Salut à tous!
Voici la suite, on entre dans la partie que je préfère, qui j'espère vous plaira aussi!
Mlle Lol Black Moon: L'histoire du bras, c'est véridique. Une de mes amies s'est bouffé le bras pendant son accouchement, ça lui occupait l'esprit. Lol! Charlotte, si tu me lis! ;-) Tu as raison, je me suis longtemps posé la question pour cette histoire de cordon, mais c'est quelque chose qui prend un peu de temps et ça n'aurait pas coller avec le fait qu'Iris tombe dans les pommes. C'est cool que le prénom plaise. Je l'adore aussi. ça m'a super fait rire tes applaudissements parce que j'étais en train d'applaudir ta review quand j'ai lu ça. Mdr! On est barrées je crois. ;-) Oui, j'ai des reviewers super sympas et tu es fais partie. Merci beaucoup!
K. Sawyer: Merci! Oui, et ça va se prolonger, tu verras! Pas de souci! Gros bisous ma belle!
Leilani972: Je profite encore de cette occasion pour te remercier pour ton cadeau. C'était magique! Merci. Je suis trop heureuse de t'avoir époustouflée, vu que toi tu le fais tout le temps! Lol! Pour la photo, ça va être compliqué, je suis nulle en montage, mais promis, je vais essayer. ;-) Vraiment trop contente que tu aies aimé ce chapitre encore plus, il compte beaucoup pour moi. Et pour le prénom, ravie. Il me plaît beaucoup aussi. Comme je te l'ai dit, j'ai hésité avec une fille, mais je ne sais pas, je le sentais petit mec. Rien à voir avec l'histoire des gênes, juste un feeling. Et peut-être un fantasme de plus: un petit Jake. ;-) Gros bisous ma beauté! Ne me fais pas trop languir avec Morning Star et Chasing Pavement. Je suis en manque, lol!
aliCetwilightF.F: Cool! Contente que tu m'aimes encore plus! J'ai eu peur, lol! Alors toi aussi, tu as fait des mini-toi? Raconte!
mmev: Lol, oui j'ai pas fait la pire version possible. Je me suis beaucoup inspirée de l'accouchement de ma mère et de celui d'une amie. Sans péridurale ni l'une ni l'autre! De vrais louves, lol!
sarah0406: C'était le but, ;-).
ptitcoeurfragile: Voici la suite, ma belle! Par contre, désolée, mais je vais être obligée de te décevoir. L'autre ramène sa fraise et elle est un peu énervante d'ailleurs. Mais y a une compensation. Je n'ai dit pas plus, enjoy!
lazy17: Super contente que ça t'ait plu! Par contre, non, tu fais fausse route... A voir, bientôt, mais il faudra être encore un petit peu patiente.
supergirl971: Lol! Je suis bien d'accord! Durant mes études, ma prof de sciences nous a obligés à regarder une vidéo d'un accouchement filmé entre les jambes de la femme, ça m'a dégoûtée à vie! Pas de spectateur, donc. Lol. Oui, j'ai hésité avec la gifle, mais bon, fallait bien qu'elle serve ma bassine à glaçons. ;-) Lol! Contente que tu aimes le prénom, ça me tracassait. Et pour moi, ton avis compte. Tu m'étonnes, ça va puer. C'est pas comme ça qu'on fait à ton stage? Ici, c'est ce qu'ils font maintenant pour ne pas traumatiser le petit, on le laisse dans sa merde. Lol! J'adore la scène finale, il faudrait que l'histoire s'arrête là, mais... Alors, je te rassure, non, ce n'est pas redondant. Tu peux m'envoyer des mails tous les jours pour me dire ce genre de choses! Lol! J'adore, surtout que comme je suis aussi trop fan de ce que tu fais, je suis flattée! Pour savoir si ce bonheur va durer, je t'en prie, enjoy! Gros bisous!
Julie Winchester: C'est sûr, je suis bien d'accord avec toi. Ce n'est d'ailleurs pas ce qui est prévu, on aura encore du Nessie quelques temps...
Chapitre 21
POV Jacob
Lorsque j'ouvris les yeux, aux premières lueurs de l'aube, je constatai avec soulagement que ni Iris, ni Nahele n'avaient bougé pendant la nuit. Les événements de la veille m'avait assommé et j'avais été incapable de les veiller plus d'une heure, les rejoignant à mon tour dans un profond sommeil. Pour un nouveau-né, mon fils me semblait bien calme, mais je n'allais pas m'en plaindre. Il n'avait encore pleuré que deux fois en tout et pour tout: à sa naissance et quand il avait voulu manifester sa faim. Iris m'avait alors obligé à quitter la pièce pendant qu'elle le nourrissait. Elle était vraiment devenue d'une pudeur ahurissante depuis sa grossesse. Toutefois, ne voulant pas la contrarier, j'étais sorti de la chambre sans protester.
Je bâillais à m'en décrocher la mâchoire quand mes yeux tombèrent sur les draps du lit: ils étaient remplis de sang! Instinctivement, mon regard se porta alors sur Iris dont le teint tirait dangereusement vers un gris terne. Je sortis précipitamment de la chambre et hurlai dans les escaliers après Carlisle. En moins d'une seconde, il se tenait devant moi. Je m'emparai de Nahele qui en profita pour pleurer une troisième fois, tandis que Carlisle essayait de réveiller Iris.
Elle est n'est qu'à demi-consciente, m'informa-t-il après observation. Elle a perdu beaucoup de sang.
Mais pour quelle raison?
Je n'en sais rien. Il faut qu'on la ramène à Forks, elle doit être transfusée au plus vite.
POV Iris
Lorsque j'ouvris les yeux, je ne reconnus pas immédiatement l'environnement dans lequel je me trouvais. Je me sentais ballotée et extrêmement faible.
Où est Nahele? m'entendis-je demander dans un murmure.
Il est avec moi, me répondit la voix de Jacob. On te ramène à Forks.
Je… je suis si fatiguée.
Je sais. On va s'occuper de toi, ne t'inquiète pas.
Il se voulait rassurant, mais je sentais au ton de sa voix qu'il était inquiet. Je devinais, à la chaleur qui se dégageait aux alentours de ma tête, qu'il devait certainement être assis près de moi. Bientôt, je compris que je me trouvais à l'arrière de la voiture de Carlisle. Je ne protestai pas, j'en étais incapable.
POV Jacob
Nous arrivâmes enfin chez les Cullen et sans un mot, Carlisle emmena Iris dans son bureau. A sa demande, Esmée l'accompagna. Je me retrouvai seul, dans le salon, mon fils endormi dans mes bras. Un bruit de pas que je connaissais par cœur descendit alors les escaliers.
Bonjour, dit-elle de sa voix de cristal.
Bonjour Nessie.
Elle s'approcha lentement de nous et, dans un silence religieux, elle observa Nahele.
Il te ressemble, finit-elle par dire dans un sourire ému.
Ah oui?
Je suis fière de toi, murmura-t-elle les larmes aux yeux.
Je lui souris et serrai sa main froide dans la mienne. Elle se tut alors et nous patientâmes sans un bruit, tandis que Carlisle essayait de sauver Iris. Je ne parvenais plus à penser, la peur paralysait mes neurones. Mais c'était une peur déséquilibrée par le bonheur que me procurait le petit être que je tenais dans les bras. J'étais incapable de me concentrer sur autre chose que sur son visage aux traits apaisés. Enfin, Carlisle vint nous rejoindre.
Elle est sortie d'affaires, dit-il immédiatement.
Qu'est-ce qui s'est passé?
Un morceau du placenta était resté dans son utérus et son corps essayait simplement de l'éjecter. Il va lui falloir beaucoup de repos maintenant, mais elle ne risque plus rien. Je te préviendrai quand elle sera réveillée. J'aimerais la garder ici vingt-quatre heures, ensuite elle pourra rentrer chez elle.
Chez elle. Ce mot résonna bizarrement en moi. Iris n'avait pas de chez elle. Elle avait un «chez Madame Bellefleur», un «chez Camille», mais pas de chez elle. La solution me paraissait évidente, mais je ne savais pas comment aborder ce sujet avec Renesmée. Carlisle avait dû deviner mes pensées, car il nous laissa seuls, retournant discrètement auprès d'Iris.
Nessie, je… Je sais que nous traversons une période difficile et je sais aussi que tu fais de ton mieux pour me soutenir. Je tenais à te remercier pour ta patience et ta compréhension. Malgré tout, j'aimerais te demander une dernière faveur.
Je t'écoute, dit-elle avec douceur.
Je ne peux pas laisser Iris se débrouiller toute seule alors qu'elle est si faible et je ne veux pas la priver de son fils le temps qu'elle récupère. Je préfèrerais qu'elle vive chez moi jusqu'à ce qu'elle soit de nouveau en forme. Est-ce que… est-ce que tu peux envisager cette possibilité?
Elle détourna son regard, réfléchissant sans doute aux conséquences de ma requête.
Je pourrai venir te voir? demanda-t-elle avec tristesse.
Evidemment! Mon souhait n'est pas de te tenir à l'écart, mais simplement de remplir mon rôle de père.
Vous allez vivre ensemble, telle une vraie famille, murmura-t-elle comme pour elle-même.
Je comprenais sa crainte, mais je ne voyais pas en quoi elle était justifiée, puisque je serais présent chaque fois qu'elle le souhaiterait.
Bien sûr, finit-elle par dire d'une voix assurée. Je vous aiderai comme je le pourrai.
Son ton était franc, mais je perçus dans ses yeux une lueur que je ne parvins pas à définir. Malgré tout rasséréné par sa réponse, je la pris dans mon bras libre et lui embrassai le front. D'une main tremblante, elle caressa la joue de Nahele. C'est à cet instant qu'il s'éveilla en hurlant.
POV Iris
Lorsque je recouvrai mes esprits, j'étais allongée dans un lit que je ne connaissais pas. Les murs qui m'entouraient ne me disaient rien non plus. Je faillis céder à la panique quand je découvris enfin Jacob, endormi sur une chaise près de moi. Un sourire involontaire se dessina sur mes lèvres. Où que je sois, sa présence me rassurait. Je me redressai sans bruit et pus ainsi balayer la pièce du regard. Sur ma droite, je vis un berceau dans lequel se reposait Nahele. Je pensai immédiatement qu'il s'agissait là du plus bel enfant au monde, sans douter un instant de mon objectivité. Je voulais le prendre dans mes bras, le serrer contre mon cœur, mais je savais que j'étais encore trop faible que pour tenter quoi que ce soit sans la présence rassurante d'une tierce personne. Alors, animée d'un égoïsme que je ne me connaissais pas, je toussai bruyamment dans l'espoir de réveiller Jacob. Les paupières à peine levées, il bondit vers moi précipitamment, comme si ma survie dépendait de sa seule proximité.
Tu as besoin de quelque chose? demanda-t-il d'une voix fatiguée.
Euh, oui. Tu veux bien me donner Nahele?
Je baissai les yeux, un peu honteuse d'avoir eu recours à un tel subterfuge. Il sourit et s'exécuta de bonne grâce, installant confortablement notre enfant au creux de mes bras. À l'instar de notre premier contact, sa chaleur m'irradia et je me sentis enfin apaisée. J'avais l'impression de sentir à nouveau les battements de son cœur contre ma peau, bien que plusieurs couches de tissu nous séparaient.
C'est moi ou il est vraiment magnifique? demandai-je fière comme seule une mère peut l'être.
Non, ce n'est pas toi. Il est à tomber.
Qu'est-ce qu'il te ressemble! constatai-je un peu vexée.
Il a ton nez, tenta de me rassurer Jacob.
Encore heureux!
Hé!
Nous riions de bon cœur quand on frappa à la porte.
Entrez, dis-je contrariée que quelqu'un veuille pénétrer dans notre bulle.
La porte s'ouvrit sur une splendide jeune femme à la peau laiteuse, dont les immenses cheveux cuivrés tombaient en grosses boucles sur ses épaules. Je n'eus pas besoin de me creuses les méninges pour deviner de qui il s'agissait. De plus en plus irritée, je restai muette.
Bonjour, dit-elle d'une voix d'ange. Je suis Renesmée. Je me disais qu'il était temps que nous nous rencontrions enfin.
Probablement, réussis-je à articuler après avoir ravalé la rage qui me serrait la gorge.
Je sentis Jacob gesticuler à mes côtés, preuve évidente de son malaise face à la situation qu'on nous imposait.
Je suis Iris, repris-je d'un ton ferme et assuré. Enchantée.
Enchantée.
Elle s'avança un peu dans la pièce et referma la porte derrière elle.
Comment te sens-tu? me demanda-t-elle d'un air concerné.
Mieux, mais crevée. J'ai l'impression qu'un train m'est passé dessus.
Oui, apparemment, tu as perdu beaucoup de sang.
Je sais. Carlisle m'a expliqué.
Alors, reprit-elle après une pause, qu'as-tu décidé?
À quel sujet?
Je ne lui en ai pas encore parlé, nous interrompit Jacob.
Oh, désolée. J'ai mis les pieds dans le plat. Bien, puisque le sujet est lancé, autant aller jusqu'au bout.
Jacob récupéra Nahele dans mes bras et le remit dans son berceau, signe avant-coureur d'une éventuelle rébellion de ma part. Je sentis mes muscles se crisper et j'attendis qu'on daigne enfin me dire ce que j'ignorais. Une demi-seconde, mon esprit se reporta malgré tout sur Nahele qui dormait paisiblement.
Attendez, dis-je tracassée par l'idée qui trottait dans ma tête. Mon fils n'est-il pas censé être l'ennemi naturel des vampires?
Euh… si, acquiesça Jacob, éberlué par ma question. Pourquoi?
Comment se fait-il qu'il ne réagisse pas à la présence de Renesmée?
Je n'en sais rien. Peut-être parce que c'est une odeur qu'il connaît depuis sa conception.
Oui, mais son corps est déjà à température de loup. Ce n'est pas normal.
On ignore ce qui est normal, personne n'a accouché en présence de vampires dans notre tribu. Il se porte comme un charme, c'est le principal.
C'est toi qui le dis, murmurai-je dépitée que mon fils ne se soit pas déjà transformé en louveteau pour déchiqueter le visage parfait de la demi-sangsue.
Elle faisait tous les efforts nécessaires pour paraître agréable, mais il m'était viscéralement impossible de l'apprécier.
Soit, que dois-tu me dire, Jake?
Eh bien, vu ton état…
Tu commences déjà mal ta phrase, le coupai-je un peu durement.
Ok, ok. J'aimerais que Nahele et toi veniez vivre à la maison pendant ton repos de maternité.
C'est quoi «à la maison»? demandai-je passablement énervée.
Ben, chez moi, à la Push.
Je tentai de garder mon calme tant qu'il n'avait pas développé tous ses arguments, tâche rendue d'autant plus difficile par la présence silencieuse de Renesmée. «Quel horrible prénom!», pensai-je à nouveau, heureuse qu'elle n'ait pas hérité des facultés de son père.
Et pour quelles raisons devrais-je vivre chez toi? Je te rappelle que je loue une chambre chez Camille pour le moment. Et je peux encore revenir chez Madame Bellefleur, à deux kilomètres de chez toi.
Je sais, mais tu es encore fort faible. T'occuper de Nahele à temps plein ne t'aidera pas à te remettre sur pieds. Puisque tu as décidé de ne pas l'allaiter, je pourrai me lever la nuit pour lui donner le biberon, je m'occuperai de tout pour que tu puisses te reposer. Ça ne changera rien pour toi, si ce n'est en mieux.
Son argumentation l'avait rendu au fur et à mesure plus sûr de lui et son ton me semblait de moins en moins ouvert à la négociation. Mais dans son plan infaillible, il avait négligé une part importante du contrat: je devrais passer mes journées et mes nuits avec lui. Cette idée m'était insupportable, car je savais qu'il irait rejoindre Miss Loch Ness 2009 au moindre de ses caprices. Le sourire faussement innocent qu'elle arborait finit de me conforter dans ma décision.
Non, prononçai-je avec aplomb.
