Voici le dernier chapitre de cette petite fic !!!
Je tiens à toutes vous remercier pour m'avoir lue !
Twikiss
Journal de Bella
Jeudi, 14 février 2002.
21h44,
J'ai encore obtenu 19/20 à mon test !
Les garçons ont tous eu 15, il faut dire qu'Edward les a beaucoup aidé.
En parlant de lui, il était encore plus bizarre qu'hier. Il ne m'a pas adressé la parole après l'évaluation, il avait le visage un peu rouge et il ne me regardait pas dans les yeux, il n'a même pas relevé la tête.
Ca m'agace qu'il prenne une si grande place dans ma vie. Je pense sans cesse à lui, je ne parle que de lui et tout ce qui le concerne me tient à coeur. Je ne vis que pour lui...
Vais-je m'en sortir ?
Je suis toute seule dans l'appartement, je fais vraiment pitié !
Je n'ai envie de rien, je n'ai même pas défait mes affaires de mon sac de sport et je n'ai pas le courage de me faire à manger... Je vais me coucher directement, de toute façon, je suis fatiguée.
A demain.
Journal d'Edward
Jeudi, 14 février 2002.
Voilà, j'ai fait ce que javais à faire...
En résumé, le test de fitness-danse s'est très bien passé, même les garçons ont été géniaux ! Pour ce qui est de Bella, elle a été fabuleuse.
Comme pour les autres élèves, je lui ai dit de poser son sac à côté de moi. J'étais tellement gêné, par ce que je voulais faire, que je n'ai pas osé la regarder en face. Je sentais mon visage me brûler, je devais être aussi rouge qu'une tomate.
J'ai, quand même, réussi à glisser ma petite enveloppe dans la pochette de son sac, c'était un scratch. J'en ai profité lorsqu'elle nous tournait le dos pour la fin de sa chorégraphie. Ma collègue était occupée à relire ses notes.
Je ne sais pas si j'ai été discret mais, maintenant, je sais qu'elle l'a en sa possession.
Il est à présent 20h15 et je n'ai toujours pas de ses nouvelles...
J'attends.
Sans doute n'a-t-elle pas encore ouvert son sac ou bien, ce dont j'ai peur, c'est qu'elle n'ouvre jamais cette pochette, si elle n'y met rien, je peux toujours attendre.
Patience, si ce n'est pas aujourd'hui, ce sera certainement demain pendant le cours.
Quel idiot je fais !!!
Je ne vais plus aller à l'université et, pour le moment, je suis en vacances.
Je vais devenir fou si le téléphone ou la porte d'entrée ne sonne pas.
Salut !
Vendredi, 15 février 2002.
Je ne sais quoi penser !
Toujours pas de nouvelles de Bella... Soit elle n'a pas trouvé mon mot, soit elle n'ose pas venir me parler.
Si seulement je pouvais aller la voir et lui dire tout haut ce que je pense tout bas. Ce serait tellement plus simple que d'attendre un éventuel "face à face".
Je dois me confier à quelqu'un, mais j'hésite entre Jasper et Emmet. Honnêtement, je crois qu'Emmet est le meilleur candidat, il connait beaucoup mieux Bella que Jasper. Il doit savoir quelques petits secrets la concernant.
Je me suis posé un ultimatum. Si, avant demain soir, je n'ai aucune nouvelle, je m'éclipse quelques temps, afin de faire le vide dans ma tête et d'essayer de l'oublier. Si j'apprends que je n'ai aucune chance de voir mon rêve se réaliser, j'aurais besoin de calme et de solitude pour me ressourcer.
Je n'ai pas encore choisi ma destination, en fait, je vais sûrement me rendre dans la maison de vacances mais j'y réfléchirais plus longuement demain... Je garde une lueur d'espoir !!!
Salut !
Journal de Bella
Vendredi, 15 février 2002.
21h39,
J'étais si heureuse, ce matin, en me levant. Malgré une petite déception (mes prières ne se sont pas exaucées puisqu'il n'est pas venu me faire une belle déclaration d'amour hier) j'étais en pleine forme. Je pensais que j'allais débuter ma journée par deux heures de fitness... Malheureusement, tout s'écroula quand Eric est apparu dans la cuisine pour se préparer un café. Alors que, moi, j'étais prête à partir, lui, il venait juste de se lever.
A ce moment-là, disparus ma bonne humeur et mon beau sourire. Il n'a pas eu besoin de me dire quoi que ce soit, mon cerveau s'est remis en marche tout seul... La réalité a repris le dessus et m'a mise en connexion rapide avec le présent. Puis, j'entendis cette petite voix, à l'intérieur de mon corps, me répéter en boucle "Adieu le sport, adieu Edward".
Pourtant, pendant toute la journée, je m'attendais à le croiser et j'imaginais les mots que j'allais lui dire. Mais, il n'est pas apparu au coin d'une rue.
J'ai passé une heure au téléphone avec Vic' à me lamenter sur mon sort. Pour elle, il y a deux solutions: la première est que j'aille voir Edward et que je lui avoue tout ce que j'ai sur le coeur et, la seconde, que je rencontre un autre garçon. Je n'ai même pas eu le temps de répondre car elle m'annonça que j'avais rendez-vous demain soir avec un certain David.
Je n'ai pas dit non, de toute façon, je n'ai rien à perdre.
Je n'ai même pas posé de questions sur son physique, au stade où j'en suis, je prends ce qui s'offre à moi.
Bonne nuit.
Samedi, 16 février 2002.
19h01,
J'ai passé une demi-heure au téléphone avec mon grand-frère adoré. Il m'en a raconté des choses !
On aurait dit que quelqu'un lui avait interdit de parler pendant au moins une bonne semaine... Il est si heureux, ça me fait tant plaisir. Il m'a demandé des nouvelles d'Edward. C'était un peu bizarre, la façon dont il a eu d'introduire ma vie privée dans son discours du bonheur, j'ai trouvé ça très louche. De toute façon, je suis certaine qu'il a eu une grande discussion avec Marie-Laure, j'en suis sûre...
Je prends le temps d'écrire avant mon rendez-vous car je suis déjà prête. J'ai choisi des vêtements simples pour cette première (mais peut-être dernière) soirée avec David. Je ne sais pas à quoi il ressemble, ni les goûts qu'il a, j'ai donc opté pour une longue jupe noire et un pull moulant vert clair, à courtes manches.
Je n'essaie même pas de l'imaginer, sinon la description, que je m'en ferais, ressemblerait trop à mon idéal, donc à Edward.
Pas la peine de décrire la déception que je ressentirais...
Je serais juste effondrée !
Bon, à plus, la sonnette de la porte vient de résonner !
Journal d'Edward
Samedi, 16 février 2002.
Je viens d'arriver dans la maison de vacances. Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer... Cette situation est si peu ordinaire.
Ce midi, j'ai été invité au restaurant par Tanya et David. Ils m'ont annoncé que la date de leur mariage était fixée. Ca se passera le premier samedi du mois de novembre. Je suis sincèrement très heureux pour eux, même si c'est du rapide...
Comme prévu, je suis allé voir Emmet. Un peu plus tôt, mais il le valait mieux. Emmet était seul dans l'appartement. Bella était sortie et Eric chez ses parents. Je lui ai tout raconté depuis le début. Ma rupture avec Tanya l'a un peu amusé. Il faut avouer que personne n'aimerait se faire appeler par le prénom d'un inconnu, moi, le premier. De ce fait, il a compris mon attitude lors du réveillon de la Saint-Sylvestre. Je n'ai pas dansé une seule fois avec mon ex' et, lorsqu'elle m'a embrassé, sur la bouche, devant tout le monde, aux douze coups de minuit, je l'ai totalement ignoré.
Emmet m'a avoué que, même s'il ne savait pas que j'étais célibataire, il s'était rendu compte de mes sentiments pour Bella, depuis un bon moment.
J'ai, également, raconté l'histoire de ma lettre, discrètement cachée dans le sac de sport.
Il est parti dans la chambre de Bella et il est revenu avec l'enveloppe, qui n'avait pas été décachetée. Il m'a proposé de la lui donner en main propre, ce que j'ai immédiatement accepté, au moins, j'aurais une réponse, même si elle est négative, je serais au courant par Emmet. Enfin, c'est ce que je pensais avant de m'arrêter à ce feu rouge.
J'étais en train de réfléchir aux paroles d'Emmet, il m'avait assuré que Bella avait des sentiments pour moi, lorsque je l'ai vue. Elle était dans ce petit restaurant grec. Elle se situait près de la fenêtre, installée à une table pour deux personnes, décorée de bougies blanches. Mais ce n'est pas tout, puisque la deuxième personne lui tenait les mains, au-dessus des couverts et, cet inconnu était plutôt beau gosse.
A ce moment-là, j'ai ressenti comme une cassure dans mon coeur, ça m'a fait très mal. Je ne sais pas combien de temps je suis resté à les regarder... Mais, les bruits de klaxon m'ont sorti de mon cauchemar, enfin, c'est ce que je croyais... Lorsque j'ai démarré, ils étaient toujours dans la même position.
Dès que je suis arrivé dans ma cuisine, je me suis arrêté net, avec ma tasse de thé dans la main. J'ai tout de suite pensé à mon avenir, sans elle. J'ai bu mon thé d'une traite et je suis parti rassembler mes affaires. J'ai entassé mes vêtements dans deux grands sacs de sport et, juste avant de partir, j'ai pris le temps d'écrire un mot à Jasper.
Et, me voilà !
Je suis dans l'immense lit de ma chambre, que je n'utilise que durant les vacances. Cette maison est très grande mais, malgré tout cet espace, j'entends les bruits de la mer. J'écoute le claquement des vagues contre les rochers. Cette plage, je la connais par coeur... Mais, encore une fois, elle ne me voit que pour panser mes blessures.
Salut !
Journal de Bella
Dimanche, 17 février 2002.
01h27,
Très belle soirée mais je n'ai pas eu le coup de foudre pour David... J'aurais aimé car il est adorable, mais il n'est pas Edward !
Comme il est très tard, je dirais simplement que David avait les cheveux noirs, les yeux bleus clairs et qu'il était un plus grand que moi, disons 1.75m. Il était mignon mais pas pour moi.
A présent, je suis fatiguée, alors, si j'en ressens l'envie de donnerais plus de détails demain.
Bonne nuit.
Dimanche, 17 février 2002.
11h12,
CATASTROPHE !!!
Je ne sais plus où me mettre, je me trouve tellement NULLE.
Emmet vient de me raconter tout ce qui s'est passé, dans cet appartement, hier soir, pendant que j'étais à ce stupide rendez-vous !
Edward est venu pour me voir, afin de me dire qu'il m'aimait et, moi, je n'étais pas là !!!
Mais, le pire, dans tout ça, c'est que le jour de la Saint-Valentin, il y a de cela trois jours, il a glissé une lettre dans mon sac de sport. Et, moi, par fainéantise, je n'ai pas ouvert ce sac. Et, pour courronner le tout, Emmet a déposé cette lettre sur ma couette hier soir et j'étais si pressée de me jeter dans mon lit que je l'ai envoyée valser sur le sol, sans me douter une seule seconde de sa présence.
Je suis LAMENTABLE !!!
Je viens de lire cette lettre. Une sublime déclaration, en voici l'essentiel:
"Je t'aime. Edward."
Après avoir lu ces quelques lignes, je me suis décidée à l'appeler mais, là, c'est Jasper qui a décroché. Il m'a expliqué qu'Edward lui avait laissé un message. Il est parti dans sa maison de vacances et ne sait pas quand il reviendra.
Je ne sais pas quoi faire, j'hésite entre partir le rejoindre et attendre patiemment son retour.
De plus, même si mon coeur me crie de le rejoindre, ma tête pose ses avertissements. Je ne sais pas où est cette résidence secondaire. Je vais demander à Jasper, dans son appart', il a certainement des renseignements à me donner.
Il faut que je le vois le plus vite possible, ça fait si longtemps que j'attends ce moment, je ne peux pas reculer si près du but...
Il m'aime, je l'aime, nous ne pouvons pas nous rendre malheureux indéfiniment !
Je suis la seule à pouvoir agir. Après tout, il ne connaît pas mes sentiments à son égard. Il doit être si triste !
Je l'aime tellement, je ne peux pas le voir souffrir à cause d'une bêtise de ma part.
A bientôt.
Lundi, 18 février 2002.
15h41,
Je suis au bord de l'eau, assise sur un rocher, face à la maison d'Edward. Il n'est pas là...
J'ai conduit pendant des heures et je ne suis même pas sûre qu'il soit là ou, plutôt, qu'il reviendra.
Tout s'est passé très vite. Jasper m'a téléphoné, tout de suite, après avoir trouvé des photos et des cartes postales qui décrivaient exactement le lieu. J'ai fait ma valise et j'ai emporté mon fidèle journal, au cas où j'aurais des choses heureuses à y noter.
Pour l'instant, je suis à Saint-Jean-De-Luz. C'est assez triste. Le ciel commence à se voiler. Je viens de recevoir une goutte de pluie. Si ça s'amplifie, j'irais me réchauffer dans la voiture, je l'ai laissée devant sa maison.
Tiens, il ne pleut plus, pourtant, autour de moi, ça ne s'est pas arrêté...
Journal d'Edward
Lundi, 18 février 2002.
Ce matin, la mer était calme et le sable n'attendait que moi. De toute façon, j'étais seul sur cette plage déserte.
Je me suis réveillé avec un étrange mal de tête, ce n'est pas mon habitude pourtant. Peut-être que la souffrance mentale, que j'éprouve, a décidé de se faire ressentir physiquement. Je délire sûrement, mais c'est bizarre. De plus, cette douleur a mis du temps à s'atténuer.
J'ai été tenté de téléphoner à Jasper, mais je n'ai pas pu. J'ai eu peur de faire face à la réalité et qu'il m'annonce que Bella est restée de marbre face à ma déclaration.
Elle doit être amoureuse de ce garçon, elle n'avait pas l'air de le repousser au restaurant.
C'est peut-être lâche de réagir ainsi, mais c'est plus fort que moi, je ne peux pas rester dans la même ville qu'elle, partager les mêmes amis, tout ceci en sachant qu'elle ne m'aime pas et qu'elle sait que je ne vis que pour elle.
Si, un jour, on m'avait dit que je ressentirais de telles émotions et que je quitterais tout pour oublier une fille, j'aurais ri à gorge déployée.
Mis à part Emmet, qui connait mes sentiments pour sa colocataire, personne ne s'imagine ce que j'endure en ce moment. Si seulement l'amour n'existait pas, je me porterais mieux. Il ne devrait y avoir que l'amour familial et pas de sentiments amoureux, tout serait bien plus simple, enfin, pour ma petite personne.
Je vais aller faire un tour en bateau. La mer ne s'est pas encore déchainée, il me reste un peu de temps. Ca me changera les idées.
A plus !
Journal de la réalité
Bella était assise sur un rocher, face à la maison d'Edward. Elle écrivait son journal dans l'espoir de le voir apparaître. Mais, Edward n'était pas très loin d'elle.
Il revenait du port et marchait dans sa direction.
En fait, il avait pour habitude, depuis sa plus tendre enfance, de prendre ce raccourci, descendre par les rochers, au lieu de prendre la voie piétonne, ça lui économisait un bon cinq minutes de marche.
Donc, au moment où il commença à pleuvoir, Edward venait tout juste de l'apercevoir, il était à quelques mètres d'elle.
Au début, il n'était pas très sûr que ce soit elle mais la voiture, stationnée devant la maison, lui redonna un énorme espoir. Il était certain que c'était elle, sur ce rocher.
Il se tenait à un mètre, à peine, d'elle. Il n'osait pas faire le premier pas, jusqu'à ce que la pluie redouble d'intensité et qu'il vit qu'elle ne bougeait toujours pas. Il ôta son blouson et, pour la protéger de l'averse, en fit un parapluie.
Bella ne réagit pas immédiatement. Puis, doucement, elle releva la tête.
Son coeur se souleva, comme par magie il était là, plus beau que jamais, vêtu du pull qu'elle lui avait offert pour Noël. Edward tenait encore son blouson au-dessus d'elle, elle se releva.
Ils se sourirent timidement, sans pouvoir parler.
Edward avait l'air confus, l'espace d'une seconde, l'idée qu'elle soit venue ici pour lui expliquer qu'elle ne l'aimait pas et qu'elle voulait conserver leur amitié l'effleura.
Poussée par un brusque désir de le réconforter, Bella laissa tomber son journal et se blottit contre son torse.
Celui-ci, surpris, baissa ses bras et lâcha son blouson. Il la prit dans ses bras et, se moquant alors de la pluie, il releva le visage de Bella, avec son index droit, la regarda intensément dans les yeux, lui dégagea une mèche de cheveux trempée qui lui barrait le visage, en profita pour lui caresser la joue et finit par poser ses lèvres sur les siennes. Un chaste baiser qui se transforma vite en brasier. Oubliant la pluie, le vent et le froid, ils s'embrassèrent à en perdre haleine.
Plus rien ne comptait, sauf leur amour enfin réuni.
Fin
