Chapitre 21 : Dans la vie, il y a des bons moments et des difficiles.
Sebastian était encore sous le choc, son petit ami avait tenté de se suicider.
Il essayait de l'inciter à manger, mais ce n'était pas facile.
-Ciel manges un peu juste pour moi.
-Non je n'ai pas faim, j'ai juste envie de dormir.
-Tu pourras dormir après, mais manges avant.
-Ok.
Sebastian aida Ciel à manger et à chaque boucher, il était déjà plus rassuré.
Quand il eu fini, il se blottit contre Sebastian.
-Restes avec moi, ne pars pas.
-Je ne partirai pas.
Ciel s'était endormi peu après.
Sebastian le porta jusqu'au lit et un appel retenti.
C'était Claude.
-Tout va bien ? j'ai eu le message.
-Oui il s'est endormi.
-C'est alois, comment il va ?
-Bien, mais heureusement que je suis arrivé à temps.
-Quel enfoiré celui- là, je vais le démolir.
-Je lui ai déjà fais sa fête, ne fais rien.
-Donc demain, je dois m'attendre à le retrouver amoché ?
-Non il ne reviendra pas, crois-moi.
-Ciel a porté plainte ?
-Non pour l'instant, il n'est pas en état mais je l'ai forcé à se dénoncer. On portera plainte plus tard. Pour l'instant, tout ce qui compte c'est qu'il aille mieux.
-Donnes nous des nouvelles.
-Oui bien sûr.
Sebastian raccrocha et retourna auprès de Ciel.
-Ou tu étais ?
-En train de parler avec Claude et Alois.
-Ils doivent m'en vouloir.
-Non je te répète que tu n'es coupable de rien, c'est toi la victime. On portera plainte quand tu te sentiras de sortir.
-Merci, Sebastian.
Ciel se rendormit.
Le lendemain, la mère de Ciel était dans le bureau du directeur.
-Madame, je comprends votre colère mais votre fils est un peu responsable. Il s'est quand même affiché avec son professeur. Dans un sens l'attitude de cet élève est la conséquence de cela.
-Comment osez-vous dire cela ? Mon fils s'est fait violer par un autre élève et a été trouvé dans un état lamentable et vous savez quoi, là il est au plus mal à cause de cette rumeur. Vous avez laissé se propager et n'avait rien fait contre l'élève qui l'a menacé plusieurs fois. Sans compte les conséquences du viol, mon fils a tenté de se suicider.
-Il n'est pas venu m'en parler. Désolé pour vous, je ne suis pas responsable des actes de mes élèves.
-Vus votre attitude, il ne pouvait pas et qu'auriez- vous fait de toute facon ?
-Votre fils est le fautif dans l'histoire, il n'avait qu'à être plus discret et de plus l'élève est mineur alors que le professeur est majeur. Il s'est mit hors la loi tout seul.
-Vous êtes lamentable comme directeur, vous insinuez que mon fils a choisis de se faire violer ?
-Non mais il a agi en pouvant faire penser qu'il était ouvert aux relations sexuelles. En ayant des relations avec un adulte, les gens ont pu le penser disponible. Je dirai même que le pire c'est ce professeur qui a profité ouvertement de son élève.
-Je ne veux pas en entendre plus, mon fils ne reviendra jamais dans ce lycée.
La mère sortie, en colère comme jamais.
Plus tard, elle passa chez Sebastian.
-Bonjour madame.
-Bonjour Sebastian, ou est mon fils ?
-Sur le lit, comment cela s'est passé ?
-Il ne reconnait pas la responsabilité de l'élève et dit que c'est vous qui auriez profité de lui et incité d'autres élèves à le voir en possible relation sexuelle.
-Il en a toujours contre moi.
Sa mère alla voir son fils qui était en pyjama, allonger dans le lit l'air ailleurs.
-Comment ca va ? Tu as mangé aujourd'hui ?
-Non pas envie.
-J'essaierai tout à l'heure de lui faire manger quelque chose, soyez rassurée.
-Il faut que tu manges, Ciel, sinon tu vas avoir des soucis, tu veux aggraver ton asthme ?
-De toute facon, à quoi cela sert de manger ou de vivre ?
Sa mère tomba en larme devant les propos de son fils.
-Madame, je veillerai à ce qu'il aille bien et mange.
Il la raccompagna.
-Ciel c'est ta mère, elle s'inquiète pour toi, Alois et Claude aussi.
-Je n'ai envie de voir et parler à personne, à part toi.
-Alois t'envoi des messages et tu ne réponds pas, cela te ferait peut-être du bien de lui parler ou tu veux peut-être que je l'invite ?
-Fais comme tu veux, mais reste avec moi, j'ai peur tout seul.
-De quoi tu as peur ?
- De voir des gens, qu'ils me touchent, de sortir.
-Tu ne retourneras évidemment pas au lycée et personne ne te touchera, à part moi.
Ciel vint vers Sebastian et se colla contre lui.
-Toi tu ne me feras jamais de mal ?
-Non Ciel.
Plus tard, ils s'étaient tous les deux endormis, Ciel, bien collé à Sebastian qui s'y était fait.
Ciel rêvait de son bourreau.
Partie rêvée :
-Tu es à moi, encore et encore je te ferai subir la même chose.
L'élève était sur Ciel et le touchait de manière désagréable, il le touchait en y mettant la plus grande violence.
-Arrêtes, je t'en prie, c'est insupportable.
Il revivait son agression encore et encore toutes les nuits.
-Non arrêtes, je ne veux pas, par pitié.
Sebastian réveilla Ciel paniqué.
-Ciel, tout va bien, c'était un rêve, personne ne te fera du mal.
Ciel explosa en larmes.
-Sebastian, c'est terrible et s'il revenait et qu'il ….
-Il ne reviendra pas et il ne te fera plus jamais rien.
-Tu es sûr ?
-Oui puisqu'il finira en prison.
-Oh Sebastian comme je me déteste.
Sebastian embrassa Ciel.
-Moi je t'aime et je ne supporte pas que tu dises du mal de toi, avancons ensemble veux- tu ?
-Je t'aime aussi, Sebastian, dit Ciel en pleurant.
