L'amour est un sentiment que l'on ne peut contrôler

AUTEUR: Girl-of-Butterfly

NOTE DE L'AUTEUR: Cette fic se situe pendant la 7ème année de nos héros: Harry, Ron et Hermione.

Elle sera principalement centrée sur Harry et Hermione. Love/Hate

Je mettrais; soit à la fin, soit au début de la potterfiction; une chanson de Mariah Carey qui aura rapport avec le chapitre. Je trouve ses chansons très émouvantes et c'est ma chanteuse préférée!

DISCLAIMER: Les personnages ne m'appartiennent pas, mais à Joanne Kathleen Rowling, sauf ceux de mon invention.

PETITE NOTE : Bonjour tout le monde ! Je suis désolée pour ce retard mais là j'ai une bonne excuse… les Epreuves Anticipées. Ce n'est pas le bac, je sais, mais comme je suis en L, quatre matières à passer quand même ça fait beaucoup ! Bref, je tiens à féliciter les bacheliers et ceux qui ont obtenu leurs brevets et pour les déçus ne vous inquiétez pas l'année prochaine c'est pour vous.

Alors je vous poste les chapitres 21 et 22, il est 8h00 du matin, je me suis réveillée à 5h00 pour peaufiner les deux chapitres alors que je pars en Allemagne dans trois heures. Si ce n'est pas de l'amour lol ! Je tenais vraiment à vous les mettre avant de partir parce que même si j'aurais internet à temps plein, je ne sais pas si j'aurai été capable de lire les fichiers avec leur type de logiciel. Donc je serais connectée et si jamais vous avez une question, je serais présente.

Deux chapitres à rebondissements avec des hauts et des bas qui j'espère vous plairont. Bonne lecture et bonnes vacances !

Chapitre 21 : La crainte d'une différence commune

Un nouveau jour, chaud et ensoleillé, venait de commencer pour les élèves de Poudlard. Une matinée tranquille s'était déroulée dans le plus grand calme ponctué par quelques cours, par-ci par-là, qui n'avaient pas bien pu fatiguer nos élèves. Et pour cause. Il était prévu, pour l'après-midi, une sortie à Pré-au-lard afin de détendre les élèves avant la grande journée Moldu et le stress des examens pour les 5ème et 7ème années.

Ainsi, oubliant le risque d'une attaque de mangemorts, les élèves étaient bien décidés à sortir en ayant promit de rester vigilant face au danger. Bien évidemment, Dumbledore avait placé quelques aurors pour veiller sur ses élèves qu'il ne souhaitait pas mettre en danger. L'après-midi débutait et Harry se trouvait dans un magasin de vêtements en train d'essayer diverses tenues. Il était accompagné de son parrain, l'illustre Sirius Black, pour l'aider dans ses choix mais l'homme trouvait que ce dernier se débrouillait déjà assez bien.

« Et celle-là ? Demanda-t-il en réajustant le col.

- Essaie-la en bleu… Conseilla Sirius. »

Harry échangea la chemise brune avec la même mais en couleur bleu et parut satisfait.

« Voilà, c'est mieux comme ça. Dit-il. »

Il observa la chemise sous toutes les coutures et décida de l'acheter comme une autre dizaine de vêtements qui s'entassaient dans un panier près du parrain. Cela leur plaisait de passer du temps ensemble et son parrain était le meilleur conseiller qu'il n'aurait jamais pensé avoir. Il fallait dire que Sirius Black était plutôt connu, dans le temps, pour ses nombreuses conquêtes. Cet homme qui venait tout juste de frôler la quarantaine, pour ne pas dire « avait », continuait de faire tomber les femmes avec tout le charme qu'il pouvait déployer. En matière de style, il fallait avouer qu'il s'y connaissait pas mal et même plutôt bien. Heureusement pour Harry, Sirius n'avait pas à lui refaire sa garde-robe car il avait déjà bon goût. Le gentilhomme s'était juste contenter de l'emmener dans des magasins un peu plus chics, avec une couture très pointilleuse, où Harry n'osait mettre les pieds que très rarement. Les deux hommes avaient passé du bon temps à faire des concours de celui qui serait le plus classe. Les vendeuses restaient au loin mais gardaient un œil sur les deux hommes qui ne manquait pas d'élégance.

« Je pense qu'on peut aller en caisse à présent. Déclara Harry. »

Une fois devant la caisse, une dispute éclata entre les deux hommes qui souhaitaient chacun prendre en charge le paiement des articles.

« Non, Sirius ! Disait Harry. C'est à moi de payer !

- Tu es beaucoup trop jeune pour dépenser une somme pareille, laisse-moi payer ! S'exclamait Sirius en sortant son chéquier version sorcier.

- Tu ne paieras rien du tout ! C'est moi qui aie eu l'idée d'acheter des vêtements.

- Messieurs calmez-vous… tenta le vendeur.

- Mais c'est moi qui t'aie traîné ici. Termina Sirius. »

Ils se défièrent pendant quelques instants du regard puis, d'une vitesse alarmante, Harry sortit à son tour son chéquier qu'il s'était procuré durant l'été après l'obtention de ses 17 ans, et le tendit au caissier qui se contenta de le prendre en regardant Sirius craignant qu'il ne l'agresse. Les talents d'attrapeur d'Harry n'étaient plus à refaire après ce coup de maître.

« Très bien, mais le resto c'est pour moi. Concéda Sirius. »

Harry lui sourit puis se tourna vers le vendeur.

« Ca fera ? Demanda-t-il.

- 2000 gallions, 80 mornilles et 3 noises (1), s'il vous plaît. Répondit le jeune homme heureux d'encaisser une telle somme d'argent. »

Harry signa le chèque avec une plume et le vendeur l'ensorcela à l'aide de sa baguette magique. Ainsi fait, Sirius et Harry prirent leurs sacs respectifs et s'en allèrent sous les aux revoir excessivement louables du vendeur. Ils se mirent alors à flâner dans les rues de Pré-au-Lard attendant 4:00 pm pour prendre leur goûter dans un restaurant très réputé pour ses desserts. Sirius s'amusait à lancer des clins d'œil aux jeunes femmes qu'il voyait, sous les rires d'Harry qui se moquait de lui.

« Arrête avec ça, tu vas leur faire peur. Dit-il.

- Tu plaisantes ? Je les fais toutes tomber.

- Je ne pense pas qu'elles soient intéressées par un vieillard comme toi. Plaisanta Harry.

- Tu insinues que je serais un vieux croûton ? C'est ça ? »

Les deux jeunes hommes se mirent à rire quand en passant devant une boutique, Harry discerna un couple qui semblait se disputer.

« Il me semble t'avoir déjà dit non et je ne compte pas me répéter une troisième fois. S'exclamait la jeune femme.

- Je suis sûr que ça lui plaira. Insistait le jeune homme à ses côtés.

- Comment peux-tu le savoir ? Elle ne parlera même pas avant ses un an au moins. Je refuse qu'elle entende une voix autre que la mienne ! Dit-elle catégoriquement.

- Je te rappelle que je suis quand même son père.

- Ne commence surtout pas à m'énerver, Gregory, j'ai déjà dit non. »

Hermione sortit de la boutique, un tant soit peu énervée face à l'entêtement de Gregory. Ce dernier désirait acheter un vulgaire ours en peluche – bon il fallait avouer très mignon – à sa fille mais l'ours en question pouvait s'exprimer d'une voix plutôt criarde qui agaçait déjà la future maman. Elle pensait que c'était beaucoup trop agressif pour un nouveau-né et elle avait donc refusé de céder à cette volonté. Harry la vit sortir, les lunettes de soleil sur le nez, suivit de près par Gregory. Sirius se tourna vers Harry.

« C'est Hermione, n'est-ce pas ? Demanda-t-il.

- Oui, mais continuons je n'ai pas envie de voir son petit copain.

- Hermione ! Appela Sirius sans qu'Harry puisse faire quelque chose. »

L'interpellée chercha la voix du regard et sourit lorsqu'elle vit Sirius la héler de la main. Elle sourit, accourut vers lui et le prit dans ses bras.

« Sirius, ça fait tellement longtemps ! S'exclama Hermione. Je suis ravie de te voir !

- Le plaisir est partagé ! Sourit Sirius. Laisse-moi te regarder. »

Hermione se sépara de lui, prit de la distance et se mit à tourner sur elle-même afin que Sirius puisse l'observer. Elle portait une jolie robe d'été jaune qui s'attachait en un joli nœud papillon derrière la nuque, avec un léger décolleté en V et qui lui arrivait au dessus des genoux. Elle releva ses lunettes, qu'elle mit sur le haut de sa tête maintenant ainsi ses boucles folles, pour dévoiler son visage. Sirius mima un évanouissement.

« Qu'est-ce que tu as changé ! Siffla-t-il. Tu es absolument magnifique.

- Merci, Sirius. Tu n'as pas pris une ride je peux te l'assurer. Ajouta-t-elle après un clin d'œil pour Harry.

- Tu me rassures, fit Sirius, Harry me disait justement le contraire. Mais dis-moi, tous les regards doivent se poser sur toi.

- Oh, non… n'exagère…

- Ne vous inquiétez pas, je veille à ce que les regards gourmands cesse de suite leurs activités. Interrompit Gregory. »

Le poufsouffle avait suivit l'entretien de loin et s'était empressé d'approcher sa petite amie et de lui enserrer la taille pour montrer à Harry Potter qu'Hermione Granger lui appartenait. Harry regarda Hermione qu'il vit grimacer et reporta son attention sur Sirius et Gregory.

« Nous nous sommes déjà rencontrés…? Questionna Sirius.

- Oui dans des circonstances assez fâcheuses, fit Gregory en jetant un regard glacial à Harry. Il tendit sa main. Gregory Jefferson.

- Sirius Black, parrain d'Harry. Il lui serra la main. J'ai déjà entendu parler de vous, vous êtes bien le fils de Peter Jefferson, Directeur Général ?

- Oui, c'est bien mon père. Confirma Gregory en resserrant sa poigne sur la taille d'Hermione.

- Excellent ! Nous allions justement prendre une petite collation, vous venez ? Invita Sirius. »

Harry sentit son cerveau bouillir. Non pas qu'il ne souhaitait pas déjeuner en compagnie d'Hermione mais la présence de Gregory lui était insupportable et cette manie qu'il avait de croire qu'Hermione était sa propriété l'agaçait au plus haut point. Cette dernière leva ses yeux vers Gregory en se frottant le ventre pour voir s'il était partant mais elle se résigna.

« Non, je ne pense pas que nous allons abuser de ta gentillesse. Dit-elle d'un air désolé.

- Voyons Hermione, vous n'abuserez de rien du tout. Ca me fait plaisir et je me sentirais vexé que tu n'acceptes pas… »

La jeune femme tenta un autre regard pour Gregory qui se faisait plus réticent puis ce dernier la devança en acceptant l'invitation ce qui enjôla Sirius. Harry pensa sur le coup que c'était une technique pour amadouer la jeune femme afin de briller auprès d'elle. Le petit groupe se dirigea vers le restaurant prévu dans un silence quelque peu tendu malgré le fait que Sirius tentait de détendre l'atmosphère à travers quelques blagues. Hermione s'inquiétait de la suite des évènements parce qu'elle savait que les deux hommes ne s'entendaient guère et encore cela était un euphémisme. Par ailleurs elle se sentait davantage plus proche d'Harry depuis l'échographie faite deux jours auparavant. Elle avait apprécié sa présence, son calme et sa tendresse durant ce moment très important pour elle et elle se surprit à penser partager d'autres moments, aussi importants, avec lui.

Le restaurant était très accueillant et il faisait assez frais en contraste avec le temps qu'il faisait dehors. Toutes les couleurs se mélangeaient : noir, blanc, rouge, vert, bleu, orange, rose… et beaucoup d'or avec une multitude de coussins et de poufs. Cet endroit paraissait très fantaisiste mais c'était un restaurant au prix disons quelque peu onéreux.

Ils passèrent dans un premier temps à l'accueil, où le réceptionniste leur assura qu'il enverrait un serveur prendre leur commande et leur attribua une table bien placée avec une vue sur une aire de jeux où des petits enfants sorciers s'amusaient. Hermione ne put que s'extasier devant ce spectacle.

« C'est bien qu'on puisse se retrouver tous ensemble. Commença Hermione.

- C'est vrai que nous n'avons pas pu profiter des êtres qui nous étaient chers à cause de la guerre avec Voldemort… Ressassa Sirius. Mais c'est du passé maintenant.

- Voldemort est du passé mais il y a un nouvel homme qui essaie de reprendre sa place à présent, dit Hermione, et à ce propos je tenais à te remercier ainsi qu'Harry pour m'avoir sortit des griffes de ce monstre. J'ai eu l'impression de revivre à nouveau et c'est grâce à vous. »

Le cœur d'Harry avait bondit dans sa poitrine lorsqu'elle avait prononcé son nom.

« Je n'ai pas fait grand-chose. Minimisa le parrain du jeune homme. C'est Harry qui s'est débattu pour te faire sortir de là. Il a prit des risques et c'est grâce à lui tout ça.

- Mais je saurais le remercier en temps voulu. Assura Hermione. »

Elle sourit à Harry qui se sentit fondre devant ce si beau visage et il fut content d'être interrompu par le serveur qui vint prendre leur commande qui se déroula relativement bien. Nos quatre clients demandaient des avis et des informations sur les différents desserts présents dans le menu. Hermione en revanche, indécise, passa un peu plus de temps sur sa commande. Il y eut un long moment de silence durant au moins cinq bonnes minutes, durant lesquels les garçons la regardèrent tourner la carte dans tous les sens en se mordant les lèvres. Pas une seule fois ils n'osèrent répliquer car il savait qu'elle était prise en plein dilemme. Au bout de cinq minutes, elle ferma la carte désespérée. Elle fit un sourire forcé au serveur et s'exclama :

« Je suis désolée mais il n'y a rien dans cette carte qui soit susceptible de me plaire. »

Les quatre autres hommes la regardèrent, les yeux écarquillés. Ils venaient de passer cinq minutes à attendre pour qu'elle décide de ne rien choisir.

« Tu es sûre qu'il n'y a vraiment rien, Hermione… ? Insista Sirius.

- J'ai bien peur que oui. Fit-elle en haussant les épaules.

- Désirez-vous quelque chose de particulier, mademoiselle ? Demanda le serveur qui ne voulait pas s'en aller sur cette fin.

- Eh bien en fait j'ai envie de quelque chose que je ne trouve pas sur le menu… Dit-elle en plissant les yeux.

- Je vous écoute.

- J'aimerais, si cela ne vous dérange pas, une glace à la vanille, deux boules ! précisa-t-elle, avec des copeaux de cornichons et d'olives. Hum… Je voudrais aussi un gâteau au chocolat avec de la menthe poivré et un coulis de fraise tout aussi poivré… et un sirop au miel et à l'abricot… et aussi n'oubliez pas de mettre une pincée de poivre dans le sirop, ce serait très aimable de votre part. »

Le serveur déglutit difficilement et se risqua :

« En êtes-vous sûre ?

- Affirmative.

- Très bien, vos desserts seront prêts dans quelques minutes. Dit-il en hochant la tête. Veuillez patientez quelques instants. »

Hermione lui fit un sourire reconnaissant et retourna à la contemplation de sa carte sans un regard pour ses trois autres compagnons. Cela faisait quelques jours qu'elle avait abandonné le chocolat pour des saveurs on ne peut plus particuliers et elle s'étonnait parfois elle-même de ce qu'elle pouvait manger. En cet instant, Harry et Gregory prirent conscience que nourrir une femme enceinte n'était pas une chose facile. Sirius, lui, le savait déjà car il avait pu observer le comportement de Lily Potter lorsqu'elle attendait Harry.

Les desserts furent servis quelques minutes plus tard sous le regard dégoûté du serveur, mais sur l'air appétissant d'Hermione. Elle goûta à sa glace et se sentit littéralement fondre. Le visage qu'elle affichait fit remonter des souvenirs dans l'esprit d'Harry. Il se rappelait du visage de la jeune femme lorsqu'il l'avait caressé durant la nuit de Noël et qu'elle gémissait sous son corps brûlant de fièvre. Il se secoua la tête, furieux de repenser à de telles choses alors qu'il était en présence du petit ami de la concernée et de son parrain.

« C'est très gentil à vous, Mr Black de nous avoir invité ici. Remercia Gregory poliment. Cela fait toujours plaisir de rencontrer les amis proches d'Hermione.

- C'est tout naturel ! Cela faisait un sacré moment que nous ne nous étions pas vu et il fallait bien fêter ça. Dîtes-moi Gregory, ça fait longtemps que vous connaissez Hermione ? Demanda Sirius.

- Eh ben, à vrai dire, commença Gregory, ça va bientôt faire deux ans. Je suis arrivé à Poudlard l'année dernière et je suis littéralement tombé sous son charme. »

Il embrassa Hermione sur la tempe gauche. Harry décida qu'il était temps d'enquêter sur le poufsouffle qui prenait un peu trop de confiance à son goût.

« Et tu vivais où avant ? Demanda-t-il avant de replonger sa cuillère dans son gâteau à la fraise.

- Je vivais aux Etats-Unis près de Washington DC, répondit-il, dans un quartier des affaires assez calme mais je dois avouer que je préfère l'Angleterre, il y a beaucoup plus… d'actions…

- Qu'est-ce qui vous a motivé à quitter les Etats-Unis ? Interrogea à son tour Sirius.

- Mon père a été muté à Londres pour le poste que vous connaissez. Il a donc fallut que je fasse mes études à Poudlard. Je dois avouer que j'avais un peu peur d'être exclu mais j'ai été très bien accueillit. »

Hermione s'attaquait maintenant à son gâteau au chocolat et elle y était si absorbée qu'elle ne capta même pas le sous-entendu de Gregory. Harry trouvait la situation de ce dernier beaucoup trop idyllique il devait bien avoir une faille quelque part.

« Tu as des frères et sœurs ? Demanda-t-il.

- Qu'est-ce que c'est ? Commença à s'énerver le châtain. Un interrogatoire ?

- Je pense qu'Harry cherche simplement à te connaître, fit Hermione d'une voix douce. N'est-ce pas Harry ? Il acquiesça. Tu devrais d'ailleurs en faire de même ça ne pourrait pas te faire plus de mal. »

Le jeune homme se sentit bouillir face au petit jeu du Survivant.

« Non, je suis enfant unique. Répondit-il

- Ah bon ? Fit Sirius étonné, j'aurais pourtant juré avoir déjà entendu votre père parler d'un deuxième fils.

- C'est mon demi-frère. Répondit rapidement Gregory.

- Je ne savais pas que tu avais un demi-frère… Dit Hermione en se tournant vers lui.

- Je viens de le dire, c'est mon demi-frère et il n'a pas beaucoup d'importance. S'expliqua Gregory.

- Même s'il n'a pas beaucoup d'importance, j'aurais aimé le savoir. Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? Fit-elle en fronçant les sourcils.

- J'estimais que ce n'était pas nécessaire. On peut changer de sujet, veux-tu ? Dit-il impatiemment.

- Lorsque quelque chose te dérange il faut toujours changer de sujet. Remarqua Hermione quelque peu énervée. Je tâcherais de me souvenir de ne pas évoquer ce frère caché.

- Ne le prends pas comme ça… Tenta Gregory en approchant sa main pour caresser ses cheveux mais elle se dégagea.

- Je commence sérieusement à penser que tu dois avoir un réel problème. Fit Hermione. J'ai déjà dû te faire sortir les vers du nez avant que tu ne me parles de ton père. Je peux savoir pourquoi tu fais tout un mystère sur ta famille ?

- Je n'aime pas en parler ! Se défendit Gregory.

- Bien évidemment ! C'est toujours ce qu'on dit. Maintenant tu vas me faire croire que tu as eu une enfance difficile ? Après tout ce serait quelque chose de plus que j'apprendrais sur ta personne.

- Ecoute… Dit Gregory en s'approchant d'elle. Je suis désolé…

- Arrête avec ça, c'est trop facile ! Repoussa-t-elle furieuse.

- Gregory, voulez-vous bien m'accompagner faire une petite emplette ? Demanda Sirius afin de laisser Hermione se calmer. »

Gregory se leva à contre cœur tout en regardant Hermione qui fixait, furieuse, les enfants qui jouaient en face. Il savait qu'il devait s'éclipser un moment afin que la jeune femme ne se calme.

« Je pense que vous vous connaissez bien en sport et j'aimerais votre avis pour… dit Sirius avant que sa voix ne s'éloigne. »

Harry fut horriblement gêné de la tournure des évènements. Il ne pensait pas que cette question aurait pu créer autant de tensions. Hermione ne se désistait pas et son point de regard ne faiblissait pas.

« Je suis désolé, si je savais je n'aurais jamais posé cette question. S'excusa-t-il.

- C'est justement parce que tu ne le savais pas que tu l'as posée. Je ne t'en veux pas, au contraire.

- Tu ne devrais pas prendre cette chose autant à cœur. Je pense qu'il était sincère. Dit Harry malgré lui. »

Hermione posa ses yeux bleus et miel sur Harry et il ne put qu'apprécier le charme qui se dégageait de cette fureur.

« Je pense qu'au contraire il a délibérément oublié de me le mentionner. Ca fait quand même plus d'un an que nous sommes ensemble. Je trouve plutôt bizarre qu'il ne me dise pas qu'il a un frère… qu'il soit demi ou pas ! Qu'est-ce que je vais encore découvrir à son sujet ?

- Hermione… fit Harry.

- D'accord je me calme ! »

La jeune femme inspira profondément sous le regard d'Harry. Ce n'était pas la première fois qu'une dispute éclatait entre elle et Gregory au sujet de sa famille. Un an auparavant, elle avait appris par inadvertance le statut du géniteur de son petit ami et avait mal pris le fait qu'il ne lui parlât pas de sa famille. Une conversation houleuse s'en était ensuivit durant laquelle il lui raconta sa vie et lui expliqua les raisons du pourquoi il ne parlait pas si souvent de sa famille. Sur le coup elle l'avait, bien évidemment, cru mais à présent elle commençait à douter de son honnêteté car elle apprenait qu'il y avait un membre de plus chez les Jefferson. C'était tout simplement incroyable.

« C'est incroyable ! Déclara-t-elle en prenant sa tête entre ses mains. J'aimerais bien savoir pourquoi il ment… pourquoi il me ment ! Et encore, j'ai l'impression qu'il ne me dit pas tout.

- Tu pourrais être plus précise ? Demanda Harry en croisant les bras sur la table afin d'être plus attentif.

- Je ne sais pas… après tout peut-être que c'est moi qui suis juste paranoïaque. C'est ce qu'on dit souvent des femmes enceintes. Ajouta-t-elle pour détendre l'atmosphère.

- Je ne pense pas que ce soit de la paranoïa. Assura Harry. Tu es inquiète et c'est tout à fait normal. Tu vas avoir un bébé et tu veux être sûre de ce que tu fais avec Gregory.

- C'est exactement ça ! S'exclama-t-elle. Je ne veux pas être avec un homme qui me cache une partie de lui-même. Elle fixa intensément Harry. Je veux tout savoir de lui… dans les moindres détails. »

Il y eut un moment de silence tendu. C'était une tension lourde de désir qui pouvait se sentir de la part des deux individus. La manière dont ils se regardaient trahissait le chamboulement qui avait lieu à l'intérieur d'eux. Hermione résistait contre l'envie de s'approcher du jeune homme. Elle ignorait pourquoi mais depuis quelques temps elle ressentait un besoin vital de se retrouver seule à seul avec le jeune homme. Il fallait qu'elle le voie et qu'elle puisse au moins le toucher. Peut-être était-ce le fœtus qui réclamait la présence du père ? C'était sûrement cela. Elle vit le jeune homme la dévisager et se rendit compte que lui aussi luttait contre une envie importante. Elle sortit son éventail et s'éventa.

« Tu ne trouves pas qu'il fait chaud ici ? On étouffe ! Dit-elle en rigolant.

- Pas plus que dehors. Répondit Harry en se reculant dans son siège. Surtout ne te retourne pas.

- Pourquoi ? Dit-elle en se retournant. »

Son regard s'obscurcit à la vue d'une femme qui devait avoir la quarantaine, blonde aux cheveux bouclés, avec de grosses lunettes au carré, de longs ongles peints d'un vernis rouge, vêtu avec beaucoup de classe pour une sorcière – même si Hermione trouvait cet accoutrement très particulier – et un air suffisant sur le visage.

Son entrée fut très remarquée car on ne pouvait la manquer avec une horde de journalistes qui l'entourait tels des chiens affamés. La dangereuse journaliste Rita Skeeter était de retour.

Hermione se tourna vers Harry en soupirant :

« Il ne manquait plus que ça.

- Harry Potter ! S'exclama Rita Skeeter d'une voix qu'on n'oubliait pas en s'approchant de leur table. Il me semble que cela fait quatre ans… … …Quatre ans déjà ! Notez ! Fit-elle à l'encontre des journalistes. »

Ces derniers s'activèrent en écrivant sur des blocs de parchemin avec un air stupidement avide sur le visage. La journaliste, quant à elle, avait apparemment abandonné sa fameuse plume à papote qui avait fait tant de ravage durant la 4ème année de nos héros.

« Je suis heureuse de vous revoir, vous êtes devenu un beau jeune homme. Dit-elle à son adresse.

- Vous êtes bien la seule à vous en réjouir. Répliqua-t-il. Sortez d'ici.

- Charmant. Dit la journaliste d'un ton sec avec un sourire ironique.

- Je pensais que le Ministère vous avait interdit d'exercer le métier de journaliste. Remarqua Harry en croisant les bras d'un air dur. »

Hermione sourit discrètement en le voyant comme cela. Il était rare de le voir comme ça. Il adoptait cette expression lorsqu'il désirait affirmer sa supériorité et comme à chaque fois qu'il le faisait elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'il ne faisait plus ses dix-sept ans mais ressemblait à un homme vrai qui avait acquit de la maturité.

« En effet… je n'ai plus le droit d'exercer. Fit Rita en mimant d'être triste. Mais comme vous pouvez le voir je ne suis pas en train d'écrire.

- La garce… pesta Hermione en attirant l'attention sur elle.

- Miss Granger ! S'exclama de nouveau Rita Skeeter avec un sourire froid. Quel plaisir de vous revoir. »

Les deux jeunes femmes se haïssaient littéralement. En effet à la fin de la 4ème année, Hermione avait découvert que la journaliste était une animagus non déclarée et l'avait menacée de la dénoncer si jamais elle se remettait à écrire des choses insultantes au sujet d'Harry. Rita n'avait pas su tenir le compromis et Hermione avait donc mit en application ce qu'elle avait promit. Malheureusement pour elle, après deux ans d'emprisonnement et une interdiction d'exercer son métier elle était de retour plus déterminée que jamais.

« J'ai entendu dire que la petite Hermione Granger avait bien changé depuis… je voulais m'en assurer par moi-même.

- Maintenant que c'est fait vous pouvez vous en allez. Cracha Hermione. »

Elle qui avait toujours su garder son calme face à cette femme, ne pouvait le retenir car ses hormones la rendait parfois quelque peu agressive.

« L'interview peut commencer. Dit-elle à ses journalistes. »

Elle prit une grande inspiration et débita :

« Quel effet cela fait-il de déjeuner avec la devenue charmante Hermione Granger ?

- Allez-vous faire voir, Skeeter. Dit Harry énervé.

- Cela fait longtemps que vous êtes en couple ? Continua-t-elle.

- Non mais je rêve ! Hallucina Hermione effarée. Je ne vois pas en quoi cela vous regarde.

- Miss Granger, fit Rita d'un ton solennel qui l'agaçait. Il est important de savoir si le célèbre Harry Potter, dit le Survivant, est libre ou non.

- Hermione, sortons d'ici. Annonça Harry. »

Il paya rapidement l'addition et se leva. Il sentait que l'interview allait dégénérer et il ne voulait pas infliger un choc trop émotionnel à la jeune femme. Cette dernière hocha la tête, prit son sac et Harry vint l'aider à se lever. Ce fut, malheureusement, une erreur de sa part car une fois qu'Hermione fut debout, on put dorénavant apercevoir son ventre arrondit de cinq mois. Rita Skeeter se figea un instant croyant halluciner.

« Mince… ! Murmura Harry. »

Il regarda Hermione pour s'assurer qu'elle allait bien mais cette dernière affichait une mine inquiète devant l'expression du visage de Rita qui ne présageait encore une fois rien de bon. Un long silence s'ensuivit pendant lequel la journaliste sourit grandement, heureuse de tenir son scoop.

« Ca alors ! S'exclama-t-elle en tournant autour de la jeune femme. Hermione Granger est enceinte ! Je n'arrive pas à y croire. Prenez des photos ! »

Les flashs se mirent à fuser de partout attirant l'attention des clients du restaurant qui se tournèrent maintenant vers la scène. Harry attrapa Hermione par la taille et la serra contre lui. Celle-ci sentit sa respiration s'accélérer dangereusement et elle cacha sa tête contre le torse du jeune homme qui la tenait fermement serrée.

« Harry Potter va devenir papa ! S'écria Rita Skeeter. Et la mère n'est autre qu'Hermione Granger, jeune fille de dix-sept aux origines moldus…

- Allez au diable ! Insulta Harry. »

Il quitta expressément le restaurant en gardant Hermione contre lui, sous les regards de tous les clients, des serveurs et serveuses qui voulaient s'assurer de l'identité du jeune homme. Cela ne pouvait pas plus mal tomber. C'était en fait la dernière chose à laquelle il s'attendait. Cette Rita Skeeter avait fait son retour et il fallait le dire en grande pompe. Il décida de s'arrêter dans un magasin de vêtements presque désertique qui se situait bien loin du restaurant pour échapper à cette journaliste. Il fit asseoir Hermione sur un siège et s'inquiéta lorsqu'il la vit respirer rapidement.

« Hermione, appela-t-il en la prenant par les épaules, calme-toi c'est fini… c'est fini. »

La jeune femme redoublait d'efforts pour retrouver une respiration normale et Harry se tourna vers la vendeuse qui regardait la scène.

« Est-ce que ce serait possible d'avoir un verre d'eau, s'il vous plaît ? Demanda-t-il.

- Tout de suite. »

Elle lui apporta un verre d'eau qu'il fit lentement boire à Hermione. Il reposa le verre et s'aperçut qu'elle se calmait progressivement. C'était fou l'effet que cette femme pouvait avoir à présent sur elle. Harry prit conscience qu'il fallait qu'il fasse attention à ce que la journaliste ne s'approche plus de la jeune femme. C'était beaucoup trop dangereux dans son état.

« Elle va s'empresser de le diffuser… Fit Hermione inquiète.

- C'est sûr ! Confirma Harry.

- Qu'allons-nous faire ? Demanda-t-elle. Je ne veux pas divulguer ma vie privée à tous les sorciers, nous savons très bien de quoi elle est capable, Harry.

- Calme-toi ce n'est pas bon dans ton état. Conseilla Harry en repoussant des mèches de ses cheveux. Regarde-moi. »

La jeune femme le fixa avec des yeux emplis de peur.

« Ne t'en fais pas pour ça, je m'occuperai de tout. Lui affirma-t-il. Tout est de ma faute et je ne veux pas te faire subir ça. Je sais à quel point c'est irritant d'être suivi par ces affamés de potins.

- Ce n'est pas de ta faute…fit Hermione. »

Hermione le prit dans ses bras pour se rassurer auprès de lui. Elle respira son odeur et sentit une sensation agréable de bien-être. Harry, lui, l'enlaça bien qu'il était surpris par cet acte de tendresse.

« Hermione, tu es là ! S'exclama Gregory en se précipitant sur elle. »

Il la prit lui aussi dans ses bras en la serrant tellement fort qu'il manqua de l'étouffer. Sirius vînt faire une frappe amicale sur l'épaule du gryffondor.

« Je me suis tellement inquiété, si tu savais ! Dit-il en l'embrassant.

- Ca va je n'ai rien…

- Tu es sûre, tu es toute pâle…

- Je vais très bien ! Coupa-t-elle énervée. Harry était avec moi. »

Gregory se tourna vers Harry, en prenant Hermione par la taille, prêt à partir.

« Tu ne peux pas t'empêcher d'attirer l'attention sur toi encore une fois Potter ! Dit-il. Tu ne pouvais pas leur dire de s'en aller tout simplement ?!

- Fais doucement Jefferson, je n'ai pas le pouvoir de les renvoyer d'un lieu qui ne m'appartient pas. Se défendit Harry.

- C'est ça ! A d'autre Potter ! Insista Gregory. Tu as profité de l'occasion d'être avec une belle jeune femme, qui plus est ma copine, pour te donner en spectacle. Tu aimes que le monde tourne autour de ta petite personne.

- Je ne t'autorise pas à dire ça, Gregory. S'énerva Hermione.

- Tu perds la raison Jefferson, je ne me sers pas d'Hermione, dit Harry menaçant, mais ça tu aimerais bien, hein ? Contrairement à toi je suis sincère dans tout ce que je fais et tout ce que je dis et tu ne supportes pas le fait qu'Hermione puisse se sentir bien avec moi.

- Rentre-le une bonne fois pour toute dans ton cerveau : elle ne sera jamais à toi.

- Contrairement à toi je ne veux pas posséder une fille, déclara Harry, mais je veux qu'elle m'aime et le lui rendre en retour, ce que tu n'es pas capable de faire. Hermione n'est pas ton trophée. Elle n'appartiendra jamais à quelqu'un parce qu'elle ne dépend de personne. C'est une femme intelligente qui mérite qu'on prenne soin d'elle et qu'on la respecte pour la magnifique personne qu'elle est!»

Hermione leva des yeux brillants vers Harry, qui haletait après ce qu'il venait de débiter d'un seul trait.

« Allons-y Hermione ! Dit Gregory. »

Il donna une impulsion à la jeune femme et tourna les talons pour sortir de la boutique. Malgré le fait qu'Hermione le suivait elle gardait la tête tournée vers Harry avec ses yeux qui exprimaient la même passion. Harry ne se rendait pas compte que ses mots venaient de la toucher en plein cœur.

Hermione et Gregory rentrèrent à Poudlard dans une atmosphère pesante, lourde de tension. Lorsqu'ils entrèrent dans leurs appartements, la jeune femme déposa son sac et s'empressa de se préparer un thé dans la cuisine. Gregory resta planté dans la salle, les mains dans les poches, incapable de parler. A vrai dire il ne savait pas quoi dire. Il avait pour habitude de provoquer la jeune femme pour la mener jusqu'à la confrontation mais là il sentait qu'il valait mieux se taire. Hermione alla dans la salle de bains et en ressortit quelques secondes plus tard avec une petite fiole rempli de potion de couleur bleue.

« Qu'est-ce que c'est ? Ne put s'empêcher de demander Gregory. »

Hermione l'ignora totalement et retourna à la préparation de son thé. Elle versa le liquide dans sa tasse et alla s'asseoir sur le canapé en frappant les pieds contre le sol. Gregory soupira, agacé par son attitude. Il tenta une approche.

« Est-ce que je peux m'asseoir ? Demanda-t-il.

- Ce n'est pas mon canapé. Répondit-elle en feuilletant un magazine.

- Hermione, il faut qu'on parle…

- Là, je n'ai pas très envie de parler, surtout avec toi, parce que j'ai une migraine qui ne veut pas s'en aller et si je te parle ça va empirer.

- Je pense que cette discussion est importante. Persista Gregory en s'asseyant à ses côtés. Nous sommes en train de nous déchirer ! Il faut faire quelque chose.

- Je ne vois pas ce que j'ai à faire dedans. Dit Hermione en posant enfin son regard sur lui. C'est toi qui a un problème et tu dois le régler.

- Ne rejettes pas tout sur moi.

- Laisse-moi tranquille, cette discussion ne mène strictement à rien.

- Depuis ton enlèvement je te trouve beaucoup plus froide, remarqua Gregory, je peux savoir ce qu'ils t'ont fait ? »

Le sang de la jeune femme se figea. Son regard s'intensifia au fur et à mesure que montait sa colère envers le jeune homme. Comment osait-il lui parler de ça alors qu'elle lui avait clairement fait comprendre qu'elle ne voulait pas en parler. Cela faisait remonter des souvenirs qu'elle préférait oublier. Mais le pire était qu'il utilisait cette chose dans une conversation qui n'avait pas lieu d'être.

« Comment oses-tu ?! Lui demanda-t-elle.

- Je voulais t'en faire part. Tu n'es plus la même, à la moindre remarque tu te froisses, tu ne passes même plus de temps avec moi comme si ma compagnie te gênait. Dès que j'évoque quelque chose en rapport avec le bébé, tu me fais gentiment remarquer que c'est toi la mère comme si je n'étais pas concerné…

- C'est parce que je me pose des questions à ton égard ! Répondit Hermione.

- Et moi aussi je m'en pose ! S'énerva Gregory. Pourquoi est-ce que tu agis comme ça ? On m'a reproché de ne pas prendre assez soin de toi et lorsque je le fais tu me repousses. Je ne sais plus comment m'y prendre avec toi… »

Il baissa les yeux égaré et Hermione ne put s'empêcher de ressentir un pincement au cœur. Il était vrai qu'elle n'avait pas été tendre avec lui et elle venait juste d'en prendre conscience. Oubliant toute rancœur envers lui, elle s'approcha et traça des cercles sur son torse.

« Je suis désolée, d'agir comme ça, mais tu comprends… des fois les hormones… mentit-elle.

- Tu sais très bien que je peux tout te pardonner. Dit le poufsouffle en attrapant sa main pour l'embrasser. Même si j'ai dû mal à m'habituer à tes humeurs qui changent toutes les cinq secondes je veux bien faire un effort pour te comprendre. Et je m'excuse pour ce que j'ai pu dire à Pré-au-Lard.

- Tu m'as humilié devant le parrain d'Harry. Renchérit Hermione. »

Gregory la prit par la taille pour la rapprocher de lui. Il lui fit plein de baisers dans le cou tandis qu'Hermione soupirait de lassitude. Encore une fois, il avait ce qu'il voulait.

« Je sais et je suis désolé ! Dit-il en approchant ses lèvres de celles de la jeune femme.

- J'aimerais que tu présentes tes excuses à Harry aussi. Fit-elle en profitant de son état.

- Tout ce que tu voudras. Murmura-t-il contre sa bouche. »

Il l'embrassa lentement en prenant soin de goûter à ses lèvres. Hermione répondit machinalement au baiser comme elle en avait l'habitude. Il y avait bien longtemps qu'elle n'appréciait plus avec la même envie les lèvres de son compagnon. Elle se demandait même pourquoi. Le visage d'Harry lui vînt à l'esprit et elle sursauta faisant écarter Gregory qui lui jeta un regard interrogatif.

« Ce… ce n'est pas le moment Gregory. Lui fit-elle. »

Il passa ses deux mains autour du cou de la jeune femme et entreprit de défaire le nœud de sa jolie robe d'été. Il lui sourit d'un air taquin en défaisant les boutons de sa propre chemise.

« Tu disais ? Demanda-t-il. »


Le lendemain de la sortie à Pré-au-Lard, le temps était plutôt morose, ce qui était prévisible au vu de la chaleur de la veille. Malgré le ciel qui annonçait la pluie, les élèves étaient sortit en masse dehors afin de profiter de cette fraîcheur avant le retour de la canicule.

Harry particulièrement n'était pas d'humeur à sortir car il n'avait pas vu Hermione depuis qu'elle avait quitté la petite boutique au bras de son petit ami. A la suite de cela, il avait passé du temps à se calmer avec Sirius et lui avait fait un résumé de ce qui s'était passé dans le restaurant avec Rita Skeeter. Lorsqu'il avait raconté cela à Ron, le soir, ce dernier avait pâlit et avait confirmé ses doutes : maintenant que Rita Skeeter savait qu'Hermione était enceinte – d'autant plus qu'elle l'avait vu en compagnie d'Harry – elle ne les lâcherait plus d'une semelle. Mais il avait été étonné de voir que rien n'était apparu dans la « Gazette des Sorciers », au petit déjeuner.

Cette matinée, il n'avait eu aucun cours en commun avec Hermione et cela l'énervait de ne pas savoir comment est-ce qu'elle allait et ce qu'elle pouvait bien faire. Cette question ne demeura pas longtemps sans réponse lorsque Ron lui fit remarquer que Gregory aussi était absent à la table des poufsouffles. Il ressentirait quelque part de la colère envers la jeune femme si jamais elle continuait de coucher avec ce Jefferson. Il concédait que ce crétin soit son petit ami mais il ne pouvait se faire à l'idée que ce garçon pouvait la toucher alors qu'elle portait son enfant. Il luttait contre l'envie de crier à cet homme qu'il n'avait pas sa place auprès de la jeune femme car jamais de la vie il ne concevrait un enfant avec elle. La simple idée d'imaginer un mélange de Gregory et d'Hermione le dégoûtait au plus au point.

A l'intersection d'un couloir, il avait accidentellement bousculé le professeur de DCFM qui l'avait interrogé sur sa torpeur. Il s'était alors confié à Ben parce que ce dernier connaissait bien Hermione pour avoir passer toute une année avec elle. Une année de plus qu'il avait manqué à ses côtés à la détester, à la haïr, à l'insulter, à la blesser… Il regrettait tout ce qui avait pu se passer entre eux et Ben avait avoué à Harry qu'Hermione aussi le regrettait et qu'elle se sentait aussi responsable de ne pas avoir cherché à arranger les choses entre eux plus tôt. La jeune femme était très impulsive et c'était en partie cela qui avait causé leur rupture.

Lorsqu'il avait évoqué les ressentiments qu'il avait contre Gregory, Ben lui avait confié qu'il éprouvait la même sensation. Que à plusieurs reprises il avait essayé d'établir une discussion entre eux deux, parce que après tout Hermione était son amie, mais qu'il restait totalement fermé aux amis de la jeune femme. Un peu comme s'il voulait l'enfermer dans sa bulle et couper toute connexion avec ses amis. Les deux hommes s'inquiétaient pour elle, parce que malgré le fait qu'elle soit intelligente, elle restait bien naïve et risquait de se faire manipuler par son petit ami. Harry avait trouvé la discussion avec son professeur très enrichissante et l'avait remercié pour tous les sages conseils et informations qu'il avait pu lui apporter. Il commençait à présent à voir plus clair sur certaines choses.

La journée de cours venait de s'achever et c'est éreinté qu'Harry se laissa tomber lourdement dans le canapé de la salle commune des rouges et or. Il était heureux qu'elle soit vide en cet instant parce qu'il ne pensait pas pouvoir supporter les cris des premières années. Il défit furieusement sa cravate, qui semblait l'étouffer, et retira ses lunettes, qu'il venait de revêtir pour avoir perdu ses lentilles de contact, puis se massa les yeux. Non seulement il était épuisé par cette journée mais il avait l'esprit rongé par l'inquiétude. Il y avait des choses qu'il ne comprenait toujours pas et cela l'agaçait. Il pensait que cela irait mieux en parlant avec la jeune concernée mais il savait qu'elle se mettrait en colère dès qu'il aborderait le sujet. De douces mains vinrent alors se poser délicatement sur ses yeux et Harry sentit un léger parfum, qu'il aurait reconnu entre mille, lui chatouiller les narines. Une voix cristalline s'éleva alors :

« Devine qui c'est ! »

Il sourit puis appréciant le contact, il décida de faire durer le suspense.

« Hum… c'est une jeune femme. Commença-t-il

- Réponse incomplète !

- Serait-ce une gryffondor… ?

- Peut-être bien !

- …aux longs cheveux or…

- Mais encore… Poussa Hermione.

- …les yeux d'un bleu électrisant… comme Hermione ! Finit-il. »

Il lui attrapa les mains et la jeune femme contourna le canapé pour se poster devant lui. Elle croisa les bras.

« Tu m'as l'air bien fatigué, Harry, ça va ? Dit-elle.

- J'ai passé une mauvaise journée à vrai dire. Avoua-t-il en soupirant. Je ne t'ai pas vu aujourd'hui, tu étais où ?

- Moi ? Fit Hermione en fuyant son regard. Je suis restée dans la salle, j'étais fatiguée. Mentit-elle. »

Gregory avait su tirer profit de la situation de la veille en tournant la conversation à son avantage afin d'obtenir ce qu'il voulait avoir. Ils avaient passé la nuit ensemble et au petit matin il l'avait empêchée d'aller en cours en lui disant que cela faisait bien longtemps qu'ils n'avaient pas eu de moments à eux. Ne voulant pas attirer de doutes sur ses réelles envies, elle avait accepté de passer la journée rien qu'avec lui. Peut-être qu'à présent il arrêterait de douter d'elle.

« C'est ce que je me disais, aussi…

- Tu veux en parler ? Invita la jeune femme. »

Harry la regarda étrangement, se demandant s'il pouvait lui parler de ses craintes quant à son couple sans qu'elle ne s'énerve. La jeune femme prit place à côté de lui en se débarrassant de sa cape.

« Que se passe-t-il ?

- Je pense à ce qu'il s'est passé hier.

- Je voulais d'ailleurs m'excuser, enchaîna Hermione. Je ne voulais pas que les choses prennent une telle tournure.

- Tu n'as pas à t'excuser pour ton petit ami, répliqua Harry.

- Ce n'est pas vraiment de sa faute, il veut juste être attentif.

- Je peux comprendre qu'il s'inquiète pour toi car nous le sommes tous. Concéda-t-il. Mais cela ne lui donne pas le droit de te castrer ou encore d'être insultant envers tes amis.

- Il ne pensait pas ce qu'il disait. Rassura Hermione.

- Tu ne te rends donc compte de rien ? S'exclama Harry en faisant sursauter Hermione. »

Cette dernière trembla face à la colère du jeune homme. Elle s'attendait à tout sauf à ce qu'il soit énervé. Ses nerfs, à elle, étaient un peu à fleur de peau ainsi à la moindre remarque elle pouvait soit se mettre en feu ou s'effondrer surtout lorsque cela venait du Survivant.

« Je vais être honnête avec toi Hermione. Je ne veux pas te mentir. Il respira un bon coup. Gregory te manipule.

- Tu parles de mon petit ami, Harry ! S'énerva-t-elle.

- Hermione ouvre enfin les yeux ! Je ne sais pas ce que ce garçon te cache mais il n'est pas net ! Combien de fois vous êtes-vous disputés ? Combien de fois s'est-il excusé ? Combien de fois a-t-il proféré des insultes à l'égard des gryffondors ?

- Il ne les pensait pas. Répéta-t-elle. Ecoute j'ai discuté avec lui hier et tout s'est arrangé. Il ne pense vraiment pas ce qu'il dit et il viendra d'ailleurs te présenter ses excuses. Je n'aime vraiment pas la tension qui peut exister entre vous deux.

- Pourquoi a-t-il une dent contre moi ? Pourquoi essaie-t-il à tout prix de m'éloigner de toi ?

- Je l'ai rencontré quand tu me faisais du mal, Harry. Répondit-elle.

- Et lui ne t'a-t-il jamais blessé, Hermione ? Demanda Harry en haussant le ton. Ne t'a-t-il jamais fait du mal ? »

Hermione leva brusquement les yeux vers lui, apeurée, puis détourna le regard alors que les souvenirs affluaient de sa mémoire. Il était vrai que Gregory lui avait fait énormément de mal. Elle avait vécu des mois de profondes douleurs et d'intense solitude. Le souvenir de sa bouche se collant violemment à la sienne lui déchirant les lèvres la fit frissonner ce qui n'échappa guère à l'œil d'Harry. Ce dernier s'attendait à une réponse claire et directe mais il en était rien et l'inquiétude le prit.

« Il t'as déjà fait du mal ? Demanda-t-il en avançant sa main. »

Mais la jeune fille le repoussa. Harry retînt alors un souffle, appréhendant la suite.

« Hermione, regarde-moi. »

Il leva son menton afin qu'elle le regarde et son cœur fondit lorsqu'il vit les yeux de son interlocutrice brillés d'horreur.

« Pourquoi est-ce que tu réagis comme ça ? Fit-il plus impatient. Est-ce qu'il t'a déjà blessé ?

- Non… répondit difficilement la jeune femme. Je pense que… je pense que… elle se leva pour échapper au regard inquisiteur du jeune homme. Je pense que les tensions entre toi et Gregory seront impossible à effacer et c'est dommage parce que tu comptes beaucoup pour moi. »

Le jeune homme se leva à son tour et Hermione soupira de soulagement quand elle vit qu'il semblait avoir oublié le sujet précédent. Jamais elle ne révèlerait à Harry Potter qu'elle avait pu être battue, insultée et humiliée pendant quelques mois par son petit ami. D'autant plus qu'elle lui avait pardonné. Elle connaissait Harry et savait que la première chose qu'il ferait serait de se lancer à la poursuite de Gregory pour le tuer.

« Je tiens aussi à toi, Hermione. Lui rassura-t-il.

- C'est pour ça que je t'ai amené quelque chose. Dit-elle en lui faisant un sourire sincère. »

Elle retourna au canapé puis prit une grande enveloppe blanche et la tendit à Harry.

« C'est pour toi. J'ai pensé que ça te ferait plaisir. »

Il ouvrit l'enveloppe et y retira un cadre photo, de taille moyenne, avec des bordures or et roses, dont la photo n'était autre qu'un des clichés prit par l'infirmière lors de l'échographie de la jeune femme fait en début de semaine. La photo était animée et on pouvait apercevoir le fœtus qui s'amusait dans l'utérus de sa mère. C'était un magnifique cadeau qu'il s'empresserait de poser sur sa table de chevet. Il regarda Hermione qui fixait la photo tendrement en caressant du bout des doigts son ventre.

« Merci beaucoup Hermione. Fit Harry.

- Ce n'est rien, c'est pour te remercier d'être tout simplement là. Comme ça tu auras toujours un œil sur elle. J'ai commencé un album où j'ai mis toutes les photos que j'ai d'elle, j'ajouterais celles des prochaines échographies avant l'accouchement.

- L'accouchement est pour fin septembre ? Demanda Harry bien qu'il connaissait la date exacte.

- Oui, mais Pomfresh a dit qu'elle serait sûrement prématurée, ce qui m'inquiète un peu. Avoua Hermione. Mais bon de nos jours ce n'est pas si grave, j'espère seulement qu'elle sera en bonne santé.

- Tu veux peut-être consulté un obstétricien pour s'assurer du développement du bébé après Poudlard ?

- Eh bien ! Tu t'y connais ! S'exclama Hermione en souriant.

- Ben… c'est-à-dire qu'on voit ça dans les films. Se justifia Harry en se grattant la tête, gêné.

- Je m'en occuperai plus tard mais j'y pense. Il faut après tout que je m'y prépare parce que dans quelques semaines, toujours d'après Pomfresh, l'accouchement sera imminent. »

Un groupe d'élèves de 5ème année arriva, interrompant par la même occasion la conversation des deux adolescents. Le groupe les salua et Hermione partit prendre sa cape.

« Bon je dois y aller, je n'ai pas terminé de rattraper les cours d'aujourd'hui.

- Je ne vais pas te retenir. Fit Harry bien qu'il pensait le contraire. Merci encore pour la photo.

- C'est tout naturel… »

Elle se pencha et l'embrassa sur la joue avant de quitter la salle d'une humeur joyeuse. Elle aimait passer ces moments calmes avec le jeune homme et ce dernier se réjouissait du cadeau qu'elle venait de lui faire. Cela signifiait qu'il avait grandement sa place dans la vie de la future petite fille qui était officieusement la sienne. Hermione avait le don pour apaiser les tensions qu'il avait face au comportement de Gregory. Sa douceur, sa gentillesse et son innocence touchaient profondément Harry qui y restait de moins en moins insensible.


C'est une Hermione profondément apaisée qui arriva devant le tableau de la Fée. Elle donna le mot de passe d'une voix qui laissait trahir son enthousiasme et répondit par des sourires aux nombreuses questions de la Fée qui voulait savoir ce qui l'avait mit dans cet état d'allégresse. Elle pénétra alors dans la salle commune l'esprit ailleurs.

« Bonjour Hermione. Salua une voix. »

Elle sursauta alors et vit devant elle deux yeux qui la fixaient. Il s'agissait de Jonathan, un ami poufsouffle de Gregory.

« Désolé, je ne voulais pas te faire peur. S'excusa-t-il en souriant.

- Ce n'est rien… Que fais-tu ici ? Demanda-t-elle avec un sourire.

- J'étais venu pour discuter avec Gregory.

- Où est-il ?

- Dans sa chambre, il range ses affaires. Bon je dois te laisser. Passe une agréable soirée. »

Il lui fit une bise sur la joue et s'en alla. Hermione se sentit tout à coup redescendre sur terre. Elle avait mentit à Gregory en lui disant qu'elle avait rendez-vous avec l'infirmière afin de s'éclipser pour remettre à Harry son présent et par la même occasion le voir. Elle lui avait assuré qu'elle en avait pour quelques minutes mais cela avait duré bien plus longtemps et il lui demanderait donc des explications. Elle soupira et prit la direction de sa chambre car elle ne voulait pas rencontrer Gregory, du moins pas maintenant. Une main retînt son poignet au moment où elle allait ouvrir la porte. Elle pouvait sentir le parfum de son petit ami.

« Je ne t'ai pas entendu arriver, commença-t-il.

- Je ne savais pas que tu étais là, mentit-elle en ne le regardant pas.

- L'examen s'est bien passé ?

- Tout va très bien ! S'exclama-t-elle en déboutonnant sa cape. Mais je suis fatiguée et je vais tout de suite me mettre au lit.

- Sans prendre ta douche ? Demanda-t-il surpris. »

Il s'approcha de la jeune femme et la prit par la taille. Hermione s'arrêta brusquement dans son action.

« Je suis trop fatiguée pour la prendre…

- Quel dommage. Et moi qui pensait qu'on pourrait peut-être partager une douche… il dégagea ses cheveux qui lui barrait la nuque, et se détendre un peu… il embrassa délicatement la peau nouvellement découvert… comme la nuit dernière.

- Une autre fois, je n'en ai pas envie maintenant. Murmura Hermione qui tremblait à présent et elle ne saurait dire pourquoi. De plus, le jeune homme ne la laissait pas entrer dans sa chambre.

- Je pourrais caresser chaque parcelle de ta peau, continua-t-il en lui enlevant sa cape. Tu es sûre de ne pas vouloir me rejoindre ?

- Gregory, pas ce soir…

- J'ai tellement envie de toi, ma puce. Dit-il en embrassant plus avidement ses épaules sans tenir compte des sueurs froides qu'il procurait à sa copine. »

Lorsqu'elle le sentit monter progressivement sa main vers sa poitrine elle se dégagea violemment de lui, énervée.

« Tu n'as pas compris ! J'ai dit que je ne voulais pas ! S'écria-t-elle.

- Calme-toi, Hermione. J'ai une surprise pour toi. Fit Gregory avec une lueur étrange dans les yeux. »

Il pressa la poignée de la porte et la laissa s'ouvrir laissant à Hermione découvrir ce qu'il avait essayé de cacher. La colère qu'elle ressentait quelques secondes plus tôt se dissipa à l'instant où ses yeux se posèrent sur sa chambre qui était illuminée par des bougies, le lit et le sol étaient recouverts de pétales de roses rouges et blanches. C'était un magnifique décor digne des plus grands palaces comme on pouvait le voir à la télévision auquel Hermione ne put résister et laissa échapper un cri d'émerveillement. Elle entra dans ce qui était sa chambre, sur la pointe des pieds, stupéfaite de la folie que le jeune homme avait faite. Elle se tourna vers lui, les larmes aux yeux.

« C'est magnifique, Gregory ! S'exclama-t-elle. »

Il s'approcha d'elle et l'embrassa doucement sur les lèvres, heureux que cela plaise à la jeune femme.

« Comment as-tu fais ça ? Demanda-t-elle en se promenant autour de la pièce.

- Avec une simple baguette magique on peut faire de grandes choses. Fit Gregory.

- Et c'est en quel honneur ? Dit Hermione en s'amusant avec les pétales déposées en forme de cœur sur son lit.

- Au nom de mon amour pour toi… répondit Gregory en s'asseyant près d'Hermione.

- Gregory… dit-elle légèrement rouge.

- Nous avons passé une journée mémorable, rien que tous les deux et j'ai réfléchit à comment serait la vie sans toi à mes côtés… Il releva la tête d'Hermione. A vrai dire je ne me l'imagine pas. Je t'aime tellement si tu savais…

- Gregory… répéta-t-elle anxieuse sur la suite des évènements.

- J'ai changé le jour où j'ai découvert que j'étais amoureux de toi. Ecoute Hermione, je ne voulais pas faire ceci maintenant, je souhaitais quelque chose de beaucoup plus romantique à la hauteur de ce que tu représentes pour moi mais après cette journée je ne pouvais plus attendre. »

Gregory se leva du lit et mit un genou à terre près de sa compagne. Il sortit un écrin noir de sa poche et Hermione étouffa un cri en prenant conscience de ce qu'il allait faire. IL lui sembla même que le temps venait de s'arrêter. Elle fit totalement abstraction des éléments extérieurs trop surprise par ce qui était en train de se passer. Gregory rit nerveusement et se passa une main dans les cheveux. Il la regarda avec un amour comme elle ne l'avait jamais vu, lui prit la main et commença :

« Je n'étais encore qu'un adolescent lorsqu'on s'est rencontré et tu m'as fait devenir un homme. Je t'ai longtemps mentit sur les sentiments que je ressentais pour toi et j'ai été un imbécile de ne pas m'être rendu compte plus tôt de la merveilleuse femme que tu étais. Une larme se mit à rouler sur la joue d'une Hermione émue. Tu vas me donner dans quelques mois le plus beau des cadeaux et il est temps pour nous deux de concrétiser cet amour. »

Il ouvrit alors l'écrin laissant voir un bel anneau en or surmonté d'un diamant qui brillait chaleureusement sous l'éclat des bougies. Hermione plaqua ses mains sur sa bouche.

« Hermione Granger accepteriez-vous de devenir ma femme ? Fit-il solennellement. »

La jeune femme resta bouche bée de longues minutes. Elle ne s'attendait pas à ça. Elle n'aurait jamais pensé que Gregory puisse un jour la demander en mariage… et surtout si tôt. C'était si inattendu. Elle ne se rendait pas compte que cela faisait déjà plus d'un an qu'elle était avec lui et que leur relation avait considérablement évolué. Elle ne s'attendait pas à ce qu'un homme puisse un jour lui faire une telle proposition. C'était une énorme surprise et les doutes qu'elle avait ressentit à son égard s'évaporèrent en un instant.

Elle continuait de fixer la bague toujours surprise. Il était vrai qu'elle était belle. Mais qu'est-ce que cela signifiait ? Si elle acceptait sa demande en mariage, cela voudrait dire qu'elle vivrait avec lui et qu'il élèverait sa petite fille comme la sienne alors que c'était l'enfant d'Harry. Elle ne s'était jamais vraiment rendu compte que le fait qu'elle soit avec Gregory pose un réel problème pour la paternité d'Harry. Pouvait-elle lui faire cela ? Pouvait-elle lui cacher le fait qu'il allait avoir une fille pour se marier avec son ennemi ? De plus elle ignorait plein de choses sur Gregory. Pouvait-elle se permettre de se fiancer à quelqu'un qui l'avait battue et qui s'était repentit par la suite ? Avait-elle assez confiance en Gregory pour s'unir à lui ? Et Harry… ? Tant de questions qui se bousculèrent dans sa tête qu'elle finit par murmurer :

« Non… »

Elle dévia son regard triste sur celui du jeune homme qui se rembrunissait à vue d'œil.

« Je ne peux pas… je suis désolée… souffla-t-elle.

- Nous pouvons attendre tu sais ? Essaya-t-il la voix rauque. Nous pourrons attendre un an, deux ans, et même plus. Je ne te demande pas de m'épouser maintenant…

- Je sais Gregory, coupa Hermione tremblante. Mais tout cela est si soudain !

- Une demande en mariage l'est toujours.

- Je sais… Je veux dire… Je ne désire pas m'engager pour le moment. Avoua-t-elle. »

Elle vit des larmes brillées dans les yeux de Gregory et regretta de lui faire autant de mal. Elle pouvait sentir sa déception et elle ne revenait toujours pas de la demande qu'il venait de lui faire.

« Je suis sincèrement désolée, je ne voulais pas te blesser. »

Elle se levait de sa place lorsqu'il lui attrapa brusquement la main.

« Si tu n'acceptes pas de devenir ma femme, dit-il en la regardant tendrement, j'aimerais au moins que tu portes cette bague.

- Gregory je ne peux pas ! Elle est beaucoup trop…

- Cela ne t'engagera à rien, je te le promets. »

Devant le regard désespéré de Gregory, elle accepta en se mordant la lèvre. Il lui passa l'anneau fin sur son annulaire gauche et lui sourit.

« Je ne perds pas espoir qu'un jour tu deviennes ma femme. Murmura-t-il. »

Puis il l'embrassa et la serra dans ses bras. Hermione leva sa main gauche pour observer le diamant qui trônait à présent sur son doigt.


(1) 2000 gallions, 80 mornilles et 3 noises 14534.16 €.

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