En voilà un qui m'a donnée du mal ! La bataille de Konoha est probablement le chapitre qu'il m'a été le plus dur d'écrire ! J'y introduis un nouveau personnage (allié ou ennemi ? Ha ha !), et je voulais vraiment que ce soit à la fin. Et que mon chapitre soit un minimum long, aussi x) Bref, voici le Chapitre Vingt : La bataille de Konoha !

Lerugamine : Quand je pense que la description du corps d'Himawari devait être super longue et détaillée et trash xD je sais pas, parce qu'en fait, Lady Moon aura une séquelle, qui se passe durant Naruto, et j'envisage de faire de Sasori un gentil x3 mais je verrai en temps et en heure ^^ brefouille :3 ceci dit, certains personnages n'auront pas la chance d'Himawari. Disons que la seule dont tu peux être sûre de la survie, c'est Hinata. Les autres, je ne dis rien ;)


Chapitre Vingt : La bataille de Konoha.

Gaara et moi réagîmes immédiatement. Nous confiâmes Himawari aux Hyuga et nous précipitâmes vers la salle du Conseil, où nous, l'Akatsuki, Danzo et Hanabi devions nous réunir. Nous arrivâmes en même temps que les autres membres de l'Akatsuki. Nous fermâmes la porte derrière nous et nous réunîmes pour discuter des contre-mesures à prendre.

_ Combien de temps avons-nous ? Lady Hinata, dans combien de temps seront-ils là ? Demanda Danzo.

Mon Byakugan pulsa, et ma vue s'étendit sur vingt kilomètres. Instantanément, je repérai les troupes ennemies. Alors que je les sondais rapidement pour calculer combien de temps leur serait nécessaire pour nous rejoindre, je fus surprise de découvrir parmi eux quelqu'un que je pensais mort depuis la veille. Son corps n'avait plus rien d'humain. Il était à présent devenu une arme, une marionnette. Sasori. Je serrai les dents. Comment avait-il fait ? Aurait-il transféré sa conscience dans une marionnette ? Mais je n'avais pas, à ce moment-là, le luxe de me poser ce genre de question. Il fallait se concentrer sur l'arrivée imminente de nos adversaires. Ils devaient être là d'ici environ une demi-heure. On commença à émettre des hypothèses sur comment réagir : aller directement au front était du suicide, notre sous-nombre était trop important. Nous devions tenir jusqu'à l'arrivée de nos alliés, et empêcher nos ennemis de pénétrer dans Konoha. Je jetai un coup d'œil à Shikamaru. Il réfléchissait intensément, muet. Je serrai les dents. Je ne savais vraiment pas comment faire. Aucune idée ne me venait. Nous pourrions toujours libérer Shukaku, mais nous n'avions aucune garantie que le Biju ne s'attaquerait pas ensuite à nous ou retournerait sagement dans le crâne de Gaara. J'angoissais légèrement. Que faire ? Finalement, Shikamaru eût une idée.

_ J'ai un plan, mais cela ne fera sûrement que les retarder. Que tous les ninjas de type Doton se préparent. Nous allons creuser des douves autour de Konoha. Les plus profondes et les plus larges possibles. Cela évitera que les machines de sièges se rapprochent. Les archers auront pour mission d'abattre quiconque essaie de les franchir ou de les reboucher.

Nous approuvâmes, et Ino communiqua les ordres à son Clan, qui était chargé des communications. Quelques minutes plus tard, tous les ninjas possédant l'affinité requise sautaient au bas des murs. Guidé par Shikamaru, tous les combattants posèrent un genou au sol et invoquèrent un jutsu. Leurs voix résonnèrent alors que la terre tremblait et se creusait, se soumettant à leur volonté. D'immenses crevasses se formèrent, profondes d'une quinzaine de mètres, larges de trente. C'était suffisant. Nous avions privilégié la longueur sur la profondeur, afin de limiter les potentiels dégâts avec les catapultes. Ils en avaient et, même si nous pouvions détruire les pierres en plein vol grâce à certaines techniques, il était mieux de l'éviter, c'était épuisant.

_ Doton ! Daichidôkaku !

Ils répétèrent l'action plusieurs fois autour de la ville, l'entourant finalement de douves. En parallèle, je fis construire et installer des pointes au bas des remparts, afin de décourager ceux qui réussiraient à bondir de l'autre côté des douves. Par la suite, je me rendis dans mon bureau et rédigeai des ordres de rationnement. La capitale allait supporter un siège. Tout le monde, que ce soit Hanabi ou un simple marchant, aurait droit à la même dose de nourriture quotidienne. Les seules exceptions seraient les malades graves et les femmes enceintes de plus de trois lunes. Je fis circuler les ordres dans la capitale, ils devaient être mis immédiatement en application. D'après les estimations de Shikamaru, il faudrait tenir trois semaines avant que nos alliés n'arrivassent. Il fallait survivre jusque là, ce qui ne serait pas une affaire aisée.

Les ninjas de type Doton revinrent, épuisés. Creuser des douves les avait considérablement fatigués, en particulier parce qu'ils avaient dû agir dans l'urgence. Nous aurions dû les creuser plus tôt, nous ne pouvions nous en prendre qu'à nous-mêmes. Nous avions pensé que les décourager serait suffisant, mais ce ne fut cependant pas le cas. Tant pis pour nous. Je serrai les dents en voyant les ninjas s'attabler lourdement pour reprendre leur souffle, me morigénant intérieurement de ne pas y avoir pensé plus tôt. Néanmoins, je me rassurai en me disant que si nous avions creusé ces douves plus tôt, évacuer Konoha en cas de besoin aurait été presque impossible. Les ninjas étaient simplement fatigués. Et même si cela était énervant car nos ennemis n'étaient pas loin, au moins, ils étaient vivants, et capables de se battre en cas d'extrême nécessité.

Gaara me rejoignît sur les remparts. Il était le seul à ne pas être fatigué. Son immense réserve de chakra lui avait permis d'effectuer ce jutsu à plusieurs reprises sans consommer toute son énergie. Je pressai sa main, et nous guettâmes avec appréhension l'arrivée de nos ennemis. Pour économiser mon chakra, j'avais désactivé mon Byakugan, laissant aux autres Hyuga le devoir de surveiller la forêt. Et, finalement, ils furent là. Je fis une rapide estimation de leur nombre et grimaçai. Ils étaient très nombreux. Beaucoup trop nombreux pour gagner si nous venions à les affronter dans une bataille frontale. Nous serions engloutis par le nombre, et même Gaara ne survivrait pas sans libérer Shukaku. Nous allions supporter un siège. Nous étions coincés derrière les murs de Konoha. Nous étions prisonniers de notre capitale. Je serrai les dents et observai calmement les machines être abandonnées. Leur portée n'était pas suffisante pour toucher nos murs, les douves créées étaient trop larges. Nos murs étaient sauvés, et c'était, en soit, une belle victoire. Notre devoir était simple. Empêcher nos ennemis de pénétrer dans Konoha, en tuant systématiquement quiconque tentant de le faire. Protéger Konoha. Protéger la Couronne. Le devoir des Assassins Royaux n'avait pas disparu. Nous l'avions modifié, certes, mais, face à cette situation, je compris que notre devoir ne disparaîtrait jamais. Or, ce que nous faisions autrefois seul, nous étions aujourd'hui bien plus nombreux que cela à le faire. Nous étions des centaines.


Avez-vous déjà vécu un siège, cher lecteur ? Y en a-t-il parmi vous qui connaisse la sensation d'être enfermé dans une ville ou un château sans pouvoir en sortir ? Le siège de Konoha s'éternisa sur plusieurs semaines. Trois pour être précise. Nous étions enfermés dans la ville, et regardions avec horreur nos réserves disparaître. Nous passions nos journées sur les remparts, abattant quiconque tentant de pénétrer dans notre capitale. Les archers, bien que non ninjas, faisaient un travail remarquable. Ils n'avaient besoin de nous que pour s'occuper des ninjas ou des bombes qui nous étaient lancés. Le Clan Hyuga les remplaçait la nuit, afin de les laisser se reposer. De plus, leur vue dans le noir n'égalait en rien celle de mon Clan. Le Clan Uzumaki, aidé par les autres ninjas, avait apposé des sceaux explosifs aux différentes entrées, qui se déclencheraient si un soldat ennemi passait à proximité. C'était ingénieux, et un excellent dernier recours. Les habitants étaient, étrangement, d'un immense soutien. Ils se portaient volontaires pour aider à la fabrication des armes ou s'occupaient de ravitailler les soldats et ninjas postés sur les remparts, par exemple. C'était fort étonnant, mais très agréable. Cela signifiait qu'ils nous soutenaient toujours. Leur moral était maintenu à son beau fixe par les petites victoires que nous remportions jour après jour, nuit après nuit, en repoussant les assauts ennemis. Chaque fois que je regagnai le palais à l'aube avec les autres Hyuga, des habitants venaient nous saluer, nous complimenter, nous encourager. Ils demandaient à savoir comment notre nuit s'était passée.

Durant ces trois semaines de siège, nous perdîmes trente ninjas et cent soldats. Parmi les ninjas, quinze d'entre eux venaient des Clans Secondaires, un venait du Clan Hyuga, les autres étaient des ninjas issus du peuple. Le peuple les pleura, et Hanabi déclara qu'à la fin de la guerre, un monument portant le nom de chaque mort serait érigé au cœur de la capitale. C'était une bonne initiative, qui permettrait aux familles se recueillir. Pendant les siège, je vis peu ma propre famille, puisque mon Clan et moi-même avions pour mission de garder les remparts de nuit. Je croisais Gaara à l'aube, lors de la relève, et rejoignais ensuite Himawari dans nos appartements. Elle dormait à chaque fois que j'arrivais, je ne la voyais que très peu, et uniquement le soir, lors du dîner, avant que je ne partis faire mon devoir. Cela me peinait, et j'avais hâte que la guerre se terminât j'avais envie de quitter Konoha et de m'installer avec mon mari et ma fille dans notre château pour entraîner les Anbus. Les affaires de la Cour m'avait toujours agacée au plus au point. Il me tardait que tout s'arrêtât, qu'on me laissât mener une vie paisible, comme celle que j'avais eu avant la guerre.


La bataille de Konoha commença au milieu de la quatrième semaine de siège. Je dormais paisiblement lorsque Gaara me réveilla brutalement. Je bondis hors de lit, surprise, cherchant à comprendre ce qu'il passait. Karin Uzumaki, qui était extrêmement douée sonder les environs, avait repéré les armées alliées qui s'approchaient. Le Royaume de l'Eau avait envoyé six cents soldats, ainsi que soixante-dix ninjas, dont Haku et les Sept Épéistes de Kiri. Les Sept Épéistes de Kiri était un groupe de ninjas extrêmement doués en kenjutsu qui formaient une équipe d'élite. Le Royaume de la Terre, quant à lui, nous avait envoyé quatre cents soldats ainsi et trente ninjas, dont Roshi, Deidara (un jeune homme possédant un Kekkei Genkai), Han (qui possédait également un Kekkei Genkai) et sept membres du Clan Kamizuru, un Clan qui contrôlait les abeilles de la même manière que les Aburame contrôlaient les insectes dévoreurs de chakra. Cela faisait au total cents ninjas et mille soldats. Ce n'était pas assez pour être en surnombre, mais nous avions beaucoup de ninjas sortant du lot, et les troupes étrangères n'étaient pas fatiguées par le siège. J'étais, ceci dit, plutôt mécontente du peu d'aide envoyée par nos alliés. Mais il faudrait nous en contenter. Nous réunîmes rapidement le Conseil, et je pus soumettre une idée pour vaincre nos adversaires. Nous allions utiliser une technique native du Royaume de l'Eau nommée Kirigakure no jutsu, qui permet de créer un immense brouillard dépouillant ses adversaires de leur vue et de leur ouïe. Bien entendu, ils n'étaient pas totalement sourd et aveugle, mais cette technique réduisait drastiquement leur champ de vision et d'écoute. Si tous les utilisateurs de Suiton qui la connaissaient l'utilisaient, alors nous pourrions tromper les sens de nos ennemis et les vaincre. Certains ninjas puissants pourraient y résister en partie et Sasori, qui n'était même plus humain, pourrait très probablement y voir parfaitement. Mais nos chances de vaincre nos adversaires augmentaient tout de même drastiquement. Mon plan fut approuvé, et Ino le communiqua à Haku et Roshi, qui étaient très certainement à la tête des armées. Ils acceptèrent, et tous les ninjas et soldats furent mis sur le pied de guerre. Chacun devait se préparer. La bataille pour Konoha allait commencer. Les médic-nin firent circuler des potions pour redonner de l'énergie au Clan Hyuga qui n'avait pu se reposer suffisamment, et les ninjas montèrent sur les remparts alors que les soldats attendaient derrière la grande porte. Les citoyens nous soutenaient, chantant une sorte de comptine inventée après la victoire de l'Akatsuki.

Le brouillard apparut alors, rampant au sol, s'élevant haut dans le ciel du soir rougissant, montant jusqu'au sommet des catapultes et recouvrant la ville encerclée et ses alentours. Je restai admirative devant une telle réussit : le jutsu, bien que simple, avait été déployé une immense zone, et je tirai mon chapeau aux ninjas l'ayant mis en place. Aussitôt, nous nous élançâmes dans la bataille. Gaara créa un pont de sable, nous permettant de traverser les douves, avant de nous rejoindre. Alors que les soldats et ninjas ennemis tentaient de fuir, Gaara fit le « ménage », d'une certaine façon. Mon mari forma quelques mutras et se concentra. Aussitôt, jaillissant du sol comme une vague qui s'écraseraient sur le rivage, du sable s'éleva avant de s'écrouler sur une partie du champ de bataille, engloutissant une partie de nos ennemis. Nos alliés avaient les yeux écarquillés, contemplant la puissance de mon mari d'un regard à la fois effaré et admiratif. Lorsque la vague de sable se fut écroulée sur nos adversaires, Gaara posa un genou à terre et posa ses mains sur la sable, un immense rictus aux lèvres.

_ Sabaku Taiso !

Des ondes de choc traversèrent le sable, broyant sans aucun doute tous ceux qui avaient été pris dans le sable destructeur de mon mari. Ce dernier se releva, pencha sa tête sur le côté puis me regarda et m'annonça qu'il avait éliminé mille soldats et cent cinquante ninjas. Nous avions donc cinq cents soldats et quarante ninjas de moins que nos adversaires. Avec la technique mise en place par les ninjas du Royaume de l'Eau, nous allions les écraser. Toutes les équipes se lancèrent donc dans la bataille, détruisant tout sur leur passage. L'équipe 1, celle de Gaara, avait pour mission de tuer tous nos adversaires, guidant ainsi les soldats et les ninjas. Mon équipe, celle de Shikamaru et celle de Neiji avaient pour mission de détruire les machines de sièges et d'exécuter tous les médecins et médic-nin que nous pouvions trouver. Le but était simple. Tuer tout le monde.


Nous combattîmes, détruisîmes durant des heures. Nous brisâmes les machines de sièges et tuâmes les soldats chargés de les protéger. Ce fut long et fastidieux, car Konoha était totalement encerclée. Cela nous prit environ deux heures et, lorsque nous regagnâmes le gros du champ de bataille, nous découvrîmes avec satisfaction que notre camp l'emportait sur nos adversaires. Grâce aux actions de Gaara et du Royaume de l'Eau, nous avions un avantage non-négligeable. Je fis un signe de tête à mes deux coéquipiers, et nous nous élançâmes dans la bataille. Les soldats ennemis étaient totalement désemparés. Si la plupart des ninjas arrivaient à se défendre convenablement contre les soldats humains, ils ne faisaient pas le poids face à d'autres ninjas qui n'étaient pas affectés par le brouillard surnaturel. Je tranchai des gorges, poignardai, brisai des nuques, esquivai des coups, lançai des couteaux avant de les récupérer sur les cadavres de mes victimes, invoquai la foudre et l'eau pour noyer ou brûler mes ennemis. Nous nous battîmes durant des heures. Nous nous battîmes si longtemps que j'épuisai toutes mes lames rétractables et pris donc mon épée.

Je la fis tournoyer une fois dans ma main puis commençai à trancher des têtes, ouvrir des bustes, transperçai des cœurs ou des poitrines. Je repérai soudainement Fugaku Uchiha. Un sourire cruel naquit sur mes lèvres et j'allais m'élancer vers lui lorsqu'un hurlement de rage m'arrêta et je me tournai vers la provenance du cri. Il s'agissait d'Itachi, hors de lui, qui fonçait vers son père, son poignard à la main. Je serrai les dents et repris ma course. Fugaku, bien que je le méprisasse de tout mon cœur, était un combattant qui atteignait très facilement le niveau de Jounin. Itachi fonçait tête baissée, il risquait d'y laisser la vie. Il fallait l'arrêter, qu'il retrouvât ses esprits. Neiji me héla, et m'indiqua que lui et Rock Lee allaient assister leur coéquipier. Je hochai la tête et sondais rapidement le champ de bataille. Lady Kushina ainsi que son Clan, l'équipe 4 (celle d'Ino) et les Épéistes de Kiri affrontaient le Clan Sarutobi. Lady Kushina était armée l'Épée aux Cent Morts, l'épée familiale du Clan Uzumaki. Cette lame était gravée de multiples sceaux, qui condamnaient à une mort certaine quiconque serait tranchée par cette épée, même s'il s'agissait d'une simple égratignure. C'était une arme redoutable, que la chef de Clan maniait avec une grande dextérité. Plus loin, Gaara, l'air dément, massacrait tous ceux qui passaient à sa portée. Je ne l'entendais, mais je savais pertinemment qu'il devait rire devant tant de sang, défoncée à la violence et la mort qu'il répandait. C'était affreux et fascinant. Les ninjas du Royaume de la Terre protégeait ceux du Royaume de l'Eau tandis que leurs soldats, Roshi et Deidara s'était lancé dans la bataille. Deidara, volant au-dessus de nous sur un oiseau d'argile et larguait des bombes. Son Kekkei Genkai était des plus intéressant, force était de le reconnaître.


Notre combat dura jusqu'à la tombée de la nuit. Il fallait écraser les soldats ennemis qui encerclaient toute la ville, ne laisser aucun survivant. Je tuais les soldats humains sans utiliser de chakra, et les ninjas étaient tous trop faible pour représenter la moindre menace pour moi ou mes équipiers. Nous avancions aisément mais ils étaient nombreux, et un siège est dur à supporter. Nous nous épuisions plus facilement. Néanmoins, nous restions plus puissants et remportions lentement mais sûrement cette bataille. Il restait cependant une inconnue : Sasori. Il était en retrait depuis le début de la bataille, mais je n'avais pas encore eu l'occasion de l'approcher, les ninjas avaient besoin de moi au front. L'occasion de l'affronter se présenta finalement d'elle-même. Sakura le repéra et, faisant craquer ses jointures, se précipita sur lui. J'écarquillai les yeux. L'idiote ! Sasori ne devait pas être pris à la légère ! Je serrai les dents et m'élançai vers elle. Elle était relativement éloigné de son équipe, et n'avait donc aucun soutien. Shino et Kiba sur mes talons, je me joignis au combat en détruisant une des marionnettes de Sasori d'un coup de pied. Nous nous plantâmes devant lui et l'ancien tueur en série recula d'un pas, les dents serrés. Il eût un sourire en coin peu rassuré, mais se mit à son tour en position de combat.

_ Shino-san, protégez Son Altesse et allez prêter main-forte aux soldats et ninjas. Sakura-san et moi nous occupons de Sasori, ordonnai-je.

Je devais absolument éloigner Kiba d'ici. Sasori était un maître des poisons et je ne comptais pas risquer la vie du roi. Il devait survivre et retourner auprès d'Hanabi. Je protégerais ma sœur de tout, y compris de la tristesse. J'étais son aînée, et je ne comptais pas laisser qui que ce soit rendre ma cadette malheureuse. L'Inuzuka refusa d'abord, mais Shino l'emporta de force, et il finit par céder devant mon regard. Il s'éloigna donc et s'en retourna affronter le menu fretin. Je pus reporter mon attention sur Sasori et l'examiner grâce à mon Byakugan. C'était en effet une marionnette, dont le corps était rempli de chakra. Néanmoins, il n'avait pas de tanketsus car il n'était pas un être vivant, mais une machine, dont le chakra était le carburant. Le Juuken serait donc inefficace dans cette situation. Il faudrait le frapper avec de la force brute, la spécialité de Sakura. Je repérai néanmoins son cœur humain qui était toujours intact. Il était logé au même emplacement que sur un corps humain, et cela me satisfit. Si on le retirait, il était hautement probable que Sasori mourrait. Mais pour cela, il fallait l'atteindre, et il ne se laisserait pas faire. La coopération était donc la clé de la réussite.

_ Sakura. Tu dois frapper Sasori au niveau du cœur de toutes tes forces. Je me charge de te protéger des marionnettes, ordonnai-je à la ninja.

Elle hocha la tête et se propulsa aussitôt en avant. Des marionnettes cliquetantes lui foncèrent aussitôt dessus mais elle ne ralentit pas et je bondis, détruisant la première d'un coup de pied et les autres d'un large mouvement de l'épée. Je devais économiser mon chakra, l'utiliser de manière hasardeuse serait du gaspillage, et fort dangereux. Je m'en tins donc à des mouvements strictement nécessaire. Je détruisais tout ce qui approchait de Sakura et esquivais le reste tandis que l'épouse de Naruto affrontait Sasori au corps à corps. Ses bras étaient emplis de mécanisme lui permettant d'utiliser des jutsus. Il esquivait majoritairement, contrôlant ses dix marionnettes d'une seule main tandis que l'autre attaquait Sakura sans lui laisser la moindre ouverture. Chaque marionnette détruite était remplacée par une autre, ce combat semblait sans fin. Agacée, je les détruisis toute d'un coup et me propulsai à mon tour vers Sasori qui bondit en arrière, évitant mon coup de poing. Il nous étudia toutes les deux un instant puis forma des mutras et des rouleaux jaillirent de son long manteau.

_ Ninpô ! Hyaku Ningyô !

Aussitôt, une centaine de petites marionnettes peu puissantes jaillirent en cliquetant des rouleaux et nous attaquèrent dans tous les sens. Je pris mon élan, me concentrant et formai à mon tour des mutras, invoquant à mon tour un jutsu. À côté, Sakura m'imita et, tandis que j'écartai violemment les bras pour faire appel au Raiton, mon équipière de fortune frappa ses deux mains au sol, faisant elle appel au Doton. Nos techniques se déployèrent en même temps, massacrant les cent marionnettes invoquées par Sasori, qui contempla, horrifié, le désastre. Des dizaines de roches taillées en pointe jaillirent du sol, empalant une quarantaine de marionnettes tandis que la foudre s'écrasa sur les dernières, les détruisant sur le coup.

_ Doton ! Shinpan no hi !

_ Raiton ! Thunder Palace !

Les miettes et morceaux tombèrent sur la terre froide et Sakura se redressa, sérieuse comme jamais. Elle braqua son regard émeraude sur Sasori. Je fis de même et nous nous élançâmes vers lui d'un accord silencieux. Il fit un bond en arrière, invoquant des jutsus élémentaires que nous évitâmes ou annulâmes rapidement et, en quelques secondes, nous étions à un mètre de lui. Il recula à nouveau, créant un écran de fumée qui, s'il ne m'empêchait pas de voir, brûla mes voies respiratoires. Par réflexe, nous reculâmes de quelques pas en toussant et je vis Sasori partir en courant pour s'échapper. Je me relevai pour s'élancer à sa poursuite lorsque quelqu'un apparut devant. Deux saphirs montés sur un visage pâle encadré d'or. Ino. Mon amie avait un grand sourire aux lèvres et posa sa main sur la tête de Sasori. Aussitôt, les deux s'immobilisèrent et je compris ce qu'il se passait. Ino avait bloqué l'esprit de Sasori avec le sien, mais semblait incapable de le posséder. Il fallait le tuer rapidement. Heureusement, Sakura s'était déjà propulsé vers lui et, hurlant son fameux cri de guerre, frappa le cœur de notre adversaire en utilisant toute sa force destructrice.

_ Shanarooooo ! Hurla-t-elle.

Le cœur fut projeté, esquivant Ino de justesse et s'écrasa au sol une dizaine de mètres plus loin. Ino relâcha aussitôt le corps sans vie de Sasori et, tandis que je le détruisais, elle transperça et déchiqueta le cœur de l'ancien tueur en série. Nous échangeâmes toutes les trois un sourire, et Ino planta ses mains sur ses hanches, contemplant notre œuvre. Elle semblait fière d'elle, et se tourna vers moi, souriante.

_ Nous formons une bonne équipe, n'est-ce pas ma Lady ?

_ Je le pense aussi, répondis-je.

_ Vous dîtes ça mais je suis sûre que vous auriez pu gagner seule, lâcha Sakura en croisant les bras derrière sa tête, amusée.

_ En effet. Mais j'ai besoin d'économiser mon chakra. Ma réserve est importante, mais je dois économiser mon chakra. Naruto-san a plus de chakra que moi, expliquai-je. Je ne peux pas me permettre de relâcher toute ma puissance contre un adversaire alors que nous sommes en pleine guerre.

Sakura hocha la tête et nous décidâmes de nous débarrasser des survivants ensembles. Notre équipe fonctionnait bien, et nous abattîmes rapidement les derniers officiers des Royaumes ennemis. Alors que nous pensions en avoir fini, une explosion retentit derrière nous et nous fîmes volte-face à temps pour voir Naruto se faire projeter sur un vingtaine de mètres par le sable de Gaara, qui riait à n'en plus pouvoir. Il avait les bras écartés, commandant à une tornade de sable qui s'attaquait à tout ce qui bougeait. Je jetai un coup d'œil au ciel et blêmis. C'était une pleine lune parfaite.


La soif de sang de Shukaku explosait durant les pleines lunes, et mon mari était baigné dans le sang depuis l'après-midi. Le Biju devait être totalement incontrôlable. Je m'élançai rapidement vers la tornade et hurlai à Sakura et Ino de faire évacuer le champ de bataille. Il fallait tenir nos soldats loin de Gaara. Ce dernier riait, dément, en jouant avec les cadavres des soldats ennemis qu'il avait attrapé. Naruto se releva lorsque je passai à côté de lui et me rattrapa par le poignet.

_ Lâchez-moi. Je dois le calmer, la pleine lune rend Shukaku hors de contrôle.

_ Il n'y a pas que Shukaku ! s'écria Naruto alors que je me dégageais.

_ Que voulez-vous dire ?

_ Un autre Biju approche… avoua l'Uzumaki. Je ne sais pas comment je le sais, mais j'en suis certain ! Il doit attiser la démence du Général !

_ Erin toute-puissante, soufflai-je en titubant. Je dois y aller quand même, je n'ai pas le choix. Il faut que quelqu'un le retienne. Naruto-san, j'ai besoin que vous préveniez tout le monde de l'arrivée du second Biju. Préparez-vous à évacuer la ville en cas de besoin. On ne sait pas s'il est hostile ou non.

_ À vos ordres, Générale ! s'écria mon ancien élève en s'élançant.

Il disparut avec les autres soldats dans la capitale et je m'élançai vers Gaara, qui massacrait les rares survivants ennemis. Il était à moitié transformé, c'était, cette fois-ci, réellement terrifiant et je me surpris à faire un pas en arrière, un frisson parcourant mon échine. Son œil droit était transformé, et du sable, jaillissant de sa gourde, semblait avoir fusionné avec son corps. Il avait ainsi un bras monstrueux, et la moitié de son visage était déformé, couvert de sable et de marques semblables à celle d'Himawari. Une longue queue de sable fouettait l'air dans son dos. Je me repris néanmoins. C'était Gaara, je n'avais aucune raison d'avoir peur de lui. Mais que faire pour l'apaiser ? L'arrêter ? Le laisser se battre ? Je décidai de le laisser faire, espérant que cela étancherait la soif du Biju qui grondait en lui. Il broyait leurs os à mains nues, les écrasait dans son sable, arrachait leurs membres sans difficultés, tout cela sous une pluie de sang et de restes humains en riant. Je restai immobile, observant calmement le massacre, ignorant les appels à l'aide des victimes de mon mari. Si j'avais développé un important attachement à mes proches, je n'éprouvais que mépris pour les ennemis de la couronne. Je les regardai donc paisiblement mourir, abritée sous la capuche de mon manteau de l'Akatsuki. Lorsque tous les soldats furent morts, il se tourna vers moi. Sa bouche hideuse se déforma en un sourire écœurant, et il prononça mon nom d'une voix gutturale.

_ Hinata… Viens…

_ Gaara, il faut que tu te calmes, s'il-te-plaît. Un Biju arrive et nous ignorons tout de ses intentions. Il faut se préparer au pire, soufflai-je.

Il pencha la tête sur le côté et, un instant plus tard, il était devant moi. Son visage était à quelques centimètres du mien et nous nous fixâmes ainsi durant de longues secondes. Il grognait, et sa voix était déformée par la forme déglinguée de sa bouche transformée. Il s'attendait probablement à ce que je fusse effrayée, mais ce n'était pas le cas. Je ne serais jamais effrayée par Gaara ou Shukaku. Si je n'avais aucune idée de ce que Shukaku éprouvait pour moi (probablement était-il totalement désintéressé de ma personne), je savais que Gaara ne me ferait jamais de mal. Je le sentais, c'était ainsi, je ne saurais pas l'expliquer. De la même manière, je ne saurais expliquer la raison qui me poussa à prendre le visage de Gaara dans mes mains et à coller mon front contre le sien. Je lui murmurai que je l'aimais.

_ Tu n'as pas peur ? Grogna-t-il.

_ Jamais.

Aussitôt, il ferma les yeux, et sa transformation régressa, le sable regagnant paisiblement la gourde. Il cligna des yeux et examina son bras et toucha son visage avant de m'adresser un regard reconnaissant. Nous nous prîmes la main et nous repartîmes en direction de Konoha. Il me susurra qu'il m'aimait, et s'excusa pour ce qu'il avait fait. Je me contentai de hausser les épaules. Je n'en avais cure. Nous fûmes accueillis à la capitale par les autres membres de l'Akatsuki, l'Hokage, Haku et Roshi, qui nous mirent au courant de la situation. Tous les citoyens étaient prêts à partir, et les Hyuga poussaient le Byakugan au maximum de ses capacités pour trouver le Biju. Les Yamanaka, Karin et tous les autres ninjas dotés d'un pouvoir de détection cherchaient également. Finalement, ce fut Ino, dont les capacités sensoriels étaient les plus sensibles, qui le détecta. Elle ouvrit brutalement les yeux, tremblantes et accourut vers l'Hokage.

_ J'ai trouvé le Biju ! Il est à trente-deux kilomètres d'ici et se déplace lentement. Il possède… Il s'agit du Biju à neuf queues, Kurama.

Naruto et Kushina s'entre-regardèrent tandis que nous nous pâlissions tous à vue d'œil. Si le Biju nous était hostile, il serait impossible de l'emporter sur lui, le retarder était tout juste de notre niveau. Hanabi ordonna à tous de se tenir prêts et les citoyens et blessés furent rassemblés au niveau de la porte sud étant donné que Kurama venait du nord. Il fut proposé à nos alliés de partir avec eux mais Roshi et Haku refusèrent : ils avaient été envoyé pour nous prêter main-forte, il le ferait dans cette bataille si nécessaire. Tous les médics-nins s'affairèrent. La force de tous les membres de l'Akatsuki fut restaurée en priorité, puis vinrent les deux Généraux étrangers, les Seigneurs de Clans et ainsi de suite. Nous étions tous prêts. Nous nous postâmes sur les remparts, et je vis Gaara s'incliner devant Naruto pour demander son pardon par rapport à sa perte de contrôle. L'héritier des Uzumaki sourit grandement et déclara que ce n'était pas grave, qu'il n'en voulait pas à ses amis. Mon mari hocha la tête et reporta ensuite son attention sur les ruines la forêt qui bordait Konoha, en partie détruite durant les combats. Nous attendîmes vingt-trois minutes avant de le voir. Il avait de longs cheveux blonds, des marques semblables à des moustaches sur les joues, identiques à celles de Naruto, et neuf queues de renard fouettaient joyeusement l'air derrière lui. Il portait un pantalon noir seulement, mais allait pieds nus. Il leva ses yeux rouges vers nous et sourit en coin, dévoilant des crocs. Aussitôt, il relâcha une vague de pouvoir et nous fîmes tous quelques pas en arrière, assommé par tant de puissance. Mes genoux faillirent me lâcher et j'avais le sentiment d'avoir pris un coup de poing dans l'estomac. Des frissons me parcouraient l'échine et même Gaara et Naruto, qui nous surclassaient tous en terme de réserve de chakra, semblait mal à l'aise. Je me mis à prier silencieusement pour que Kurama ne soit pas hostile. Nous n'avions aucune chance de vaincre un tel monstre.


Alors ~ gentil ou méchant Kurama ? Hi hi, j'attends vos impressions ^^ bonne nuit !