant Edward aux bons soins de mon père.

- Carlisle, Esmé, dis-je en m'approchant d'eux. Qu'est-ce qui se passe ?

Ils me lancèrent tous deux un regard grave.

- Nous avons décidé que lorsque Edward sortira d'ici, nous l'emmènerons à Seattle, m'informa Carlisle d'un ton lourd. Nous ne pensons pas que rentrer à la maison soit la meilleure chose pour lui. Je veux dire, nous pensions qu'il commençait à aller mieux, la dernière fois, et voilà où on en est.

J'acquiesçai. Une part de moi voulait hurler, leur crier dessus parce que je ne pourrai pas voir Edward tous les jours, comme maintenant, mais l'autre part, plus importante, savait que c'était le mieux pour Edward. Il avait besoin d'être quelque part où il y aurait des gens qui sauraient prendre soin de lui. Qui avaient de l'expérience pour aider les gens qui souffraient de troubles alimentaires. Même si je voulais l'aider, je savais que je n'en avais pas les capacités.

- Quand l'emmènerez-vous là-bas ? demandai-je, la voix tremblante.

J'avais envie de pleurer, mais je savais que lorsque je retournerai dans la chambre, Edward saurait que quelque chose n'allait pas, et ne me lâcherait pas tant que je ne lui aurais pas dit. Je n'étais pas réellement capable de lui cacher quelque chose lorsqu'il me le demandait.

- A sa sortie, nous partirons directement à Seattle. Nous ne pensons pas que ce soit une bonne idée d'attendre et de le laisser rentrer à la maison. Ce serait pire pour lui, et le stresserait davantage.

Esmé commençait à pleurer. Je savais qu'elle détestait devoir l'éloigner, mais comme moi, elle savait que c'était ce dont il avait besoin.

- Les autres sont au courant ? m'enquis-je, et Carlisle acquiesça.

- Oui, nous les avons averti lorsqu'ils sont venus le voir tout à l'heure.

Il donnait l'impression d'être au bord des larmes. Ce devait être dur pour eux, en tant que parents, d'admettre qu'ils ne pouvaient pas aider leur fils. Devoir donner cette responsabilité à quelqu'un d'autre, alors que tout ce qu'ils désiraient était de le serrer contre eux et de ne jamais le lâcher. Je les étreignais tous les deux, et leur adressai un sourire qui signifiait « Je sais que c'est douloureux, mais c'est la bonne décision. C'est le mieux pour Edward. » Il soupira.

- Carlisle, entendis-je quelqu'un l'appeler.

Je me tournai et vis que c'était le médecin qui s'occupait d'Edward. Il s'approcha de lui et ils commencèrent à discuter, rapidement et à voix basse. Je vis les autres s'approcher, au bout du couloir. Je leur souris, et ils me le rendirent tous. Carlisle attendit qu'ils nous aient rejoint avant de parler.

- Mon collègue m'a dit qu'Edward était suffisamment bien, et qu'il le laisserait sortir demain.

Il nous regarda tous et nous donna un petit sourire.

- Je ne veux pas qu'Edward soit mis au courant pour la clinique avant que nous partions d'ici, demain, d'accord ?

Nous acquiesçâmes. Nous savions tous que s'il savait, ça l'angoisserait.

- Je n'aime pas ça, mais c'est nécessaire. Maintenant, Emmett, avec les autres, tu peux aller chercher tout ce que tu penses qu'Edward pourrait avoir besoin là-bas. Vêtements, musique, tout ce qui te passe par la tête.

Emmett acquiesçai, tout comme les autres.

- Bella, il se tourna vers moi. J'aimerai que tu viennes avec nous. Avec toi, je pense que ce serait plus facile. Nous avons tous vu comment se comportait Edward lorsqu'il est près de toi. Nous savons tous que si tu es là, ce sera beaucoup plus facile pour lui.

Je hochai la tête. Il n'y avait aucune chance pour que je reste à l'écart, pas quand quelque chose allait se produire.

Après ça, Carlisle devait commencer sa garde, il dit à Esmé de ramener les autres à la maison, pour qu'ils puissent commencer à préparer les affaires d'Edward pour demain. Ils voulaient voir Edward, mais Carlisle leur dit qu'Edward saurait que quelque chose se passait s'ils le faisaient, alors ils partirent sans trop faire d'histoires, l'intérêt de leur frère passant avant leur propre désir.

En entrant dans la chambre, je vis que Charlie et Edward discutaient. Charlie semblait apprécier Edward, chose dont j'étais ravie. Je n'étais pas sûre de pouvoir le supporter si ça n'était pas le cas. Nous restâmes assis à discuter un moment, mes joues s'échauffant de plus en plus au fur et à mesure que Charlie passait d'histoire embarrassantes à d'autres encore plus gênantes. Je lui renverrai la pareille, un jour.

Charlie partit une heure plus tard, environ, et je devinais aisément qu'Edward avait aimé passer du temps avec lui. Son visage s'assombrit légèrement lorsque la porte se rouvrit. Je me retournai et vit l'infirmière, qui apportait un plateau de nourriture. Il essayait. Je lui devais au moins ça. Il essayait de manger. Mais je voyais bien que chaque bouchée représentait un véritable combat pour lui, alors je n'insistai pas. Lorsqu'il posa sa fourchette, je pris le plateau et le déposai sur la table à côté de lui.

- Tu as passé une bonne journée ? m'enquis-je, en me retournant vers lui.

Je le vis sourire, ce qui me signifiait que oui, il avait passé une bonne journée. Tout autant embarrassante qu'elle soit pour moi.

- Ouais, répondit-il, soupirait. Même si j'étais coincé ici, j'ai passé une bonne journée.

Son sourire s'élargit et je m'empourprai pour la millième fois aujourd'hui.

- Quoi ? demanda-t-il, un rire dans la voix.

- Rien, répliquai-je, levant mon regard vers lui, retenant un sourire. C'est juste que je ne t'aie jamais vu sourire comme ça avant.

Cette fois-ci, ce fut lui qui rougit, d'une jolie teinte rosée.

- Et bien, je ne sais pas ce que c'est, mais quelque chose chez me donne envie de sourire, dit-il d'un ton sérieux.

Je rougis encore, et il s'esclaffa. Je baissai les yeux, sachant que le regardait ne ferait qu'accentuer mes rougissements.

- C'est vrai. Personne ne m'a jamais donné envie de sourire comme toi tu le fais. C'est une des choses que j'aime chez toi.

Je relevai la tête. J'avais toujours les joues rouges, mais je m'en fichai. L'expression sur son visage m'indiquait qu'il n'avait pas eu l'intention de laisser échapper ça. J'étais heureuse qu'il l'ait fait. Ça me donnait une légère idée de ce qu'il ressentait. Derrière lui, j'entendis le moniteur cardiaque s'accélérer légèrement. Je savais qu'il était embarrassé d'avoir dit ça.

Tout à coup, un accès de courage me prit. Je savais ce que je ressentais à présent, et je savais quoi faire.

- Ferme les yeux, dis-je, m'approchant doucement de lui.

- Pourquoi ? demanda-t-il, d'une voix suspicieuse, n'ayant pas vraiment confiance en ce que j'allais faire.

Ses yeux se plissèrent, et je souris.

- Fais-le, c'est tout, répliquai-je, souriant d'autant plus tandis que son expression ne changeait pas.

Il s'exécuta, et je me penchai vers lui, mes lèvres effleurant doucement les siennes.

Il sursauta légèrement à mon baiser, visiblement pas préparé à ça, mais je ne m'écartai. J'entendis le moniteur cardiaque s'accélérer, comme mon propre cœur, qui devenait complètement dingue en ce moment. Ses lèvres étaient si douces et incertaines. Je le sentis se relaxer après le premier choc, même si le bip du moniteur ne s'apaisait pas. Après un moment, je m'écartai, et embrassai son front.

- Je crois que je suis tombée amoureuse de toi, Edward Cullen, murmurai-je doucement, le nez dans ses cheveux.

Soudain, je pris peur. Et s'il ne ressentait pas la même chose ? S'il me considérait seulement comme une amie ? Le supporterai-je ? Je suppose que je le devrai, puisqu'il y avait peu de chance qu'il s'éloigne de moi aisément.

- Je pense que moi aussi, chuchota-t-il, et j'eus l'impression que mon cœur explosait.

Il ressentait la même chose que moi. J'avais l'impression de voler, et je ne voulais plus jamais redescendre. Je me rassis, un large sourire aux lèvres qui me donnait certainement un air idiot. Il me sourit en retour, une lueur de contentement dans les yeux. Mais il va me détester, demain, songeai-je aigrement. Je ferais avec le moment venu. Il me haïrait peut-être, mais c'était nécessaire pour son bien-être qu'il aille à la clinique de Seattle. Il n'y avait aucun moyen d'y circonvenir. Je pris sa main dans la mienne, et commençai à l'embrasser doucement. Je déposai de légers baisers, du dos de sa main jusqu'à son pouce, revenant. Je levai les yeux vers lui, et il semblait sur le point de s'endormir, un petit sourire aux lèvres.

Je continuai à l'observer, et après un moment, sa respiration se cala sur son rythme cardiaque, et je sus qu'il dormait. Carlisle entra dans la chambre, et fixa un moment son fils endormi, une lueur peinée sur son visage.

Je retirai doucement ma main de celle d'Edward et m'approchai de Carlisle.

- Hey, murmurai-je, posant ma main sur son épaule, ne soyez pas si dur avec vous. C'est ce qu'il y a de mieux pour Edward. Il en a besoin. Plus tard, il vous remerciera Esmé et vous, même si ce n'est pas le cas maintenant.

Il acquiesça, mais il s'en voulait toujours énormément de faire ça à Edward.

- Je… hum, je venais juste vérifier comment il allait. Je dois retourner travailler.

Il me fixa avec un petit sourire.

- Merci Bella, pour tout.

Il m'étreignit et soupira. Lorsqu'il partit, je songeai qu'il n'était pas impatient d'emmener Edward dans cet endroit où il n'avait jamais voulu aller.

Lorsque Edward se réveilla le lendemain, le médecin vint le prévenir qu'il pourrait rentrer chez lui. Il en était heureux, et avait hâte de sortir d'ici. Si seulement il savait qu'il ne retournait pas à la maison, pensai-je pitoyablement, alors que l'infirmière lui retirait tous les fils et tubes qui le reliait aux différentes machines.

Je quittai la chambre pour qu'il se change, et je vis sa famille dans le couloir. Je m'approchai d'eux. Ils paraissaient tous sérieux et fatigués, comme si aucun d'entre eux n'avait beaucoup dormi la nuit dernière.

- Bella, me salua Esmé, en me serrant dans ses bras. Nous avons décidé qu'Edward viendra avec Carlisle et moi, dans la Mercedes. Les autres nous suivront à Seattle dans la Volvo. Tu veux aller avec qui ? me demanda-t-elle.

Carlisle leur avait apparemment dit qu'il voulait que je sois là, dans l'espoir qu'Edward soit plus conciliant.

- Hum… je voudrais partir avec Edward, répondis-je, brisant l'étreinte d'Esmé.

- Je les regardai, et ils acquiescèrent.

- Très bien, concorda Carlisle. Vous avez pris tout ce que vous pensez qu'il pourrait avoir besoin ? ajouta-t-il, à l'adresse de ses enfants.

Ils hochèrent tous la tête et il soupira.

- Toutes ses affaires sont dans la Volvo… très bien.

Il se pinça le nez entre son pouce et l'index. Une autre habitude dont Edward avait hérité.

- Hum… est-ce que vous quatre, vous pouvez attendre dehors, devant les voitures, et nous vous rejoindrons. Nous partirons devant avec la Mercedes et vous nous suivrez tous les quatre dans la Volvo. Edward se rendra sûrement compte rapidement que nous ne le ramenons pas à la maison. Bon Dieu, je n'arrive pas à croire ce qu'on est en train de faire.

Il soupira encore, et Esmé le serra dans ses bras. Je posai une main sur son bras, apaisante.

- Papa, intervint Jasper. Tu n'as pas à t'en vouloir. On fait ce qu'il faut. Edward en a besoin, Papa. Il avait besoin d'être entouré par des gens qui peuvent l'aider, et aussi triste que ce soit, ce n'est pas nous. Je voudrais vraiment que ça soit le cas, mais non. Nous devons faire ça.

Carlisle acquiesça.

Alors que les autres sortaient, je retournai dans la chambre, et aidai Edward à ranger le reste de ses affaires. Nous sortîmes dans le couloir, main dans la main. Nous n'avions encore dit à personne ce qui s'était passé entre nous, mais pour les autres, il leur semblait que je l'aidais simplement comme une amie, bien que je souhaitais plus que cela, et au vu de ce qui s'était passé, lui aussi.

Les autres nous attendaient près des voitures, comme Carlisle le leur avait demandé, et ils l'étreignirent tous, alors que nous arrivâmes vers eux. Ils lui dirent combien ils étaient heureux qu'il soit sorti de l'hôpital, lui souriant, mais je sentais que ces sourires étaient tendus, et n'atteignaient pas leurs yeux. C'était difficile pour eux, devoir faire ça, et le lui cacher.

Edward ne sembla pas dérangé d'aller dans la Mercedes de Carlisle, mais j'étais sûre que c'était parce qu'il était trop content d'avoir quitté l'hôpital. Je l'observai alors qu'il fermait les yeux et s'appuyait contre la fenêtre. Il n'eut pas conscience, alors que nous sortions du parking, que nous prenions la route opposée à celle que nous aurions du prendre pour rentrer chez lui. Quelques minutes plus tard, il ouvrit les yeux, visiblement curieux de savoir pourquoi nous roulions toujours, une lueur de confusion envahit son visage.

- Où est-ce qu'on va ? demanda-t-il.

Je ne pouvais pas le regarder. Je fixai l'extérieur, ne voulant pas croiser son regard. Ne voulant pas voir sa réaction lorsque nous lui dirions, ou qu'il découvrirait que nous n'étions plus à Forks.

Ni Esmé ni moi ne pouvions nous tourner vers lui pour lui dire ce qu'il se passait, ce contre quoi il était absolument opposé. Alors, ce fut Carlisle qui lui répondit. Je bougeai légèrement les yeux, voyant ainsi la réaction d'Edward sans avoir à tourner la tête vers lui.

- Seattle, répondit Carlisle, d'une voix atone.

Je vis Edward se raidir, le visage choqué. Il respirait difficilement, le regard incrédule. Il tourna la tête vers moi, et je regardai fixement l'extérieur, ne désirant pas croiser son regard. Je sentais les larmes me venir aux yeux, et je ne voulais pas qu'il me voie pleurer, encore.

- Tu étais au courant ? souffla-t-il, me scrutant toujours.

Je ne répondis pas.

- Bella, tu étais au courant ?

Je me tournai vers lui. Le visage incrédule, le sentiment de trahison transperçant son expression. Il savait exactement où est-ce qu'on allait, et pourquoi. Il avait le droit de se sentir trahi. A sa place, j'aurais ressenti la même chose. Je voulais parler. Lui dire que j'étais désolée, mais j'étais incapable de dire quoique ce soit.

J'acquiesçai lentement, et vis une larme couler sur sa joue.


review...?