Qui voilà ? Junessa ! ...Et avec un new chapitre, que j'ai eu la facilité d'écrire rapidement.
MERCI POUR REVIEWS ET AJOUTS
- miss88, Citronade, sandrine, oliveronica cullen massen, Alice, Butterfly971, Virgine-de-TN, kikinette11, twilight0507, leila, pierard85, Clairouille59, odrey010, bella-lili-rosecullensister, Grazie, Liline57, aelita48 : Merci pour vos reviews. XOXO
- Rosabella01 : MDR ! Ridge/brook, victor/nicki, moi qui déteste ces couples dans ces films à l'eau de rose, voilà que j'écris une histoire qu'il le ressemble. Ils sont si chiants que ça. lol...Je plaisante. Merci pour ta review.
- Krine69 : J'espère que tu n'as pas prit au sérieux mon dernier com, en te disant qu'il fallait sérieusement méditer, quand au fait que tu apprécie Edward, je sais très bien que tu plaisantais, c'était juste pour te taquiner. Merci pour ta review. XOXO
- anitabella : J'ai failli verser une larmichette de joie, devant t areview. Merci. XOXO
Donc voilà un new chapitre, avec une petite recommandation :
*CE CHAPITRE CONTIENT DES EXPLICATIONS DE SCENES VIOLENTES QUI PEUVENT HEURTER LA SENSIBILITE DE CERTAINES PERSONNES*, donc je vous préviens, si ça se trouve c'est rien, c'est juste une de mes amies, qui m'a dit que c'était plutôt violent, donc je vous avertis.
Chapitre 20 : Pensées assassines
Edward
Seule elle, avait ce pouvoir de me blesser, de me faire mal, et elle en avait abusé. Le peu d'espoir que j'avais de vivre un amour passionnel, s'était évaporé, à la seconde où elle avait enfoncé ce ciseau dans mes entrailles. J'avais confiance en elle, et son geste fut la pire des trahisons. Son regard assassin, et plein de rage, au moment de l'acte ne m'avait pas quitté.
Tout ce que je voulais, c'est qu'elle croit en nous, comme moi, j'y croyais. Et au premier obstacle, elle avait défailli, se retournant contre moi, pour faire un seul ennemi avec ses amies. Elle avait été mon paradis, puis rapidement mon enfer. Son souvenir empoisonne ma vie.
Le peu de sentiments humains qu'il me restait, elle venait de les brûler. Animé par la rage, je luttais pour ne pas voir son sang coulait entre mes mains. Je luttais de ne pas lui arracher le coeur, et le pressais entrer mes doigts, comme elle avait fait avec le mien. Mes rêves mettaient en scène, une façon différente à chaque fois, de l'anéantir, de la briser, de la détruire, pour avoir oser jouer avec moi. Mes pulsions criminelles se déchaînaient dès que j'apercevais une presse parlait d'elle. J'essaie de combattre aux mieux cet instinct animal, pour ne pas me retrouver enfermer à nouveau. Je ne mourrais pas pour une pute comme elle.
Je ne peux pourtant m'empêcher, de rêver d'un poignard lacérant son corps, de rêver de jouir de ses supplications, qui poussaient vers des cris aigus, pour mettre fin à son calvaire. Je rêve de voir son corps disparaître sous son sang. Je rêve de la voir se tortiller sous mes mains embrassant fortement son cou. Je rêvais de rouvrir ses veines, là où il y a quelques années, elle s'était entaillée pour échapper à son bourreau, pour savourer longuement la vue de son sang, coulait des deux scarifications. Comme un gibier, j'imaginais la voir s'enfuir, apeurée, dans une forêt, avant de l'achever, et mettre fin à sa course. Je convoitais l'idée d'enlever toute chaleur de son corps, en mettant fin aux palpitations de son coeur. Jubiler en transperçant avec passion sa peau diaphane. De la plus cruelle des façons, je rêvais de voir la vie quittait son regard, dans lequel j'aimais me perdre, avant que tout ça n'arrive.
Je rêvais d'expulser cette haine, de la pire des façons.
Mais malgré ce délire qui anime mes nuits. Je l'aime, je l'aime encore et toujours. Toute la journée, je traîne son fantôme, qui s'est fait une place sur mon lit, là où elle n'avait dormi que quelques nuits. Voir son sourire, sentir son parfum. Tout en elle me manquait.
Et je la haïssais d'attiser autant de sentiments contradictoires. Je désirais à nouveau exister dans son regard. Je voulais à nouveau souffler son nom, lors d'un énième ébat, et ressentir cette magnifique chaleur.
Ça m'épuisait de ne penser qu'à elle. Je me persuadais que si je voulais vivre très longtemps, je devais me tenir loin d'elle. Pourtant j'aimais l'aimer, quitte à en souffrir.
Est ce qu'en sachant ce qui se passerait, j'aurais voulu quand même la rencontrer et la connaître ? Malgré ce qu'elle a pu me faire endurer, j'aurais tout fait pour connaître cette fille. Elle représentait mon bonheur et mes galères, j'imaginais que dans tout les couples s'étaient pareils. L'autre avait toujours ce qu'on détestait par dessus tout, et ce qu'on aimait fortement.
Je ne comptais plus le nombre de fois, où j'avais songé à la revoir, prendre un avion pour L.A, et la retrouvais. Mais je n'étais pas prêt. Quelle partie de moi pourrait prendre le dessus, en sa présence ?
Malgré sa traîtrise, l'attraction qui m'avait lié à elle, depuis le premier jour de notre rencontre, n'avait pas faibli, certes parfois, elle était étouffée par ma haine envers elle, mais elle était toujours aussi forte.
J'étais tenté de faire une heure de vol, pour ressentir cette sensation électrisante de ses lèvres contre les miennes, mais c'était encore trop tôt, je voulais qu'elle prenne conscience du mal qu'elle m'avait infligé. Le coeur mort en même temps que celui de ma mère, elle avait réussi à le faire renaître, pour visiblement avoir plus de plaisir à le brûler.
J'avais espéré avec elle, et une fois de plus, je réalisais à quel point l'espoir était un ennemi.
ooOOoo
2mois plus tard...
Bella
Je n'avais aucune nouvelle de lui. Mon coeur le réclame depuis tout ce temps, et saigne à chaque fois, de ne pas le voir venir. Je ne dors plus, ou plus pendant plusieurs heures. Juste 2-3heures. Les images de cette nuit là se rejoue. Je ne survis plus aux cauchemars. Je revois encore et toujours, le geste qui a mit fin à notre histoire. J'en suis malade d'avoir pu lui faire autant de mal. Son manque se fait de plus en plus présent, me rendant parfois complètement dingue, en pleine nuit. Les quelques souvenirs que nous avons partagés, me font encore plus de mal. J'ai tout gâché, je suis seule responsable de ce qui m'arrive. Les regrets sont ce qu'il y a de pire, ils vous tailladent le coeur, et vous envoient vos mauvaises actions au visage, tout le temps, ne vous laissant pas une seconde de répit.
Je pouffais de rire, nerveusement, en réalisant que j'avais presque supplier un tueur de revenir dans ma vie. Mais c'est lui, qui m'avait fait comprendre que je n'avais jamais connu l'amour, jusqu'à ce qu'il revienne, et je prends conscience de ce que voulait dire ce mot. Edward était ce poison, avec les effets du manque qu'engendraient la drogue. Son nom tel un souffle, avait pénétré mes poumons, les obligeant à respirer que son parfum. A côté de moi, je vivais de son air, loin de moi, je mourrais de ne plus le sentir. Je n'avais jamais cru qu'il pourrait me faire ressentir un tel manque. C'était pire que tout. Mon coeur et mon corps, homologués pour lui, je n'avais besoin de rien d'autre, je ne voulais rien d'autre, que lui.
Je n'arrive pas accepter, qu'il m'ait exclu de sa vie. Exclusion, une punition à la hauteur du mal que je lui avais fait, peut être même pas assez.
Mon imagination, provoque mes illusions. Son retour, son parfum, son toucher, ses baisers. Je ne vis que de ça, de mise en scène, et autres situations, où nous serions à nouveau deux. Je ne rêve que de ses bras autour de moi, cette chaleur, des vibrations qu'il fait naître au fond de moi.
La passion que je ressentais pour lui, prenait parfois le visage de la haine, détestant ce vide qu'il avait fait sentir en moi. Je le haïssais de m'avoir fait vivre toutes ces sensations. Je le haïssais de s'être rendu indispensable à ma vie. Il m'avait rendu dépendante de lui, et loin de ma dépendance, je tremblais face à son absence, telle une toxicomane en manque.
Tout me ramenait à lui, les vêtements que j'avais mit pour lui plaire, mon parfum qu'il aimait respirer. Il possédait chacune de mes pensées, que j'en devenais cinglé, de ne pas pouvoir me le sortir de l'esprit.
Je suis à bout de souffle, à cause du poids qui m'oppresse les poumons. Mes crises de manque me font suffoquer, jusqu'à me donner envie de mourir, pour ne plus souffrir autant. Son absence donnait racine à mes pleurs incessants, dès que je me retrouve seule.
Depuis le départ de Jane en vacances, je peux me morfondre seule chez moi, sans qu'elle vienne me déranger. Je feigne un comportement indifférent face aux derniers évènements, devant les autres, faisant croire à Alice, que j'ai tourné la page. Parfois, traversée par de sombres pensées, je me mets à détester mes deux amies, les plus proches. Que savent-elles des sentiments ? Elles ne savent rien de ce que je ressens. Elles ne savent rien de lui. A leurs yeux, je n'étais que la petite amie d'un tueur en série. A mes yeux, j'étais la petite amie, d'un homme blessé. C'était seulement comme ça que je le voyais...Mais petite idiote que je suis, je m'étais rapidement fait influencé par leur jugement, jusqu'à le haïr lui. Lui, qui m'offrait tout ce dont j'ai besoin.
Pour éviter à ses parents de le rencontrer au hasard dans la rue, Alice a prévenu Esmée et Carlisle, de la libération de leur neveu. Le choc avait été dur.
Il ne reste que quelques semaines, avant que notre projet n'aboutisse. J'ai rassuré Jane, sur son envie de partir en vacances, avec l'une de ses conquêtes, lui assurant que je m'occuperais de tout, le temps de son absence.
Profitant du soleil, sans vouloir sortir de chez moi, je m'étais prélassée dans la piscine, qui se trouvait sur la terrasse de mon appartement, situé sur le plus haut building du quartier, au dernier étage. J'avais déménagé depuis peu, ne communiquant mon adresse à personne, pour éviter les visites surprises d'Alice, ou de Jane.
Les yeux rivés sur le ciel bleu, je provoquais mes pensées déprimantes, avec des chansons démoralisantes. Perdue dans les nœuds de mon esprit, je n'entendis pas tout de suite, la sonnette de ma porte. Je fus surprise, par cette venue, inattendue. Qui ça pouvait bien être ? Surement un colis.
Je me levais à contre coeur de ma bouée, m'enroulais dans une serviette, et allais ouvrir. Sur ma vidéo de surveillance, je ne reconnus pas un livreur...mais...mais Edward. Je déverrouillais à la hâte la serrure de la porte, avant de l'ouvrir. Même sous sa casquette, et ses lunettes, je le reconnaîtrais dans une foule. Comment savait-il que j'habitais ici ?
Plus que surprise de le voir ici, je restais figée devant lui.
Edward : T'es seule ?
Il me fallut quelques secondes, pour réaliser sa présence, à l'aide de sa voix, avant d'hocher la tête.
Edward : Est ce que je peux entrer ?
Toujours sans un mot, je m'écartais de l'entrée, pour le laisser passer. Je refermais la porte. Il retira sa casquette et ses lunettes, je tendais les bras, pour les lui prendre, et les déposer sur le meuble près de l'entrée.
Est...Est ce que tu veux quelque chose à boire ?
Edward : Non, ça va
Mince, ça m'aurait évité d'être en plan comme une conne. Le temps d'une minute, je sentis son regard sur moi, alors que le mien était baissé sur mes pieds, où la couleur de mon vernis me fascinait tout à coup.
Edward : Tu me demandes pas pourquoi je suis là ?
Les couteaux sont dans la cuisine, prends ton temps, j'accepte de souffrir, pour ce que je t'ai fait
Un sourire se dessina sur ses lèvres, avant qu'il ne le tire sur le coin gauche. Cette simple vision, provoqua ma tachycardie. Il m'avait tant manqué.
Edward : J'y ai pensé, toutes les nuits...c'est pour ça qu'il m'a fallu deux mois, avant d'avoir la force de venir te voir, en m'assurant que je saurais me contrôler
Je suis prête à faire une lettre, pour qu'on engage pas de poursuite contre toi
Je sursautais légèrement, quand il éclata de rire. Son rire, si communicatif, ça faisait si longtemps.
Edward : Tu sais pourquoi je t'en veux ?
Ne pas assumer mes sentiments
Edward : Que tu ne les assumes pas devant le monde, je veux bien comprendre, parce que ça pourrait nuire à tes affaires, ce qui me dérange, c'est que tu puisses douter de nous, à chaque reproche qu'on te fera
Je suis désolée d'avoir été si stupide, et influençable (relevant la tête)
Edward : Je n'ai plus confiance en tes sentiments
Piquée directement au coeur, par ses mots, je baissais la tête, quand mes larmes vinrent faire leur apparition. Les yeux toujours vissés au sol, je le sentis s'avancer, pour se poster tout près devant moi.
Mon amour posa un doigt sous mon menton, pour relever mon visage, mais je détournais la tête, avant de le contourner. Je ne voulais pas qu'il me voit pleurer.
Soudain ses mains, se glissèrent sur ma taille, pour les croiser sur mon ventre, après avoir détaché ma serviette. Je fermais les yeux, quand il posa son visage dans mon cou. Je retrouvais cette chaleur et ce parfum, si envoûtant.
Edward : Tu sais pas à quel point, j'ai voulu voir ton sang coulé (chuchota t-il à mon oreille), le nombre de chose que j'ai imaginé te faire, pour apprécier te voir mourir lentement...j'ai rêvé pouvoir te voir agoniser, avant que la vie ne quitte ton regard, j'ai rêvé pouvoir ôter ton coeur, à mains nues, et lui faire autant de mal, que tu m'en as fait
Malgré ses pensées assassines, j'entendais à quel point il souffrait de les avoir à mon encontre.
Je suis désolée
Edward : Est ce trop demander, d'avoir un peu de paix, avec la femme que j'aime, après avoir passer 10ans dans des cages ?
Non
Edward : Tu as agi comme ma mère, tu m'as abandonné, alors que tu disais m'aimer
Je sais
Edward : Je t'aime si fort ma Bella...crois-tu mériter la vie, après m'avoir blessé de cette façon ?
Je ne vis plus, depuis que tu n'es plus à côté de moi, je n'ai pas peur que tu m'achèves maintenant, ou plus tard
Je le sentis sourire contre mon cou.
Edward : Tu es devenue aussi indispensable, à ma vie, que je le suis à la tienne
Pardonnes moi
Edward : Je ne peux pas, tu m'as fait tellement de mal...est ce que tu comprends à quel point j'aurais préféré mourir d'une injection, plutôt que tu m'anéantisses de cette façon ?
Je sais
Edward : Je ne peux pas vivre sans toi
Moi non plus
Soudain, il brandit un couteau, qu'il déplia devant moi. Ce geste soudain, ne me fit pourtant pas peur. Je n'avais jamais eu peur de lui, mourir entre ses mains, ne m'effrayait. Je ne vivais déjà plus.
Edward : Pourtant, je dois te tuer, pour mettre fin à l'enfer de mon esprit, sinon je ne serais jamais rassuré en risquant une autre crise de conscience, et te voir à nouveau me déchirer le coeur
Mes sanglots redoublèrent d'intensité, sans réelle raison.
Edward : J'ai voulu te montrer, à quel point ma thérapie a marché, et tu n'as pas prit en compte mes efforts, tu as fait renaître ces pulsions Bella...à cause de toi, j'ai peur d'y céder en regardant une femme
La lame du couteau glissait sur la peau de mon ventre, où les secousses du aux larmes, se faisaient de plus en plus violentes. Ce n'est pas la mort, en elle même qui me faisait peur, mais c'est d'avoir provoqué son échec thérapeutique. Je l'avais poussé à agir ainsi, je l'aurais poussé à vouloir transpercer ma chair, et répandre mon sang dans ce salon.
