Disclaimer:

Je ne possède ni l'univers de Tokyo Ghoul ni les personnages qui le composent, tout ceci est la propriété de l'auteur du manga, Sui Ishida.

Par ailleurs, je renonce à tirer quelconque bénéfice (financier) en postant cette fiction, c'est à but NON lucratif que je la poste, seulement pour en faire profiter les lecteurs.


Eto et Kaneki vivaient de jour comme de nuit ensemble depuis plus de deux ans et la fête des cerisiers en fleurs arrivait ! La première année, trop accaparés par Aogiri, ils n'avaient pas eu le temps de s'en soucier et ces maigres deux semaines leur avaient filés sous le nez… Et puis la seconde fois, ils avaient jugé que ce n'était pas pour eux, qu'ils ne pourraient pas en profiter étant donné qu'ils étaient des goules… Pas question que cela se reproduise !

Ni une ni deux, ils se hâtèrent d'aller faire les boutiques, ils avaient envie de revêtir une tenue traditionnelle en ce jour, mais ils avaient passé un marché, chacun choisissait le vêtement de l'autre ! Et interdit de le découvrir avant le jour J ! Chacun fit donc ses emplettes, et Kaneki profita du fait qu'il travaillait pour payer lui même sa dépense. Eto payait presque tous leurs frais, elle avait dit à Kaneki :

« Je comprends que tu veuilles mettre un peu d'argent dans le magot mais j'en gagne plus que suffisamment avec mes livres… Je préfère que tu le gardes afin de me faire de jolies surprises ! »

Kaneki avait dû s'y résigner, Eto était intraitable sur ce sujet-là…


Le Jour J

Il était vers dix heures du matin, Kaneki et Eto étaient frais et disposés pour la longue journée qui s'annonçait ! La veille, ils avaient préparé tout le nécessaire, il ne leur manquait plus qu'à se vêtir, ils échangèrent donc deux sacs et en inspectèrent le contenu.

Kaneki en retira un kimono sombre, dont la couleur unie était située entre le noir et le bleu foncé, on trouvait difficilement des kimonos de couleurs vives ou avec des motifs pour les hommes. Kaneki l'enfila, le tissu était agréable contre la peau, preuve que ce n'était pas de la mauvaise qualité ! Il fouilla à nouveau dans le sac pour en sortir une paire de tôri ainsi que des Zôri, sa tenue était désormais complète !

Mais, il restait encore quelque chose dans le sac, Kaneki en retira un haori ! Pour le coup, il ne s'y attendait pas, la veste était très très chic, cela allait sans dire ! Pour aller de pair avec son kimono, il était de couleur noire avec de léger motifs dans le dos.

Ce fut au tour d'Eto de découvrir ce qui l'attendait, elle sortit tout d'abord du sac une paire de geta ! Puis, elle dévoila la pièce de résistance, un somptueux yukata ! Il était principalement de couleur blanche mais y étaient incrustés de nombreux motifs de fleur, tous bleu foncé ou noir, Eto l'adorait déjà !

Il y avait cependant un léger problème, les yukata sont plutôt réservés pour l'été car en mars, il fait encore froid… néanmoins, Kaneki avait paré à cette éventualité et fit signe à Eto pour qu'elle regarde à nouveau dans le sac à vêtements, celle-ci laissa échapper un :

« Aaaw ! » avant de saisir un haori ! Kaneki lui expliqua :

« Je sais que cela ne se porte pas trop normalement mais tu pourras le mettre simplement sur tes épaules afin de ne pas avoir froid. Je voulais prendre un kimono au départ mais lorsque j'ai aperçu ce yukata, j'ai craqué ! »

Eto lui sauta au cou pour l'embrasser, il était parfait et pensait sans cesse à son bien être, jamais il n'oubliait quoique ce soit ! Il ne leur manquait maintenant plus qu'à enfiler leur apparat ! Kaneki fut prompt à s'habiller, la tenue masculine étant relativement simple. Pour Eto, ce fut beaucoup plus difficile car le yukata se révélait accompagné d'un obi… Pendant que la jeune femme se démenait, Kaneki ne se lassa pas de la regarder, Eto en premier lieu un peu gênée finit par sourire, il l'avait déjà vu nue un nombre incalculable de fois et ils dormaient nus dans le même lit, pourtant, il avait toujours ce regard fiévreux quand il l'observait, des yeux qui la désiraient, flamboyants d'amour.

Indéniablement, Kaneki souhaitait la posséder uniquement pour lui, il n'était pas spécialement jaloux mais Eto avait constaté qu'il n'appréciait absolument pas que les hommes posent les mains sur elle. Dans le métro, un inconnu lui avait un jour mis une main aux fesses, Kaneki s'en était aperçu et avait sorti l'individu de la rame pour aller s'expliquer avec lui… Enfin, ses poings avaient parlé… Kaneki l'avait franchement battu et ce, sans remords, il détestait ce genre de pervers, il haïssait encore plus que cela arrive à Eto, elle qui avait déjà assez subi…

Eto était finalement intervenue de peur que Kaneki ne le tue, il était tellement en colère lorsque quelqu'un lui faisait du mal… mais elle était aussi la seule à pouvoir le calmer. Et effectivement, lorsqu'elle avait arrêté ses coups, il s'était sans plus attendre repris et ils avaient disparu sans plus tarder.

Kaneki voulait Eto et celle-ci voulait appartenir à Kaneki, elle se sentait si bien avec lui, il n'y avait qu'avec lui qu'elle se sentait… vivante. C'est sans hésiter un seul instant qu'elle se donnait toute entière à lui !

Une fois prêts, ils sortirent dans la rue et partirent se promener en amoureux, beaucoup de personnes avaient elles aussi revêtu l'apparat traditionnel, Tokyo n'avait plus rien à voir durant la semaine de floraison des cerisiers !

Kaneki contemplait Eto, avec sa démarche féline, elle avait l'allure et la beauté d'une reine ! Elle se mouvait avec aisance quand bien même ses mouvements étaient entravés par son yukata et ses geta et un sourire radieux éclairait son visage ! Eto n'utilisait que très peu de maquillages et Kaneki en était heureux, naturelle, elle en était d'autant plus belle, nul besoin d'artifices pour paraître éclatante.

Il y avait, assez près de chez eux, un petit parc recouvert de cerisiers, il constituait le lieu idéal pour profiter de cette journée. Bien qu'il y eût un monde terrible, Kaneki et Eto parvinrent à se dénicher une petite place un peu à l'écart afin de préserver leur intimité. Ils déployèrent une petite nappe sur laquelle ils entreposèrent tout ce qu'ils avaient préparé, c'est-à-dire, de la charcuterie humaine mais pas que ! Kaneki et Eto avaient récemment fait une découverte qui avait chamboulé leurs acquis, ils pouvaient manger de la nourriture humaine dans certaines conditions !

Lorsqu'ils déployaient leur kagune, s'ils le faisaient de façon très intense, la plupart de leurs cellules RC étaient hors de leur corps et ainsi leur facteur RC diminuait très largement. Kaneki qui s'entraînait à manger de la nourriture humaine en avait fait l'expérience lorsqu'il grignota un biscuit alors que son kagune était déployé. C'était un pur hasard mais le goût que cela lui laissa en bouche était bien meilleur que les fois précédentes. Aussitôt, Kaneki avait fait part de sa découverte à Eto et elle avait essayé sans plus tarder, obtenant un résultat similaire à celui du jeune homme !

Toutefois, le goût était encore relativement mauvais, ils poussèrent donc leur kagune à leur maximal investissant tout l'espace dans la pièce puis reprirent leur dégustation, le goût devenait agréable. Kaneki retrouvait cette sensation qui lui avait tant manquée tandis qu'Eto découvrait un univers de saveurs totalement nouveau. Durant les jours qui suivirent, ils achetèrent toutes sortes de plats, trop heureux de pouvoir manger des plats nouveaux. Kaneki et Eto allèrent aussi chercher Hinami afin de lui faire essayer mais, à leur grand regret, elle recracha tout ce qui était dans sa bouche, cela ne semblait être possible que pour les goules borgnes…

Kaneki et Eto étaient désolés pour Hinami, bien qu'ils ne passassent pas beaucoup de temps avec elle, l'un comme l'autre éprouvaient énormément d'affection pour la jeune fille qui dans quelques années deviendrait une jeune femme ! Kaneki avait rapidement expliqué le cas d'Hinami à Eto et d'un accord commun, ils avaient décidé de la prendre avec eux autant qu'ils le pouvaient.

Kaneki et Eto, confortablement installés sous les cerisiers étaient en cet instant face à une situation bien périlleuse, mais ils mourraient d'envie de profiter de ce jour comme des humains. Alors, délicatement, ils déployèrent leur kagune sous leurs vêtements pour les enfoncer directement dans le sol, de loin, il était impossible de voir ce qu'ils faisaient. Cela leur prit plusieurs minutes pendant lesquelles ils firent de leur mieux pour enfouir leur kagune au plus profond du sol et ainsi extraire de leur corps le plus de cellules RC possible.

Lorsque ces préparatifs furent achevés, Eto et Kaneki commencèrent à pique-niquer profitant de cet instant unique qui ne se reproduirait peut être jamais ! Ils mangèrent tout d'abord les plats sans chair humaine, la saveur était à mi-chemin entre le goût normal de l'aliment et un goût terreux désagréable, mais cela leur suffisait. Ils n'avaient pas besoin que tout soit parfait, seulement d'apprécier un doux moment avec l'autre, ils se plaisaient à se comporter comme un simple couple qui se promenait sous les cerisiers en fleurs !

Ils savourèrent ensuite la viande humaine, ils avaient au préalable sélectionné les meilleurs morceaux afin de s'offrir un véritable festin, c'était absolument délicieux ! C'était la première fois qu'ils mangeaient sans les mains ce genre de nourriture, ils ne souhaitaient pas salir leurs vêtements et être recouverts de sang n'aurait pas fait bon effet dans la cohue… Kaneki et Eto terminèrent leur repas par le traditionnel verre de saké ! Ils avaient apporté deux coupelles carrées en bois, des masu, dans lesquelles ils versèrent un peu de la liqueur de riz. Ils portèrent ensuite le masu à leur lèvre et le vidèrent d'un trait ! Toutefois, ils n'étaient pas habitués à boire de l'alcool et toussotèrent dans les secondes qui suivirent.

Kaneki et Eto étaient restés toute la journée sous le cerisier, ils avaient fini par s'endormir, Eto dans les bras de Kaneki et s'étaient réveillés lorsque le soleil n'allait guère plus tarder à se cacher derrière la cime des arbres. Le jeune couple prit donc le chemin du retour mais Eto s'arrêta net devant un photomaton puis s'exclama :

« Je veux absolument immortaliser cette journée ! »

Kaneki, enthousiaste, déclara :

« Très bonne idée, par contre je veux des photos des deux types ! »

Il entraîna la jeune femme avec lui et ils refermèrent le rideau derrière eux. Ils prirent alors une série de clichés dans leur tenue traditionnelle : main dans la main, s'enlaçant, s'embrassant puis ils décidèrent aussi de prendre des souvenirs d'eux en tant que goules. Kaneki et Eto laissèrent leur kakugan respectif apparent et firent quelques photos. Enfin, pour leur dernier cliché, chacun déploya un peu son kagune pour le mêler à celui de l'autre, c'était terriblement sensuel, eux qui habituellement ne l'utilisaient que pour tuer, le contact mutuel de leur kagune était particulièrement agréable. Les fines tentacules se mêlaient les unes aux autres, c'était une grande première pour eux, le compte à rebours de l'appareil se termina et l'instant fut immortalisé !

Eto et Kaneki firent imprimer les photos qui leur plaisaient le plus et effacèrent le reste, ils étaient heureux d'avoir des souvenirs de la vie qu'ils menaient ensemble !

Néanmoins, sur le chemin du retour, il faisait presque nuit et, au détour d'une rue peu fréquentée, un individu leur bondit dessus. Ils n'eurent pas le temps de réagir encore serrés l'un contre l'autre et Eto encaissa le kagune blindé de leur adversaire de plein fouet, il lui transperça le ventre de part en part. C'était une… très grossière erreur de jugement… La goule assaillante pensait avoir attaqué de simples humains mais ce n'était pas le cas… Eto vociféra :

« Tu viens de déchirer le yukata que Ken m'a offert… »

Elle fit un pas de plus pour se rapprocher de son ennemi faisant par la même coulisser le kagune blindé dans son ventre, mais c'était loin d'être suffisant pour la faire crier… Elle envoya son poing s'écraser contre la figure de la goule qui s'effondra au sol. Eto avait une force absolument phénoménale, elle était moins à l'aise au corps à corps que Kaneki mais disposait d'une vélocité et d'une force terrifiantes.

Elle força leur assaillant à se redresser et le frappa encore, et encore… Elle était furieuse qu'il ait déchiré son vêtement et gâché sa soirée… Après quelques coups de plus dans la tête, il était mort. Eto s'excusa envers Kaneki :

« Je suis désolée, j'ai été incapable de le garder en bon état plus d'une journée… »

Kaneki la prit seulement dans ses bras et lui chuchota :

« J'aurais plutôt préféré que tu ne sois pas blessée, un objet, aussi cher soit-il, n'a aucune valeur comparée à toi. Ton sourire et tes beaux yeux valent infiniment plus qu'une montagne d'or. »

Eto se serra un petit plus longtemps contre Kaneki puis le jeune homme la souleva soudainement pour la mettre sur ses épaules. Eto sursauta avant de se laisser finalement faire, parfois, elle aussi aimait bien être maternée par Kaneki.

En tout juste quelques minutes, la blessure d'Eto avait complètement disparu, remplacée par une peau blanche et soyeuse. Arrivés à l'appartement, Eto susurra à Kaneki :

« Ken, j'ai envie de toi… Tu es partant ? »

Kaneki avait parfaitement compris ce dont parlait Eto, si gentiment proposé, il ne put qu'acquiescer :

« J'en rêverais… »

Mais avant tout, pour se mettre dans les meilleures dispositions, ils prirent un bain ensemble afin d'enlever la transpiration qui leur collait à la peau, ainsi que le sang. Et puis, c'était un bon moyen de se mettre à nus tout en douceur, les vêtements furent déposés à même le sol et les deux jeunes goules borgnes entrèrent dans le bain revigorant. La sensation était formidablement agréable, quoi de plus satisfaisant que d'enserrer l'être aimé dans ses bras tout en l'embrassant.

Cela faisait déjà plus d'un an que Kaneki et Eto se connaissaient intimement, peu à peu, ils avaient appris à se découvrir aussi bien spirituellement que physiquement, appréciant continuellement de soulever chaque facette de sa moitié. Entre eux, il n'y avait plus aucune trace de cette timidité qui rendait ardue leur relation, ces liens que la société des hommes tissent et qui se révèlent bien difficiles à briser.

Mais ils y étaient parvenus, après tout, ils n'étaient pas humains… Eto n'avait jamais été aussi confiante qu'en cet instant, Kaneki avait patiemment attendu sans jamais rien réclamer, laissant la magnifique fleur qu'elle était s'épanouir, et il était le seul pour lequel elle s'ouvrirait corps et âme… Par ses baisers et sa tendresse, il avait totalement effacé en elle la marque de l'humiliation qu'elle avait subie plus jeune… les halètements de chien affamé… les attouchements brutaux… le regard vitreux, obsédé par le désir de la chair… la douleur subie… Plus rien de tout ceci n'existait, il avait fait de l'enfer qu'elle vivait un petit nid douillet !

Kaneki et Eto sortirent du bain puis se séchèrent sans se presser, ils devaient l'avouer, ils étaient quand même un petit peu anxieux… mais certainement pas craintifs… le regard de l'autre n'avait jamais été méprisant… pourquoi donc le deviendrait-il ?

Sans prévenir, Kaneki souleva Eto pour la saisir contre lui, la jeune femme enroula ses jambes graciles autour des hanches de Kaneki et celui-ci l'amena en direction du lit. Alors qu'il s'apprêtait à la déposer dessus, son petit orteil se prit dans un des pieds du lit, Kaneki glapit légèrement et laissa malencontreusement la jeune femme tomber sur le lit de manière assez brutale avant de s'effondrer sur elle…

Eto et Kaneki s'esclaffèrent, voilà que cela s'annonçait bien !

Eto vint doucement mordiller le jeune homme lui arrachant de tendres gémissements, il répliqua aussitôt en partant à la conquête de baisers, il avait désespérément envie de l'embrasser. Après avoir mêlé sa langue avec celle d'Eto dans un sensuel ballet, Kaneki, profitant d'être au-dessus, fit glisser ses mains le long de son corps. Il n'hésitait pas à appuyer ses caresses, Eto se pâmait de délectation, avec le temps, il avait parfaitement appris où s'intéresser pour la rendre toute chose.

Eto ne se perdit toutefois pas en contemplation, l'amour est avant tout quelque chose qui se fait à deux ! Elle passa ses mains dans le dos de Kaneki, et laissa ses doigts le parcourir doucement du bout de ses ongles, elle ne lui causait aucune douleur, seulement une sensation agréable tout le long de son dos.

Pendant plusieurs minutes, Kaneki et Eto ne se lassèrent pas de caresser le corps de l'autre, que ce soit avec les mains, les lèvres ou encore la langue à tel point qu'ils en étaient terriblement excités. Eto était totalement trempée et haletait alors que Kaneki était plus dur que jamais son excitation atteignant son paroxysme, enfin, il allait le faire, faire l'amour avec Eto, celle qui l'aimait d'un amour fou et sans bornes !

Il lança à Eto un regard interrogatif, elle hocha doucement la tête, il pouvait y aller. Kaneki se positionna devant son entrée, et après un bref temps d'hésitation, il poussa lentement, profitant de chaque seconde, c'était sa première fois ! Eto se laissait guider par Kaneki, elle avait, l'espace d'un instant, craint de ressentir une grande douleur. Il n'en fut rien, la sensation était tout bonnement, grandiose !

Kaneki surplombait la jeune femme mais il n'imposait nullement sa domination, il la regardait avec passion, plongeant son regard dans ses yeux verts pétillants. Délicatement, sans se presser, il débuta quelques lents va et vient, dieu que c'était bon. Au bout d'une durée, particulièrement fugace, Kaneki sentit la libération se faire bien trop proche.

Eto, qui jusque alors savourait les mouvements de bassin de Kaneki, constata son désarroi, à vrai dire, cela ne la gênait pas. Elle savait pertinemment qu'il en serait le premier affligé alors elle n'allait certainement pas alourdir sa honte. Elle se redressa doucement et lui chuchota langoureusement à l'oreille :

« Laisse-toi aller… Abandonne toi… » avant de sceller ses lèvres contre les siennes, empêchant ainsi toute contestation.

Kaneki n'avait pas vraiment le choix, elle lui avait forcé la main tout en douceur… Puisqu'elle l'y enjoignait, il décida d'en profiter et après quelques intenses à-coups en plus, il atteint l'extase, s'écroulant brutalement sur la jeune femme. Une fois remis de ses émotions, il soupira :

« Fioouuu… Je ne pensais pas que je serai aussi médiocre… Tu dois être bien déçue pour ta première fois… »

Eto répliqua aussitôt :

« Absolument pas ! J'ai juste pu constater que mon petit-ami m'aimait beaucoup trop ! C'était peut être un peu court, mais pour rien au monde je ne changerai cette première fois ! » et elle le serra fort contre lui, elle avait adoré ce moment de tendresse et de complicité. Même si Kaneki avait été un peu rapide, il était le seul à être capable de l'exciter ainsi, ses caresses, ses baisers, il était pour elle un amant parfait !

Kaneki vint la mordiller doucement dans le cou avant de lui déclarer :

« La prochaine fois, je te ferai grimper aux rideaux ! Parole de goule borgne ! »

Eto dévoila son kakugan rutilant avant d'ajouter d'une voix féline :

« Pari tenu ! »

puis les deux goules borgnes s'endormirent, dans les bras l'un de l'autre, liés par des sentiments dont eux seuls pouvaient témoigner de la magnitude.