Des retrouvailles immédiates ? C mal me connaître. Au vu des précédents chapitres, vous devez savoir que j'aime embrouiller les esprits et en rajouter une petite couche.

J'ai longuement hésité à le faire. Mais on ne peut pas parler de Milo Rambaldi sans évoquer une dernière personne. Je vous laisse découvrir. Enjoy et review…

« Elle est vraiment magnifique Vaughn ! Vraiment encore félicitations ! »

« Merci ça me touche Greg ! J'avais peur pour le déroulement de l'accouchement mais apparemment tout s'est bien passé ! »

« Pas trop dégouté de l'avoir loupé ? »

« Si quand même ! Mais bon ça valait le coup ! Tu es enfin libre ! »

« Tu m'étonnes ! »

C'était le jour suivant l'explosion de la bombe à Vegas. Devant m'occuper de mon déménagement et dire au revoir à l'équipe, il me semblait donc nécessaire de venir passer quelques jours là-bas. L'occasion naturellement de passer une petite visite aux jeunes parents. Je n'avais pas encore vu Sydney. Epuisée par l'accouchement qui avait duré trois heures et avait été assez douloureux, elle était en train de se reposer dans la chambre.

Et là je me retrouvais avec Vaughn à la nurserie, en train d'observer derrière la vitre leur petite Isabelle. Le visage radieux de Michaël aurait pu illuminer une pièce entière.

Au moins une bonne chose dans ce monde de merde.

« Enfin bon c'est le métier qui veut ça ! Mais maintenant je vais essayer de rattraper mon absence et me consacrer pleinement à mon petit trésor… Et sa maman évidemment ! »

« Tu veux dire que… Vous envisagez de quitter l'APO ? »

« Je crois que… Oui honnêtement, on le mérite. Je ne veux plus risquer ma vie tous les jours, sachant que je risque de ne plus jamais revoir ma fille. On n'a pas envie qu'elle devienne orpheline aussi jeune ! »

Je tentais de sourire légèrement en entendant cette phrase, mais cela avait l'effet attendu. Réminiscence de mon passé.

« Oh excuse-moi, je ne… »

« Non, non ne t'inquiètes pas ! C'était il ya longtemps maintenant ! J'ai fait mon deuil et j'ai la famille adoptive la plus formidable qu'il soit ! »

« En parlant de ta famille, comment va ton frère ? »

« Il essaye de ne pas le montrer, mais je sais à quel point ça doit être douloureux pour lui et Spencer ! Juste avant de revenir à Vegas, je sentais bien… Qu'une certaine distance s'était installée entre les deux ! »

Je repensais au trajet en avion. Spencer avait évité mon regard tout le trajet et n'a pratiquement pas sorti un mot. Je sais que quelque part, lui m'en veut beaucoup. Et je ne peux pas lui reprocher. Mais j'ai peur que le fait que je sois le frère de son mari ait des conséquences négatives sur leur couple. Et ça je ne voudrais pas en être le responsable.

Quitte à m'éloigner de ma famille pour sauver leur couple, je suis prêt à le faire.

« Et au niveau physique ? »

« Oh il s'en remettra, je n'ai pas d'inquiétude là-dessus. C'est un dur mon frère. Après leur couple c'est une toute autre histoire. »

« Ne t'inquiètes pas, je pense que justement cette dernière épreuve va encore plus les rapprocher. Donne-leur du temps ! »

« Je l'espère Vaughn, je l'espère franchement ! »

Cela me faisait repenser à mon propre couple. Je ne sais même pas s'il existera encore à mon retour.

« Et alors… Euh Nick, comment il a réagi ? »

« Comme je m'y attendais tu vois ! »

Flashback :

Après avoir poursuivi Daugner sur une bonne distance, après qu'il se soit échappé du club par une porte arrière, j'avais enfin réussi (avec l'aide de Vaughn) à choper ce connard qui avait pourri ma vie ces six derniers mois. Il ne s'était pas laissé faire et avait tenté par plusieurs fois de me donner des coups de pieds et poings, que j'évitais soigneusement. Le coup de grâce fut donné par moi, en lui infligeant un monumental coup de pied dans les parties. Il s'est écroulé au sol en tenant son bas avec les mains. J'en profitais pour le maîtriser et lui passer les menottes comme il se devait. Vaughn arriva à ce moment et se chargea de le dégager de ma vue. Nous allions retourner devant le bar pour connaître la suite des événements et surtout pour savoir l'état dans lequel se trouvaient Nick et Derek, quand Tom se mit à parler dans son micro. Il m'annonça qu'il était poursuivi par un policier qui ne lui lâchait pas la grappe, croyant certainement vu son déguisement qu'il faisait parti aussi de la bande. C'est ainsi que je me suis lancé à leur poursuite. Et là j'ai fait le geste de trop.

Je l'ai assommé. J'ai assommé Nick. Tout ça pour sauver la vie d'un homme que je connaissais à peine. Mais qu'est ce que j'ai bien pu penser ? En plus ce n'était pas un flingue qu'il avait dans la main quand il s'était approché de lui. C'était simplement des menottes !

Mais qu'est ce qu'il ma prit de ne pas vérifier avant d'agir ? Comment j'ai pu être assez bête ? Il va très certainement m'en vouloir sur ce coup-là, c'est sûr !

Mon dieu, faites qu'il n'a rien, faites qu'il n'a rien !

Le petit rire sarcastique de notre nouveau prisonnier me vint aux oreilles et à ce moment même, je n'avais qu'une envie : lui casser sa sale tronche de salopard.

Son plan avait réussi, ma vie était désespérée.

Et d'un coup, plusieurs téléphones se mirent à sonner en même temps. Le premier, celui de Vaughn pour lui apprendre que sa femme était en salle de travail. Ce qui le fit partir en quatrième vitesse dans le premier avion pour LA. Celui de Nick ensuite qui était tombé au sol pendant l'explosion, que Brass s'empressa de décrocher, lui apprenant l'arrêt cardiaque de Danny mais que ce dernier venait miraculeusement de se réveiller après coup. D'où la joie j'imagine immense de Don. Enfin deux bonnes nouvelles pour enfin remettre d'aplomb cette soirée si morose.

Une seule chose qui ne me rassurait pas : pourquoi Cody Banks ? Pourquoi a-t-il été kidnappé pendant plus d'une semaine pour ensuite être assassiné, justement ce soir ? C'est la seule question que je n'arrivais pas encore à résoudre ! Mais je pense vraiment que les choses seront beaucoup plus claires bientôt.

La troisième bonne nouvelle : l'arrivée de celui que je n'avais pas revu depuis six mois. Celui que je venais d'assommer mais qui était bel et bien en vie. Sous mes yeux. Soutenu fermement par Warrick. Je poussais un énorme soupir de soulagement. Et le voir, même faible. Même en sachant ce que je venais de lui faire, me rendais fou de joie.

Mais quand je vis ses yeux, remplis de colère et d'incompréhension, se poser sur moi, ma joie s'en alla et laissa place à de nouvelles larmes. Il s'arrêta devant moi, relâché doucement par Warrick qui partit rejoindre, après une accolade amicale pour un tendre enlacement avec… Gil ? Non c'est une blague ? Ca ne peut pas être… ?

Je fus coupé soudainement dans mes pensées par une gifle monumentale en plein visage. Pour dire que je ne l'ai pas volé celle-là serait un doux euphémisme. Mais le choc n'en restait pas moindre. Mes larmes redoublèrent d'intensité et malgré sa colère, Nick ne put s'empêcher de laisser couler les siennes à son tour. Avant de se jeter sur moi dans une intense embrassade. Nos larmes se mêlèrent pendant plusieurs minutes. Et je n'arrivais plus à me décoller de son étreinte. Six mois, six mois que j'attends ce moment. Enfin. L'émotion nous fit tomber au sol à genoux, sans lâcher une seule seconde notre embrassade. C'était si bon de le retrouver, même ma joue douloureuse ne pouvait venir en travers de ces retrouvailles. Mon rêve était enfin exaucé et je remerciais silencieusement le ciel pour nous avoir permis d'arriver à ce jour. Pas un seul mot ne fut prononcé. Mais ce n'était pas le moment, non vraiment pas. J'avais juste besoin de ce moment. Ce moment où je me retrouve enfin entier, dans les bras puissants et chaleureux de celui que j'aime.

Nous fûmes interrompus dans notre étreinte par une main posée sur mon épaule et sur celle de Nick. C'était Brass et Gil qui semblaient désolés d'interrompre notre étreinte pour nous signaler que le prisonnier venait d'être embarqué et prêt à être interrogé. Nous nous relevions, sans aucun mot, nos regards s'évitaient de nouveau et je suivis Brass dans sa voiture tandis que Nick allait se faire soigner pour sa blessure…

Pdv Nick : (oui je sais c'est sensé être une histoire uniquement du PDV de Greg mais là c'est exceptionnel, je ne peux pas passer à côté de ça) :

Je sentis le corps de Derek être ôté de moi avec délicatesse. Je me relevais à mon tour avec difficulté. J'avais un peu mal au dos avec le poids de mon beau-frère tombé sur moi mais aucun autre souci.

Le choc de ce qui venait se passer me rendait tout drôle : cinq minutes avant, je discutais tranquillement avec Derek dans le bar. Et maintenant, ce dernier venait de me sauver la vie en prenant à ma place les bouts de verre de l'explosion. Et ça je ne l'oublierais jamais. Il s'est… Sacrifié pour moi. Putain mon dieu, faites qu'il s'en sorte. Je ne pourrais jamais me le pardonner sinon. Comment pourrais-je affronter les regards de ma belle-famille, de Spencer et de Greg (s'il revient un jour) ? J'étais totalement tétanisé.

Je restais dans un coin, la tête posée sur mes genoux à ruminer quand j'entendis un cri d'effroi près de moi : Spencer ! Spencer qui venait de voir son homme allongé sur le côté sur ce brancard. Son mari ! L'amour de sa vie ! Après avoir perdu sa fille et sa meilleure amie… Oh je n'ose même pas imaginer sa réaction si une telle chose arrivait.

Je fus quelque peu rassuré quand je m'approchais à mon tour du brancard qui allait le transporter à l'hôpital. Il semblait souffrir énormément mais il était toujours conscient. Il était faible, pâle et sur le point de pleurer. Nos regards s'accrochèrent. J'aurais tellement voulu lui exprimer toute ma gratitude pour son geste. Mais aucun mot ne sortit de ma bouche.

Il dut comprendre à mon regard ce que je voulais lui dire car il me regarda et fit un très faible hochement de tête comme pour dire « De rien ! ». Une fois de plus, j'avais agi comme un connard.

Il fallait que je fasse quelque chose : n'importe quoi, n'importe comment. Je me devais de venger tous ceux qui étaient morts ce soir et ceux qui étaient blessés. Et surtout libérer une fois pour toute mon homme de cet enfer.

C'est donc quand j'ai vu ce punk à l'entrée du bar, l'air de rien, qui marchait normalement dans notre direction, que mon sang ne fit qu'un tour. Sans prévenir (j'avais piqué entre deux à Derek ses menottes et son arme) je me lançais à sa poursuite.

Je savais bien qu'avec ma nouvelle condition physique, je n'étais plus en mesure de faire ainsi une course effrénée mais rien ne semblait m'arrêter. Je voulais choper cet enfoiré.

Il sauta au-dessus des poubelles à grande vitesse et souplesse pendant que je traînais la patte.

Il ne voulait vraiment pas s'arrêter apparemment. A part quand le cul de sac se mit en travers de son chemin. Il stoppa, se retourna face à moi et semblait prêt à coopérer.

Je m'apprêtais à sortir les menottes de ma poche, ignorant totalement les regards qu'il lançait derrière moi. C'est quand je sentis le contact d'un objet dur avec ma tempe que je réalisais que j'aurais du surveiller mes arrières.

Le choc provoqué me fit arracher un cri de douleur et tomber au sol.

Je restais allongé sur le sol, me retournant doucement pour pouvoir voir mon agresseur.

Et c'est là que je le reconnus : plus mince mais plus musclé, les cheveux coiffés à la punk et un costume ridicule assorti. Ça ne suffisait pas à me faire change d'avis. Il n'y avait aucun doute : Greg était dans le coup. Je m'étais encore une fois fait avoir sur toute la ligne. A travers mes yeux embués, il me sembla pourtant voir des larmes pointer au bout de ses magnifiques prunelles. J'essayais en vain de me relever, entendant l'autre l'appeler par un autre nom que le sien. Mais ils ne m'ont pas eu sur ce coup-là. Je sais ce que je vois : je le reconnaîtrais entre mille. J'appelais son nom, comme pour essayer de le retenir avant de retomber sur le sol, le mal de crâne immense commençant à gagner ma tête.

Je ne sais combien de temps je suis resté là. Mais je sentis deux bras puissants m'aider à me relever. Je me retournais vers lui pour voir qui c'était. J'avais mal à la tête et je n'avais plus la force de bouger seul. Warrick… A ma rescousse comme toujours.

Il m'aida à me relever, me soutenant fermement en me tenant par la taille et m'aidant à marcher vers le bar pour rejoindre le reste de l'équipe. Je sais que je risque gros sur ce coup mais je ne pouvais faire autrement. Enfin je le pensais…

Quand j'arrivais, toujours soutenu par mon meilleur ami, il était là. Debout devant le bar. Me regardant avec un semi-sourire.

Je mourrais d'envie de me jeter dans ses bras, mais en même temps je pense qu'il a bien besoin d'une bonne correction. Je me plantais devant lui, après qu'il ait reçu l'accolade de Warrick. Il l'observait avec stupeur se diriger vers Gil pour l'embrasser. (Eh oui ces deux-là nous auront bien eu pendant un moment mais ils semblent heureux et pour moi c'est l'essentiel).

Mais pour le moment, je n'étais pas vraiment heureux. J'étais aussi en colère contre Greg. Le coup partit tout seul sans que je puisse le maîtriser. Il était choqué. J'avoue j'y suis allé un peu fort quand même mais il la méritait.

Puis sans réfléchir, je le pris dans mes bras pour le serrer tout contre moi, laissant couler des larmes qui ne demandaient qu'à sortir depuis tout à l'heure. Soulagement, joie et un peu de colère. Six mois que je rêvais de cet instant. Je n'aurais jamais cru y avoir droit de nouveau. Mais voilà nous y sommes. Et même si je ne suis pas encore prêt, tout ce que je veux c'est le sentir contre moi…

(…)

Un petit point de suture m'avait été fait pour ma blessure à la tempe. Warrick m'avait attendu près de l'ambulance. Il me demanda si je voulais rentrer chez moi pour me reposer.

Je refusais vivement. Je voulais voir Greg. Etre sûr une dernière fois que tout ce qui s'était passé n'était pas un rêve. J'avais, sans vouloir me l'avouer, encore terriblement besoin de lui.

Je n'ai pas assisté à tout l'interrogatoire. Je n'entendis que quelques bribes. J'étais en colère par ce que j'entendais à présent : la cruauté de cet homme, son manque de pitié pour atteindre un objectif, toutes ses vies sacrifiées pour rien. J'étais profondément dégoûté. Et je ne veux même pas imaginer dans quel état se trouve Greggo.

Quand l'interrogatoire se termina, je me décalais la porte pour laisser sortir les policiers et le prisonnier. Greg arriva derrière, ne faisant même pas attention à moi. Son visage rempli de haine. Je l'observais sans me manifester. Ce qu'il fit, j'aurais bien voulu le faire à mon tour mais je savais que cet homme n'était pas un défouloir. Il va enfin avoir ce qu'il mérite.

Et Greg était enfin libre. Et ça cela me remplit de joie pour lui. Je vis son corps secoué par les pleurs. Il venait de réaliser à son tour. Et sans hésiter, je le fis se retourner et le pris dans mes bras pour la seconde fois de la nuit. Je le laissais évacuer toutes ses larmes. Elles ne semblaient vouloir s'arrêter. Je passais mes mains dans son dos dans une douce caresse, tentant de le calmer. Je devais l'avouer : je n'attendais que ça. Pouvoir lui montrer que malgré la colère que je ressens, je suis toujours là quand il en a besoin.

Nous nous séparâmes après quelques minutes. Il semblait s'être calmé. Son regard se posa sur mon visage et je le voyais sur mes lèvres. Je savais ce qu'il avait en tête. Mais je n'étais pas encore prêt. Même si l'envie irrépressible de l'embrasser me venait en ce moment. Je me retenais…

« Qu'est ce qu'on fait maintenant ? » me demanda t-il.

« Je n'en ai aucune idée ! »

Il semblait sur le point de s'écrouler à nouveau et mon cœur se serra à cette vision. J'aurais tellement voulu le consoler, le prendre dans mes bras, le rassurer.

Mais comme je l'avais dit à Derek, j'avais besoin de temps. Je ne voulais pas faire comme si tout était normal. Comme si ces derniers mois n'avaient pas eu lieu. Je n'étais pas comme ça. Je ne veux pas qu'on se sépare. Loin de moi cette idée. Je veux juste… Un peu de temps pour tout encaisser. Car pour une soirée ça fait un peu énorme là.

Je lui expliquais tout ça calmement, lui répétant plusieurs fois que ce n'était pas la fin mais que je ne pouvais pas tout recommencer d'un simple claquement de doigts.

« Tu ne veux plus de moi ? »

« Putain, Greg. Non surtout ne pense pas ça. Je pense juste que de ton côté tu as beaucoup de monde à voir et à qui il faut que tu parles. Moi je sais tout maintenant. Mais ta mère ? Tes sœurs ? Tes cousins ? Tu as besoin de les rassurer, tu ne crois pas ? »

Il hocha de la tête en consentement, même s'il fermait les yeux comme pour essayer de retenir ses larmes qui ne demandaient qu'à sortir.

Je ne pouvais plus résister. Je fis enfin ce que je voulais faire depuis longtemps : je resserrais mon étreinte autour de sa taille et déposai délicatement mes lèvres sur les siennes. Un baiser doux et tendre qui ne se voulait que rassurant. Il semblait enfin comprendre et ne chercha pas à l'approfondir. Je m'écartais donc doucement de son étreinte et colla mon front contre le sien. Je fermais les yeux quelques secondes, m'imprégnant de son odeur qui m'a tellement manqué.

M'écartant un peu à nouveau, je lui déposais un doux baiser sur le front et m'écartais à nouveau de lui.

« Je te promets qu'on parlera à ton retour. Et on verra ce qui se passera, d'accord ? Ce n'est pas la fin, tu m'entends ? »

Il hocha la tête de nouveau. Il me regarda, les yeux remplis de larmes de nouveau. Ça me brisait le cœur d'en être responsable mais je vous l'ai dit, c'est comme ça.

« Prends soin de toi ! On se revoit très bientôt promis ! »

« Tu viendras. Enfin je veux dire à Quantico ? »

« Je ne serais absent pour rien au monde ! »

Je savais de quoi il parlait, et malgré la distance nécessaire que je veux instaurer un peu entre nous, il m'est impensable de ne pas assister aux funérailles en souvenir de Lily et de sa marraine. Par respect pour tous.

Je lui adressais un nouveau petit sourire et reposais de nouveau mes lèvres sur les siennes. Putain ça va encore être dur ces prochains jours. Mais je sais que si on recommence aujourd'hui, on irait devant de graves problèmes.

Et je ne le veux pas, je ne veux pas le perdre une seconde fois. Hors de question !

Je me séparais donc de lui à nouveau, prenant sa main dans la mienne quelques secondes. Nos regards se fixèrent un peu. J'étais sur le point de craquer mais il ne le fallait pas.

A regret je lâchais sa main et quittait le poste de police sans me retourner.

Retour au présent : PDV Greg :

« J'y crois pas, il a vraiment fait ça ? »

« Exactement comme je te le dis ! »

Ça m'avait fait mal sur le coup. Très mal. J'ai failli craquer devant lui plusieurs fois mais aujourd'hui je me rends compte qu'il a entièrement raison. On ne peut pas recommencer tout de suite comme avant. On a besoin de temps tous les deux et c'est pour cela qu'avant de réintégrer l'équipe (comme j'en avais discuté un peu avec Gil et Conrad avant), j'avais réclamé encore trois semaines de repos pour retourner voir ma famille et donc me rendre à LA. C'était la moindre des choses. J'étais enfin libre ! Donc maintenant, je devais une explication à tous. Et tout devait débuter par la seconde personne la plus concernée : Danny.

J'étais rassuré de savoir qu'il allait mieux. J'avais eu des nouvelles : il était encore assez fatigué, mais son état de santé est stable et il pourra sortir dans une semaine maxi 10jours.

Je repensais à cette bonne nouvelle et m'accordais enfin un sourire, un véritable qui m'échappais depuis que Nick m'avait laissé au commissariat. Il a raison et je ne lui en veux pas. Je peux encore attendre quelques semaines si ça veut dire que je retrouverais définitivement ses bras. Et enfin devenir son partenaire pour la vie.

Une sonnerie de portable retentit près de moi. Celle de Vaughn. Il décrocha rapidement pour ne pas se faire réprimander par les nurses qui n'étaient pas loin. Son visage radieux se transforma aussi vite en une grimace et un regard terriblement inquiet. Il raccrocha en remerciant Dixon.

Il se tourna vers moi sans se départir de son regard sérieux qui commençait à m'inquiéter. Quand allait-ce finir enfin ? Ma crainte suprême se confirma cependant. La plus dangereuse de toutes, celle que l'on avait oublié dans toute cette affaire et qui aura su être discrète jusqu'au bout. Jusqu'aujourd'hui.

« C'était Dixon. Irina Derevko vient de s'envoler pour New York. On s'est planté sur toute la ligne. C'est elle la maître du jeu maintenant. »

Tbc…

Je vous l'avais dit que j'avais encore une dernière carte à jouer ici. Bon promis, après j'arrête. Mais je ne pouvais pas finir cette histoire sans mettre le seul personnage important oublié.

Alors qu'en pensez-vous ?