Je sentis qu'on m'allongeait sur quelque chose de mou. J'ouvrais difficilement les yeux. Sirius passait tendrement sa main sur mon visage et son expression était anxieuse. Mais il se détendit lorsqu'il vu mes paupières papillonnées.
- Tu te sens bien ? demanda-t-il d'une voix douce.
- Mmmh, marmonnai-je.
J'avais un violent mal de tête et j'étais épuisée. Je me redressais tant bien que mal sur le canapé où m'avait déposé Sirius. Il posa une main sur mon épaule pour m'aider à m'assoir et s'agenouilla devant moi.
- Tu t'es évanouie, tu as du faire de l'hyperventilation, m'expliqua-t-il.
Je repris mes esprits, et ce qu'il s'était passé dans le placard me revint en mémoire. Aussitôt je fus prise de panique et ma respiration s'accéléra. Sirius posa ses deux mains autour de mon visage et murmura :
-Eh ! Tout va bien Nora ! C'est fini, tu n'es plus là-dedans !
Je serrai fort mes paupières et je sentis les larmes s'accumuler en dessous. J'étais incapable de me calmer. J'avais encore l'impression d'étouffer, comme si le cauchemar n'avait pas pris fin.
- Respire calmement, me conseilla-t-il.
J'essayais de l'écouter mais la panique se déversait dans mes veines comme un torrent. Empêchant ainsi à mon cerveau de fonctionner correctement. Je ne contrôlais, ni mes tremblements, ni ma peur irrationnelle.
- Ouvre les yeux ! Regarde-moi !
Je fis ce qu'il me disait et plantai mes yeux dans les siens. Mes larmes dévalèrent mes joues alors que ma respiration s'apaisait. Ses prunelles grises me sondaient avec intensité et peur mais elles m'étaient tellement familières et synonyme de sécurité que cela m'aida à me calmer. Alors que ma respiration reprenait une vitesse normale, il déposa un baiser sur mon front. Mon cœur se serra. Il n'avait toujours pas lâché mon visage et je remarquai avec stupeur que mes mains étaient crispées sur les siennes. Je les retirais aussitôt et chassais les siennes de mes joues d'un même geste. Une expression blessé se dessina sur son visage mais peu m'importait.
- Merci d'être venue me sortir de là, dis-je la voix enrouée, je vais partir maintenant.
Joignant les gestes à la parole je me levais d'un bond. Mon cerveau cogna contre les parois de mon crâne, je grimaçais et fut prise d'un vertige. Les bras de Sirius m'entourèrent aussitôt pour me rassoir sur le canapé.
- Tu ne bouges pas de là.
Je lui lançai un regard noir.
- Tu n'as pas à me dire ce que je dois faire.
Il pinça les lèvres.
- Laisse-moi au moins soigner tes mains…, déclara-t-il.
Je baissai les yeux. Je vis des dizaines d'échardes plantées ici et là dans mes doigts et sous mes ongles. Du sang avait séché un peu partout sur ma peau mais on distinguait encore des écoulements de sang frais à certains endroits. Je n'avais même pas remarqué que je m'étais blessé en raclant contre la porte du placard dans lequel j'avais été enfermée. Comme je prenais conscience de ça, les blessures commencèrent à me lancer douloureusement. J'hochais alors de la tête pour accepter la demande de Sirius.
- Tu ne bouges pas, souffla-t-il.
Puis il partit vers sa chambre. J'éprouvais toujours une colère sombre contre lui mais comment pouvais-je lui en vouloir lorsqu'il était si gentil ? Mon mal de tête ne faisait qu'augmenter. J'avais juste envie de dormir. La porte de l'entrée se referma avec un bruit sec. Je sursautais. Mais même dans la pénombre je voyais bien que personne n'était entré. Quand tout à coup Potter surgit de nulle part en laissant tomber une grosse cape à ses pieds. Il avait l'air aussi étonné que je devais l'être.
- Qu'es ce que tu fais ici ? s'exclama-t-il avec l'air mauvais.
J'allais répondre quelque chose mais je n'avais pas la force de me justifier ni de tenir tête à Potter ce soir. Sirius était revenu précipitamment sans doute à cause du bruit de la porte. Il devait penser que je m'étais enfuie. Il avait les bras chargé de bandages, pansements et fioles. Il déposa tout cela devant moi sur la table basse.
- Qu'es ce qu'elle fait là ? s'énerva James en s'adressant à son ami.
- C'est moi qui l'ai amené, répondit Sirius calmement.
- Elle vient de voir la cape Sirius !
- Je m'en fou, lâcha-t-il en regardant la cape aux pieds de James puis en reportant son attention sur moi.
James s'approcha vivement de là où j'étais assise et me menaça avec sa baguette.
- Wilson, si tu en parles à qui que ce soit tu auras à faire à moi !
J'ouvris la bouche mais Sirius se leva vivement s'interposant entre la baguette de James et moi.
- Pas ce soir James ! s'emporta Sirius.
Je l'avais rarement vu aussi énervé contre James.
- Et ne t'avise plus jamais de la menacer, tu m'entends ? cria-t-il en donnant un coup dans la baguette de son ami qui vola au-dessus du canapé.
James saisit Sirius par le col et allait répliquer lorsque Lily apparut dans la pièce.
- Non mais ça va pas tous les deux, s'exclama-t-elle avec un air courroucé.
Elle posa un regard plein de compassion sur moi et reporta son attention vers les deux garçons. James avait aussitôt lâché Sirius en apercevant sa petite amie. Surtout en voyant les éclairs que celle-ci lui lançait. Si un regard pouvait tuer…, pensai-je.
- J'avais envoyé James te chercher, dit-elle à Sirius. Tu ne revenais pas et comme tu étais partit en colère et que nous n'avions pas la carte pour s'avoir où tu te trouvais, je me suis inquiétée.
Sirius hocha la tête comme pour la remercier. La carte ? me demandai-je.
- Viens James, laisse-les, tu régleras tes comptes avec ton frère demain, continua Lily.
Alors qu'ils quittaient la pièce, James récupéra sa baguette par terre et me lança une œillade noire alors que je levai vers Sirius un regard interrogateur.
- Ton frère ? répétai-je.
- En quelque sorte, soupira-t-il, mon frère de cœur, lorsqu'il ne fait pas l'idiot à pointer sa baguette sur toi.
- J'aurai très bien pu me défendre toute seule, répondis-je.
Il leva un sourcil amusé.
- Avec quelle baguette ?
J'hoquetai de surprise. Ma baguette !
- C'est Regulus qui l'a ! m'exclamai-je.
Mais Sirius sortit de sa poche une baguette d'environ 25 cm de long en bois de cerisier et me la glissa dans la poche.
- Je l'ai récupéré quand j'ai foutu mon poing dans le visage de mon frère, expliqua-t-il. Mon vrai frère cette fois, même si j'en ai un peu honte que ce soit le cas.
- Merci, murmurai-je simplement.
J'aurai aimé pouvoir le détester mais ma haine s'effilochait en sa présence. Quand il me regardait avec des yeux aussi doux, je ne pouvais pas croire que c'était le même homme qui m'avait autant blessé.
- Bon fait moi voir tes mains.
Il s'assit sur la table basse, saisit mes poignet pour les poser sur ses genoux et entreprit de retirer les échardes. Je grimaçai. Ce n'était clairement pas une partie de plaisir mais Sirius était doux et ses gestes étaient précis. Quand il tira sur un petit bout de bois bien plus enfoncé que les autres, je retirai ma main dans un réflexe alors que je lâchai un petit gémissement.
Il leva les yeux vers moi avec un air désolé et déclara doucement :
- Désolé, je ne suis pas très doux.
- Ca va, répondis-je charmée par ses yeux.
Un mince sourire se dessina sur son visage alors qu'il continuait. Quand il eut fini de retirer toutes les échardes, il désinfecta les plaies et déposa un pansement sur les plus profondes. Mais il ne se résigna pas à lâcher mes mains. Ce qui ne me déplu pas. Même avec toute la colère que j'éprouvai pour lui je ne pouvais pas nier qu'il m'attirait toujours autant. Il caressait tendrement ma peau à présent et j'étais incapable de retirer mes mains des siennes. Sa peau un peu rugueuse m'arrachait des frissons. Sous son contact, mon épiderme s'échauffait. Cela picotait à certains endroits où il avait glissé ses doigts. Il traçait de lentes spirales qui semblaient s'enflammer. J'étais comme hypnotisée par ce contact. Mais ses doigts remontèrent sur mon bras et il souleva ma manche gauche en fronçant les sourcils.
- C'est lui qu'il t'a fait ça ? demanda-t-il d'une voix vibrante de colère.
Je posai les yeux avec horreur sur la plaie que je m'étais infligée moi-même.
- Non, murmurai-je en retirant précipitamment mes mains des siennes, rompant le contact et en redescendant ma manche sur mon poignet.
Il cherchait mon regard mais j'avais bien trop honte pour le regarder dans les yeux.
- Qui alors ?
Comme je ne répondais pas, il insista.
- C'est moi, toute seule, lâchai-je finalement en détournant le visage.
Il se leva d'un bond avec un air effaré.
- QUOI ?
Je n'avais pas la force de le répéter ni de lui expliquer la raison de mon geste. Il allait devoir se faire une raison. Je me levai à mon tour, il était temps pour moi de rejoindre mon dortoir. Je sentis mes jambes flageller. Je devais fermer mon esprit et mon cœur à Sirius Black. J'avais déjà été trop faible en le laissant percer les défenses que j'avais érigées contre lui. Je l'avais à nouveau laissé m'atteindre. Et il allait à nouveau me blesser. Il fallait que je sois plus forte que ça, il fallait que je sois plus froide.
- Où vas-tu ?
- Dormir. Je suis épuisée.
- Pourquoi tu as fait ça Nora ? s'exclama-t-il en perdant patience.
- Ca ne te regarde pas.
- Bien sûr que si ! Si ma petite amie est assez folle pour se scarifier je pense que ça me regarde ! s'écria-t-il.
Mon cœur s'arrêta.
- Ta petite amie ? m'étranglai-je.
Il soupira alors que la colère que j'éprouvai en entendant ce mot dans sa bouche me redonna de l'énergie. Je pointai mon doigt vers lui en lançant :
- Comment oses-tu m'appeler ainsi alors que tu te fais la première venue dans des toilettes ?
J'étais hors de moi et il le savait, il me laissa donc poursuivre sans chercher à se défendre.
- Tu n'étais pas là pour sécher mes larmes quand j'ai découvert ça. Quand j'ai découvert qu'une des seules personnes en qui j'avais confiance me trahissait alors que j'avais le dos tourné. Tu n'étais pas là et d'ailleurs personne ne l'était. J'étais seule avec mes sentiments. J'avais mal Sirius. Affreusement mal. Donc oui j'ai eu un moment de faiblesse, je le regrette mais tu n'as aucun droit de me juger.
Ma voix se brisa. Je me rendis compte trop tard que des larmes roulaient sur mes joues et je les effaçais avec un geste de rage. Je fis demi-tour pour partir mais Sirius me rattrapa et m'obligea à me tourner vers lui. Il avait l'expression la plus triste que je n'avais jamais lu sur son visage.
- Je suis désolé… Ne pleure pas à cause de moi, je t'en prie, supplia-t-il.
- Il fallait y penser avant de coucher avec Rosie, répondis-je d'une voix glaciale.
- Je ne suis pas désolé pour ça ! s'exclama-t-il. Je n'ai pas couché avec elle ! Comment tu as pu avaler ça ? Jamais je n'aurai pu…
- Elle me l'a dit, le coupai-je.
J'essayai d'être froide mais ses aveux avaient l'air si sincère… Au fond de moi j'avais tellement envie de le croire que j'aurai été capable d'avaler tout ce qu'il me disait.
- Elle a dit ça pour t'éloigner de moi et pour que tu ne sois plus un obstacle, mais j'ai repoussé ses avances. Je ne voulais pas d'elle, je ne voulais pas d'elle parce que je ne pensais qu'à toi.
Mon cœur rata un battement dans ma poitrine.
- Nora si tu savais comme je m'en suis voulu. J'ai regretté de t'avoir chassé au moment même où tu as claqué la porte derrière toi, le soir où tu m'as fait tes aveux. J'ai voulu te rattraper mais le peu de temps où j'ai hésité t'a suffi pour prendre la fuite. Après je ne savais plus trop comment agir, je voulais réfléchir mais tu me manquais atrocement et je ne voulais pas te faire souffrir… Je sais que c'est raté…
Tout en disant ces mots il passa sa main sur mon visage. J'étais incapable de le chasser. Alors il ne m'avait jamais trahi ? J'avais l'impression que mes jambes allaient fondre. Ce que me disait Sirius en ce moment était tout ce que j'avais rêvé d'entendre depuis que j'avais quitté sa chambre après lui avoir fait mes confidences.
- Si j'avais imaginé un seul instant que Rabastan allait jeter son grappin sur toi parce qu'il croyait que nous n'étions plus ensemble, je ne t'aurai jamais laissé t'éloigner.
- Tu avais besoin de réfléchir, je ne t'en veux pas d'avoir pris des distances, dis-je d'une voix étrangement calme.
- C'est tout réfléchit Nora, je t'aime et je vais t'aimer comme tu es. Même avec tous ce qu'il se passe dans ta vie et autour de toi, j'espère juste être à la hauteur de tes espérances si tu veux bien me laisser une seconde chance.
- Une seconde chance ? répétai-je pensive.
J'aperçu ses mâchoires se contracter, comme s'il redoutait ma réponse. Mais je ne pouvais pas le repousser. Je ne l'avais jamais pu en réalité. La haine que j'éprouvais pour lui s'effilochait à une vitesse fulgurante et je n'avais donc pas la force de le tenir loin de moi. Mais pourrai-je lui accorder à nouveau ma confiance ? Il allait falloir qu'on discute. Il avait surement des questions et j'en avais également pour lui. Mais là tout de suite je n'avais aucune envie de discuter.
J'attrapai sa chemise pour l'attirer à moi et sentir ses lèvres sur les miennes. Incapable de lui résister plus longtemps. Il parut surpris un instant mais se reprit aussitôt et passa ses bras puissant autour de moi pour resserrer notre étreinte. Nos bouches dansaient l'une contre l'autre, butinaient, désireuses de se redécouvrir après s'être ignorées si longtemps. J'avais l'impression de l'embrasser pour la première fois alors que les sensations que Sirius éveillaient en moi m'étaient familières. Son corps appuyé contre le miens et sa langue caressant la mienne, faisait naître un désir ardent au fond de mon ventre. Je passai mes bras autour de son cou pour le rapprocher de moi. Je vacillais mais dans ses bras, je ne pourrai jamais tomber. Il le remarqua cependant et resserra ses bras autour de ma taille pour me soutenir. Peu après il rompit notre baiser me laissant pantelante. J'avais encore envie de ses lèvres. J'essayai de l'attirer à nouveau à moi mais il résista. Je fis la moue, ce qui l'amusa.
- Tu tiens à peine sur tes jambes, je ne crois pas que ce soit très sage de continuer, rigola-t-il doucement.
- Je ne suis pas sage, répondis-je en l'attirant à moi.
Une main derrière sa nuque et l'autre agrippée à sa chemise, je reprenais possession de sa bouche. Il poussa un gémissement rauque alors qu'il me plaquait contre lui. Je souris contre sa bouche. Une chose n'avait pas changé, il embrassait toujours aussi bien. Il rompit le baiser et écarta ses bras de ma taille. Je n'étais plus soutenue et effectivement mes jambes se dérobèrent. Mais les bras de Sirius étaient là pour m'éviter de tomber. Il me regarda avec un air protecteur et inquiet.
- Ne me regarde pas comme ça, lançai-je.
- Comment ? demanda-t-il surpris.
- Comme si j'étais la chose la plus fragile que tu n'aies jamais touché.
Ses commissures se retroussèrent et il me souleva du sol avant que je n'ai pu l'en empêcher.
- Qu'es ce que tu fais ? questionnai-je en passant mes bras autour de son cou pour ne pas glisser. Repose-moi !
- Je t'emmène dans ma chambre. Tu ne peux pas marcher jusqu'à ton dortoir de toute façon.
Je ne répondis rien et lui lançai un regard noir. Je voulais refuser et lui dire une énième fois qu'il n'avait pas à me protéger. Mais je pouvais lui concéder que je n'avais pas l'énergie pour aller jusqu'aux cachots. Et l'idée de passer la nuit avec lui était plus que tentante. Il me déposa sur le bord du lit et entreprit de retirer mes chaussures. Je le regardai faire, amusée. Mais je perdis vite mon sourire lorsqu'il passa ses mains le long de mes cuisses pour retirer mes chaussettes. Il les fit glisser lentement le long de mes jambes en ne se privant pas pour les caresser au passage. Ma respiration accéléra, pour la première fois ce soir ce ne fut pas à cause de la panique mais en raison du désir que j'éprouvais pour l'homme qui se trouvait en face de moi. Puis il défit ma cravate verte et argent, il tira dessus pour m'embrasser fugacement. Je fronçai les sourcils. Le baisé avait été bien trop rapide à mon goût. Quand il commença à défaire un à un les boutons de ma chemise, je sentis mes joues s'enflammer. Je rejetai la tête en arrière alors qu'il passait ses doigts le long de mon cou, mes épaules et le rebondi de mon décolleté. Il fit glisser la chemise le long de mes épaules et la jeta par terre. Puis il retira ma jupe d'un mouvement vif. J'étais en feu. Ce long effeuillage avait mis tous mes sens en alerte et je ne me sentais plus du tout fatiguée. J'avais envie de sentir son corps contre le miens, j'avais envie de le sentir en moi. Mais au lieu de m'allonger sur le lit en m'embrassant comme je l'avais attendu et espéré, il cessa de me toucher. Je fronçais les sourcils en ouvrant les yeux qui s'étaient fermé lorsqu'il avait commencé à glisser ses doigts sur ma peau.
- Ne t'arrête pas, soufflai-je brûlante en attrapant sa main.
Il me regarda avec un air amusé mais je ne m'y trompais pas. Je voyais que lui aussi brûlait de désir. Ses yeux étaient ardents et d'une telle intensité que cela me déstabilisais et m'excitais encore plus. Mais il se retourna pour attraper un tee-shirt dans son armoire et le passa au-dessus de ma tête. Je pris une mine déçu, ce qui le fit sourire de plus belle et il me força à me glisser sous les draps.
- Il est tard, tu es épuisée et c'est en partie de ma faute si tu n'as que très peu dormi cette semaine. Je ne compte pas t'empêcher de dormir encore. Je te montrerai combien tu m'as manqué une autre fois, dit-il d'une voix grave qui était bien trop sexy.
Il vint s'allonger contre moi. Je sentais la chaleur de son corps à travers le vêtement que je portais sur les épaules. Son souffle régulier caressait la peau de ma nuque en m'arrachant des frissons. J'avais tellement envie de lui. C'était de la torture de dormir avec Sirius alors qu'il refusait de me toucher. Je commençai alors à onduler des hanches pour tenter de faire tomber ses défenses. Je me retournai contre lui et tombais sur ses iris incandescent. Je perdis pieds un instant puis entrelaçai mes doigts derrière sa nuque en lui déposant un baiser sur ses lèvres.
- J'ai envie de toi, murmurai-je.
Je sentis sa respiration se bloquer alors qu'il essayait de contrôler son désir. Il souffla longuement contre ma peau. Mes mains glissèrent le long de sa nuque pour passer sur son corps. Je dessinai chacun de ses muscles en m'aventurant vers son bas ventre. Il allait craquer. Je me collai encore plus contre lui et l'embrassait passionnément tout en continuant mes caresses. Il répondit à mon baiser avec fougue et empressement. Et ne tenant plus il passa sur moi et me bloqua les poignets près de mon visage pour s'arracher à mes caresses. Ses yeux étaient brillants et sa respiration sifflante.
- Ca suffit Nora, si tu continues, je te mets un pantalon de force et je vais dormir sur le canapé, gronda-t-il.
Frustrée, je ne pus réprimer mon sourire en imaginant la situation. Il rigola à son tour avant de se laisser tomber à côté de moi.
- Tu vas me rendre fou…
Je posai alors ma tête sur son torse et mon bras autour de lui. Je sentais son odeur enivrante et me laissait aller au plaisir de savourer le contact de nos peaux. Sirius rigolait toujours alors que je murmurai :
- Tu m'as manqué…
- Je ne te laisserai pas filer Nora, tu es bloquée avec moi, souffla-t-il.
Il m'embrassa tendrement puis je me laissais aller dans ses bras. Je m'endormis du sommeil du juste, bercée par le mouvement régulier de la respiration de l'homme que j'aimais.
