Bonjour tout le monde ! Comme promis, voici un chapitre après cette grande coupure estivale !

Alors, histoire de recadrer un peu les événements, voici un bref aperçu de time line :
T 0 : septembre 2013, arrivée de Yuna et Ren l'académie.
T+7 mois : mars 2014 le chapitre précédent.
T + 8 mois : avril 2014 le chapitre juste en-dessous.
Voilà, comme ça je suis sûre de n'avoir perdu personne.

Mais, je suis agacée contre moi-même. Je n'ai écris que deux chapitres (le prochain la semaine prochaine). J'aurai bien voulu en écrire deux autres. Mais, ne vous inquiétez pas, lentement mais sûrement, l'histoire avance.

Ah, au fait, je vais poster, dans les Coulisses des Magnolias, une série de textes : "10 infos sur...", et je vous présenterais des personnages, des lieux, ou autre encore. Le premier, aujourd'hui !

Aller, bonne lecture !

EDIT 09/10/18 : Quoi ? Déjà ? Et oui, nouvelle cession de correction ! Comme d'hab, Rasa récupère son nom et Ibiki perd ses "h". Et j'ai également développé plus en avant la raison pour laquelle l'Akatsuki s'est formée, et comment ils ont appris 2-3 trucs pas joli-joli sur Danzo. Oh, et 2 nouvelles personnes rejoignent le guet-apens tendu à Kurenaï. Oh, et j'ai remis la time line avec des années, comme je l'ai fais dans "Les Futurs des Magnolias"


Le temps passait tellement vite, songeait Rasa. Huit mois avaient passés depuis sa nomination au poste de directeur de la section militaire de magnolias. Et Temari était revenue lui parler. Après des années de silence et d'indifférence, elle revenait. Elle ressemblait tellement à sa mère, même blondeur, même yeux verts. Mais sa force de caractère, elle la tenait indéniablement de son père. Kankuro et Gaara n'étaient pas encore revenus mais cela ne saurait tarder. Oui, les Sabaku no reformeraient une famille.

- Monsieur, vous êtes attendu.

Le secrétaire de Rasa venait d'arriver. Sans un mot, le Kazekage enfila sa veste d'uniforme. Il avait un discours à faire aux nouvelles recrues. Mi-avril, l'année scolaire commençait.

Floraison

A regarda fixement son frère. Venait-il vraiment de faire ça ? Un rire étouffé s'entendit derrière le Raikage. Mabui avait essayé de le retenir, mais le rire avait fini par sortir. La situation était tellement cocasse. Bee souhaitait emprunter une salle de spectacle de la section arts et sports. Pour organiser un grand concours de rap...

- Tu te fous de moi Bee ? Explosa finalement A.

- Bah non mon frère ! Le rap aussi c'est un art. En soit pas vénère, mais c'est pas vérité rare !

A jeta un petit coup d'œil à sa secrétaire, elle avait toujours eut un traducteur Bee/Humains normaux en tête. Si elle pouvait traduire le charabia rappeux de son frère...

- Il ne se moque pas de vous, le rap est aussi un art donc, techniquement, il est toute à sa place dans cette section.

A se sentit las, mais las.

- Trouve lui une salle Mabui, qu'il nous laisse en paix.

Bee était d'humeur assez mitigée. Il n'avait pas réussi à prouver que son frère et Mabui étaient amants. Par contre, il avait une salle pour son concours de rap. Mais l'argent des paris lui échappait toujours. Il y avait tout de même six cent mille yens en jeu. C'était quand même fou. Trois ans que ce pari était lancé et aucun des joueurs n'avait le commencement d'une preuve.

Floraison

Trois minutes qu'elles traînaient ensembles. Et Karin ne supportait déjà plus Tayuya et Kin. Ils devaient tous obéissance à Orochimaru. Ils devaient rester soudés. Mais c'était plus fort que Karin, les deux pestes l'insupportaient. Heureusement que Sasuke était là pour remonter le niveau. Malgré tout, ça faisait plaisir à Karin de voir Oto reformée. Elle ne l'avouerait sans doute jamais, mais traîner avec Kidomaru lui avait vraiment manqué. Et pleins d'autres choses venaient éclairer le tableau. Déjà, Yamanaka et Haruno choquées par l'attitude de Sasuke avaient abandonné l'idée de le séduire. Ensuite, cet imbécile de Suigetsu était trop occupé à fêter ses retrouvailles avec ses grandes copines Kin et Tayuya pour l'agacer (ce qui était même le meilleur point de la liste). Orochimaru avait enfin trouvé un médicament efficace pour Juugo. Et enfin, cette peste de Sasaki, qui lui avait valut des heures de colle, était partie en mars dernier. La vie s'annonçait belle.

Floraison

Nagato caressait pensivement les cheveux de Konan, allongée la tête posée sur ses genoux. Une année. Plus qu'une année, et ils rejoindraient Itachi, Kisame, Ren, Deidara et Sasori à l'université. Kakuzu et Hidan passeraient en même temps qu'eux. Mais Obito et Zetsu allaient devoir attendre encore deux ans. C'était vraiment bizarre de voir l'Akatsuki séparée ainsi. Mais bon, tout un tas de choses bizarres s'étaient passées depuis la fin de l'année. Déjà, la révélation de Tobi. Enfin, plutôt sa disparition. Obito avait laissé tomber son masque, littéralement et au figuré. Seuls Itachi et Kisame n'avaient pas semblé surpris. Mais Nagato était terriblement vexé. Obito ne leur avait pas fait assez confiance pour leur confier la réalité, jusqu'à ce qu'il tombent le masque. Mais cette annonce n'avait pas été la plus fracassante. Oh non. Yahiko était revenu. Après deux années de silence, Yahiko était revenu. Nagato en était resté muet. Son frère adoptif avait débarqué sans tambours ni trompettes. Konan, plutôt douée pour la rhétorique, n'avait émis un son. Ils étaient tellement surpris. Yahiko l'avait bien compris. Puis après la surprise était venue la joie. Joie de le revoir. La curiosité. Où était-il passé ? J'avais besoin de temps pour moi avait-il dit. La colère. Pour les avoir abandonnés. Pour la pitié dans son regard en regardant Nagato. C'était insupportable. Yahiko avait compris tout de suite la raison de ces artifices. Le faire rester là, un peu plus. Et ce regard remplit de pitié, Nagato ne l'avait pas supporté. Yahiko, âgé désormais de dix-huit ans, sans aucun piercing, cheveux carotte toujours rebelles, yeux marrons chocolats, et futur étudiant de l'université des magnolias. Ce n'était plus le Yahiko de seize ans qui était le grand frère rêvé de Konan et Nagato, âgés de quatorze ans. C'était un adolescent qui avait refusé de participer à la guerre, et qui revenait maintenant qu'il était assez fort. Dès le départ de Yahiko, Nagato avait retiré tous ses piercings. Il aurait bien enlevé sa teinture immédiatement si cela avait été possible. Yahiko n'était plus le héro de Nagato. Non, le Uzumaki le voyait désormais tel qu'il était. Un lâche. Incapable de se battre pour une cause. Juste à la recherche de victoires faciles.

Floraison

- Konohamaru-kun, qu'est-ce que tu fais ? Murmura Moegi.

Pris en flagrant délit, Konohamaru se figea. Udon, surpris par la soudaine immobilité de son ami, le regarda du coin de l'œil. Konohamaru, aligné comme tout ses camarades, écoutait, avec plus ou moins d'attention, le discours de bienvenue de Minato Namikaze. Enfin, il était plus juste de dire que Konhamaru faisait semblant d'écouter le discours. Entre ses mains, le tome d'un manga bien connu sur les ninjas. Konohamaru n'avait jamais aimé les discours. Mais là, s'il se faisait chopper, c'était entre les mains d'Ibiki Morino qu'il tomberait. Pas vraiment réjouissant. Si seulement Moegi n'avait pas murmuré. Si un seul bruit parvenait aux oreilles d'Ibiki, il était foutu. Sagement, Konohamaru décida de ranger son manga. Et il reprit le fil du discours juste au moment où Minato appelait le président du conseil des étudiants du collège. Aburame Shino se leva de son siège, et alla se poster derrière le micro. Après un long moment de silence, il se mit finalement à parler.

- Bonne année scolaire à tous.

Et il retourna s'asseoir. Un peu surpris par la brièveté de ce discours, les élèves se mirent à chuchoter entre eux.

- Saluez ! Hurla Ibiki dans le fond de la salle.

L'ensemble des élève sursauta et salua avec une certaine gaucherie. Le discours d'entrée était terminé. L'année scolaire commençait réellement.

Floraison

Itachi, Kisame et Sasori s'assirent au troisième rang de l'amphithéâtre. Ils y étaient, la section militaire de l'académie. Ils étaient arrivés tôt ce matin pour l'attribution des chambres, la distribution des uniformes et le discours du Kazekage. Cette première année, l'ensemble des apprentis suivraient leurs cours ensembles. Leur spécialisation dans les diverses branches se feraient à partir de leur deuxième année, et en fonction de leur classement. Malgré la présence d'Itachi et Kisame, Sasori se sentait vraiment seul. Il avait passé toute sa scolarité avec Deidara. Et maintenant, être séparé de son meilleur ami lui faisait vraiment bizarre. Il était aussi nostalgique d'Ayame. Ils avaient passé une partie des vacances ensembles. Avec le programme chargé de cette section, Sasori allait avoir peu de temps à lui consacrer. Et dans un an, quand elle rentrerait à l'université, il ne lui resterait plus que deux années de formation à temps plein au sein de l'académie. Mais Sasori ne désespérait pas, ils surmonteraient cela.

Floraison

Ren se sentait un peu seul dans cette nouvelle section. Il avait rencontré quelques personnes, y compris le mystérieux Yahiko. Mais il ne ressentait pas le même feeling qu'avec d'autres personnes comme Deidara, Itachi ou Nagato. L'état de Yuna n'était pas non plus une raison de se réjouir. Elle s'en était sortie avec une fracture du crâne, du poignet et de la cheville droite, et un certain nombre de côtes en mauvais état. Sans compter les nombreux hématomes. Psychologiquement non plus, elle n'allait pas très bien. Elle refusait de parler à qui que ce soit en dehors de leur grand-père. Et ce n'était certainement pas ce dernier qui allait trahir les secrets de sa petite-fille adorée.

Floraison

Deidara se sentait libéré. La salle de sculpture d'Iwa était fabuleuse. L'inspiration venait, il le sentait. Où pouvait donc se trouver l'argile ? Il avait une excellente idée de sculpture. Quelques instant plus tard, le tour de potier tournait au rythme du pied de Deidara. Un sourire réjouit s'étala sur son visage lorsqu'il eut terminé son oiseau d'argile. Mais rapidement, le jeune homme se ressaisit. Il ne fallait pas oublier l'objectif de l'Akatsuki. Empêcher Danzo de prendre le contrôle total de l'académie. Trois ans auparavant, les membres du groupe s'étaient tous retrouvés en colle ensembles après une sombre histoire de chahut au self. Punition : ranger l'affreusement encombrée salle des archives. Encore moins mature qu'actuellement, Hidan avait commencé à visionner quelques cassettes qui traînaient là. Les autres avaient râlé, l'enjoignant à lâcher ces antiquités. Jusqu'à ce qu'ils tombent sur une vidéo glaçante. Ils y avaient observé Danzo, menaçant ouvertement une personne non identifiée, portant une caméra miniature. Menaçant également ses enfants.

Dissimulée, perdue, oubliée, cette vidéo avait bouleversé leur paisible vie d'adolescents trublions. Ils avaient été effrayés d'apprendre qu'un tel monstre dirigeait ce qu'ils considéraient comme un second foyer. Au fur et à mesure de leurs investigations, ils avaient acquis la certitude que le recteur poursuivait un but bien précis. Mais malgré leurs efforts, ils n'avaient pas plus d'informations à son sujet. Quelques mois plus tôt, leurs investigations avaient croisé la route de celles d'Hiruzen Sarutobi. Ils pensaient avoir été discrets. Pas assez visiblement. L'irruption subite de Kakashi et Gaï à l'une de leur réunion en avait été la preuve. Cela s'était déroulé deux ans auparavant. Après une houleuse discussion, les professeurs avaient accepté leur droit de se battre. Mais les avaient enjoints à rester prudents. Yahiko ne les avait pas écoutés. Et Yahiko s'était barré. Avant de revenir comme une fleur. Désormais mieux armé pour faire face.

Lentement mais sûrement, Danzo avançait ses pions, chaque coup était calculé. Plus rien ne pouvait stopper la partie. Danzo jouait avec peu de pions, mais ils étaient bien cachés. Au contraire, Hiruzen avait de nombreux alliés, mais clairement déclarés. Deidara était l'un des pions de cet échiquier. Et il détestait ça, il voulait être libre. Deidara regarda l'oiseau qu'il avait façonné. Il avait des ailes, mais il ne pouvait pas voler. Dans un geste de rage, Deidara écrasa l'argile pas encore sèche. De l'oiseau, il ne resta qu'un morceau de pâte écrabouillé. Depuis cinquante ans Danzo et Hiruzen se déchiraient, mais restait-il encore quelque chose à gagner ?

Floraison

Assise sur sa chaise, Kurenaï dégustait nerveusement son thé. Assises à la même table, Anko, Shizune et Kushina lui souriaient. Mais pas le genre de sourire gentil que l'on offre à son amie. Plutôt le genre de sourire que vous lance un psychopathe avant de vous tuer dans d'atroces souffrances. Kurenaï avait eu le malheur de révéler son rencard avec Asuma à Anko. Entre deux cours, dans le brouhaha de la salle des professeurs. Anko n'avait pas réagit, et Kurenaï n'avait pas insisté. Deux heures plus tard, à la fin des cours, sa collègue lui était tombée dessus, et l'avait emmené au cœur dans un bar. Kurenaï aurai pu croire à une simple sortie entre amies si Shizune et Kushina ne s'étaient trouvées dans le bar. Réunir Habanero, Serpenterreur, et la Mort en blouse blanche, ça n'annonçait rien de bon. Kurenaï aurait bien voulu s'enfuir en courant, mais Anko la tenait fermement par le bras. Donc, Kurenaï l'avait suivit, et dégustait un café en espérant retarder le plus possible le moment fatidique où elle passerait à la casserole. L'irruption de Tsunade, la poigne ferme, et Meï Terumi, la volcanique, annoncèrent le grand rassemblement de l'inquisition magnolienne. Au secours ! Hurla silencieusement Kurenaï.

Floraison

Gaara ignora les regards qui le suivait. Dégoût, peur, colère. Tout cela glissait sur lui. La nouvelle de l'agression de Yuna avait rapidement fait le tour de l'école dès la rentrée. Gaara ne savait pas qui avait parlé, mais il s'en fichait. Il fallait qu'il trouve Neji Hyuga. Il n'était pas dans sa salle de classe, ni au gymnase avec Tenten et Lee, ni dans a chambre. Le seul endroit qui restait maintenant, c'était la chambre de ses cousines. Une chambre où Yuna avait dormi. Gaara espérait que Neji ne serait pas là-bas. Mais c'est bien connu, le destin aime nous faire souffrir. Ce fut Hanabi qui ouvrit la porte de la chambre.

- Hyuga-sempai est-il là ?

Hanabi se contenta de rester figée face à l'adolescent. Une voix masculine retentit depuis la chambre.

- Hanabi, qui est là ?

La jeune adolescente resta muette. Après quelques secondes, une main se posa sur la porte, et l'ouvrit plus largement. Le visage altier de Neji apparut face à Gaara. Son expression s'assombrit dès qu'il vit le visiteur. Il repoussa fermement Hanabi dans la chambre et ferma la porte derrière lui.

- Qu'est-ce que tu veux Sabaku no ?

Le génie des Hyuga était clairement hostile. Rien d'étonnant à cela. Il avait vu Gaara agresser une fille de l'âge de sa cousine. Sans un mot, Gaara s'inclina face à son aîné. Puis, il tourna les talons. Si Neji n'était pas passé par là, Gaara n'aurait pas eu la présence d'esprit d'appeler les secours. Et qui sait ce qu'il serait alors advenu de Yuna. Gaara se devait au moins de remercier le Hyuga pour son intervention.

Floraison

Shino observa la salle de classe derrière ses lunettes de soleil. Il y a un mois de cela, voir Temari, Sakura et Lee discuter calmement ensembles aurait tenu de l'utopie. Mais les choses avaient beaucoup changé. Au sein de Konoha, une fracture avait eu lieu. Une amitié que l'on croyait indestructible avait volé en éclat. Naruto et Sasuke ne se parlaient plus. Et ils avaient entraîné à leur suite un bouleversement. Les trois grandes fans-clubs de Sasuke avaient perdus leurs leaders. Karin trônait aux côtés du Uchiha. Sakura et Ino s'étaient détournées de lui. Cependant, si Ino rejetait clairement Sasuke, aux yeux de Shino, Sakura était plus mitigée. Les autres admiratrices du Uchiha semblaient désormais hésiter sur la marche à suivre. L'anti-fan club de Sasuke s'était également effacé. Personne ne s'était rendu compte à quel point ces résistantes au charme du Uchiha avait pris une place au sein du microcosme de l'académie. En terme de fracture, comment ne pas parler de l'Akatsuki, irrémédiablement séparée. Autour de cette petite trentaine de personne, les un peu moins de cinq cents élèves de Konoha gravitaient en observant les éléments les plus lumineux de leur section. Shino connaissait l'effet papillon. Mais auparavant, il n'y croyait pas. Maintenant, il n'avait plus aucun doute sur la véracité de son existence. Cette amitié brisée, c'était le battement d'ailes du papillon. La formation de groupes rivaux, c'était le léger souffle d'air. Shino n'était pas un optimiste. Ce n'était pas pour autant un pessimiste. Il voyait la réalité telle qu'elle était, sans maquillage. Et si le souffle d'air provoquait de tels regards de haine réciproque entre les deux groupes, Shino ne voulait pas savoir à quoi ressemblait la tempête.

Floraison

Rassemblés dans cette salle de classe, un grand nombre d'élèves. Ils étaient tous là pour une seule raison : Sasuke Uchiha. Lee observa chacun avec attention. Assis sur le bureau du professeur, Naruto, avec Sakura à ses côtés. Saï, étonnamment souvent avec le groupe depuis quelques temps, avait tiré la chaise du bureau pour se mettre un peu en retrait et pouvoir observer le cercle. À côté de Naruto, venait le trio Ino-Shika-Cho. Puis, les Sabaku no, les Hyuga, sans Hanabi, Tenten, lui-même. Kiba et Shino fermaient le cercle à côté de Sakura. Lee n'était pas la personne la plus intelligente dans cette pièce. Mais il ne comprenait pas que Naruto les implique dans ses histoires. Ce n'était pas son genre.

- Bien, merci d'être tous venus, les interpella Naruto.

- J'espère que c'est vraiment important, râla Kiba, j'ai un tournoi de mario kart dans une heure.

- Bien plus que tu ne le crois, rétorqua Naruto d'un air sombre.

Voir Naruto sérieux, c'était étonnant. Et effrayant. La dernière fois qu'il avait été aussi sérieux, c'était il y a plus d'un an, lorsqu'il leur avait demandé leur aide pour aider Gaara.

- Sasuke a rompu tout lien avec nous.

- Et c'est pour nous dire ça que tu nous as convoqué ? L'interrompit Temari.

Elle rejetait la défection de Tayuya et Kin sur Sasuke.

- Si ce n'était que ça, je me serai débrouillé seul. Mais j'ai surpris une conversation entre mon père et Zabuza-sensei.

La dernière fois que Naruto avait surpris une conversation, c'était l'histoire familiale des Sabaku no qu'il avait découvert.

- Ils discutaient d'Orochimaru. Zabuza-sensei l'a surpris plusieurs fois avec des colis suspects. Mais il n'a jamais réussi à mettre la main dessus.

- Et alors ? On sait tous qu'il est pas sain le serpent, bailla Shikamaru. Pourquoi est-ce qu'on s'intéresserait à ses petites affaires ? Si ça se trouve, il collectionne les figurines pokémon et il le cache.

- Bel espoir Shikamaru, rétorqua Sakura. Mais Naruto et moi avons une autre hypothèse.

Lee se sentit désappointé de voir que Sakura n'avait pas pensé à partager ses pensées avec lui. Shikamaru par contre se rassit correctement sur sa chaise, et lança un regard perçant au duo.

- Il y a quelques jours, j'ai aidé Shizune-san à faire l'inventaire de l'infirmerie. Et je suis tombée par hasard sur le dossier de Obayashi [Juugo].

Sakura hésita un instant avant de poursuivre.

- Il consomme beaucoup des calmants. Du coup, il fait des prélèvements sanguins réguliers. Ce qui est étrange, c'est que ce n'est jamais Shizune-san qui les lui fait. Mais Kabuto-san, l'infirmier en second.

- Une coïncidence Haruno, t'es vraiment trop parano, lui lança Tenten.

Malgré qu'elle ne soit plus en train de lécher les bottes de Sasuke, la jeune brune n'appréciait pas forcément beaucoup la rose.

- Oui, je le serai, si Zabuza-sensei n'avait pas rapporté à Minato-sama qu'Orochimaru et Kabuto entretiennent de très étroits liens, rétorqua Sakura, une légère provocation suffisante dans la voix.

L'ensemble des élèves accorda toute son attention à la rose.

- Où veux-tu en venir Haruno ? Lui demanda Neji d'une voix neutre.

- On connaît tous Obayashi, et son comportement lunatique, quasi bipolaire. Mais les doses de calmant dans son sang sont constantes. Alors pourquoi n'est-il pas constamment calme ?

- Tu penses que Kabuto et Orochimaru trafiquent les résultats sanguins et testent des médicaments ou des drogues sur Obayashi. C'est la seule explication logique.

L'intervention de Shikamaru amena le silence dans la salle. Sakura acquiesça. La vitesse de réflexion de son cerveau laissa Lee hébété. Mais à quel point pouvait-on être un monstre pour faire de telles expériences ?

- Mais, dans quel but peut-il chercher à tester des drogues sur Obayashi ? S'interrogea Lee. S'il voulait contrôler ses crises, les calmants suffiraient.

- Contrôler... Murmura Neji, puis, plus haut. Mais oui ! Tu es génial Lee !

- Euh... merci ?

- De quoi ? Qu'as tu compris Neji ? Demanda Hinata.

- Imaginez, vous voulez prendre le contrôle d'une entreprise. Comment faîtes-vous ?

- Bah, j'essaye d'atteindre le poste de PDG, répondit Kankuro.

- Oui, mais c'est long, et certainement pas garanti de succès. Mais, maintenant, imaginez que vous ayez un moyen de contrôler le futur PDG de cette entreprise...

La voix du génie des Hyuga tomba dans les graves.

- Si Orochimaru arrive à créer une drogue capable de contrôler Obayashi, il pourrait contrôler n'importe qui. Y compris Sasuke. Plus qu'à éliminer Itachi, et le trône des Uchiha est à lui...

Un silence horrifié plana dans la salle. Tout cela semblait si vil.

Floraison

Danzo écouta avec attention le rapport de Saï. Il était passablement furieux. Il pensait qu'Orochimaru synthétisait de la drogue pour les yakuza. Pas qu'il préparait la prise de contrôle de l'entreprise Uchiha. Danzo s'était trompé. Et c'était une bande de gamin qui avait trouvé la vérité avant lui même. Leur style était différent de celui de l'Akatsuki, mais ils n'en étaient pas moins redoutables. Surtout Uzumaki Naruto, Nara Shikamaru et Hyuga Neji.

- Bien, Toru, je veux que tu restes dans les bonnes grâces d'Uzumaki. Mais reste prudent face à Nara et Hyuga, ils sont dangereux. Et fait en sorte que les Sabaku no s'écartent de ce groupe. Le Kazekage ne doit pas se mêler de cela.

- Bien, il sera fait comme vous le souhaitez, Danzo-sama.

Floraison

Arame détestait la pluie. C'était un jour de pluie qu'elle avait dit oui à Danzo. Oui, je t'aime. Oui je veux être à toi. Oui pour tout. Ils n'étaient pas sous la pluie, ils étaient au sein de leur lycée, à fêter leur diplôme. Après cette nouvelle, transcendés de joie, Danzo et elle étaient allés rejoindre Hiruzen. Ils avaient passé la soirée, puis la nuit en ville. Ils étaient jeunes, libres et forts. Ils avaient fait n'importe quoi, mais ils s'en fichaient. Tout allait bien.

Arame aimait la pluie. C'était un jour de pluie qu'elle avait dit non à Danzo. Non je ne t'aime plus. Non, je ne veux plus de toi. Non, pour tout. Cette fois-là, ils étaient dans la forêt d'Aimi, sur leur rocher. Ils avaient finis trempés. Elle avait laissé Danzo seul, là-haut. Elle était redescendu. S'était perdu dans la ville, la soirée, puis la nuit. Elle était encore jeune, mais plus libre, et encore moins forte. Ce soir-là, frigorifiée et esseulée, elle entra dans ce salon de thé, perdu au milieu de nulle part, et accepta une tasse. Ce fut ainsi qu'elle rencontra Yûki.

Arame avait des sentiments contradictoire pour la pluie. Mais sans Yûki, elle ne parvenait qu'à la détestait. Sans lui, même ce thé, crée pour elle n'avait plus le même goût.


Alors, vous vous y attendiez au retour de Yahiko ? Si vous saviez à quel point j'attendais avec impatience de le faire entrer en scène !
Je n'ai absolument pas hésité à mettre Shino au rang de président du conseil des étudiants au collège. Je trouve que c'est un rôle qui lui va bien.
Je ne pouvais pas faire ce chapitre sans montrer l'évolution de Gaara, c'est impossible.
Neji et Shikamaru se trompent totalement sur les ambition d'Orochimaru. Danzo aussi d'ailleurs.
Applaudissez, mesdames et messieurs, Arame Sasaki, la responsable de tout ce bazar (en partie du moins).
Yûki ? Non, connaît pas...

Allez, Kissoux, à la semaine prochaine, en espérant que cette histoire vous plaise toujours autant.

EDIT 09/10/18 : Ah, y'a pas à dire, j'adore cette réecriture, ça me permet de revoir mes moments préférés (et ceux où je vous laisse le plus dans le mystère, hu hu hu).