Ryuka

Titre : Flawed lines

Auteur : Diagonlist

Ancienne traductrices : Hermichoco (1 à 9), Luna0401 (10 à15)

Nouvelles traductrices : Patti/Misschatelle/Isaae

Bêta traductrice : remus james lupin

Correctrice : Vif d'or

Genre : Yaoi

Couple : HP/SS

Rating : M

État de la fic en anglais : 40 chapitre (fini)

État de la fic en français : Prologue 20; Traduction FINI

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Disclamé : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire.

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Résumé : Snape sauve Harry des Dursley et se rend compte qu'Harry doit assumer plus qu'il ne le pensait. Il aidera Harry à s'en remettre. Angoisse et thèmes suicidaires. HPSS Slash.

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Avertissement : Cela se déroule au cours de la 5ème année d'Harry, il n'y donc aucun spoilers.

Nous avons l'accord

pour reprendre cette traduction

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Bonne lecture

Eni et Onarluca

Chapitre 20 Sauveur

Quand Severus fut tiré de son repos par les lignes rouges de l'agonie striant son corps, il était convaincu qu'une malédiction lui avait été jetée. Quand son coeur se fut quelque peu calmé, il put se concentrer, il réalisa que la douleur n'était pas sienne mais un reflet d'une autre. Cela ne venait pas de sa marque, cette douleur avait disparue. Cela venait du lien, le sortilège le reliant à Harry avait réagi car la vie du garçon devait être en grave danger.

Il bondit hors du lit avant même d'avoir commencé à penser clairement. Il courut au dehors de ses appartements et se dirigea vers les escaliers que le lien lui indiquait.

L'adrénaline clarifia ses pensées. Il se rappela soudainement ce qu'il s'était produit la nuit précédente. Comment il avait traité Harry. Comment les yeux du garçon étaient devenus ternes et insipides après son rejet. Merlin, qu'avait-il fait ?

Il courut plus vite.

Il n'avait pas semblé si dur avec Harry. Il n'avait pas été capable de penser, avec le niveau d'épuisement et la profonde douleur inondant son corps. Et les nouvelles qu'Albus lui avait donné l'avait mis dans la plus terrible colère qu'il ait eue depuis des années.

Drago Malfoy, décidant de trahir son père, avait informé Albus que non seulement le nombre de Mangemorts augmentait, mais il avait entendu dire que Voldemort prévoyait une grande attaque prochaine. Sur le peu de places laissées dans le monde dont Snape s'inquiétait, où le peu de gens qu'il pouvait tolérer vivants. Et Albus lui avait interdit de les prévenir ou les aider à se défendre en aucune façon. Parce que c'était trop dangereux pour lui.

Il se sentait inutile et en colère à cause de ça. Il avait l'impression que tout le monde autour de lui devait mourir et que lui devait rester à Poudlard. Sauf. Tout ceux venus cette nuit-là avait été reçu par ses sarcasmes. Pourquoi était-ce Harry ? La personne qu'il souhaitait le moins blesser, et la seule qui pouvait le prendre aussi mal.

La trace s'arrêtait dans les toilettes du 3ème étage, rarement utilisées car trop loin de toutes les classes.

Après être entré, il vît Harry au sol roulé en boule et il sut que ses pires craintes s'étaient réalisées. Mais le lien lui disait qu'il était en vie.

Il s'agenouilla à côté du garçon et le retourna.

Tout était de sa faute.

Il attira beaucoup de bandages avec «Accio» et les enroula autour des poignets de Harry pour arrêter l'hémmoragie. Le garçon avait déjà perdu beaucoup de sang. Alors son esprit fonctionnant à un niveau qui excluait totalement l'incantation de lévitation, il prît le brun dans ses bras, et l'emmena à l'infirmerie.

Il mit Harry sur un lit et cria après Pomfresh.

Quand elle arriva, toute ébouriffée, et qu'elle vit dans quel état était Harry elle porta ses mains à sa bouche, en détresse.

Elle évalua rapidement combien il avait perdu de sang.

« Je peux le sauver. Tout ira bien.»

Severus ne put empêcher un soupir de s'échapper. Pendant qu'elle travaillait, il appela Albus par la cheminée et lui dit ce qu'il s'était passé. Comme il attendait l'arrivée du directeur, il retourna vers le lit de Harry. Pomfresh lui dit de ne pas rester sur le chemin. Il ne l'entendit pas.

Elle s'affaira autour de lui.

Albus arriva, l'air sinistre « Comment est-ce arrivé ?» demanda-t-il tristement «Comment n'ai-je pas pu m'en rendre compte ?»

«Ma faute» soupira Snape. Quand les mots furent sortis, cela lui parut encore plus réel. Il l'avait fait. Il avait poussé le garçon trop loin. Harry avait eu besoin de lui. Et il l'avait rejeté. Il savait d'après ses déductions que Harry n'avait nul part où retourner.

«Ma faute» dit-il un peu plus fort. Cette fois Albus entendit et se tourna vers lui.

«Actuellement, je doute que ce soit votre faute Severus. Il cachait comment il se sentait, personne n'aurait pu savoir. »

Merlin... Cet homme avait une façon de présenter les choses qui faisait que Snape se sentait encore plus coupable.

« Je savais. Je savais tout. Il était en train de se couper. » Le directeur se tourna en le fixant, surpris à présent. Cette fois-ci Severus ne pouvait prendre plaisir au fait que le comportement calme habituel d'Albus disparaisse. « Je l'avais convaincu d'arrêter. Il devait tout me dire. J'étais le seul à qui il pouvait parler. Par rapport à son comportement d'hier, je pense qu'il s'est disputé avec ses amis. Il est venu à moi la nuit dernière. Je l'ai trouvé juste après notre entrevue. »

Dumbledore ferma les yeux, dans un accès subit de compréhension. Il se souvenait clairement de quelle humeur Severus l'avait quitté. Severus avait vraiment pesté contre le directeur et brisé bon nombre d'objets n'ayant pas de sortilège d'indestructibilité dans son bureau. Malheureusement, Harry non plus n'avait pas de charme pour l'empêcher de s'auto-détruire.

« Je ne me souviens même pas de tout. J'étais trop fatigué, et j'avais mal. Je pense que je lui ai retiré des points. Je sais que j'ai dû dire quelque chose d'impardonnable. Sûrement plusieurs choses. Merlin, je lui ai fait ça. »

Le directeur donnait l'impression de chercher quelque chose à dire, il ne trouva évidemment rien.

Snape s'assit dans la même chaise que celle qu'il avait utilisée la fois où Harry était à l'infirmerie à cause de sa famille.

Cette fois le garçon s'était blessé tout seul. Mais c'était à cause de Snape.

Pomfresh se tourna vers eux.

« Son état est stable. Il ne pourra pas se lever pendant au moins les cinq prochaines heures voire plus, quand son corps aura un peu récupéré. »

Severus regarda l'heure. Il était trois heures du matin.

« Quelqu'un doit rester avec lui tout le temps. Appelez-moi s'il y a du changement, mais normalement il ne devrait pas y avoir de problème. » le mot "physiquement" n'avait pas été prononcé pourtant il résonnait dans l'air.

« Je vais rester. » dît Severus, sur un ton qui ne souffrait pas la contradiction. Albus le regarda tristement. Snape savait que le directeur comprenait.

Il se reposa dans la chaise tandis que Albus et Pomfresh partaient. Il regarda le torse de Harry se lever et se baisser.

Il avait abusé de la confiance de Harry. Il avait beaucoup d'influence sur le garçon et on voyait le résultat. Il n'était pas fait pour s'occuper de quelqu'un. Il blessait tout ceux dont il se préoccupait.

Il prit une des mains fragiles dans la sienne et essaya de ne pas regarder le poignet qui était l'évidence même du désespoir dans lequel se trouvait le garçon. Jusqu'à quel point Severus en était-il la cause ?

Il tomba endormi, ses doigts toujours enlacés à ceux de Harry.

Severus se réveilla à cause du léger bruit que faisait Pomfresh en s'activant dans la salle. Il n'y avait pas d'autres patients à cet instant, ce dont il fut profondémment reconnaissant.

Il allait contacter Albus pour voir si quelqu'un pouvait assurer ses cours quand il réalisa qu'on était dimanche. Merci Merlin, pour les dimanches. C'était dire à quel point le garçon l'affectait : il en avait oublié les jours de la semaine. Lui qui était si précis pour tout.

Il fut tiré de ses pensées par l'agitation de Harry. Il lui jeta rapidement un sort pour l'empêcher de bouger, temporairement. Il lui en avait déjà jeté un qui l'empêcherait de se mutiler, sort qu'il avait trouvé récemment dans la bibliothèque. Il pensait que Harry allait mieux. Il avait espéré qu'il n'en aurait pas besoin. Mais maintenant, il en avait besoin, à cause de lui.

Il appella Pomfresh qui arriva.

Harry ouvrit les yeux, il loucha à cause de la lumière un moment, puis les referma.

« Harry. »

Les yeux s'ouvrirent à nouveau. Ils tremblèrent et parcoururent la pièce jusqu'à rester sur Snape. Ils ne fixaient que lui. Il vit Pomfresh ouvrir la bouche pour parler du coin de l'oeil. Il leva sa main libre pour l'arrêter. Il attendit.

Les émotions se disputaient sur le visage de Harry. Severus pouvait lire en lui très facilement. Il vit la culpabilité, la honte, la colère, l'impuissance et le désespoir.

Il savait avant même que Harry fasse quoi que ce soit, ce que seraient les premiers mots qu'il dirait.

« Désolé » grommela-t-il, apparemment inconscient des mots qu'il disait.

Snape savait exactement comment il se sentait. Il le savait juste. Il avait été là lui-même, et en avait traité d'autres dans la même situation. Il savait que Harry pensait à comment il avait causé encore plus de problèmes. Il pensait à comment il allait décevoir tout le monde. Il était presque, indubitablemment, en train de penser à la prochaine opportunité qu'il aurait de réessayer.

Une larme s'échappa de l'oeil de Severus quand il vit l'envie de mourir dans ses splendides yeux verts, qui avaient tant d'esprit. Il voulait parler au garçon. Trouver d'une façon ou d'une autre les choses à dire.

« Harry, tout va bien. Nous allons t'aider à aller mieux. »

Les yeux à présent dépourvus d'émotions le regardèrent avec scepticisme.

Snape ne pouvait pas retenir Pomfresh très longtemps. Elle alla vers le brun. Les yeux de Harry se refermèrent.

Albus vint voir Harry, il essaya de lui parler. Severus riait presque. Si le garçon ne s'était pas confié avant alors il était loin de vouloir le faire maintenant.

Harry ne voulait pas parler.

Le directeur partît.

Weasey et Granger vinrent aussi. Severus aurait voulu les jeter dehors. Mais il se retint. Il pensa que Albus était stupide de leur en avoir parlé. Ce n'était pas ce dont Harry avait besoin. Il était absolument sûr que ces deux-là partageaient une bonne responsabilité pour ce qui avait poussé Harry à faire ça. Ils devaient même être la raison pour laquelle Harry était venu lui parler dans un premier temps.

Ils essayèrent de lui parler. Ils s'excusèrent. Harry détourna le regard. Snape réussi tout juste à se retenir de ricaner, mais il savait que s'énerver pouvait blesser Harry. Cependant quand il les vit frustrés par le manque de réponse de Harry, sachant qu'ils pouvaient dire des choses qui blesseraient le garçon, il leur dît que leur temps était terminé.

Pendant une seconde, il cru voir une lueur de gratitude dans les yeux de Harry mais il redevinrent inexpressifs.

Essayant de traiter avec sa conscience coupable, Severus n'avait pas beaucoup tenté de parler à Harry, même s'il savait que laisser le brun étouffer dans ses pensées était une très mauvaise idée.

Avant qu'il n'ait pu prendre son courage à deux mains et commencé à parler, Albus entra à nouveau.

Remus derrière lui.

Donc le loup-garou avait cessé de se cacher. Risquant sa vie pour voir le garçon. Cela augmenta le peu d'estime que Snape avait pour lui.

On voyait que la présence de Lupin avait un bon effet, bien plus que n'importe laquelle de ses autres visites. Le garçon fondit en larmes.

Lupin essaya de l'étreindre mais Harry ne réagit pas, il restait ainsi et pleurait. Il ne voulait pas parler. Lupin s'assit sur le lit et prit sa main. Il parla à Harry de choses inconséquentes, le questionna sur son travail scolaire. Alors il mentionna Hedwige. Le stupide imbécile n'avait pas été prévenu. Harry tourna la tête. Snape dît à Lupin de partir.

Quoique à présent, le loup lui avait rappelé quelque chose. Il se rendit à la tour des Gryffondor pour prendre le serpent de Harry, puisqu'elle n'était pas avec lui quand il l'avait trouvé. Peut-être qu'elle pourrait aider Harry.

Elle était au milieu de la salle commune sur le tapis devant le feu, se dressant et sifflant. Divers élèves étaient sur les bords de la pièce, lui jettant des sorts. Ils rebondissaient. Severus n'était pas surpris qu'ils n'aient pas appelé de professeurs. Les Gryffondor étaient connus pour avoir du courage avant d'avoir du bon sens. Il prit le serpent.

Elle siffla. Mais pas l'air de dire : « Je vais te mordre. » Plus l'air de dire « Enfin, où diable étais-tu »

Il retourna à l'infirmerie, ignorant les questions à propos de Harry.

Quand il arriva, Harry était parti.

Pomfresh arriva juste après lui. Elle fut sous le choc en voyant le lit vide.

« Mais je ne l'ai laissé qu'une minute. Il aurait dû être trop faible pour bouger. »

Severus pensa pour lui-même que les mots "aurait dû" ne correspondaient pas à Harry.

Son sortilège l'empêchant de fuir ne fonctionnait que quand il était là. Il n'aurait jamais imaginé que Pomfresh était assez folle pour le laisser seul.

Il sortit rapidement de la pièce, de sa poche Sylrissin lui fit un commentaire qu'il ne comprit pas.

Le lien s'affaiblissait. Il semblait se dissoudre. Il lui indiquait des directions différentes en même temps. Snape ne comprenait pas. Il dépassa Malfoy. Il revint sur ses pas, attrapant le blond par le bras.

« Où est Potter ? »

Drago le regarda froidement.

« Je ne sais pas. »

Il mentait. Seveurs pouvait dire qu'il mentait. Sylrissin siffla.

Il essaya encore « Où est Harry ? » Il n'avait pas voulu dire ce nom. Sa langue était contre lui.

Ou pas. Drago le regarda avec un nouvel interêt « Pourquoi voulez-vous savoir? »

Que diable, va pour la vérité. Il était pressé. Les réactions lointaines de Drago le laissait perplexe.

« Il est en train d'essayer de se suicider. »

Drago le regarda en évaluant si c'était la vérité. Alors il hocha la tête et indiqua une porte d'un côté du couloir.

Snape entra. Il sut immédiatement où il était. Les toilettes de Mimi Geignarde. Elle planait dans un coin en boudant. Il vérifia partout. Vide. Où était Harry ? Il se dirigea vers les éviers et vérifia derrière. Alors il vit le trou.

La Chambre des Secrets.

Cela pouvait être la raison pour laquelle le lien était entrecoupé.

Il jeta un sort pour empêcher quiconque d'entrer dans ces toilettes et il s'y glissa.

Après avoir rampé un bon moment dans des décombres, il parvint à la large chambre. Des statues de serpents géants s'alignaient de tout côté. Le squelette du basilic était drapé sur la plate forme de devant.

Là où le guidait le lien, à présent stable.

Severus terrifié pour Harry. Sa voix intérieure était totalement silencieuse. Cela ne disait rien de plus que sa conscience ait déjà pensé.

Il courut au milieu. Il ne se rappelait pas avoir couru beaucoup dans sa vie, même en tant que Mangemorts quand il essayait de s'échapper. Le garçon devait être sa mort. Aussi longtemps que Harry ne mourrait pas, il ne serait pas tranquille.

Harry était allongé à côté du squelette. Il semblait s'être écroulé de fatigue. Il tenait quelque chose dans sa main. Comme Snape était proche et qu'il s'agenouilla à côté de lui il vit que c'était une grande dent. Surement du Basilic. Le garçon faisait des aller-retours en grattant son bras avec, mais cela ne pouvait pas entrer. Severus fut infiniment reconnaissant d'avoir pensé à lui jeter un sortilège l'empêchant de se nuire. Indubitablement, le poison de la dent était encore puissant, et pouvait tuer si la dent perçait la peau. Au moins, le brun n'avait pas pensé à essayer d'en avaler.

Il retint le bras du garçon qui se débattit faiblement.

« Laissez-moi seul. » cria le garçon. Snape était heureux qu'il ait finalement dit quelque chose, même si c'était de la colère. La colère était bien, meilleure que le désespoir.

« Pourquoi vous ne me laissez pas seul? Partez. »

« Parce que je m'inquiète Harry, je m'inquiète. »

Le garçon était furieux. « Vous ne vous inquiètez pas. Non, vous ne le faites pas. » Severus savait que ce serait dur pour qu'il ait à nouveau confiance. Harry était trop effrayé d'avoir de l'espoir maintenant car il avait grandi avec l'habitude d'être opprimé à chaque fois.

Snape berça le corps frissonant contre le sien comme il se levait. « Je suis désolé Harry. Je suis désolé. » Mots qu'il pensait ne jamais dire à personne mais ce garçon le méritait plus que de prendre soin de sa fierté. Il l'avait abandonnée bien avant.

Il transporta Harry dans ses appartements, pensant que c'était plus confortable qu'une aile de l'hôpital et plus agréable pour parler, comme avant. Il dit à Albus ce qu'il s'était passé. Le directeur ne dit rien.

À suivre