Désolée pour ce retard mais semaine d'exams blancs qui vient de s'écouler plus week-end d'anniversaire alors pas trop de temps pour vous répondre à tous. Mais je me dois de le faire, alors quitte à publier en retard, je préfère répondre à tout le monde :
--Theriel, contente que ce chapitre « retour à la normale » t'ai plu ! Quoi de mieux que le normal, après tout ? Quoique, je doute qu'on puisse qualifier de « normale » la relation de John et Libby lol ! Pourquoi personne ne les a empêché de partir ? Parce que c'est bien plus simple pour l'auteur mdrrr ! En tout cas, merci beaucoup pour ta review et bizzz !
--Yudith, ouiiii j'adore les surnoms que donne Libby à John et aux autres aussi, accessoirement ! Oh ! Mais je suis con, ils viennent de moi mdrr ! Ben oui, ça m'éclate ces petits noms, c'est tout ! Alors « butagaz » forever lol ! Ben oui, John et Bobby, des mecs, des vrais, Libby qui fantasme dessus, quoi de plus normal ? Alors qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Lol ! Ben on va dire que Magnéto est pas si méchant que ça ( ben oui, je l'aime bien moi, je le vois pas vraiment comme le méchant des X-Men ) et que nos ados sont partis faire leur preuve loin de la Terre des Lions ( euuuuh, c'est rien, pétage de plomb suite à la projection du Roi Lion mdrrr ). Merciii et bizz !!
--Nekobaka, ouép, comme tu dis : « banzaiiii mission suicidaire » mdrr ! Etonnant, que ce chapitre soit un de tes préférés lol ( bah, il en faut bien un ! ), enfin j'entends par là que je le trouve pas exceptionnel. Je suis contente qu'un mouchoir soit cradosifier, je doutais de la qualité des blablas mortuaires … sérieux, ils sont bien ?? Mdr, fais vraiment gaffe avec tes insinuations, tu vas finir par avoir toute l'école sur le dos !!! Tu veux que je fasse la nouvelle génération ?! Mdr ! Grâce à toi, je viens de m'imaginer le futur de John et Libby : un mariage, une maison, un chien, des gosses. Non, y'a pas moyen, je ne vois pas leur futur. Ou en tout cas, je ne le vois pas comme ça. J'ai découvert le site Devianart qui est carrément sublime mais toi, je t'ai toujours pas trouvé !! Oui, oui, je sais que Seth est un dieu-chien de l'Egypte ancienne et c'est un peu pour ça que j'ai choisi ce nom en fonction du pouvoir du mutant ( euuuh, là j'me rends compte que je suis pas fut-fut car Seth a un pouvoir félin … bah, m'en fous ! Je suis l'auteur ! Fais ce que je veux na !! ). Ouép, je vote pour l'agrandissement de la 1ère marche, mais qu'est-ce que Dent de Sabre vient faire là dedans ? Je veux dire, il est pas exceptionnel, ni son rôle … si ? Tu trouves ? Bref, je bave une fois de plus devant la jolie révérence du trognon chat botté et te dis à la prochaine ! Bisouuuus !
--Farfatou, ne t'excuse pas pour ton absence de la dernière fois, je comprends que les gens puissent être occupé lol ! ( mais ne recommence pas, compris !! Mdrrrr ). J'ai sniffé la moquette ?? Aaaaaaah, ça explique le trou dans le sol dans ma chambre !!! T'es trop forte toi lol ! Heu, peut-être que ça explique aussi la disparition des rideaux … Et bien figure-toi que je suis un peu comme toi, je n'avais d'yeux que pour Johnny John et peu à peu, j'ai commencé à baver sur Bobby au fur à et mesure que j'écrivais. Très logique, n'est-ce pas ? Mais t'inquiète, j'suis pas dingue de Bobby à ce point, John reste John et Libby reste avec John, soyons bien clair là-dessus ! Merci pour tes compliments, en fait, je n'écris qu'à la 1ère personne, je n'y arrive pas avec les narrateurs omniscients, et toujours avec des filles ( un peu logique vu que j'en suis une lol, mais quelque part un peu cloîtré ) mais c'est en train de changer avec le John/Bobby que je suis en train de pondre. Je suis flattée que tu veuilles imprimer mon histoire pour la garder ! Merciiiiiiii ! Enfin … c'est bien ce que tu voulais dire par « il faut que je me la sorte » ? Bizzz et à ++.
--Kalya, ouép t'es surveillée ! T'inquiète, juste par moi ( ça te rassure lol ? ). Moi aussi j'aime les bottes à talons ! Mais vu que je suis assez grande, j'en porte pas trop souvent et privilégie les Converses. Je suis d'accord avec toi : c'est la faute de l'escalier, du sol, des bottes, si tu t'es étalée ! ( faut se dire ça, ça se rassure ). Ouép, Seth Green, trop la classe comme nom mais je pense pas que ça soit son vrai nom, ça serait un peu abusé. Ben en fait, je n'aime pas Malicia, que ça soit l'actrice ou le perso mdr ! L'actrice, je sais pas, son visage passe pas, son air de niaise outrée ou choquée ou perturbée brrr. Et le perso … voilà le perso quoi ! Vas-y que je me fais enlever dès que je peux et je fous la merde et je tourne autour de Logan et je ne retiens pas John et je monopolise Bobby ( pardon pour ça, mon côté slashique commence à sortir ). Bref, moi pas aimer Marie, understood ? Ouaah, j'avais jamais callé que Lilith faisait elfe du Seigneur des Anneaux ! T'as trop raison ! En fait, j'aime ce prénom à cause de l'histoire d'Adam et Eve lol ! Oui, Vagabonde, ça le fait bien mais Vagrant, je trouve ça trop dur, trop d'insistance sur le « r ». En passant, il est bien ce bouquin de Stephenie Meyer ?? Mdr, tu penses à ma fic pendant la philo ? Je suis touchée là !!! Excellent ! Ben en fait, j'ai tendance à m'incruster dans le personnage principal donc comment dire, son pouvoir, à Libby, serait celui que je voudrais. Enfin, il est classe je trouve. Sinon, j'ai jamais pensé aux éventuels superpouvoirs que je pourrais posséder. Mais c'est vrai que la téléportation, ça le pied ( arrête de mater Jumper en cachette toi lol ! ). Oui, oui, je confirme, ça chante dans la Petite Sirène ! « Partir là baaaaaaaaaas » hum … sorry, va pleuvoir. Mdr pour ton « Ouais, John touché ! C'est une version collector exclusivement réservée à Libby !! Et pour 10 euros de plus on peut avoir le supplément «compliments de John » ! ». Super bien trouvé ! Sinon, on peut avoir un pouvoir banal et se faire respecter lol ! Seth te l'expliquera très bien dans sa toute prochaine leçon « Comment devenir un leader craint et respecté quand on est Mutant-Tout-Le-Monde ». Oui, y'a sûrement des mutants plus puissants mais non, je ne lui ai pas donné ce pouvoir aussi banal pour faire briller john. Juste pour mettre en évidence qu'il faut pas forcément cracher du feu ou de la glace pour être quelqu'un lol. Trop ! Libby a bon goût pour les fantasmes ( j'ai bon goût pour les fantasmes ?? Mdrrr ). Ta théorie sur Moïra me botte bien lol ! C'est une frustrée de naissance et faudrait vraiment que je la case avec Jaja ! « Après tout, pourquoi partir en guerre en Peugeot ? » My God ! J'étais explosée de rire à cette phrase ! T'as vraiment fais fort là Kalya ! Tes insinuations sur la sécurité de Libby sont exactes, surtout pour celle du gilet pare balle – pull de John ! Donc ok, je suis sadique, mais pas au point de faire crever l'héroïne, rassure-toi ! Allez, merci énormément pour ces reviews exceptionnelles qui vont vraiment me manquer quand ma fic sera entièrement publiée ! Groooos Bisoooous !
--Lalita, oh une petite nouvelle ! J'aime les petites nouvelles ( hé hé hé, rire sadique ). Merci pour ton compliment et non je n'écrivais pas d'autres fics Paire, sorry. He's Totally My Hero, c'est toute une histoire et je ne pense pas pouvoir de nouveau toucher à ce couple sans pouvoir faire mieux que ma toute 1ère fic ! En tout cas, encore merci, j'espère que tu apprécieras autant la suite et bizzz !
-- Eleanora, carrément ? Tu veux imprimer mes 180 pages Word et les ranger dans ta bibliothèque perso ? Je rougis là lol ! Ca me touche ! Je veux bien te l'envoyer en entière, si tu me files ton adresse lol. Ok, j'ai bien compris, je vais faire gaffe avec les fautes d'orthographe, chef ! Oui, oui, ils sont bien kamikazes hé hé hé ! Ben non, c'est tellement mieux si les profs ne les retiennent pas lol ! Merci pour tout et biz !!
--FleurCannibale, ( en passant, j'adore le pseudo lol ), bienvenue à toi ! J'ai adoré le résumé que tu as fais de chaque persos et de ce que tu avais préféré. C'est vrai que la déclaration "d'amour" de John à Libby dans la voiture reste ... pfiou lol ! Heureuse que ma fic te touche autant et je suis encore plus heureuse si j'ai réussi à te faire voir John d'une façon totalement différente ! Oui, Cassy est un peu considérée comme la maman et veille sur tout le monde du fait de son pouvoir. Désolée pour la mort de Malicia mais ... c'est vrai que je n'ai pas réfléchit à une éventuelle réssurection. Mais si je laisse parler mon imagination direct comme ça, je serais tentée de te répondre que : Moïra possède un pouvoir permettant le ressemblement des molècules et comme Roulettes était démolécularisé, son pouvoir lui a permis de le réssuciter mais dans le cas de Marie et les autres, ça ne fonctionnerait pas. Voilà, invention d'explication à l'instant ! Hi hi hi ! J'espère que la suite te plaire autant, merci et biz !
Alors, avant-dernier chapitre ... Tremblez ! ATTENTION : chapitre chaud ( ben oui, il fallait que cela arrive tôt au tard ) et action, que je trouve un peu bâclée mais bon, je suis mauvais juge, vous êtes meilleurs :
Bobby s'engage sur la voie rapide et je réalise que j'aime sa manière de conduire, bien plus fiable que celle de John en tout cas. Je me laisse tomber contre le siège au moment où John questionne :
- Bon, c'est bien joli d'être parti, mais maintenant, on va où ?
- J'ai un contact, lâché-je.
- Moi aussi chérie, rétorque John sans même se retourner. Et même plusieurs.
- Et pourquoi moi j'en ai pas ?! proteste Bobby d'une voix exagérément triste.
- T'as pas grandis dans la rue, Ice. Désolé.
- Quoi ?! Tu as grandis dans la rue, Libby ? s'exclame Bobby en me regardant par le biais du rétroviseur intérieur.
- Hé oui. Enfin pas vraiment grandi. Juste passé quelques années. Et regarde la route ! Et mettez vos ceintures !!!
Je frôle l'hystérie là ! Le souvenir de l'accident me revient de plein fouet et je ne veux pas tenter le diable. John et Bobby m'obéissent immédiatement tandis que je fais de même.
- Merci. C'est mieux comme ça.
John se retourne alors vers moi et me dévisage avec sérieux.
- Ca va, chérie ?
- Oui, répondé-je, un peu dans le flou.
- Tu l'as toujours ?
Je sais de quoi il veut parler. Je retire donc le Zippo de la poche du jean et le garde dans mes deux mains.
- Bien.
Mon chalumeau se replace au moment où Bobby me jette un nouveau coup d'œil par le rétro. Je crois que je n'arriverais pas à m'inquiéter. Je suis trop bien entourée entre eux. Oh bien sûr, je pourrais m'inquiéter pour eux mais en toute sincérité, ce sont les deux plus puissants mutants qu'il m'ait été donné de voir. En tout cas, les plus efficaces au combat.
- Alors, on va chez quel contact ? interroge Bobby.
- Celui de Libby, tranche John.
Ah ouais ?!
- La dernière fois, il l'a mené directement à moi et ça a plutôt bien finit alors …
John se tourne vers moi alors que je m'avance pour donner les coordonnées du pub d'Ed et dès que c'est chose faite, avant de m'adosser, je dépose un léger bisou sur ses lèvres. Mais évidemment, ça ne suffit pas. La main droite de John se calle derrière ma nuque, me forçant à garder le contact avec sa bouche. Le léger bisou devient alors un gros patin et bien sûr, je rougis comme une malade, d'autant plus que Bobby est juste à côté. Finalement, John me libère et je me plaque très vite contre mon dossier.
- Retenez-vous un peu tout de même ! lance Bobby en rigolant à moitié.
Les yeux de Zippo Man se détachent alors pour se poser sur Congelator Man et ceux-ci deviennent subitement coquins, presque provocateurs.
- Ca te dérange Ice ? Ou t'es jaloux ?
- Je n'en ai jamais aimé qu'une seule, John.
Bobby continue de fixer droit la route devant lui mais John semble bien déterminé à asticoter notre pauvre conducteur.
- Une femme, oui. Mais pourquoi pas un homme ?
- QUOI !??!
John, arrête tes conneries ou on va finir dans le fossé ! Qu'est-ce qu'il lui prend là ?
- Au début, Libby croyait que j'étais gay. Que j'étais parti à cause de toi. D'ailleurs beaucoup de gens y ont pensé. T'en penses quoi Bobby Boy ?
Bobby se met à rougir. Ouhlà ! C'est moi ou la température vient de subitement augmenter dans l'habitacle ?
- Ca peut se tenir, murmure Bobby, mal à l'aise.
- Tu n'es pas jaloux parce que je la touche mais parce qu'elle me touche.
- Arrête ça John !
- Pourquoi ? On n'en a jamais causé !
- Parce qu'il n'y a rien à dire ! Je n'éprouve pas ce genre de sentiments à ton égard. Je suis hétéro John !
Bobby commence à se chauffer, John a son fameux sourire carnassier et moi … moi, j'assiste à cette scène totalement déjantée assise à l'arrière, en tripotant nerveusement le Zippo. Encore un peu et mon fantasme numéro 2 va se réaliser ! Non, on se calme.
- Moi aussi Bobby Boy. Mais on peut très bien être hétéro et aimer un homme. Un seul homme.
- Je ne suis pas d'accord. J'aime Marie. Tu es mon meilleur ami.
John reste muet un moment, à dévisager Bobby, puis finalement confie :
- L'emploi du présent pour les deux est perturbant. Mais ça me touche. T'inquiète Ice, c'est les filles qui me branchent.
Afin de joindre le geste à la parole, l'Allumeur se met à tapoter la cuisse du glaçon. Normal. C'est un miracle que la voiture reste droite. Mais John se retourne vers moi pour ajouter :
- Enfin, il n'y a qu'une seule fille qui me branche.
Niaisement, je l'avoue, je lui souris. Et mon Chalumeau me répond par un sourire digne de Colgate. Ok, il ne reste plus qu'une soupe de Libby à l'arrière de la Porsche … Nous roulons pendant deux heures sans pauses et sans trop de discussions jusqu'à arriver au pub d'Ed et Bobby gare la voiture juste devant l'établissement. Les deux garçons quittent le véhicule et je sors en dernière, devant attendre que John bouge son siège. Nous pénétrons dans le bar miteux mais toujours aussi agréable pour moi. Bobby n'a pas l'air à l'aise, John non plus d'ailleurs. Sûrement qu'il reconnaît les lieux où il a fait de la propagande il y a presque dix jours. D'un pas assuré, je m'avance vers le comptoir, encadrée par mes deux Sexy Boys mais ne m'assoie pas. Ed débarque bientôt de l'arrière et s'exclame comme à chaque fois en m'apercevant :
- Billy ! Comment ça va ?
Je lui serre la main en répondant que tout va bien mais le patron du bar s'empresse de dévisager les deux garçons qui m'accompagnent. Evidemment, au premier coup d'œil, il reconnaît John.
- Qu'est-ce qu'il fout là, lui ?
- Tout va bien Ed, il est clean. Je l'ai récupéré.
J'appuie ma phrase par un clin d'œil expressif ce qui rassure immédiatement Ed. Mais pas Bobby. Par contre, John n'en a strictement rien à faire et se pose peinard sur un tabouret. Par réflexe, il pose sa main sur la poche de son jean mais ne se rend compte que bien plus tard que c'est moi qui ait son Zippo. Nanananère !
- Alors, qu'est-ce qui t'amène ici, cette fois, Billy ? Tu veux que je te serve un verre ?
- Non pas aujourd'hui, Ed. En fait, j'aurais besoin d'informations. Tu es au courant que Magnéto est hors service ?
- J'en ai entendu parler, déclare le quadragénaire en fixant tout de même John et Bobby d'un air suspect. Mais la Confrérie continue quand même d'œuvrer sans lui.
- C'est justement ce que nous amène, intervient John en s'appuyant négligemment sur le comptoir. On voudrait savoir où elle se planque.
Ed me jette alors un regard interrogatif lourd de sous-entendus. Si John continue comme ça, il ne dira rien, juste pour m'empêcher de faire ce que je compte faire. Je pose donc ma main sur la cuisse droite du Bad Boy qui cause trop dans le but de le faire taire tandis que je tempère :
- On a encore des gens à récupérer.
A ma gauche, Bobby change de position. Bon sang les mecs ! Vous n'aidez en rien là ! Par chance, Ed finit par avouer :
- Ils se sont installés à Eivenhert, dans la cave d'un club de strip-tease. C'est le seul de la ville, vous ne risquez pas de vous tromper.
- Bonne planque !
Juste pour rire, devinez qui vient de sortir cette remarque … Heureusement, Congelator Man rattrape l'affaire :
- Merci beaucoup pour ça.
Je remercie à mon tour Ed et ôte ma main de la cuisse de John dans l'intention de partir. Mais Ed s'empresse de rajouter :
- Faîtes attention à vous les mômes. C'est pas le genre à rigoler, ces types.
- Nous non plus, rétorque John.
Après avoir salué brièvement le patron du bar, je tire John et Bobby dehors et nous nous engouffrons dans la voiture.
- Hé ! On aurait pu boire un verre au moins !
- Non John !
- Quoi ? Qu'est-ce t'as Bobby Boy ? Tu me cherches encore ?
- Oh ! Oh ! On se calme devant ! lancé-je avec force. Si on se concentrait un peu ?
- Mouais.
- Ok.
Ils sont chous quand ils se prennent la tête mais j'ai quand même pas envie qu'ils en viennent encore aux mains. Nous trouvons facilement Eivenhert sur la carte de l'Etat et nous nous mettons à rouler dans cette direction. Une heure et demi plus tard, Bobby nous apprend :
- C'est la prochaine ville. Je suggère qu'on s'arrête ici pour passer la nuit.
- Dans un hôtel, j'espère ?
John aurait-il des goûts de luxe ?? Je ne le savais pas.
- Bien sûr, approuve Bobby.
- Je suis d'accord, confié-je.
- Alors parfait !
Au bout de dix minutes, nous dénichons un petit hôtel simple mais quand même chic et nous garons la Porsche dans le parking à l'arrière.
- Si demain matin elle n'est plus là, faudra pas s'étonner, remarqué-je. Vous n'auriez pas pu choisir une voiture plus banale, franchement !
Bobby et John se lancent un regard complice et je ne sais pas pourquoi mais ça me fait frissonner. Pendez-moi. Nous prenons nos sacs respectifs dans le coffre puis nous nous dirigeons vers le bâtiment. Une fois à l'accueil, ça devient folklo :
- Trois chambres, s'il vous plaît.
- Pourquoi trois ?
- Ben pourquoi pas, tu veux qu'on dorme tous dans la même ?
- Tout à fait ! Partouze !!
- Oh ! T'as gueule John !
- Deux chambres, ça ira très bien, tranché-je.
- Ouuuuh ! Chérie, tu aurais des projets pour cette nuit ?
- Pourquoi deux chambres Libby ? Tu veux dormir avec lui ?!
- Ben c'est sûr qu'elle va pas dormir avec toi Bobby Boy ! Sinon je te crame !
- Tu peux pas, j'ai ton Zippo !
- Je te déshabille et après je le crame !
- Et tu penses que tu seras en état de le cramer une fois que tu m'auras déshabillé ??
- S'il vous plaît ?
Le réceptionniste nous fixe d'un air éberlué et attend toujours qu'on se décide. Finalement, je décrète :
- Une chambre de deux personnes et une chambre pour une personne.
Je me tourne vers Bobby pour expliquer :
- Désolée mais j'ai pas envie qu'on dorme tous les trois et j'ai pas envie de dormir seule.
- Et donc elle me préfère, c'est logique, se vante John.
Accablée par l'attitude puérile du pyromane, je secoue la tête de gauche à droite. Nous prenons l'ascenseur pour le deuxième étage où nos chambres côte à côte se trouvent. Nous nous disons bonne nuit puis chacun rentre dans sa chambre. A l'intérieur, John verrouille la porte et me contemple avec son habituel sourire ambiguë. Génial. Je stoppe direct :
- Non John ! Pas de tentative de viol ce soir !
- Je vais prendre ma douche. Si tu veux me rejoindre, y'a pas de problème, chérie.
Bien sûr. Excited Boy se met à se déshabiller de ce pas et je me retrouve forcée d'admirer la vue par la fenêtre le temps qu'il finisse. Dès que j'entends l'eau couler, j'ôte mon sac, mon manteau, le gilet de John, mes Converses et me laisse tomber sur le lit. Mon esprit se met alors à vagabonder en passant de la bataille qui nous attend demain, au Play Boy nu dans la pièce d'à côté ( hiiiiii, esprit, change vite de sujet ! ), à la nouvelle amitié naissante entre John et Bobby, à Elliot. Bref, je cogite sévèrement. Si sévèrement que je n'entends pas John revenir dans la chambre, simplement vêtu d'une serviette nouée autour de la taille. Mon cœur ratte une dizaine de battements et mes vilains yeux lorgnent une fois de plus son bas-ventre et son torse encore mouillé par ci par là. Evidemment, John se délecte de ce genre de regard et je tente de fuir en lançant :
- Je vais me laver.
Je saisis vite fait mes affaires dans mon sac et fonce vers la salle de bain. Mais ça m'oblige à passer à côté du Sulfureux et … ce qui devait arriver arriva. Il me choppe par la taille et m'empresse de force. Juste embrasser. Un bon gros bisou et il me laisse partir. Ca va. Mais je crois que je vais devenir cardiaque et que l'implantation d'un pacemaker s'impose.
Dès que je suis douchée, j'enfile mon pyjama, enfin celui de Cassy, toujours le même, le short et le débardeur pourpres, et retourne dans la chambre en priant pour que John soit un tant soit peu vêtu. Par chance, il a son T-Shirt et pantalon de nuit. Dieu merci. Après avoir posé le Zippo sur ma table de nuit, je saute sur le lit pour rejoindre mon pyromane et il m'accueille avec un grand sourire. Ni carnassier, ni ambiguë, juste franc et sincère. J'adore. Et je l'embrasse.
- Tu sais chérie, demain on sera peut-être morts.
Je m'écarte rapidement de lui pour avoir une vue globale de son visage suite à cette énormité qu'il vient de me sortir.
- Tu entends quoi par là ?
- T'as pas envie de mourir vierge, si ?
- Putain John ! T'es obligé de sortir des conneries comme ça ? m'exclamé-je, quelque part entre l'amusement et l'énervement.
- Oui ! Parce que c'est des conneries. Demain, on ne mourra pas. Ce soir, je ne te toucherais pas.
- Merci, soufflé-je.
John se penche alors pour éteindre sa lampe de chevet et je trouve très rapidement le sommeil dans ses bras, en pensant que je vais beaucoup mieux. Plus de tremblements, plus de crises d'angoisse. Le meilleur remède, c'est mon pyromane.
¤--¤
Un mouvement me réveille. Un contact plutôt. A vrai dire, je suis totalement réveillée lorsque je réalise de quoi il s'agit. Allongée sur le dos, les draps balancés au bout du lit, je redresse la tête pour vérifier si c'est bien ce que je pense. Et oui. Au dessus de moi, John m'embrasse sur le ventre, après avoir bien sûr relevé une partie de mon haut. Sciée, je laisse ma tête tomber sur l'oreiller et lâche :
- Tu comptais abuser de mon corps pendant mon sommeil ?
John ôte ses lèvres juste assez pour murmurer :
- Bonjour à toi aussi, chérie.
Un grognement est la seule réponse qu'il aura. Mais Sensuel Boy reprend son activité et bientôt, je plane sur un nuage. Tout doucement, ses lèvres remontent le long de mon ventre tandis que ses mains relèvent mon débardeur. Bien vite, il arrive au niveau de ma poitrine et je ferme les yeux, impatiente de savoir s'il va aller plus loin.
Non mais qu'est-ce que je m'imaginais ? C'est John, merde ! Avec une lenteur qui me fait presque gémir, il soulève mon haut, dévoilant ma poitrine, et sa bouche rentre en contact avec mon téton gauche, durci par l'excitation. Je me mords la lèvre inférieure de toutes mes forces pour conserver un semblant de raison. Peine perdue. Sa langue s'amuse avec mon téton un moment puis ses lèvres reprennent leur ascension pour finalement atteindre leur destination, mes lèvres. Je l'embrasse avec fougue alors que tout son corps se colle au mien. Une de ses mains frôle avec douceur mon sein droit et se met à le caresser.
Submergée par mon désir, je passe mes bras autour de sa nuque et le colle davantage à moi. Je fourre mes mains dans ses cheveux et le décoiffe avec plaisir. Ses lèvres quittent alors les miennes et ses cheveux échappent à mon contact alors qu'il redescend au niveau de mes seins. Sa bouche repart à l'exploration de ma poitrine, ses dents taquinent mes tétons. Je crois que je vais perdre pied. Bientôt, John redescend pour parvenir à mon short. Toujours avec lenteur, il le fait glisser le long de mes jambes, enfin il faut dire que je l'aide un peu en me soulevant. Ses lèvres se posent alors sur mon sexe et cette fois, je gémis pour de bon. Il parcoure mon tatouage et prend un malin plaisir à s'attarder tandis que je brûle un peu plus de désir. Sa langue frôle mon intimité au moment où ses mains se posent sur mes cuisses et commencent à les écarter.
Wow wow wow ! Il va pas faire ce que je pense quand même ! Et bien si ! Non sans me rappeler l'épisode de la cuisine un certain soir, sa langue s'aventure en moi et j'agrippe le drap house de chacune de mes mains pour m'accrocher à quelque chose. S'il continue comme ça, je ne vais pas tarder à crier. Mais d'un coup, John remonte au niveau de mes lèvres et m'embrasse à pleine bouche. Je crois qu'il aime bien faire ça. Et moi j'adore. Je saisis ses lèvres avec envie alors que mes mains peuvent enfin se poser sur lui. Je me mets à caresser le bas de son dos, le creux de ses reins, puis, prise d'une soudaine audace, ma main gauche se glisse sous l'élastique de son pantalon pour toucher ses fesses et ma main droite en fait de même, mais à l'avant. Je rencontre son sexe déjà durcit et le caresse doucement. John plonge immédiatement ses yeux dans les miens en murmurant :
- T'en as envie ?
- A ton avis ?
Ma voix n'est qu'un chuchotement et mon désir est palpable.
- Tu es sûre de toi ?
Je rigole sur le coup. Il est trop !
- Certaine, répondé-je avec détermination.
- Je veux pas que tu regrettes.
- On va peut-être mourir aujourd'hui, c'est toi qui l'as dit.
- Oui mais je déconnais et puis …
- Rah ! Tais-toi !!
J'ôte ma main de son sexe pour l'appliquer sur son dos afin de le forcer à se coller à moi et donc à m'embrasser. Il obtempère. Et une vague d'envie me submerge quand son pénis rentre en contact avec mon bas-ventre, même si son pantalon sépare nos peaux. A partir de là, je crois que John enclenche la seconde, si une telle comparaison est appropriée. Ses deux mains retirent entièrement mon débardeur et il s'attaque ensuite à son T-shirt puis à son pantalon. Je crois bien qu'il quitte le lit pour saisir quelque chose dans son sac, un préservatif je présume, mais vu que je ne suis plus totalement moi-même, je ne peux en être sûre.
Il me revient enfin et je sens ses doigts s'introduirent en moi avec lenteur. Je fourre mes mains dans ses cheveux à l'instant où il baisse la tête pour m'embrasser dans le cou. Mon Dieu, je vais crever sous le désir ! Sa chaleur me consume littéralement et très vite, je me mets à transpirer. C'est normal qu'il soit aussi brûlant ?? Evidemment. Ses doigts remuent en moi avec une aisance qui me ferait rougir, si je n'étais pas déjà rouge, mais il les retire rapidement. Ses yeux rencontrent à nouveau les miens lorsque qu'il se redresse pour se placer au dessus de moi. Ils débordent d'amour. Bordel ! Si on m'avait dit, la première fois où j'ai regardé ce type, que j'en arriverais là avec lui …
Son sexe se frotte contre le mien et je m'agrippe aux épaules de John en me mordant la lèvre inférieure si fort que je dois me faire saigner. Je gémis, sous la douleur, alors qu'il s'introduit en moi, et pour me réconforter, John me couvre de baisers. Je l'aime. J'ai envie de lui crier mais je ne crois plus être en état de formuler quoique ce soit de concret. Ses va-et-vients me rendent dingue tout comme sa chaleur me fait suffoquer. Je parcours son dos nu de mes doigts par mouvements saccadés et l'embrasse avec passion sous le pic de plaisir qui vient de naître en moi.
Les moments défilent comme dans un rêve et j'ai l'impression que tout cela est surréaliste. Mon Dieu, le sentir en moi de cette façon … Je me consume pour de bon sous ses baisers et son contact m'amène au paroxysme du désir. Son odeur, son goût, son souffle dans mon cou, tout à cet instant m'enivre et me fait quitter terre. Bientôt, une vague de plaisir monte peu à peu en moi et j'attends le point de non-retour en gémissant de plus belle. D'après ce que je peux percevoir, John perd également pied et se met à gémir. D'un coup, j'enfouis ma tête au creux de son épaule pour étouffer mon cri lâché sous l'effet du plaisir. Je vais m'évanouir. La violence de mes sentiments est telle que je n'ai plus conscience que d'une seule chose, lui en moi.
La vague de plaisir redescend peu à peu et je sens John se retirer de moi tout en me couvrant de baisers. Ses bras ne me quittent pas et j'y reste blottie, alors que les secondes défilent. Peu à peu, mon rythme cardiaque redevient normal et je commence à réaliser ce qu'il vient de se passer. Immédiatement, je tourne la tête en direction de mon pyromane et rencontre ses yeux attendris.
- Ca va ? me demande-t-il avec douceur.
- Je crois, avoué-je dans un souffle.
Ses lèvres glissent le long de mon cou tandis que sa main droite se pose sur mon tatouage. Elle s'amuse à suivre les contours du serpent et je m'étonne de ce que je ressens à cet instant. J'ai encore envie de lui. Décidée, je l'attire à moi à l'aide mes bras mais John se redresse subitement pour me fixer droit dans les yeux en souriant :
- Coquine va ! C'est pas que je n'en ai pas envie, loin de là, mais …
- On a une mission suicide à accomplir, me rappelé-je.
- Oui, aussi. Et puis je ne veux pas que Bobby nous interrompe dans le feu de l'action.
Son regard pétillant n'arrange en rien mon envie de lui. Je suis littéralement calcinée. Alors ce sont mes hormones qui répondent :
- On peut toujours lui proposer de participer.
John me jauge de ses yeux avec une expression particulièrement alléchante jusqu'à ce qui se décide à dire :
- Tu serais pour un truc à trois ?
- Que si c'est toi, moi et Bobby.
- Ben dis donc ! Tu caches sacrément bien ton jeu toi ! me lance-t-il dans un murmure.
Sa main descend plus bas que mon tatouage et se met à câliner mon sexe. Bientôt, ses doigts s'introduisent en moi et je me mets à gémir. Il prend plaisir à m'observer alors que je perds une nouvelle fois tout soupçon de raison. Un pic de plaisir, bien que moins intense que le précédent, s'empare de moi et je le savoure en cramponnant le drap à ma portée.
- Je vais réfléchir à cette idée. Mais pour l'instant, je ne te garde rien que pour moi, susurre-t-il en ôtant ses doigts de mon intimité.
Un gémissement est tout ce qu'il aura comme réponse de ma part.
- Je vais prendre une douche. Remet-en en attendant.
Mon Sexy Boy me dépose un délicat bisou sur la bouche avant de quitter le lit. J'inspire et expire profondément une fois que le bruit de l'eau parvient à mes oreilles et me redresse sur le lit. Tout en caressant le matelas, je tente de me repasser ce qu'il vient de se produire et j'aurais bien envie d'aller rejoindre mon chalumeau sous la douche. Euh, maintenant que j'ai goûté au sexe, est-ce que je vais devenir accro ?
Je me mets à rire tout seule mais suis rapidement interrompue par des coups frappés à la porte. Avec précipitation, je m'enveloppe dans le drap défait du lit et m'élance vers la porte de la chambre. Après l'avoir déverrouillée, je l'ouvre en partie et tombe sur Bobby. Ses yeux tombent immédiatement sur ma « tenue » et son visage exprime la surprise pendant une micro-seconde. Malgré tout, il enchaîne :
- Salut Libby ! Je voulais savoir si vous étiez prêt à partir. On peut déjeuner en bas et y aller direct après, si c'est bon pour vous.
- Euh … Pas de problème, faut juste que je prenne ma douche avant. Attends-nous en bas, je te promets de faire vite.
- Pas de problème. A toute !
Je soupire discrètement en fermant la porte et m'y adosse en fixant le plafond. Un truc à trois, pas vrai ? A cet instant précis, John sort de la salle de bain en s'essuyant les cheveux. Inutile de préciser qu'il est totalement nu. Et inutile de préciser que mon regard est directement happé par une certaine partie de son anatomie.
- C'était Ice ?
Il me faut plusieurs secondes pour revenir à moi et me concentrer sur son visage narquois.
- Oui. Oui. Il nous attend en bas. Je vais me laver.
Je m'empare rapidement de mes affaires et fonce sous la douche. J'ai déjà dit qu'il est foutu comme un dieu ?
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Un quart d'heure plus tard, nous nous retrouvons tous les trois dans la cafétéria de l'hôtel à engloutir un petit-déjeuner. Bobby nous fixe d'un air bizarre qui me tend à penser qu'il se doute de ce qu'il vient de se passer entre nous. Et pour ne rien arranger, John a un regard tout particulier pour moi. Regard qui ne m'aide pas à me débarrasser de mon envie de lui.
Nous repartons bien vite en voiture en direction d'Eivenhert et nous débusquons avec facilité la seule boîte de striptease de la ville. Après nous être garés, nous nous rendons à l'arrière du bâtiment, l'entrée principale étant bien évidemment fermée à une heure si matinale. Bobby gèle la serrure puis la casse aisément, nous permettant de nous introduire à l'intérieur. Instantanément, John saisit son Zippo qu'il avait récupéré sur ma table de nuit et se prépare à dégainer à la moindre menace. Nous faisons alors irruption dans la salle principale, remplie de tables, chaises, promontoires de danses et le fond est occupé par un large bar en bois.
Un femme sort subitement d'une porte à notre droite et je la reconnais comme celle qui avait mit HS notre voiture tandis que nous essayons de nous échapper, le soir de l'attaque. Dès qu'elle nous aperçoit, elle amorce un demi-tour mais Bobby la plaque au sol à l'aide d'une boule de glace.
- Où sont les autres ? crache John, une fois à son niveau.
- Au sous-sol, lâche-t-elle avec rage, bloquée au sol, trop gelée pour bouger.
Nous empruntons donc la porte par laquelle elle était entrée et descendons l'escalier en pierre menant à la cave. A peine avons-nous posé un orteil au sol qu'un choc s'abat sur nous et je me retrouve complètement aveuglée. Lorsque j'ouvre à nouveau les yeux, je suis allongée à même la pierre, incapable de bouger. Soudain, je quitte terre et suis violemment plaquée contre le mur, à la verticale. Mais le plus effrayant est que mes pieds ne touchent pas le sol. Du coin de l'œil, je parviens à distinguer Bobby à ma gauche et John à ma droite. Et Seth face à nous, ainsi que plusieurs autres mutants. Le chef à la chevelure blonde aussi touffue se baisse afin de ramasser le Zippo à terre et se met à jouer avec en clamant :
- Pour qui vous prenez franchement ? Vous comptiez débarquer ici, nous massacrer et revenir en héros à votre école ?
- Tout juste !
John, ça ne sert à rien de le provoquer ! Mais Seth n'en a que faire. A vrai dire, il est bien plus intéressé par moi. Tout s'approchant, il me lance :
- Nos chemins ne cessent de se croiser, poupée.
- Et crois qu'il serait temps d'en finir. Libby !
Quoi ? Comment ça « Libby » ? Y'a un ordre sous-entendu là-dessous ou quoi ?! A ma gauche, Bobby déglutit avec difficulté et je crois comprendre. Il veut que j'expulse. D'un côté, il n'a pas tort. Nous sommes totalement à la merci de Seth et de sa bande qui va nous massacrer, ou s'amuser un peu avec nous, juste avant de nous massacrer. Mais si j'expulse … Je ne pourrais sauver à la fois John et Bobby. J'aurais bien trop de venin à absorber dans un corps et donc je ne pourrais m'occuper des deux ! Est-ce que John serait en train me demander de choisir entre le tuer lui ou Bobby ?! Impossible.
- Il n'a pas tort, Libby, intervient Bobby d'une voix posée.
Seth ouvre le Zippo, d'un geste beaucoup moins classe que le digne propriétaire de l'objet, et l'approche de ma main droite plaquée contre le mur. Les flammes lèchent le bout de mes doigts tandis que des larmes de douleur m'échappent. De rage et de désespoir, je laisse mon venin me submerger et Seth le remarque immédiatement de par la couleur de mes ongles. Il cesse de me brûler pour m'annoncer d'un ton fier :
- Ca ne te sert à rien si tu ne me touches pas.
Apparemment, il me connaît mal. Je pourrais expulser. Je le sais maintenant. Mais je suis incapable de choisir entre John et Bobby. Comment pourrais-je vivre après ça ? Et qui mérite le plus de vivre ? Je peux toujours tenter de sauver les deux … Non, tout ce que je risque, c'est de les perdre.
- Détache là, ordonne du coup Seth.
Je ne comprends que lorsque je me retrouve à manger le sol, une fois de plus. Le choc est violent. Le mutant m'attrape alors par ma veste et me jette plus loin, au milieu de la pièce et donc de ses confrères qui ricanent vicieusement.
- Maintenant Pyro, regarde bien ce que je vais faire de ta nana.
Je lève la tête juste assez pour voir les mines horrifiées de John et Bobby et Seth s'avancer vers moi, tout en sortant les griffes de sa main droite avec une lenteur exaspérante mais en même une sorte de classe maîtrisée.
- Je t'en prie, Libby ! Sauve-toi ! s'écrie John.
- Et où veux-tu qu'elle se sauve, abruti ?
Mais bien sûr, Seth n'a pas compris le véritable sens de la phrase du pyromane. Je peux pas John. Je préfère mourir plutôt que de devoir faire face à un tel choix.
- Lève-toi ! aboie Seth.
Difficilement, je me redresse en rajustant mon sac autour de mes épaules, les yeux toujours posés sur John. Ce dernier me fixe d'un air décidé.
- Je t'aime Libby. Mais je ne suis pas un gars bien. Il est temps que je paie pour tout ce que j'ai commis. Ne me choisis pas.
Mon cœur se serre et je ferme les yeux sur le coup. Des larmes commencent à se former et ne tardent pas à couler le long de mes joues.
- Que c'est mignon ! Nous avons même droit à une déclaration d'amour post-mortem !
La voix de Seth me paraît bien loin. Loin. En ouvrant les yeux, je réalise la distance entre lui, moi et John et Bobby toujours collés au mur. J'ignore si j'ai assez de maîtrise pour ça. Mais si je ne fais rien, nous allons tous y passer. Alors je tente.
- Pre-mortem, ducon ! lâché-je.
Je visualise le poison au plus profond de moi et l'imagine hors de moi. Très vite, une nuée s'échappe de chacun des pores de ma peau et se propage aux alentours. Mais pas totalement. Je fais de mon mieux pour la limiter à la zone où les mutants et moi nous trouvons afin qu'elle s'étale pas jusqu'au deux garçons. A première vue, ça a l'air de fonctionner. Seth me contemple en agonisant, tous comme ses compagnons, trop surpris pour réagir, alors que John et Bobby, relâchés de leur mur, ne semblent pas souffrir. Tandis que les mutants touchent peu à peu terre, je rappelle à moi mon essence. Dès que c'est chose faite, je m'écroule à terre, secouée par ce qu'il vient de se passer. J'ai réussi ?
- Libby ? Ca va ?
Deux paires de bras viennent me soulever tandis que je suis toujours dans le flou.
- Libby ??
- Ca va, ça va, lâché-je faiblement.
Sûrement crevée du fait de la concentration dont j'ai du faire preuve pour réussir un tel coup.
- On ferait mieux de se casser.
- Je suis d'accord avec toi John.
Cependant, une paire de bras me quitte et je remarque que John est partit ramasser son Zippo.
- Là on peut y aller.
- Je les ai tous tué, réalisé-je alors.
- Ils auraient fait de même pour nous, chérie. Et ils le méritaient.
- Pour une fois, John a raison.
Je souris et me retrouve assise à l'avant de la Porsche sans trop savoir comment.
- Vous trouvez pas que c'était un peu trop facile ? nous interpelle Bobby de l'arrière.
- J'ai pas trouvé ça facile, répliqué-je aussi vivement que je peux.
- La Confrérie n'existe plus alors ? demande Bobby, toujours aussi étonné.
- Apparemment non, déclare John en démarrant le véhicule. Grâce à ma surprenant femme.
Je lui réponds par un petit sourire alors qu'il pose sa main droite sur ma cuisse. Sans trop réfléchir, je la saisis et le laisse nous ramener à l'école. Euh, pourquoi est-ce que le pyromane conduit ? Il veut que je lui rappelle ce qu'il s'est passé la dernière fois qu'il a eu un volant entre les mains ?!
