Bonjour mes petits loups,
Un nouveau chapitre pour vous. J'espère que vous allez l'apprécier autant que j'ai apprécié l'écrire.
En effet, la campagne électoral s'annonce électrique. C'est bien normal ! Dans le chapitre précédent, le slogan a rappelé une certaine élection française... ce n'était pas volontaire. J'ai alors changé le slogan pour plus de neutralité. je ne vais pas me lancer dans une carrière politique.
D'accord, d'accord, je vous laisse lire le chapitre.
Chapitre XXI : La course à la mairie (2)
Toute l'équipe avait tenu parole. Aucun n'avait révélé que Regina avait peut être une carte en main. La moindre fuite aurait pu être fatale si l'information été erronée. La campagne et le résultat auraient été pliés. Cela faisait maintenant deux jours que Regina avait soulevé l'idée mais rien n'avait été confirmé. Plus le temps passé, plus Emma pensait que, finalement, tout cela n'était pas réel. Regina avait pu bluffer pour intimider James King. Toutefois, l'équipe de King déployait les grands moyens. Elle prônait la non compétence de Regina Mills. Celle-ci n'ayant jamais dirigé une ville ou quelque chose d'autre. N'étant qu'une conseillère juridique et une enseignante. Il pointait du doigt sa situation familiale : récemment divorcée. Bien sûr cette situation pouvait être mal vu dans les familles les plus conservatrices. Mais Storybrooke était une ville plus moderne qu'elle n'en avait l'air.
Par ailleurs, elle était enceinte. Sa situation était incompatible avec la fonction qu'elle prétendait vouloir détenir. Les prises de paroles n'allaient que d'incrimination en incrimination, discréditant Regina. Emma, tout comme Kathryn étaient inquiètes de l'impact que tout cela pouvait avoir sur Regina. Elles avaient peur qu'il puisse lui arriver quelque chose. Mais Regina Mills tenait bon, encore et encore, ne répondant pas à ces détracteurs. Le seul terrain qui l'intéressé était celui du projet politique que le candidat entendait mettre en œuvre. Finalement celui-ci s'avérait bien mince une fois que l'on enlevait de son discours les allégations personnelles envers Regina Mills. Sa campagne ne portait que sur une chasse à l'homme, ou plus précisément sur une chasse à la femme.
Néanmoins, un matin, un homme d'une trentaine d'année passa la porte du quartier général de Regina. Grand, cheveux chatains, aux yeux bleus, personne ne le connaissait. Il n'était pas de Storybrooke. Pourtant, il allait être l'annonciateur d'un bouleversement majeur. Kathryn s'avança pour aller à la rencontre de l'inconnu.
- Bonjour, puis-je vous aider ?
- Bonjour, je cherche Regina Mills. Elle est ici ?
- Vous connaissez Regina ? Je ne vous ai jamais vu dans le coin.
- Je suis un de ses amis. Je vis à New York.
Avant même que Kathryn n'ai pu répondre, la cloche de la porte d'entrée se fit entendre. Les deux se retournèrent. Emma fit irruption dans les locaux, avec une assurance et une dynamique bien à elle. Visiblement, elle était réveillée depuis une éternité. Les traits de son visage étaient bien réveillé. Elle les rejoignit rapidement. Elle salua Kathryn et se tourna vers l'inconnu.
- Bonjour Robin ! Quel plaisir de vous revoir. Que faites-vous ici ?
- Tu le connais ? Dit Kathryn, avant même que Robin n'ait eu le temps de répondre.
- Bien sûr que je le connais. Je te présente Robin de Locksley. Il travaille au cabinet Justice Affairs de New York. C'est un ami de Regina.
- Je suis enchantée de faire votre connaissance. Je suis Kathryn Midas. Une amie d'enfance de Regina. Et en ce moment, une bénévole de sa campagne électorale.
- Enchanté ! Maintenant que les présentations sont faites, Emma, tu vas peut être pouvoir me dire si Regina est ici ? Emma se tourna vers Kathryn, avec un regard interrogateur. En guise de réponse, elle lui fit un signe positif de la tête.
- Elle est ici... Elle doit être dans son bureau en train de peaufiner son discours de demain soir. Elle a un nouveau meeting. Kathryn va t'accompagner, je dois aller chercher des affaires dans la voiture.
- Le collage s'est bien passé ? Demanda Kathryn.
- Oui. Des affiches des King ont du être collées dans la nuit. Enfin, ça c'était avant.
- Emma, tu peux coller nos affiches à côté, tu sais. Tu n'es pas obligé, systématiquement, de recoller sur leurs affiches.
- Je sais, mais j'aime bien faire ça. Je ne supporte pas de voir sa face sur les murs. Il mérite largement ça.
- Je te reconnais là, Emma. Dit Robin en souriant, pendant que Kathryn secoué la tête, tout en souriant.
- Je vous accompagne vers Regina ?
- Je vous suis.
Emma reprit le chemin de l'extérieur, pendant que les deux autres se dirigèrent vers le bureau de Regina. Après avoir frappé et entendu la voix de Regina, ils entrèrent. Et comme avait dit Emma, elle était installée derrière son bureau, en train de reprendre son discours. En voyant Robin, elle se leva instantanément.
- Robin. Comment vas-tu ? Je suis contente de te voir. Elle vint l'embrasser et Robin l'a pris dans ses bras, comme à leur habitude.
- Robin est un ami New Yorkais. Nous nous sommes rencontrés pendant nos études à l'université. Je travaille encore avec lui, parfois, au cabinet. Expliqua Regina en direction de Kathryn.
- C'est un bon résumé ! Répondit Robin en rigolant. Je vois qu'il y en a un qui a encore profité. Ajouta t-il en regardant le ventre de Regina.
- Ne m'en parles pas. Il va bien falloir qu'il arrête de grandir, sinon il n'aura plus de place. Robin et Kathryn se mirent à rire, devant une Regina mi-boudeuse.
- Courage Maman ! Répondit Robin.
- Je vais vous laisser, j'ai encore des choses à planifier pour demain soir. Dit Kathryn en retirant de la pièce. Regina acquiesça.
- Kathryn ? Celle-ci s'arrêta. Emma est-elle revenue ?
- Oui, elle est revenue. Elle était ressortie pour aller décharger quelque chose mais je pense qu'elle est revenue maintenant.
- D'accord, merci ! Tu lui diras de venir me voir. Regina lui fit un petit signe de la main avant qu'elle ne sorte. Le silence tomba dans le bureau. Regina regardait Robin avec des yeux interrogateurs.
- Bon Regina, j'ai des informations qui devrait t'intéresser, dit-il en agitant dans les airs une pochette.
- Tu as réellement trouvé quelque chose.
- Comme je te l'avais dit ! Tiens, regardes par toi même.
Regina prit la pochette, se réinstalla derrière son bureau. Robin s'installa dans le fauteuil en face. Elle prit quelques minutes pour découvrir le dossier, ne laissant rien au hasard.
- Le dossier est en béton ? Demanda Regina.
- Il l'est Regina. Tu peux le faire tomber avec ça.
- C'est bien plus que ce que j'imaginais. Les habitants n'ont pas supporté l'affaire de King père, celles-ci ne passeront jamais.
Emma arriva dans le bureau peu de temps après. Elle vit aussitôt que quelque chose se tramer dans ce bureau. Mais elle n'aurait pas su dire quoi. Elle les regarda à tour de rôle.
- Qu'est-ce que vous mijotez tout les deux, leur demanda t-elle.
- Emma, fermes la porte s'il te plaît. Lui répondit Regina. Elle obéit tout de suite, comprenant qu'il y avait une importance majeure dans le comportement des deux autres.
- J'ai trouvé de quoi faire tomber James King, dit Robin avec enthousiasme.
- Non, c'est vrai ? Du lourd ?
- Le dossier est croustillant. Nous avons bien plus que nous aurions pu l'espérer.
- Il faut que le public soit au courant rapidement dans ce cas. Il veut la guerre depuis des jours, il va l'avoir. Ça c'est l'effet boomerang. A force de déverser des ignominies, on en récolte les fruits. Ça tombe bien la production est mûre, nous allons pouvoir récolter.
- Doucement Emma... répondit Regina pour la forme. Mais elle ajouta aussitôt : même si je reconnais que l'image est assez juste. Le mieux serait en effet que les habitants en soient informés aujourd'hui. Nous avons un meeting demain soir.
- Bien vu, comme ça, tu peux utiliser l'information dès demain soir.
- Tu as tout compris Emma.
- Mais comment on va faire ? Il vaudrait mieux que l'information ne vienne pas de nous.
- Je peux envoyer les informations à la presse de la ville, anonymement. Je le ferai d'un cybercafé, pour que personne ne puisse remonter à moi, ni à toi. Proposa Robin. Ils traiteront l'information immédiatement, et avec les réseaux sociaux, ça va se diffuser en un rien de temps.
- Faisons comme cela. Robin, tu t'en occupes. Emma et moi, allons modifier mon allocution de demain soir pour intégrer l'information.
Les rôles étaient distribués. Chacun savait ce qu'il avait à faire. Ainsi, il n'était pas midi lorsque la presse locale, quel soit papier, numérique, et radiophonique informa la population de Storybrooke par un titre choc : « James King au cœur de trois affaires de corruption ». La source n'avait pas été révélée, par sécurité. Mais Regina et Emma savaient très bien que la source, en l'occurrence, n'avait pas donné son nom, afin d'éviter tout rapprochement avec Regina. A midi, le diner de Granny était animé. Chacun commenté l'information tel qu'il l'avait entendu. Et chacun y allait de son analyse. L'équipe de Regina ouvrait grand les oreilles et essayait de retenir les propos de chacun. Il était clair que les habitants ne cautionnaient plus les agissements scrupuleux des King. L'équipe de Regina s'était abstenue de tout commentaire, ordre de Regina. L'annonce viendrait de la candidate elle même, le lendemain soir, lors du meeting. Le but était d'éviter les phrases maladroites qui pourraient être mal interprétées et donc préjudiciables.
L'interessé, James King, n'avait pas daigné répondre à ces accusations. D'ailleurs personne ne semblait l'avoir vu. Comme s'il craignait le regard de la population. Dès le milieu d'après-midi, les choses se compliquèrent davantage pour King lorsque le parquet se saisit des informations et décida d'ouvrir une enquête. Le même qui avait ouvert l'affaire de corruption dans laquelle King père trempait. Le procureur avait indiqué que les affaires seraient traitées avec sérieux et profondeur. Robin n'avait pas menti en disant que l'affaire était en béton. Emma et Regina décidèrent que le sujet serait abordé au milieu du discours du lendemain. Les questions-réponses ne devraient porter que sur les sujets liés à la ville elle-même, pas plus.
Ainsi, la soirée du lendemain fut vite arrivée. Le meeting était organisé comme le premier : allocution du candidat, questions-réponses avec les habitants et pour finir un buffet offert à tous les présents. La salle fut aussi remplie que la fois précédente. De nouveaux habitants semblaient prendre part au meeting. Peut être l'effet révélation. En tout les cas, ce fut encore une belle réunion. Regina avait été applaudie fortement lorsqu'elle avait entamé le passage commentateur de son discours : « de quel maire a besoin Storybrooke ? D'un maire mouillé dans des affaires de corruption financière, de trafic d'armes, dénué de tout intérêt collectif et habité par ses intérêts personnels? Ou a t'elle besoin d'un maire à l'écoute de sa population, qui relance les projets? La culpabilité de monsieur King semble ne faire aucun doute, je rêve de bien mieux pour cette ville. Il est grand temps que Storybrooke retrouve un dirigeant honnête et droit. » A sa grande surprise, les habitants ne posèrent pas de questions sur les révélations de la presse. Ils se concentrèrent sur les projets que Regina Mills avait pour la ville. Éducation, santé, culture, tout y passé. Des propositions étaient faites par les habitants eux mêmes, pour certains domaines. Par exemple, ils proposèrent de relancer les activités autour du bois. La ville étant encerclée par la forêt. De même, certains proposaient de développer des activités nautiques. Il y avait l'océan, certes, mais aussi des lacs dans les terres qui pouvaient être exploitées. Idéal pour l'été, en cas de fortes chaleurs pour venir se rafraîchir. Les meetings de Regina se transformaient en un véritable collège de propositions, de projets à déployer pour redynamiser la ville. C'était comme cela que Regina entendait gérer sa ville, en favorisant la démocratie, en laissant libre cours à la discussion.
Les journées suivantes étaient tout aussi mouvementées. James King était clairement en mauvaise posture. Le parquet avait suffisamment d'éléments pour faire suite à l'enquête. Dès lors, il y aurait un procès King. Pour autant, il continuait sa campagne, ne voyant pas ce qui était gênant au bout du compte. Cette affaire ne devait pas pouvoir l'empêcher de gouverner une petite bourgade du Maine. Il continuait ses meetings mais il se faisait siffler et tout tournait autour de ses affaires et non de son projet pour la ville. Enfin c'est ce qui se rapportait dans les rues, dans les cafés. L'équipe de Regina avait joué d'une main de maître. Les attaques à l'encontre de la personnalité de Regina se faisait moins entendre. L'autre équipe avait bien mieux à faire en essayant de défendre son candidat. Toutes les excuses y passaient. Plus rien n'était maîtrisé, la communication partait dans toutes les sens.
- Le débat entre les deux candidats est maintenu ? Demanda Emma lors de la réunion de l'équipe de campagne.
- Il est toujours d'actualité. Nous devons débattre dans 3 jours. Monsieur King n'a pas annulé. Je pense qu'il va déverser tout ce qu'il va pouvoir déverser. Il n'a plus tellement d'occasion de le faire. Il va falloir que je sois extrêmement bien préparée.
- Le mieux serait encore que tu ne t'énerves pas. Que tu restes calme. Il vaut peut être mieux ne pas l'attaquer d'ailleurs. Contentes toi d'exposer ton projet. Lui dit Kathryn. Mais tu seras prête, je ne me fais aucun soucis.
- Bien sûr, et nous allons te faire faire des entraînements. Tu vas être confrontée à des situations de toute sorte. Lui dit Emma, essayant de la convaincre que tout se passerait bien. J'ai même demandé à Robin de se joindre à nous. Il a déjà été confronté à des individus comme James King.
- C'est gentil à lui de nous prêter main forte. Il est de bon conseil. Répondit Regina en souriant. Bon, je vais vous laisser, je dois retourner travailler.
Alors qu'elle avait rejoint son bureau, Kathryn se retourna vers Emma, avec un sourire malicieux sur le visage.
- Dis moi Emma, Regina et Robin sont proches ?
- Ils sont amis. Pourquoi ?
- Parce que je trouve que Regina est particulièrement fuyante lorsque que j'aborde le sujet Robin, avec elle. A chaque fois, elle change de conversation ou alors se retire prétextant le travail ou le repos.
- Je n'ai pas fais très attention à cela. Qu'est-ce que tu veux insinuer au juste ?
- Je ne veux rien insinuer du tout. Je constate, c'est tout. Pour tout te dire, tu ne la connaissais pas à cette époque, mais avant qu'elle soit en couple avec Daniel, elle avait une attitude similaire. Et Regina est extrêmement secrète. C'est presque impossible de savoir ce qu'elle ressent vraiment.
- Vraiment ? Tu crois qu'elle a un faible pour Robin ?
- Je ne sais pas.
- Mais Robin est marié voyons. Il a un petit garçon d'un an.
- Et alors ? Cela n'empêche pas Regina de ressentir quelque chose pour lui.
- C'est ridicule. Je ne pense pas que Regina ait ce genre de sentiment pour Robin. Ils sont amis depuis plusieurs années et ils ont une relation soudée.
- Comme la vôtre, je dirai.
- Comment ça ?
- Regina tient à toi ! Elle est attachée à toi. C'est la première fois que je vois Regina s'attacher aussi vite à quelqu'un. Tu es sa cousine et elle a confiance en toi. Je vais te demander une chose : protèges la. Elle a beaucoup souffert. Emma ne répondit pas, presque estomaquée par les paroles de Kathryn. Est-ce que tu veux bien la protéger pour moi, quand je suis loin ? Emma ?
- Oui, je la protégerai.
- Bien ! Parce que je suis convaincue que Regina te protégera quoiqu'il arrive. Saches une chose, lorsque l'on touche à quelqu'un dont Regina est proche, elle devient une vraie lionne et n'hésite pas à attaquer et à mordre.
- Tu sembles bien la connaître !
- Quand son père a été attaqué par George King, alors qu'il était maire, Regina a été un peu violentée à l'école. J'ai jamais vu une personne aussi courageuse et forte qu'elle. Elle était jeune mais elle a toujours défendu les siens.
- Regina a été envoyée en pension par sa mère. C'était à cette époque ?
- Oui, c'était à peu près à la même époque. Regina lui en a toujours voulu. Je pense que Cora a fait cela pour protéger sa fille. Mais elle n'a jamais su y mettre les formes. Elle a toujours été dure avec sa fille. Ta tante n'est pas méchante. Elle est très particulière c'est vrai, pas vraiment tendre mais je suis sûre qu'elle aime Regina.
- Je comprends mieux maintenant.
- Bien sûr, je ne t'ai rien dit. Regina me tuerait pour t'avoir révéler tout ça.
- Comptes sur moi pour ne rien dire.
Les jours qui suivirent furent très longs et mouvementés. Ils étaient entièrement réservés à la préparation du débat entre les deux candidats. Regina était certainement un peu stressée, mais ne laissait rien paraître. Chaque jour, elle devait faire face à au moins trois confrontations avec Emma, Kathryn ou Robin. Finalement, d'un commun accord, Emma et Kathryn avaient décidé que Robin devait être le seul à lui faire les confrontations. Bien plus expérimenté, il n'hésitait pas à la poussée dans ses retranchements et à tester sa résistance nerveuse. Aussi bien sur les sujets épineux, les moins avouables. Robin avait étudié méticuleusement James King, dans sa manière d'être, dans ses paroles, dans ses formules, dans ses gestes. Devant Regina, Robin se mettait dans le rôle de James. On pouvait presque s'y méprendre un instant et réellement croire que nous avions James King en face de nous. Et Regina résistait de mieux en mieux. Elle restait de marbre face aux accusations, aux intimidations. Elle était prête. Le match s'annonçait intéressant.
La journée du débat était enfin arrivée. L'équipe essayait d'être détendue au maximum, afin que Regina soit dans un environnement le plus calme possible. Chacun lui donnait confiance, même s'il était certain que Regina ne manquait pas de confiance en elle. Ou alors elle le cachait extrêmement bien. Le quartier général se transformait en starting block juste avant un match important. Le débat devait avoir lieu à 19h pour permettre aux habitants de pouvoir y assister s'il le voulait. Souhait qui avait été exprimé par Regina. A 15h, Regina avait décidé de rejoindre la maison de famille pour se reposer un peu avant le débat. Volonté que l'équipe n'avait pas contesté. En effet, la plupart du temps, c'était Emma, ou Kathryn ou d'autre qui proposaient de faire une pause pour que Regina puisse se reposer. Le repos était mérité. Regina était partie se prélasser dans un bain pendant qu'Emma avait fait le choix de s'installer devant un film.
- Emma, penses-tu que je devrais mettre le tailleur gris ou le tailleur bleu ? Demanda Regina de sa chambre.
- Le tailleur gris ou le tailleur bleu ? Parce que tu as tout tes tailleurs avec toi ? Dit elle en montant les escaliers. En arrivant dans la chambre de Regina, celle-ci était en sous vêtement. Le moins que l'on puisse dire c'est que son ventre était sur le point d'exploser.
- Ne me regarde pas comme ça. Alors, tu penches pour lequel ? Les deux tailleurs étaient installés sur le lit. Le tailleur gris comprenait une robe grise apparemment près du corps, avec une veste grise claire. Le tailleur bleu était plus évasé, avec une jupe bleu, un haut noir et une veste bleue.
- Honnêtement pour le gris.
- Tiens, j'aurai pensé que tu aurais choisi le bleu.
- Le gris est plus lumineux que le bleu. De plus, le bleu est souvent utilisé par les hommes dans les costumes. Ça te distinguera un peu. Ton tailleur gris est aussi professionnel. Pas stricte mais il y a une certaine rigueur qui en ressort. Et enfin, il est plus prêt du corps. En le mettant, tu assumes pleinement ta grossesse, tu ne cherches pas à la dissimuler. C'est une réponse à King lorsqu'il te discrédite sur ta faculté à prétendre pouvoir diriger parce que tu es enceinte. Regina regardait Emma, bouche bée.
- Rien que ça ? Tu arrives à dire tout ça en ne regardant que des tailleurs. Je n'ose imaginer ce que tu es capable de voir dans une décision de justice. Regina marque une pause avant de reprendre. Cela dit, je l'ai déjà vu. C'est bien pour ça que je t'ai proposé de faire le stage. J'avais remarqué tout ton potentiel. Regina regarda une dernière fois les deux tailleurs. Bon, je vais mettre le gris.
- Tu avais une préférence ?
- Je les aimais tout les deux. Mais tu m'as convaincu de mettre le gris. Elle replaça l'autre tailleur bleu dans la penderie. Se rapprochant du lit, tout à coup, Regina mit sa main sur son ventre, en faisant une grimace. Emma, toujours dans la chambre avait tout vu.
- Regina ? Est-ce que ça va ?
- Oui, c'était simplement une petite douleur. Un coup de pied mal placé sans doute.
- Regina ? C'était un coup de pied ou une contraction. Ce n'est clairement pas la même chose. Voyant Regina ne pas répondre à la question, Emma insista. Regina ?
- C'était une contraction, lui répondit-elle droit dans les yeux.
- Depuis quand tu as de nouveau des contractions ? Et réponds moi honnêtement.
- Depuis ce matin. Je te jures que je n'en avais pas les jours précédents.
- Tu aurais du me le dire. Nous serions restés à la maison. Nous aurions préparé le débat ici, en petit comité. Tu aurais pu rester allongé.
- Ce n'est pas dramatique Emma. Elles sont suffisamment éloignées et peu douloureuses pour que je puisse continuer à vivre normalement.
- Elles sont forcément douloureuses, ta tête t'a trahi. Je préférerai que tu te reposes un peu. Tu t'habilleras au dernier moment. En attendant, allonges toi et reposes toi. Lis, regardes un film mais essayes de ne pas penser à ce soir.
- Emma, soupira Regina mais voyant le regard réprobateur d'Emma, elle ajouta, d'accord, je vais me reposer.
Regina ne le dirait jamais à Emma mais en effet les contractions étaient douloureuses. Elle avait lu quelque part que le dernier mois de grossesse pouvait être propice à une multiplication des contractions, notamment dans les derniers jours de grossesse. Elle se décida, tout de même à prendre les cachets que lui avait prescrit Tinker Bell. Il ne s'agissait pas de manquer le débat de ce soir. Pas après avoir été préparé comme elle l'avait été. Elle se reposa le reste du temps. A 18h, il état temps de se préparer. Emma était partie prendre une douche et se changer.
Lorsqu'Emma réapparu dans la chambre de Regina, elle avait disparu dans la salle de bain le temps de terminer de se préparer. Elle en sortie quelques instants plus tard, habillée et maquillée. Son tailleur épousait parfaitement sa silhouette parfaite. Son ventre rond était clairement apparent. Il était là, à quoi bon le cachet après tout.
- Il n'y a pas de doute, ce tailleur est parfait pour l'occasion. Tu es très professionnelle. Pendant un instant, j'ai cru que je voyais de nouveau pour la première fois, Regina Mills, l'enseignante-chercheuse en droit des affaires.
- N'exagères pas.
- Je n'exagère pas. Je dis ce que j'ai ressenti.
Regina roula ses yeux. Elle mit quelques bijoux, toujours sobres et discrets. Elle était prête pour affronter la grande soirée.
- Tu n'as plus de contractions ?
- Non, elles sont passées. Nous pouvons y aller.
En réalité, Regina en avait eu encore une heure avant mais les cachets semblaient agir, pour le moment. Regina espérait que ça ferait l'affaire pour le restant de la soirée.
Lorsqu'elles arrivèrent à la mairie où le débat devait avoir lieu, elles furent accueillies par Maleficient Witch. C'était elle qui devait animer le débat de ce soir, avec un journaliste de la radio locale. Elles rejoignirent ensuite une salle où les attendait le reste de l'équipe. Les plus proches de Regina la félicitèrent pour sa tenue « magnifique », selon certain. Regina regarda Emma en rigolant, auquel elle ajouta : « ils sont moins descriptifs que toi ». Emma s'en amusa.
A 18h55, des membres de l'équipe rejoignirent le reste du public, qui s'était déplacé nombreux pour assister au débat. Les deux candidats furent inviter à entrer dans la salle. Avant de rejoindre leurs places respectives installées face à face, ils posèrent pour la photo des deux candidats, avec la poignée de main, qui illustrerait le titre de la une du journal local du lendemain matin. Et à 19h, les hostilités débutèrent. James King entama d'office en attaquant son adversaire. Regina resta de marbre. Sauf que le discours était rayé, les mêmes arguments revenaient sans cesse, toujours en rapport avec la personnalité de Regina. Ce qui fit dire à Regina au cours de la soirée : « Monsieur King, vous n'en avez pas assez de toujours redire la même chose. Oui, je suis une femme, devrais-je m'en excuser ? Oui, je suis enceinte, et d'ailleurs ça se voit très bien. Vous n'avez pas besoin de le répéter, je pense que les habitants de cette ville s'en sont rendus compte. Maintenant pourrions-nous débattre de projet à projet ?». Une petite remise en place en douceur et dans le calme que Regina infligea à son adversaire.
Alors que James entamait son plaidoyer sur l'incompétence de la candidate à diriger la ville, Regina ne put s'empêcher de rétorquer : « Monsieur King. En effet, je n'ai jamais dirigé de ville. Mais vous non plus. Je suis enseignante, vous l'avez dit. Mais pour être précise, je suis enseignante-chercheuse. Cela signifie que j'ai le titre de docteur dans ma discipline, j'ai un doctorat en droit. J'ai donc passé de longue heure à étudier le fonctionnement juridique des institutions, et notamment des villes. Soyez sans crainte, je sais que la ville est dotée d'un budget, et que le maire doit veiller à ne pas plonger la ville dans un déficit extravaguent. De plus, je sais que la sécurité doit être assurée, pour le bien de tous. De même pour l'éducation, la culture et même le tourisme. Et oui, nous pouvons faire de cette ville, une ville touristique ».
Il était venu le temps pour James King de sortir sa dernière carte : les affaires ! James King avait rappelé que Regina n'était autre que la fille de Henry Mills. Cet homme avait accusé d'avoir détourné des fonds publics lors de son mandat de maire. Seulement, James ne semblait pas savoir sur quel terrain il s'avançait. Lorsqu'il pointa cette vieille affaire, George King, son père, alors dans l'assemblée, baissa la tête en grimaçant et en tournant la tête de gauche à droite. Visiblement, même lui, ne semblait pas d'accord avec le choix de son fils. Regina fut polie et l'écouta calmement. Quand il eut finit, elle ne put s'empêcher de répondre : « En effet, mon père a été accusé de détournement de fonds publics alors qu'il était maire. Une enquête a été ouverte. Seulement voyez-vous monsieur King, l'enquête a révélé que les informations avaient été montées de toutes pièces. Les enquêteurs sont mêmes remontés aux sources. Le plus proche collaborateur de votre père, à l'époque a été mis en accusation. Il n'a jamais été prouvé que votre père était lié de prêt ou de loin dans cette affaire, où si son collaborateur avait agit seul. La prochaine fois que vous souhaitez me mettre les soit-disant fautes de mon père sur les épaules, assurez-vous qu'elles soient justes et fondées. C'est assez fâcheux. Nous ne pouvons pas en dire autant des affaires qui ont été révélées, il y a peu, et dans lesquelles vous trempez. Trafics d'armes, corruptions financières dois-je me souvenir. Nous sommes ici deux candidats, deux candidats à part entière, inutile de nous rapporter à notre qualité de fils ou fille DE». Les habitants présents applaudirent, Regina resta stoïque, même si intérieurement elle exprimait une gratitude vis à vis d'eux. Elle sentait le vent tourner en sa faveur. Le débat fut bientôt terminé. Les candidats rejoignirent leur salle respective. Dans les couloirs, les mots étaient les mêmes : Regina avait dominé le débat, et son calme et son analyse n'y étaient pas pour rien. Elle fut accueillit par un tonnerre d'applaudissements en arrivant dans la salle. Chacun de son équipe voulu lui exprimer son ressenti sur le débat. Après avoir fait la revue des troupes, Regina proposa à tous un repos mérité.
- Pour cette fin de soirée, je vous convie au Granny, pour un repas bien mérité. Merci à tous !
Au Granny, Regina s'était installée avec Emma, Kathryn et Robin. Robin était venu les rejoindre après avoir écouter le débat des coulisses, ne voulant pas se montrer. La soirée s'éternisa jusqu'au alentour d'une heure du matin. Le retour à la maison se fit dans une ambiance plus détendue que dans l'après-midi. L'étape, qu'était le débat, la plus importante de la campagne était passée. Désormais, la campagne allait se jouer seulement dans les meetings, les marchés et par média interposé. Emma et Regina furent rapidement rattrapés par le sommeil. Robin avait signalé à Regina qu'il rejoindrait New York le lendemain même, mais qu'il restait à sa disposition. Il lui avait accordé tout son soutien et elle lui en était reconnaissante.
Sur le coup des six heures du matin, Regina se réveilla, rattrapée par les contractions qu'elle avait réussi à dompter la veille à coup d'antalgique. Seulement cette fois, elles étaient encore plus douloureuses et plus rapprochées. De quoi inquiéter Regina plus fortement que la veille. C'est au alentour de huit heures, qu'elle décida de réveiller Emma.
- Emma, réveilles toi, il y a quelque chose qui ne va pas. Celle-ci à moitié endormie se redressa aussitôt lorsqu'elle vit la crainte sur le visage de Regina.
- Regina, qu'est-ce qu'il se passe ?
- J'ai de nouveau des contractions mais cette fois, elles sont plus douloureuses et rapprochées.
- Depuis combien de temps ?
- Environ deux heures. Elles m'ont réveillé. Je ne sais pas ce qu'il se passe Emma, mais j'ai peur. Pour que Regina en arrive à dire cela, Emma savait qu'elle était sincère.
- Je m'habille. Dit Emma en se levant, se dirigeant vers la salle de bain. Je t'emmène à l'hôpital, nous serons fixés.
- Tu crois que le travail a commencé ? Emma arrêta de courir dans tous les sens, regardant Regina un instant. Elle était terrorisée.
- Rien n'est à évacuer Regina. Je préfère que tu sois examinée, c'est plus sûr.
- Emma, c'est trop tôt, beaucoup trop tôt, il est encore tout petit. Il ne devrait pas arrivé avant 4 semaines. Regina paniquait, et ce n'était pas le moment qu'elle stresse davantage. Emma l'a pris dans ses bras un instant pour tenter de la calmer. Elle se détacha d'elle et lui prit les mains pour la rassurer.
- Nous allons aller à l'hôpital. Ils vont t'examiner et on verra là-bas. Ne t'inquiètes pas, d'accord. Je suis là, tout va bien se passer.
Après ça, Emma se prépara. Regina s'était déjà habillée, avant même de réveiller Emma. Sitôt prêtent, elles montèrent dans la voiture, direction l'hôpital de Storybrooke. A cette heure là, les urgences étaient calmes, l'avantage des petites villes. Regina fut prise en charge de suite. Emma rejoignit la salle d'attente. Il ne fallut que quelques minutes pour qu'un médecin n'avance vers Emma.
- Emma Swan ?
- Oui, comment va Regina ?
- Nous allons la garder !
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Il y a un problème.
- Rassurez-vous tout va bien. Madame Mills va accoucher.
- Oh mon dieu, c'est vrai ?
- Et bien oui, il semblerait qu'avant la fin de la journée, la ville compte un habitant de plus. Madame Mills m'envoie vous chercher. Elle demande à ce que vous soyez présente.
- Moi ? Présente ? Le médecin acquiesça avec un léger sourire. D'accord je vous suis. Emma n'était pas particulièrement à l'aise dans les hôpitaux. Et elle n'avait jamais assisté à la naissance de quelqu'un. Elle ne savait pas quel comportement adopter. Toutefois, Regina avait besoin d'elle, c'était évident. Emma n'avait pas le choix que de mettre son ressenti au plus profond d'elle même.
Ils rejoignirent rapidement la salle d'examen. Regina était installée dans un lit, sous monitoring. Son regard était dans le vide. Lorsqu'elle vit Emma, elle éclata en sanglots.
-Tu es sûre que tu veux que je sois présente.
- J'ai besoin de quelqu'un avec moi. Je ne peux pas faire ça toute seule Emma. Je ne suis pas prête pour ça.
- Tu es prête ! Tu as eu un tas de bouquin Tu vas t'en sortir. Tu es forte Regina.
- Restes avec moi, je t'en supplies.
- Je reste là, je ne vais nul part. Je vais rester avec toi. Tout va bien se passer. Le regard de Regina se détacha d'Emma plusieurs instants et se dirigea vers le bas. Regardes moi ! Elle releva le visage toujours gonflé de larmes. Tu vas y arriver. Fais moi confiance. Avant demain, tu tiendras un petit garçon super costaud dans tes bras, ton petit garçon.
Les paroles d'Emma eurent l'effet attendu. Regina se calma au fur et à mesure. Le calme reprit ses droits dans cette pièce de l'hôpital.
- Est-ce que tu pourrais retourner à la maison. Tu trouveras dans ma chambre, une valise violette. Ce sont les affaires du bébé et les miennes.
- Tu avais pris la valise de naissance ?
- Oui, au cas où !
- Tu vois, tu gères déjà. Tu avais pensé à tout ! Je vais la chercher tout de suite. Je reviens vite, d'accord. Tu ne paniques pas. Regina acquiesça, Emma lui fit un rapide bisou sur le front et disparu.
De retour à la maison, elle trouva, sans difficulté, la valise violette dont Regina avait parlé. Alors qu'elle redescendait les escaliers, la sonnette de la porte d'entrée se fit entendre. En ouvrant la porte, c'est une Kathryn étonnait qu'elle découvrit.
- Vous n'êtes pas parties. Je m'inquiétais, nous avions dis que nous nous rejoignons à 8h30 au quartier général pour le débriefing du débat. Vu qu'il était 9h15 et que vous n'étiez pas encore là, j'ai décidé de venir voir. Ça n'est pas dans vos habitudes.
- Oh mon dieu Kathryn, j'ai oublié de vous prévenir. Regina est à l'hôpital. Je l'ai emmené un peu après huit heures ce matin. Elle va accoucher. Je suis repassée à la maison chercher la valise.
- Le bébé va arriver ? Aujourd'hui ?
- Oui, il semblerait. Je suis désolée de ne pas vous avoir prévenu.
- Ne t'inquiètes pas ! Je passerai la voir dans la matinée. Comment vas t-elle ?
- Elle a peur mais ça va aller. Je vais la rejoindre ! Je vais rester au près d'elle.
- Bien, tu me tiendras au courant. Emma acquiesça.
Après avoir saluée Kathryn, Emma regagna la voiture, direction l'hôpital. Valise en main, Emma rejoignit Regina, qui sembla soulagée à la voyant revenir.
Alors qu'est-ce que vous en pensez ? Vous l'avez apprécié ?
Je vous retrouve très vite, avec le chapitre suivant.
A bientôt.
