Coucou tout le monde !

Allez, c'est mardi, c'est l'heure du chapitre... vous verrez, il est un peu plus court que les autres... oui je sais, je vous entends déjà râler, mais j'ai eu du mal à le clôturer ce chap, donc voilà, il est plus court. Et le prochain n'est pas encore entamé niveau écriture, mais je fais de mon mieux pour vous le boucler d'ici mardi prochain.

Bref, merci pour vos reviews de la semaine dernière. Par contre, je constate qu'il y a une baisse dans celles-ci, c'est dommage, alors s'il vous plaît, laissez moi un petit mot à votre passage, je vous jure que c'est du bonheur et de la motivation.

Comme beaucoup de personnes me le demandent, je vous fais un petit point. J'ignore combien de chapitres fera exactement ma fic au final, mais je pense qu'elle contiendra entre 25 et 30 chapitres. Donc la fin n'est pas encore pour tout de suite.

Je n'ai pas grand chose à dire, mais je vais dédicacer ce chapitre à ma sœur, car je pense qu'elle va nous reconnaître dans celui-ci. Alors il est pour toi, pour nos bons et moins bons souvenirs. Tu me manques.

Enfin, merci à ma petite équipe. Lu et Dri, heureusement que vous avez été là, sinon je crois que j'aurais eu encore plus de mal pour ce chap et surtout les suivants. Caro, pour la correction, merci. Et Aurore, pour les papotages de cette semaine.

Un petit mot pour ma maman... juste pour voir si tu lis jusqu'au bout... Bisous

Place aux traditionnelles réponses aux personnes sans compte :

Majea : Je vois que Bella t'a bien agacé aussi... t'es pas la seule... lol Comme tu dis, si Ed était resté, ça aurait été trop facile... donc il est parti comme te le prouvera ce chapitre.

Anne-Laure : Merci beaucoup. Tu as quelques idées, mais ce ne sont pas les bonnes... sorry !

PatieSnow : Eh ça faisait longtemps... ça fait plaisir de te retrouver. Oui c'est triste, mais j'ai encore des choses en réserve, fais moi confiance.

Twilight0507 : Oui, elle est arrivée trop tard... que va-t-elle faire maintenant ?

Chou : Ah la review du bonheur... lol Eh oui, tu as tout dit, chapitre triste et dur (rassure toi c'était pareil à l'écriture !) Tu m'as fait marrer pour le cap, car y'en avait pas dans ce chap... lol Je vois que tu as du mal à te remettre du fait que Bella donne son cheval à Ed... lol C'est cool pour le nouveau cheval dont tu vas t'occuper... tu vas bien t'amuser.

Camille : Merci beaucoup pour ton enthousiasme. Par contre, je poste tous les mardis (sauf cas particulier), donc inutile de regarder chaque jour. lol

Ocenanny et Titine : Merci.

Je vous laisse en compagnie de nos deux sœurs et on se retrouve après le chapitre. Euh... ce chapitre n'est pas non plus ultra gai... mais ça reviendra !

Charlotte


Chapitre 21 : Douloureuse réalité

POV Alice

Le tournage était terminé depuis quelques jours. Le départ de nos trois visiteurs avait été un déchirement. J'étais triste que cette période de notre vie soit terminée. J'avais rencontré une nouvelle amie en Tanya, je regrettais que ma sœur soit si entêtée vis à vis d'Edward, mais par dessus tout, la présence de Jasper me manquait. Cet éloignement bien que provisoire était intolérable. Il faudrait rapidement trouver une solution pour être ensemble, sans quoi je ne donnais pas cher de ma peau.

Pour le moment, il était prévu que nous fassions à tour de rôle le déplacement tous les week end. Sauf que pour bien commencer cette nouvelle organisation, ce week end, il avait des obligations vis à vis du journal et ne serait donc pas disponible pour moi. Il m'avait de ce fait conseillé d'attendre une semaine supplémentaire pour nous retrouver. Je ne reverrai donc mon homme quand dans 10 jours et cela me semblait insurmontable.

Ceci étant, j'avais tout le temps de réfléchir à « LA » bonne solution qui satisferait tout le monde. Car je n'avais nullement l'intention d'abandonner ma sœur, surtout qu'elle avait bien besoin de moi après le départ d'Edward. Mais je voulais un équilibre pour Jasper et moi qui ne nous obligerait pas à passer plus de temps dans les aéroports qu'ensemble. Cependant, je ne pouvais lui demander de quitter New York, ses racines étaient là-bas, ses amis et Edward aussi. Pour lui également, je souhaitais faire mon maximum, pour que, malgré les difficultés entre ma sœur et lui, leur amitié ne souffre pas. Tous ces facteurs étaient difficilement compatibles, mais foi d'Alice Swan, je trouverai comment faire et en attendant, je me morfondrai car mon Jasper me manquerait.

Je repensais au départ de Jasper, Tanya et Edward. Malgré que j'y réfléchisse sans cesse, je n'arrivais pas à comprendre pourquoi ma sœur avait eu cette réaction. Elle qui ne fuyait jamais face à rien, s'était défilée, ne pouvant accepter le départ d'Edward. Je savais qu'elle avait des sentiments pour lui, mais de là à fuir, je pensais que ça cachait autre chose. Je devais en parler avec elle, car tout n'était pas clair et dans ma douleur, je n'avais pas pris le temps d'avoir une conversation avec elle. Cependant maintenant elle s'imposait, elle devait avoir lieu tout de suite.

Nous étions en fin d'après midi et je savais exactement où la trouver. Tous les jours depuis que le ranch s'était vidé, elle procédait de la même façon. Je m'approchais du parc et la trouvais effectivement là où je l'attendais.

Elle était assise, immobile contre le tronc du Magnolia au milieu de ses chevaux. J'ignorais ce qu'elle faisait, restant ainsi chaque soir pendant un long moment. Eclipse dormait sur ses genoux et le troupeau gravitait autour de ma sœur, discrètement, comme si les chevaux ne voulaient pas la déranger. Jusqu'à maintenant, je n'avais pas été plus inquiétée que ça par son attitude, trop préoccupée par ma recherche de solution. Mais à y réfléchir, sa posture était plus qu'alarmante.

Je m'approchais d'elle doucement et je m'aperçus que du coin de ses yeux clos, des larmes roulaient sur ses joues. Son visage était dur et fermé, aucune trace de sourire sur sa peau blafarde. Ses yeux cernés s'ouvrirent lorsqu'elle m'entendit et aussitôt, elle essuya ses larmes. Ses prunelles me fixèrent durement, comme si je n'aurais pas du la surprendre dans cet état. Ses iris vides me firent mal, je n'avais pas vu la détresse de ma sœur, même si je la savais mal, je ne m'étais pas assez intéressée à elle et je m'en voulais.

- Qu'est-ce que tu fiches ici ? Me demanda-t-elle sèchement.

- Je... je voulais te parler, mais je doute que ce soit le bon moment. Grimaçais-je peinée.

- Ne me regarde pas ainsi, j'ai l'impression d'être une bête de foire. Et si tu n'as rien à me dire, tu peux faire demi-tour et retourner de là où tu viens ! Cracha-t-elle amère.

Je la fixais un instant, sentant les larmes me monter aux yeux, je ne supportais pas qu'elle me parle ainsi. Elle souffrait, j'en étais consciente, mais moi aussi. Toute sa bonne humeur et les efforts qu'elle avait fournis ces 3 derniers mois, s'étaient envolés avec le départ d'Edward. Et je détestais ça.

- Ne me parle pas comme ça. Sanglotais-je. Tu n'es pas la seule à souffrir ! Lançais-je avant de la laisser seule.

- Alice attends ! Cria-t-elle.

Je me stoppais nette, mais restais dos à elle.

- Tu souffres et j'en suis désolée, mais ce n'est que provisoire pour toi. Me dit-elle la voix tremblotante.

Je me retournais, choquée par sa remarque.

- A quoi joues-tu ? A celle qui a le plus mal ? Ce n'est pas un concours Bella. Hurlais-je agacée par son attitude.

- Ce n'est pas ça mais...

- Je ne veux rien entendre de plus. Tu pleures sur ton sort, oui j'ai de la peine pour toi, mais tu n'es pas seule ici. Je suis là et j'ai l'impression de côtoyer un fantôme depuis quelques jours. De plus, tu ne peux t'en prendre qu'à toi si tu es malheureuse.

- Quoi ? Qu'est-ce que tu veux dire ? S'énerva-t-elle en se levant énergiquement du sol.

- Tu m'as très bien comprise. Tu as été trop têtue pour accepter que l'homme qui te fait vibrer et qui t'aime aussi, prenne le temps de changer toute sa vie pour toi. Edward...

- Ne prononce pas son nom !

- Et pourtant, il faudra bien qu'on en parle, que tu extériorises tout ça. T'es-tu seulement demandée comment tu aurais réagit s'il t'avait demandé de quitter le Texas et ta vie ici en un claquement de doigts. Ce pour quoi tu t'es battue depuis presque 10 ans ! Aurais-tu claqué la porte pour le rejoindre à la seconde, alors que votre relation débutait ?

- Ce n'est pas la même chose !

- Bien sûr que si ! Le problème n'est pas Jessica et tu le sais très bien. Il s'est excusé à plusieurs reprises, il a fait des efforts ici, il a accepté de te laisser alors qu'il t'aime, il aurait accepté bien plus si tu lui avais laissé du temps. Je n'admets pas son comportement, et je ne rejette pas toute la faute sur toi, mais bon sang Bella, ta fierté ne valait-elle pas d'être mise de côté pour garder l'homme que tu aimes ?

Elle éclata en sanglots face à ma dernière remarque. Je savais que j'étais dure avec elle, mais j'étais sa sœur et la seule personne qu'elle écouterait et qui pouvait lui dire cela. Je ne voulais pas la voir dépérir à cause de cette histoire, donc la seule chose à faire était de la mettre au pied du mur. Elle fonctionnait ainsi.

- Je t'aime Bella et si je te dis tout ça, c'est simplement car j'ai horreur de te voir ainsi. Ce n'est pas toi, je veux revoir ton sourire et ta joie de vivre. Et pour ça, il va falloir que nous discutions. C'est pour cela que j'étais venue te voir, pour comprendre pourquoi tu as fui ainsi lorsqu'Edward est parti.

- Je ne peux pas en parler. Je... je m'en veux, j'ai tout gâché et je le sais. Pleura-t-elle.

- Calme toi, je suis là, ça va aller. Dis-je en la prenant dans mes bras. Parle-moi, c'est tout ce que je te demande.

- Je... j'avais peur. Dit-elle la voix étranglée par la peine.

- Mais peur de quoi ? Répondis-je en tentant de calmer mes larmes.

Je détestais quand nous avions ce genre d'affrontement, malheureusement, nous ne savions agir autrement lorsque quelque chose nous pesait. L'une comme l'autre, nous n'étions pas des tempéraments calmes, mais plutôt volcaniques. Nos parents étaient ainsi aussi et les conversations calmes et posées n'étaient pas pour nous. Nous devions taper du poing sur la table, hurler, se cracher nos vérités, pour finir par se tomber dans les bras, s'excuser et rire de notre stupidité.

- Peur de flancher et retomber dans ses bras. M'avoua-t-elle dans un murmure.

- Te rends-tu compte que ça aurait pu être une bonne chose ? Souris-je.

- Je le sais... je suis revenue... mais trop tard. Il était déjà parti.

- Mais... rien n'est perdu pour autant. Tu peux aller le voir à New York, voir s'il accepterait que vous vous remettiez ensemble.

- Je sais pas. Comme tu l'as dit, il ne quittera pas la grosse pomme et moi je ne partirai pas d'ici. Affaire réglée.

- Non non non... pas affaire réglée du tout. Je suis certaine que vous pourriez trouver une solution, tout comme Jasper et moi. Crois en vous !

- Je ne veux plus y croire Al, c'est terminé, je dois tourner la page. Je lui ai fait trop de mal, je ne peux pas revenir la bouche en cœur et lui dire « on oublie tout. »

- Tu es une telle bourrique ! Souris-je.

La tempête était passée, elle avait osé me dire vraiment les choses et même si pour l'instant elle restait sur ses positions, je la connaissais suffisamment pour savoir qu'elle réfléchirait à tout ça et qu'elle saurait peser le pour et le contre.

- Je t'aime Alice, tu le sais hein. Me dit-elle en m'embrassant la joue. Et je... je suis désolée pour tout à l'heure. Je sais que tu souffres aussi et mon attitude a été ridicule, pardonne moi.

- C'est oublié, mais à l'avenir, ne minimise plus ma peine. Même si je reverrai bientôt Jasper. Compris ?

- Compris ! Dit-elle en me serrant la main.

- Si on dînait et qu'après on aille se faire un petit tour à cheval pour nous détendre ? Qu'en dis-tu ?

- J'en dis que c'est une excellente idée !

C'est ainsi que deux heures après notre altercation, nous étions en plein fou rire, sur le dos de nos juments. Nous venions de partir du ranch pour une petite balade à la tombée de la nuit. La lumière était encore claire pour cette soirée d'été, l'air très doux, le ciel dégagé et la pleine lune qui s'installait, nous promettait une nuit étoilée et éclairée.

A peine parties, que déjà la pression retombait. Nous étions toutes les quatre et ça, ça n'avait aucun prix. Rien ne nous apaisait autant et ces moments privilégiés en tête à tête était vraiment appréciables. Tout ce que nous nous étions dit tout à l'heure, nous blessant sur l'instant étaient oubliées, pour la simple et bonne raison, que l'amour que nous avions l'une pour l'autre était plus fort. Nous avions trop besoin l'une de l'autre pour rester fâchées plus d'une journée.

Nous nous remémorâmes notre enfance, lorsque nos parents nous laissaient en colonie tous les étés. Bien entendu, nous choisissions la même discipline, qui était évidemment l'équitation. Mais bien vite, nous nous étions lassées des méthodes classiques enseignées, nous recherchions un contact plus naturel pour aborder nos animaux favoris.

Bella avait toujours eu ce don avec les chevaux, sans jamais qu'on lui enseigne une autre façon de les approcher. Elle agissait de façon naturelle et procédait instinctivement comme il le fallait. Elle les écoutait tout simplement et ils le lui rendaient bien.

- Tu te souviens de notre première colo dans le Montana ? Me demanda Bella souriante.

- Oh oui... quel été nous avions passé. J'avais quoi... 13 ans et toi 15 ?

- Quelque chose comme ça oui. Tu te rappelles de cette pimbêche égocentrique, qui se croyait meilleure que tout le monde ?

- Pour m'en souvenir, je m'en souviens ! Elle m'a fait vivre un enfer les trois premiers jours. Ah si je la croisais maintenant, je te jure que cette Maria ne me déstabiliserait pas comme à cette époque. Et je m'en sortirai sans ton aide cette fois. Dis-je hilare en repensant à cette époque.

- Comment s'est finie cette histoire déjà ? Rigola ma sœur.

- Si je ne me trompe pas, tu l'as coincée dans un coin et tu l'as menacé de dire à tout le monde qu'elle n'avait jamais embrassé un garçon. Et que si elle m'approchait encore une fois, elle pourrait faire appel à un bon chirurgien plastique pour lui refaire le portrait.

- Oh mon Dieu c'est vrai ! Quelle dure à cuire j'étais. Je suis sûre qu'aujourd'hui elle est de la trempe de Jess...

Elle s'arrêta avant de terminer sa phrase. Son visage s'était durcit en une fraction de seconde, uniquement à cause du prénom qu'elle avait failli prononcer. Ses yeux si joyeux l'instant d'avant, pétillaient maintenant de tristesse.

- Et si on se faisait une petite course ? Lui lançais-je pour qu'elle chasse ses idées noires.

Je vis son regard s'allumer à nouveau, une pointe de défi l'animant.

- D'accord petite sœur, mais je te préviens, donne tout ce que tu as compris ?

- Fais-moi confiance ! Souris-je narquoisement.

A l'image des jockeys, nous nous mettions en position. Réajustant faussement nos rênes, nous mettant en équilibre dans nos étriers, et prêtes à combattre n'importe quel champion de course, tant l'envie nous habitait. Nous nous alignâmes côte à côte, au petit trot, mettant les juments dans l'ambiance, déjà prêtes à se mesurer l'une l'autre. Notre énergie les avait également gagnées et elles piétinaient pour prendre l'allure supérieure. A l'image d'un commentateur de course hippique, Bella lança les présentations.

- Les cavaliers sont sur la ligne de départ, tous les autres concurrents ont déclaré forfait en apprenant les deux championnes qui se trouvent sur la ligne de départ. Quadance montée par Alice Swan, jockey de renom, triple vainqueur du retournage de crêpes pour la chandeleur et Bella Swan, qui a finie 3 fois victorieuse dans le lançage de crottin à la fourche, chevauchant Naïade. Les concurrentes sont prêtes, les juments piétinent d'impatience et...

- Bon on est prêtes, tu le donnes ce départ ! Pouffais-je.

- Oui oui ça vient... 3, 2, 1, gooooooooooooooo !

Nous bondîmes tels deux boulets de canon, ne laissant pas l'avantage à l'autre. Les juments allongeaient leurs foulées au maximum, prises dans l'euphorie de la course. Oreilles pointées vers l'avant, elles étaient à cet instant, dignes de n'importe quel cheval de race. Je voyais Bella parler à Naïade, pour la motiver sans doute, tout comme je le faisais avec Quadance. Nous galopions à une vitesse folle, ne voulant pas ralentir pour perdre cette course qui ne comportait pourtant aucun enjeu, si ce n'est celui d'évacuer la peine accumulée depuis quelques jours. Soudain, alors que je pensais que la ligne d'arrivée fictive s'approchait, je vis Naïade remettre des gaz, se propulsant en avant comme si sa vie en dépendait. Mais ma fidèle jument n'avait pas l'intention de se laisser distancer de la sorte. Aussi, un simple claquement de langue et elle repartait, frôlant Naïade à son passage et nous les doublions en pleine vitesse.

- Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiii, on a gagné ! Criais-je en caressant l'encolure de ma partenaire, qui avait donné tout ce que ses tripes lui permettaient.

- Très belle victoire mesdemoiselles. Nous salua ma sœur, non sans féliciter discrètement sa jument.

- Eh oui, tu le sais, Quadance te tient toujours tête sur la distance ! Souris-je.

- En tout cas, ça fait un bien fou. Merci Alice. Me souffla Bella avec douceur.

- Inutile de me remercier, je me suis éclatée aussi.

- Je sais, mais merci d'être là, de m'aider à relever la tête, encore une fois.

- Quelle sœur ne ferait pas ça ? Tu m'as sauvé aussi, on est là pour ça tu ne crois pas ?

- Tu as raison, mais j'avais besoin de te le dire.

- Et c'est un bonheur à entendre.

Sur ces gentilles paroles, nous trottâmes un moment, le temps que les rythmes cardiaques de nos montures retrouvent une cadence régulière, puis nous finîmes la balade tranquillement. Une fois au ranch, nous rentrâmes les juments au parc et nous nous installâmes sur la balancelle de l'hôtel.

La nuit était agréable, comme je l'avais pensée, des températures douces et des étoiles illuminaient le ciel.

- Comment ça va se passer avec Jasper maintenant ? Me demanda Bella.

- On va se voir les week end, le temps de trouver une solution qui conviendra à tout le monde.

- Tu... tu vas partir ? M'interrogea-t-elle inquiète.

- Jamais de la vie ! Tu es bonne pour me supporter le restant de tes jours ! Comme si je pourrai un jour quitter cet endroit, laisser mes souvenirs, papa et maman ici et toi. Non, c'est ici chez moi et je sais que Jazz serait prêt à me rejoindre.

- C'est une super nouvelle ça, pourquoi ne le fait-il pas ?

- Parce que je ne veux pas qu'il quitte tout ce qu'il connaît pour moi. Il a sa vie à New York, ses amis, sa famille et ses repères. Il viendra probablement un jour, mais il est trop tôt pour l'instant. En attendant, un week end sur deux il fera le déplacement et le reste du temps, ce sera moi.

- Tu m'impressionnes parfois. Toi qui est si survoltée et empressée, tu sais te montrer patiente et ouverte pour le bien être de Jasper. Tu lui laisses du temps pour se préparer à une future vie ici et tu as raison. Reprit ma sœur, sa voix se faisant murmure sur la fin de sa phrase.

- Tu veux que je te fasse une confession ?

- Euh... oui...

- Toi et Edward, je sais que ce n'est pas terminé.

- Alice, s'il te plaît...

- Non, je ne dis pas ça pour me disputer avec toi, ou pour remuer le couteau dans la plaie. Simplement j'ai comme un pressentiment, c'est comme si je savais que vous allez vous retrouver. J'ignore pourquoi cette impression est si puissante, mais elle est là, bien présente.

- Merci Alice de vouloir y croire, je pense que tu as plus foi que moi d'ailleurs. Mais évitons le sujet pour l'instant, je ne suis pas prête pour tout ça.

- Aucun problème, le jour où tu auras besoin, je serai là.

- Je sais. Merci.

Après un petit câlin au rythme du balancement de la balancelle, nous partîmes nous coucher. Demain serait un autre jour, même s'il ressemblerait fortement à celui-ci, car nos peines ne nous auraient pas quittées. La seule différence, serait qu'il me resterait une journée en moins à passer sans mon homme.

POV Bella

Je me levais le lendemain aussi fatiguée que si je n'avais pas dormi. Il faut dire que Morphée n'avait pas voulu de moi bien longtemps. Je m'assis au bord de mon lit, repensant à ce que ma sœur m'avait dit. Je savais qu'elle avait raison sur le fait que je n'aurais pas du laisser partir Edward et qu'il aurait été préférable que je lui laisse du temps pour mettre de l'ordre dans sa vie. Mais lorsque je repensais à ce qui nous avait séparés, je ne pouvais me résoudre à envisager un avenir commun. Je lui avais certes pardonné, mais je ne me sentais pas capable d'aller le supplier de me reprendre.

Foutue fierté mal placée !


Alors... ce petit POV Alice vous a-t-il plu ? Y voyez-vous plus clair sur leur relation à Jasper et elle... Et qui a voulu étriper Bella ?

Je voulais vous parler d'un OS que j'ai écrit pour Potine, si ça vous intéresse, il est sur mon profil et s'intitule « Le Rêve de Ma Vie ». Rien à voir avec Twlight, mais les chevaux sont encore de la partie.

Bisous à la semaine prochaine.

Cha