CHAPITRE 21
POV CASTLE
J'avais Kate dans les bras depuis plus d'heure maintenant, nous ne nous parlions pas, nous profitions juste de ce moment à deux, où seul nos regards, nos respirations et nos gestes de tendresse suffisaient à nous apaiser. Kate avait commencé à s'ouvrir à moi, mais je savais qu'il y avait encore des choses enfouies au plus profond d'elle-même, quelle ne m'avait pas exposées. Mais je ne souhaitais en aucun cas la brusquer, je voulais qu'elle se sente à l'aise et en confiance pour pouvoir se confier.
- Tu sais, je pourrais rester comme ceci toute ma vie, me déclara-t-elle
- Moi aussi, avouais-je, mais j'aimerais tout autant avoir l'usage de mon corps.
- Et que ferais-tu de plus? Me taquina-t-elle
- Tellement de choses, lui chuchotais-je
- J'ai hâte
- Tu as hâte, de quoi? Dis-je interloqué par le double sens que pouvait avoir cette constatation
- Que tu ailles mieux, que j'aille mieux, qu'on arrive à reconstruire ce « nous »
- Nous sommes déjà un « nous », affirmais-je en resserrant mon étreinte
- Je sais, reprit-elle en me regardant, mais je dois bien avouer que le « nous » de la douche où le « nous » sur le sol de ma cuisine, me manquent, me souria-t-elle un brin gêné par cet aveu la tête baissée
- Moi c'est le « nous » dans ton lit qui me manque, continuais-je rêveur
-Ah bon ? S'étonna-t-elle, Mr Castle préfère la douceur, me taquina-t-elle
Kate et moi avions seulement eu droit à quatre rounds, le premier et le troisième se firent dans son lit, le deuxième à même le sol de sa cuisine avec une certaine impatience et le dernier sous sa douche, avait été torride.
- La douceur, la rudesse, les câlins, dans un lit, contre un mur, sur le sol, je suis preneur avec toi, souriais-je, mais si je devais choisir,… je prendrais notre première fois dans ton lit, là où nous sommes réellement devenu un « nous », là où j'ai découvert Kate et non Beckett, là où je t'ai dit je t'aime en te faisant l'amour, là où j'ai découvert ton tatouage, la douceur de tes caresses, le sucré de ta peau, et ton corps magnifique, ajoutais-je en tressautant les sourcils.
- …
- Mais je ne renie pas, la fois où tu as fait cette chose absolument délicieuse sur le sol avec le ….
-Je t'aime, coupa-t-elle, et j'ai aussi adoré cette première fois avec toi. J'ai adoré tous tes mots, toutes tes caresses, tous tes baisers, et toute ton imagination, ria-t-elle.
- Tu crois que la prochaine fois, ce sera pareil, aussi…
- Merveilleux, spectaculaire, magique? demanda-t-elle en se mordant la lèvre inférieure.
- Ce le sera forcément, ajoutais-je noir de désir
- Ah bon? tu ne penses pas qu'on risque d'être gauche, par peur de me pousser trop loin, avoua-t-elle
- C'est ce que tu penses ?
- …..
- Kate ?
- Je ne sais pas Castle, j'ai envie de toi, j'ai envie qu'on aille plus loin, de gouter à nouveau à ce moment magique, mais je suis terrorisée en même temps par tout ce que ce moment implique… je sais c'est stupide
- Non, humain, répondis-je en lui caressant le visage. On ira au rythme que tu souhaiteras, je m'arrêterais au moment que tu le voudras, alors non je ne pense pas qu'on sera gauche, on sera peut-être même plus attentionné.
À ma phrase, elle me souria et se pencha vers moi pour m'embrasser en me murmurant merci. Notre baiser était doux et sans précipitation. Nous restions ainsi quelques minutes, l'un contre l'autre, nous embrassant comme deux adolescents, elle happait mes lèvres dans un doux baiser, qui commençait à faire monter d'un cran supérieur mon désir. Voyant que mini-Rick prenait de la vigueur, je mis un terme à ce moment d'allégresse. Front contre front, je lui murmurais :
- Tu devrais te reposer
- Tu as certainement raison, me fit-elle en se calant sur mon torse, mais je suis bien avec toi.
- Je suis bien aussi, répondis-je heureux
- Pour ton retour à domicile, comment vont-ils gérer la douleur? demanda-t-elle inquiète
- Ils vont passer mes médicaments en gélules, comme toi, grimaçais-je cette idée.
- Tout va bien se passer, me susurrât-elle pour me rassurer
- Je l'espère
- Rick, si ça t'angoisse, tu peux très bien rester à l'hôpital le temps de ta convalescence pour mieux gérer ta douleur.
- Non, je veux sortir de cet endroit, rentrer chez moi et partir avec toi dans les Hamptons
- Les Hamptons seront toujours là, même après…
- Je veux retrouver ma vie, Kate, la coupais-je, je veux pouvoir remarcher, écrire seul, pouvoir me déplacer ou me doucher seul.
- Il te faudra t'armer de patience
- Patience, c'est mon deuxième nom, rétorquais-je
- Laisse-moi rire, rigola-t-elle
POV Beckett
Nous nous étions endormis très tard dans la nuit, on avait énormément discuté de sujets sérieux comme de sujets totalement loufoques ce moment avec Castle, m'avait fait énormément de bien. Assise au tribunal, j'attendais désormais l'interrogatoire d'Abbott par mon avocat. Mon père avait insisté pour venir, me rappelant que j'étais sa petite fille et qu'il ne pouvait plus rester à l'écart. Comprenant son angoisse, j'avais donc accepté qu'il vienne, assise à côté de lui, je vis mon avocat commencer son interrogatoire :
- Bonjour, Mr Abbott
- Bonjour, répondit-il avec un regard limite triste !
- Hier, vous avez certifié sous serment, que vous n'étiez pas responsable des meurtres que vous avez commis, que c'était dû à une maladie du nom de schizophrénie. Gardez-vous toujours ce témoignage?
- Oui
- Excusez-moi d'insister, certifiez-vous qu'à aucun moment vous ne saviez ce que vous faisiez à ces jeunes femmes, que c'est cette voix dans votre tête qui vous dictait votre conduite?
- Oui, et j'en suis tellement désolé, j'ai fait énormément de mal à toutes ces jeunes femmes. Je me répète, je suis désolé Katie, dit-il en me ragréant dans les yeux.
Au moment où il prononça mon prénom, mon père se raidit en me serrant la main, surprise par son emprise sur moi, je détournais le regard d'Abbott pour rencontrer le regard noir de mon père.
- Très bien, reprit mon avocat, ce sera tout.
Et sur cette phrase, il retourna à son bureau sous les regards totalement surpris de l'assemblée, moi, j'étais comme liquéfier sur phrase. « Ce sera tout » ! Non mais c'était une blague, c'est ça qu'il appelle un contre -interrogatoire, j'étais folle de rage, je n'avais qu'une envie, me lever et lui expliquer ma façon de penser. Abbott se leva certainement aussi surpris que les autres et rejoignit son avocat, la foule commença à faire du bruit pour montrer son mécontentement, le juge décida d'intervenir.
- Du calme ! Je demande du calme ! Maître, continua-t-il en s'adressant à mon avocat, êtes-vous sûr d'avoir terminé?
- Oui, et je souhaiterais continuer la matinée par l'interrogatoire des experts et témoins.
- Très bien, je n'y vois aucun inconvénient. Nous gagnerons du temps sur cette après-midi.
- Bien, dit mon avocat en se levant, je souhaiterais appeler à la barre le Dr Burke.
À l'énonciation de Burke, qui n'avait aucun lien avec l'affaire à part moi, je baissais la tête. Mon Dieu, il allait surement parler de moi, de mes peurs, de mes avancées et tout ceci devant mon père. Voyant ma détresse, Lanie qui se trouvait de mon autre côté, me prit la seconde main pour me caresse du bout des doigts.
- Dr Burke, bonjour
- Bonjour
-Docteur, pourriez-vous me donner votre domaine d'expertise?
- Je suis expert dans le désordre mental et la folie.
- Est-ce pour ceci que vous aviez suivi Melle Beckett?
- Ceci relève du secret professionnel, dit-il bienveillant
- Melle Beckett nous a donné son accord pour révéler juste le motif de ses visites?
À cette répartie, je relevais la tête stupéfaite par cet énorme mensonge, ne voyant pas où tout ceci pouvait nous amener, je commençais sérieusement à avoir des doutes sur les qualifications de cet avocat.
- Dans ce cas, j'ai suivi Melle Beckett pour dépression et thérapie de couple. Un tel évènement ne peut que bouleverser la dynamique d'un couple, et détruire n'importe quelle personne.
- Donc, aucunement pour folie ou désordre mental?
- Non, souriait Burke, je suis expert dans ce domaine mais je suis avant tout psychologue.
- Parfait, vous pourriez alors sans doute me dire, si vous êtes d'accord avec le résultat de votre confrère, reprit-il en regardant dans son dossier, le Dr Holtz, expert en choc post-traumatique, disant que Mr Abbott souffre de schizophrénie.
- Si je n'avais pas assisté au témoignage de Mr Abbott, je n'aurais sans doute pas pu vous donner un avis, mais après écoute de ses propos, je peux vous certifier qu'il vous ment.
- Obstruction, votre honneur, fit Maître Connors, le Docteur Burke ne peut pas émettre d'avis médical sans au préalable avoir discuter avec mon client.
- Le Docteur Burke est expert dans cette pathologie, ce qui n'est pas le cas, du psychologue ayant fait le diagnostic, commenta mon avocat, il pourrait certainement mieux nous éclairer sur cette maladie.
- Objection rejetée, annonça le juge, ce qui eut le don de me faire sourire et me détendre légèrement.
- Très bien, Docteur Burke en quoi vous référez vous pour annoncer que Mr Abbott ment?
- Laissez-moi vous donner quelques indications sur la schizophrénie, il s'agit d'un trouble mental sévère et chronique. Ce trouble apparaît généralement au début de l'âge adulte et affecte environ 0.5 % de la population. Comme les autres psychoses, la schizophrénie se manifeste par une perte de contact avec la réalité et une anosognosie, c'est-à-dire que la personne qui en souffre n'a pas conscience de sa maladie, à tout le moins pendant les périodes aiguës. La personne atteinte de schizophrénie entend des voix qui la critiquent ou commentent ses actions. Typiquement, la personne schizophrène a l'impression d'être contrôlée par une force extérieure, de ne plus être maître de sa pensée ou d'être la cible d'un complot à la finalité mal circonscrite. Cependant en dehors de ses phases paranoïaques, le patient se retrouve à nouveau dans la réalité, totalement conscient de ses actes. C'est un trouble chronique, présentant des phases de délires et des phases de consciences. Quand Mr Abbott certifie qu'à aucun moment durant la détention de ces jeunes filles, il n'avait conscience de ses actes, il ment. En dehors de ses crises, quand il revenait dans la réalité rien ne l'empêchait de libérer ses femmes.
- Non au lieu, de ça, il a continué ses tortures! Repris mon avocat
- Objection, les propos de Maîtres Philips sont calomnieux!
- Objection accordé
- Docteur Burke, pensez-vous que Mr Abbott souffre de schizophrénie?
- Il faudrait que je l'examine, mais je pense que Mr Abbott est simplement doté d'une grande intelligence, un schizophrène ne prémédite pas, il agit sous le coup d'une pulsion or, kidnapper, torturer, violer et tuer toutes ses jeunes femmes, toujours avec le même mode opératoire, toujours avec le même type de jeune femme relèvent de la préméditation. Donc, non, pour moi, il n'est en aucun cas schizophrène.
- Merci, Dr Burke.
J'étais plus que soulagée de la tournure des évènements, tout le long du témoignage de Burke, Abbott avait gardé la tête fixé sur celui-ci, il bouillonnait de l'intérieur ce qui me ravissait au plus haut point. Quittant la barre, après que la défense ait refusé un contre-interrogatoire, mon avocat appela son deuxième témoin :
- J'appelle à la barre l'agent Jordan Shaw.
POV Castle
La matinée s'était écoulée calmement, l'infirmière m'avait fait ma toilette et m'avait arrêté la pompe à morphine, me rappelant qu'à partir d'aujourd'hui, les médicaments se prendraient en comprimé, pour voir comment mes douleurs évoluaient. Elle m'avait ensuite refait mes pansements aux poignets et chevilles. Le Kiné était ensuite venu me faire quelques exercices. Je ne sentais toujours pas mes jambes, il m'avait expliqué qu'avec l'arrêt de la morphine, je devrais bientôt commencer à les ressentir. Alexis m'avait aidé dans l'écriture de mon livre. Mais je ne souhaitais qu'une chose, voir Kate, être là pour elle, je me sentais tellement inutile, alors qu'en ce moment même elle fait besoin moi. Je fixais régulièrement les infos, pour ne pas rater sa sortie du tribunal.
POV Jordan
Assise à la barre, je fixais Abbott pour lui montrer qu'il ne me faisait pas peur, que j'avais pleinement conscience de ma supériorité et de mon emprise sur lui. Je voulais jouer le même jeu, qu'il infligeait à Kate depuis le début de ce procès.
- Agent Shaw, bonjour, me dit l'avocat
- Bonjour
- Pouvez-vous me décliner votre profession
- Je suis profiler pour le FBI
- Que fait un profiler?
-Le profilage criminel est une méthode permettant à des enquêteurs spécialistes de la psychologie de déterminer le profil psychologique d'un individu a posteriori, c'est-à-dire après que des faits aient été commis. Il peut s'agir d'un criminel ou d'une victime. Mon travail consiste à établir un profil criminel de suspect permettant son arrestation. Je peux déterminer plusieurs choses, à sa façon d'agir, de parler, de se tenir, de sa gestuelle.
- Si j'en crois ce dossier, continua-t-il, en regardant mes états de service, vous êtes plus que qualifiée! Reconnue comme être dans les trois meilleurs profileurs des États-Unis.
- J'ai aidé dans beaucoup d'affaire, reconnus-je
- Permettez-moi, tout d'abord, de vous demander si nous pouvions tout d'abord, essayer un exercice?
- Un exercice?
- Oui, pour prouver, votre domaine expertise. Je souhaiterais que vous profiler quelqu'un dans la salle.
- Objection votre honneur, ceci nous éloigne du sujet !
- Je souhaite, simplement démontrer son excellence pour revenir ensuite sur la raison de notre présence ici.
- Objection rejetée.
- Bien, Agent Shaw êtes-vous d'accord? Je choisis quelqu'un au hasard et vous nous en faites un profilage.
- Très bien, répondis-je
- Je vais choisir, quelqu'un du jury.
J'étais plus qu'heureuse, qu'il choisisse un membre du jury, car depuis trois jours, je n'avais fait que ça, analyser leurs gestuels, leurs réactions. C'était du pur gâteau pour moi. L'avocat me désigna une jeune femme, la quarantaine, blonde. Je m'étais ensuite retournée pour rencontrer en premier lieu, le regard de Kate qui me souriait puis celui d'Abbott qui me dévisageait.
- Que pouvez-vous nous dire sur cette jeune femme? demanda-t-il
- Il s'agit d'une jeune femme à l'aise socialement, elle exerce un métier où les horaires ne sont pas faciles, elle est dans le domaine du médical.
À voir sa réaction, je vis que j'avais touché dans le mille, la voyant triturer son annulaire où ne siégeait aucune alliance, je continuais :
- Elle est séparée avec deux enfants, des filles.
- Impressionnant, dit l'avocat, et tout ceci juste en l'observant ?
- Oui, souriais-je
- Permettez-moi de confirmer vos dires, me dit-il en se tournant vers la principale intéressée.
- Oh, et j'oubliais, rajoutais-je, elle est en instance de divorce pour adultère.
À ma réplique, les chuchotements dans la salle s'amplifièrent à tel point que le juge dut une nouvelle fois demander le silence.
- Melle, demanda l'avocat, pourriez-vous me dire votre métier?
- Je suis médecin.
- Avez-vous des enfants?
- Deux filles, dit-elle en me regardant comme un ovni.
- Et excusez-moi de demander, reprit l'avocat gêné, êtes-vous mariée?
- Je suis actuellement en instance de divorce, ajouta-t-elle, pour adultère.
- Bien, bien, répondit tout joyeux l'avocat, vous êtes impressionnante!
- Merci.
- Agent Shaw, pourriez-vous m'établir le profil de Mr Abbott?
À sa question, Kyle Abbott se raidit dans sa chaise et le sourire de Beckett s'amplifia.
- Mr Abbott est une personne d'une très grande intelligence, il tire un certain de degré de plaisir du fait de tuer ses victimes. Le fait de les électrocuter, prouve qu'il a un sentiment de toute puissance à assouvir, il n'a aucun remord. C'est un psychopathe. Il aime et adore ce côté dominant que lui donne cette position avec ses victimes. C'est un tueur en série qui ne rêve que de recommencer pour connaitre de nouveau cette jouissance, d'avoir dans ses mains tout pouvoir, la vie et la mort.
- Vous réfutez alors vous aussi l'hypothèse de schizophrénie?
- Objection, votre honneur, l'agent Shaw n'est pas qualifié dans ce domaine !
- Objection accordée
- Très bien, Agent Shaw, une dernière question pouvez-vous nous faire un profil de Melle Beckett ici présente?
- Je ne peux pas, assurais-je dans un sourire bienveillant sur Kate.
- Pourquoi? S'étonna-t-il
- Katherine Beckett est ma collègue de travail, mon amie, mon profilage serait simplement pas un profilage mais une certitude.
- Très bien, pourriez-vous nous dire si vous pensez que Melle Beckett souffre de désordre mental?
- Si j'avais eu le moindre doute, je ne l'aurais pas embauché au sein de mon équipe, Katherine Beckett est la personne la plus équilibrée que je connaisse, c'est une force de la nature, qui s'est battue et est revenue de l'enfer. C'est simplement une victime dans cette affaire, tout comme les six autres.
- Agent Shaw, merci, ce sera tout, conclut l'avocat en partant.
- Maître Connors, avez-vous des questions? demanda le juge
- Oui, répondit-il en se levant, Agent Shaw, bonjour.
- Bonjour
- Depuis combien de temps exercez-vous ce métier?
- 15 ans
- Et en 15 ans, vous ne vous êtes jamais trompée?
- Si bien, sûr à mes débuts, répondis-je sans me démonter
- Et plus maintenant, incita-t-il
- Je ne serais pas dans le top 3 sinon, répondis-je pour le provoquer
- Pourtant, avec l'affaire de l'imitateur, vous avez plus que pataugé
- Objection, cette affaire n'a aucun lien avec la nôtre
- Je fais juste un constat de ses états de service.
- Objection rejetée.
- Agent Shaw?
- Nous avons appréhendé deux tueurs en l'espace de cinq jours, vous pensez faire mieux? Demandais-je hargneuse
- Deux criminels, qui l'un d'entre eux bossaient au sein de votre équipe...
- Au sein du poste de police, pas de mon équipe, je n'ai jamais croisé Mr Potter avant sa découverte d'identité, affirmais-je
- Permettez-moi cependant de douter de votre excellence
Voyant que je ne répondais pas à son tacle, il me regarda comme pour attendre que je lui lance une balle sur quoi rebondir, balle qu'il pouvait attendre un moment. Après un duel de regard, il annonça la fin de l'interrogatoire, et de la fin de la matinée.
