Chapitre 21: petite amie esseulée

Bonsoir bonsoir!

Voici le chapitre 21, et en fin de chapitre un looong OS, que j'ai écris il y a pas mal de temps (et ai peauffiné le wk dernier), c'est possible je l'avoue que je l'aie déjà posté mais si c'est le cas, rassurez vous, la fin est différente!

Jeudi dernier c'était mon anniversaire, je l'ai passé à Londres, au café Speedy's si vous voulez voir quelques photos (et me suivre lol) : anissatoual sur instagram


Les jumeaux sont peut être partit mais ils sont très présents dans les esprits. Je me fais accueillir comme première dame et on me demande des nouvelles de Fred et George comme si j'étais leur secrétaire personnelle. Un première année s'est même levé en me voyant entrer dans la grande salle. C'était mignon. Gênant mais mignon.

Le plus généralement, on me frotte l'épaule et me tape dans la main. Pour quelqu'un qui n'aime pas sortir de sa bulle ou son groupe d'amis, je trouve ça principalement dérangeant. George m'avait prévenu que les lettres risquaient d'être dangereuse, Ombrage pourrait les utiliser contre moi. J'étais contre cette attitude chevaleresque mais l'absence de nouvelle m'indique qu'il ne me mettra pas ''en danger".

Je mentirais si je disais qu'il me manque pas. Son sourire quand je pénétrais dans une pièce, la façon dont on pouvait discuter de sujets diverses et variés tout à fait sérieusement puis il lâchait une idiotie ou on voyait un élève métamorphosé en canari se balader. Sa présence me manque.

Ce qui m'agace ce sont les crétins qui veulent prendre leur place de chahuteur en chef. N'ont-ils pas réalisé qu'ils étaient irremplaçables ? Personnellement, je glisse des bonbons Weasley dans la bouffe des Serpentards : un paquet de biscuit que Parkinson a posé, une bouteille d'eau que Warrington de l'équipe de Quidditch était entrain de boire.

Le tout en évitant Rusard et sa cravache, puisqu'Ombrage a de nouveau autorisé le fouettage des élèves. Je meurs d'envie de voir le moment où la peste et le choléra feront de nouveau épidémie puisque, visiblement, nous sommes revenus au Moyen-Âge.

Peeves est devenu mon meilleur ami, je l'aide à faire ses conneries et en échange, il évite de gâcher les miennes. Désormais à chaque cours de DFCM, je suis prise d'un saignement de nez, de vomissement ou de fièvres monstrueuses. Moi ? Mais aussi Seamus, Dean et Parvati. Nous avons écopé de notre première retenue. Et le "Je respecterais les règles et ceux qui les dictent" est encore rouge sur le dos de ma main gauche.

Je passe pas mal de temps avec Lee, il est aussi déprimé que moi. On s'est découvert pas mal de passions communes : il est de sang mêlé, et nous avons pas mal de séries en communs. Aussi, c'est un cinéphile aguerri et nous avons prévu un marathon des films de Robin William.

Je suis assise dans le parc, juste avant le dernier match de la saison (Gryffondor/Serdaigle), il me rejoint. Il est assez .. démoralisé, il me tend une lettre en souriant.

- Elle n'a pas été censurée. George ne pourra pas t'en envoyer souvent mais peu importe.

J'ai demandé à Papa de ne plus m'envoyer de lettres. Je lui expliquer que les gardiens de prison censuraient les lettres. Et que Poudlard était aussi joli que Roben Island [NDA : prison dans laquelle se trouvait Mandela, leur courrier était censuré]. Il a compris la référence et m'a envoyé un "je t'aime". Je reçois juste des photos de Rose, accompagnée de la date de quand elles étaient prises. Ca me suffit.

Je prends l'enveloppe lentement, le regarde et lui souris.

- Merci, Lee.

- Avec plaisir, Elizabeth.

- Tu auras notre premier né.

- C'était déjà prévu, sourit-il avant de se diriger vers le terrain.

"Mon amour,

Je devine combien tu te languis de ma présence et c'est pour cette raison que je t'envoie cette lettre. Ne prends pas la peine de répondre. Je sais que ton amour fou et passionné pour moi te permet de tenir le coup. Sèche donc tes larmes.

Personnellement, j'écris assez peu de lettres. Percy se chargeait de fournir des nouvelles à Maman pour nous, on recevait une beuglante et ça marchait plutôt bien. Je fais quand même l'effort de te tenir au courant. Le magasin fonctionne bien, nous avons eu le temps d'aménager les rayons, les commandes venant de Poudlard ne cessent d'augmenter.

Pas mal d'adultes viennent également, la devanture les attire. Mais je n'en dis pas plus, préférant garder la surprise. Tu verras qu'au dernier étage se trouve l'appartement de Fred et moi. Nous avons enfin, après 18 ans de vie commune ,des chambres séparées.

Maman se demande où nous avons eu tout cet argent, elle a finit par croire aux commandes. Elle s'est bien vite rendue compte que le magasin marchait bien, Papa a finit par la persuader. Elle continue de bouder sur le fait que nous n'avons pas passé nos ASPIC mais ça passera. Elle veut savoir si tu vas me rejoindre chez moi. Je ne pense pas qu'on en soit là.

Et en plus, il n'y aura pas la connexion ittranet que tu chéris tant.

J'espère que ce n'est pas trop horrible à Poudlard. J'ai confiance en toi pour réussir à passer un bon moment, tu ne la laisseras pas prendre le plaisir que tu as à être à Poudlard.

J'ai ouvert ton cadeau, je suis heureux de voir que tu utilises ton appareil photo sorcier. Je n'avais pas remarqué que tu prenais une photo de Lee, Fred et moi pendant que nous présentions les Boites à Flemme. Tu vas fonder un club avec Colin Crivey ? J'espère que mon prochain cadeau sera une photo de toi et moi.

Je ne sais pas vraiment quoi ajouter. On se voit en juillet ? Tu n'as pas le choix de toute façon et je sais que tu désespères de me revoir.

Je t'aime,

Gred.

PS :

Bonne merde pour les BUSE. Mais je ne pense pas que tu en auras besoin. "

Je souris, plie la lettre et la glisse dans ma poche intérieur en sentant mon estomac se remplir de papillons. Ce crétin me rend plus fragile que je ne serais prête à l'admettre.

Je vais regarder le match, je retrouve Neville qui a ramené des Chocogrenouilles et les grignote avec lui, essayant d'oublier les adversaires qui chantent "Weasley est notre roi".

Mais ça ne se passe pas comme prévu.

Ron les attrape, toutes. Il les rattrape, les relance et n'en encaisse pas ou presque. Je souris de toutes mes dents et réfléchis, essayant de trouver d'autres paroles. Soudain, l'illumination. J'écarquille les yeux et me mets à hurler à pleins poumons :

- WEASLEY EST NOTRE ROI. WEASLEY EST NOTRE ROI. AVEC LUI, LE SOUAFFLE NE PASSE PAS. WEASLEY EST NOTRE ROI. WEASLEY EST VRAIMENT TRES ADROIT. IL - REUSSIT A CHAQUE FOIS.

Neville fronce les sourcils, me regardant avant de me suivre assez facilement :

- VOILA POURQUOI LES GRYFFONDORS CHANTENT AVEC JOIE : WEASLEY EST NOTRE ROI.

J'entends les autres Gryffondors chanter. Nous finissons par être plus fort que les autres supporters :

- WEASLEY EST NOTRE ROI. WEASLEY EST NOTRE ROI. AVEC LUI LE SOUAFFLE NE PASSE PAS. WEASLEY EST NOTRE ROI !

Ginny attrape le vif d'or et les Lions se mettent à rugir de joie. Même moi je me sens transportée de bonheur à l'idée d'avoir remporter une compétition ridicule mettant l'une contre l'autre les maisons d'une même école.

Nous courrons sur le terrain pour acclamer les joueurs et j'ébouriffe les cheveux de Ron en souriant.

- Tu es le meilleur, Ronald !

OoOOoo

Quelques semaines plus tard, nous allons en botanique. Malefoy prétend que les BUSE ne sont qu'une question de relation, étant donné que nous serons "jugés" par des sorciers extérieurs de l'école. Hermione a l'air inquiète, demandant si c'est vrai.

- Moi je ne pense pas, dit Neville, près de moi. Tout simplement parce que Griselda Marchebank est une amie de ma grand-mère. Même si Malefoy prétend l'avoir invité à manger, elle nous a jamais parlé de lui.

- De quoi a-t-elle l'air ? Demande Hermione. Stricte ?

- Elle ressemble à ma grand-mère.

Je souris en coin.

- Elle va m'adorer alors.

- Le fait de la connaître devrait t'aider, non, Neville ? Demande Ron, encourageant.

- Oh ça ne changera rien.. Grand-mère n'arrête pas de lui dire que je ne suis pas aussi doué que mon père. Enfin, vous avez vu comment elle est à Ste-Mangouste.

Le trio d'or se regarde l'air mal à l'aise. Je me crispe et serre les poings.

- Neville, je t'ai déjà dis qu'elle avait tort, et archi tort. Tu es aussi bon que ton père, tu as juste un complexe d'infériorité aussi gros que l'égo que Percy Weasley.

Je le regarde et souris doucement.

- Et Madame Marchebank sera sans doute clémente avec toi. Mais elle n'en aura pas besoin. Tu réussiras très bien.

Il a l'air peu convaincu mais je lui fais les gros yeux et ça suffit. Après le cours de botanique nous retournons étudier. Je n'ai sans doute pas besoin d'étudier autant mais le fait est que Neville si. Je lui explique les passages de cours qu'il ne comprend pas (la plupart). Lui étudie parce que je lui explique, et moi ça m'aide aussi puisqu'expliquer c'est prouver qu'on a compris. Donc je suis assez confiante.

On étudie trois ou quatre heures par jour en semaine, et cinq environs le weekend. Le reste du temps on joue aux cartes, je vais lire pendant qu'il va fouiller les différentes plantes du parc. Et je rassure Neville, parfois en plein milieu de la journée je lui pose une question surprise. Quand il panique, je lui pose une question en botanique : ça le rassure car il connait la réponse et le calme.

Il me promet de réussir métamorphose si je réussis botanique. Ainsi on aura ces cours en commun l'année prochaine ainsi que sortilège et DFCM.

Quelques jours plus tard, la veille de nos BUSE, Neville est au bord de l'apoplexie. Je lui souris.

- Regarde moi. A chaque fois que tu paniques, tu essayes de réciter le nom de toutes les plantes magiques et moldues poussant en Europe et tu changes de continent à chaque fois. Tu précises même par pays. Ça te permettra de te calmer et de réfléchir plus clairement. On a fait des exercices pratiques de métamorphose et sortilège non-stop ces deux dernières semaines, tu les fais tous aussi bien que moi. En DFCM, tu peux réussir un patronus corporel. J'en suis certaine.

- Non, gémit-il, l'air abattu.

- Harry m'a dit qu'il pensait à ses parents, ce n'est pas vraiment un souvenir, juste une image heureuse. Moi je pense à ma mère, qui ferait encore part de ma vie. De la façon dont elle regarderait ma vie. Tu peux peut être essayer. Tu n'as rien à perdre.

Il se mord la lèvre mais hoche doucement la tête. Je souris et frotte doucement son dos.

- Et pour potion ? Murmure-t-il.

- On a bien bossé, et potassé la théorie. Tu peux réussir la théorie sans problème. Pour la pratique, tu te concentres bien sur les propriétés de chaque plante, ça te permettra de mieux comprendre la recette. Et je veux que tu lises chaque instruction deux fois, ça t'aidera. Tu peux avoir un A, Neville.

Il me regarde, je souris toujours.

- Je te le promet.

- Watson, une lettre pour toi.

Je fronce les sourcils et tends la lettre que Katie Bell me tend. Je l'ouvre et souris qu'elle comporte trois billets :

"Je suis certain que tu réussiras brillamment, ma chérie. Bonne merde. Papa."

"Ne remplis pas ta tête de savoir inutile. Sherlock"

"Ne provoque pas tes professeurs. Et fais preuve d'intelligence. Mycroft"

Ils sont tous les trois les caricatures d'eux même. J'éclate de rire et les vais les ranger, souhaitant bonne nuit à Neville avant d'aller me coucher.

OoOOoo

Au petit déjeuner du lendemain, Neville fait tomber son couteau plein de confiture au sol trois fois. Je pousse un soupire exténué, lui prend des mains et mets moi-même la confiture sur ta tartine. Il bégaye des remerciements et je grogne en réponse.

J'ai l'impression d'être Fol Œil, génial.

La vérité est que je suis stressée moi aussi. Et quand je suis stressée, je suis de mauvaise humeur. Je vais d'abord à l'examen théorie. La première question est sur le sortilège du Wingardium Leviosa. J'échange un sourire avec Harry.

Bon signe.

Les épreuves continuent. Je conseille à Neville de respirer pendant les épreuves pratiques. Il m'a dit que sortilège et métamorphose s'étaient bien passées. Il est ressortit de botanique comme un vainqueur.

En DFCM, j'ai décidé de faire honneur à Lupin et j'ai étudié la théorie jusqu'à pas d'heure. Pendant que je remplis mon questionnaire, je vois que ça a porté ses fruits. Pendant l'épreuve pratique, l'examinateur m'offre un sourire poli.

- Vous aimeriez ajouter quelque chose ?

Je le regarde.

- Je sais réaliser un patronus corporel. Je peux vous le montrer ?

- Bien entendu, me sourit-il poliment.

Je ferme les yeux, je pense au sourire de George si j'entrais dans son magasin sans l'avoir prévenu. La surprise, la joie. Je pense à Papa heureux, enquêtant avec Sherlock.

Je murmure la formule et le hérisson sort de ma baguette. Un sourire éclaire mon visage, ravie de revoir Papa.

- Excellent, vous pouvez partir ! Sourit-il.

Je le salue et m'en vais, fière de moi.

Le lendemain, c'est les runes. Les garçons ont donc congé. J'ai étudié ce cours avec Hermione, ça ressemble un peu à l'arabe parfois et mes maigres connaissance me donnent un avantage sur Hermione.

Ensuite, arrive le weekend. À la fin de celui-ci, potion. J'abandonne toutes mes responsabilités, toute ma pauvre vie sociale et hobbys et décide de m'occuper de Neville. Je lui fais étudier les potions les plus difficiles par cœur. Je lui fais comprendre les propriétés de chaque ingrédient, je fais des parallélisme avec le cours de botanique.

Au bout de la huitième heure d'étude, il est assez confiant pour répondre correctement. Je souris de toutes mes dents. Nous continuons ainsi sans relâche.

Pendant l'épreuve écrite, j'ai envie de faire un croche pied à Rogue. Il l'a rendu volontairement difficile. Néanmoins, quand je lui remets ma feuille (ayant terminé un peu avant les autres), il parcoure la première page, hoche doucement la tête et me permet de sortir de là le cœur léger. L'épreuve pratique me remplit de joie car je vois Neville assez détendu. Je vois l'aspect de sa potion et suis ravie.

Il n'aura pas O, c'est certain. Mais je sais qu'il a réussit sa potion.

Les autres épreuves se passent bien. En fin de semaine, se trouve l'épreuve pratique d'astronomie, c'est mon talon d'Achille. J'adore les noms d'étoile mais je suis pratiquement incapable de reconnaître une constellation.

Mais le problème est que je ne suis pas concentrée. Ombrage est entrain d'arrêter Hagrid est la seule chose que je veux faire est de courir le protéger à l'aide ma baguette. Les sorts fusent, Hagrid se défend. Je me mords la lèvre et détourne le regard, honteuse de mon impuissance.

- Le professeur McGonagall, murmure Hermione.

Je tourne aussitôt mon télescope vers le parc pour voir. Minerva défend Hagrid becs et ongles. Mais elle est frappée par quatre éclairs de stupéfixion. Mon hurlement rejoint celui de Hermione, Lavande et Parvati. Les examinateurs semblent outrés eux aussi.

- LÂCHE! Hurle Hagrid. IGNOBLES LACHES ! PRENEZ CA ET CA !

Hagrid fuit, les sorts ricochent sur lui sans trop l'affecter. Je sors de l'examen, ayant à peine remplis ma carte. Je supplie Hermione d'aller voir Minerva en tant que préfete, je vois qu'elle hésite puis me dit que Minerva aurait sans doute préféré qu'on reste sage dans la salle commune.

Elle a raison.

Je vais me coucher, inquiète et folle de rage envers Ombrage.


OS

Carrow me pousse dans sa salle de classe, je relève la tête et observe les élèves. Que des Serpentards et quelques serdaigles, tous en sixième ou septième année. Dans mon dos, la baguette de Carrow me scie la colonne vertébrale. Je croise le regard de Malefoy et redresse la tête. Je porte mon uniforme, je n'ai jamais portée ma cravate Gryffondor aussi fièrement. Mes cheveux sont vaguement attaché dans une queue de cheval qui a souffert.

- - Aujourd'hui, ricane Carrow. Comme un jour sur deux depuis deux semaines, Miss Elizabeth Watson est en retenue. Qui veut se porter volontaire pour un essai de l'impero ?

Parkinson ricane et s'avance, levant la main. Je reste impassible, fixant Drago droit dans les yeux. Il fuit mon regard lâchement.

- - Miss Parkinson, susurre Carrow. Je vous en prie.

Ce pauvre abruti ne sait rien. Il ne sait pas que ça fait un mois qu'on s'entraîne à l'AD pour résister à l'impero. Et que Sherlock et son palais mental ont fait de moi la plus douée dans la matière.

- - Impero ! dit-elle, surexcitée.

Frappe toi.

Je regarde Parkinson et arque un sourcil, articulant dans ma plus belle imitation de Sherlock :

- - Aucune originalité, Parkinson. J'ai failli dire que tu baissais le QI de toute la classe, mais on est déjà en négatif malheureusement.

Carrow serre les dents et m'attrape par le col, je le défie du regard en silence.

- - On fait la maligne, hein, Watson ?

- - Je suis maligne, je réponds froidement.

Il me lance froidement au sol puis parcoure la salle du regard. Je fais la maligne mais pas inutilement, je reprends des forces et reste au sol cette fois.

- - Qui pour faire un doloris ?

Trop de mains se lèvent. Trop.

Je regarde Drago, son visage déjà pâle est pourtant blafard. Quand Goyle s'approche et lance le sort, je tiens silencieusement durant trois pauvres secondes. On ne -s'habitue pas à la douleur. Je me met à hurler, fixant Drago.

Au bout des minutes cependant, je dois fermer les yeux.

Et rester en vie.

Je sors de la salle de classe en fin de journée, chacun de mes muscles tremble de douleur et chaque pas me demande un effort considérable. je m'approche des escaliers et ravale la boule d'anxiété dans ma gorge.

Je sens un bras passé autour de ma taille et je tourne la tête, pensant voir Neville. Malefoy fixe le sol, les mâchoires crispée.

Je me débats et essaye de me libérer de son emprise. Mais le peu de force que j'ai me fait tenir debout et je dois me rattraper à la rampe pour ne pas tomber.

- - Elizabeth.., m'appelle-t-il d'une petite voix.

- - Oh non, ne m'appelle pas par mon prénom. Tu as choisis ton camp. J'ai choisis le mien.

- - Et si tu meurs en descendant les escaliers, ils perdraient leur leader, remarque-t-il calmement. Où comptais-tu aller ?

- - Toilettes, je marmonne en regardant ailleurs.

- - Celles de Mimie ?

J'hoche la tête et grimace. Il pose son regard sur moi quelques secondes et voyant que je ne fais rien pour m'en aller, passe délicatement son bras autour de moi. Je m'appuie contre lui en grimaçant à chaque pas.

- - Elizabeth on prend trop de temps..

-Tu parles, dix minutes : sept marches, je bat mon record.

- -T'as une autre solution, le génie ?

Il glisse son bras sous mes jambes et me soulève complétement. Je manque de tomber sous la surprise et je me crispe totalement. Je le regarde.

- - Si on croise quelqu'un avec moi dans cette position..

- - Je le renverrais de Poudlard, moi-même, me rassure-t-il.

- - J'avais oublié qu'être un bourreau offrait des avantages.

Il baisse la tête et accélère le pas. C'est insultant qu'il ait autant de faciliter à me porter. Nous arrivons aux toilettes. Il me dépose et je me dandine jusqu'aux éviers. Je rince mon visage à l'eau froide. Plusieurs mois.

Sentant toujours le regard dans mon dos, je demande à haute voix :

- - Qu'est-ce que tu veux, Malefoy ?

Imitation de Potter 10/10.

- - Ta famille est protégée ?

Je me crispe totalement et reprends aussitôt de la force. J'attrape ma baguette en vitesse et fais volte face, m'approchant à grand pas. Je pose le bout de ma baguette sur sa tempe.

- - Je t'interdis, plus que n'importe qui, de parler de ma famille.

Il ne sort pas sa baguette, continuant de me regarder.

- Je sais que tu ne me fais plus confiance je.. je voulais être sûr qu'ils allaient bien.

Je glisse ma baguette dans ma poche, attrape son poignet et remonte sa manche gauche. Je baisse les yeux vers sa marque. Il détourne le regard, comme d'habitude.

- - Et elle ? Elle veut être sûre qu'ils aillent bien ?

- - Elizabeth…

- - Tant qu'on est dans la petite discussion, c'était comment me voir me faire torturer ? Mes cris ? Tu crois que tatie Bella me fait crier plus fort ?

Il serre les dents et essuie ses yeux rougis.

- Je voulais protéger ma mère, me murmure-t-il. Elle est la seule personne que j'ai..

Je serre les dents.

- Tu m'avais moi.

- Tu sais te protéger, me répond-il, en colère, relevant la tête. Je n'étais pas inquiet pour toi parce que je savais que l'Ordre et Potter et compagnie t'auraient protégé coûte que coûte. Tu crois que les mangemorts ont ce genre de loyauté ?

- Tu crois que Dumbledore t'aurait mis dehors si tu lui avais demandé de l'aide ?

Son visage change et il bégaye.

- Ne.. p-parle pas .. de .. de Dumbledore..

Il me pousse légèrement et fonce dans une toilette où je l'entends vomir. Je me crispe et en profite pour m'asseoir lentement au sol. Quand il revient j'hausse les épaules.

- J'ai voulu faire ce qui était juste, me dit-il dans mon dos. J'ai voulu m'occuper d'elle. Je.. je regrette ma décision tous les jours depuis un an et demi..

Je commence à avoir les yeux qui rougissent et regarde ailleurs.

- Je te cherchais tout à l'heure.., m'annonce-t-il. Je voulais te proposer un marché.

Il s'assoit près de moi.

- Ah ?

- Je vais me proposer pour faire les doloris. Pour toi et les autres. Mais je n'en lancerais pas, pas vraiment. Vous devez juste vous tortiller et hurler.

- Pourquoi je te ferais confiance ? je siffle.

- Elizabeth si je pouvais te détester je l'aurais fais en cinquième année après ton coup de boule, me répond-il avec légèreté.

- Je t'aimais, je murmure en fixant le sol. Je sais qu'on était différent, qu'on venait de milieux différents. Mais je t'aimais. Tu m'as brisé le cœur et la confiance que j'avais en toi. Je suis folle de rage, Drago.

- Je t'aime aussi fort que je me déteste.

Je soupire à ses mots et hésite quelques instants.

- Si je meurs, je veux que tu fasses en sorte que Neville aille bien.

- Je t'int-..

- Tu n'as rien à m'interdire, je coupe. Neville est la seule personne qui m'aime véritablement. Ma famille ne m'aime plus. Je ne développerais pas le sujet. Tout ce que tu dois savoir c'est que tu es en charge de t'occuper de Londubat.

- Et qui s'occupera de moi ? Si tu meurs ?

Je me lève et me dirige vers la porte.

- Parkinson. Ou n'importe quelle Serpentarde qui te plaira.

Je manque de me casser la gueule, ayant surestimé mes jambes. Il demande dans mon dos :

- Et si je meurs ? croasse-t-il.

- Oh mon cœur, je susurre en me tournant vers lui. Tu ne mourras pas. Tu es le petit préféré de Rogue et de Tommy-Tom. Je ne suis pas inquiète pour toi. Je sais que tu seras en vie. Par contre si tu es un tant soit peu croyant, sache que « les cercles les plus sombres de l'enfer sont réservés aux indécis, qui restent neutre en temps de crise morale ».

Des larmes coulent sur ses joues, silencieusement. Je parviens à soutenir son regard.

- Tu as raison, me dit-il lentement. Et si tu restes en vie..

Il s'avance et prends doucement ma main qu'il serre légèrement.

- Trouve quelqu'un d'aussi incroyable que toi.

Je me glace. Je ne m'attendais pas à ça. Le côté « lovers maudits » j'avais eu ma dose. Le drama m'avait agacé. Mais ce.. cette acceptation. C'est pire que tout.

- Drago..

- Parle aux gens de l'AD, à propos de mon idée. Je sais que la plupart des serpentards ne font pas de doloris aux plus jeunes, j'essayerais de trouver les noms, ils font juste des pincettes.

Il me sourit doucement et embrasse ma joue avec une douceur infinie avant de sortir.

Mimie Geignarde sort enfin de ses toilettes et me regarde.

- Il t'aime beaucoup.

- C'est un mangemort.

- Il a reconnu qu'il était pas assez bien pour toi. Rogue a toujours été persuadé qu'il était le meilleur choix pour Lily Evans.

J'hausse les épaules et sors de là.

Je bois une soupe, juste après la bataille. Je revois encore la silhouette de Drago qui avance vers ses parents, Voldemort lui faisant une embrassade.

Sauf qu'il ne voulait pas.

Il était à côté de moi quand Voldemort l'a invité. Il a refusé, il a prit ma main. Je l'ai repoussé et l'ai forcé à rejoindre ses parents. J'ai été égoïste de le faire choisir entre ma famille et moi. Si je reste d'avis que son père est un abruti de mangemort. Je sais que sa mère n'est pas horrible.

Le monde n'est pas noir et blanc, il y a des nuances de gris.

Je vais bientôt aller voir Papa. J'ai le bras cassé, quelques écorchures sur le visage.

- Hey Watson, dit une voix grave qui me fait sourire.

- Salut Dubois.

Je suis encore dans une béatitude alimentée par l'adrénaline. Je n'arrive pas à avoir mal ou pleurer les morts, je me sens relativement bien. Je profite de ce moment qui devrait bientôt se terminer.

- J'ai trouvé quelqu'un devant le château. Il m'a promis qu'il avait le droit de venir à l'intérieur et que tu confirmerais.

Mycroft.

Mycroft est venu.

Je me lève en arquant un sourcil. Drago pénètre dans la pièce, son costume noir sur mesure brûlé sur beaucoup d'endroits. Il me regarde, les cernes mauves et les yeux rougis.

- Je voulais rester avec toi. Avec vous.

- Tu l'as fais. Tu étais avec nous. On t'a simplement aidé à protéger tes parents.

Il s'avance.

- J'ai beaucoup hésité à le faire cette année, parce que ça me semblait dérisoire mais vu que c'est sans doute la dernière fois qu'on se voit : je voulais te présenter mes excuses pour toutes les conséquences qui ont suivies mes décisions. Je sais que ça ne changera rien mais…

Il ravale un sanglot et se tait le temps d'une seconde.

- Tu devais savoir. Tu le devais.

Je pose ma main valide sur sa joue et chasse ses larmes avec mon pouce.

- Je savais. Je t'avais pardonné. J'étais.. je voulais que tu comprennes. Je ne peux pas parlé pour les autres, mais je t'avais pardonné.

- Vraiment ? me murmure-t-il.

- Vraiment.

- Elizabeth..

- Je suis en vie, Drago, je souris doucement. Ma famille est en vie.

Je pense aussitôt à Fred.

- Presque, je corrige.

Il baisse les yeux vers moi et me prends doucement, presque prudemment dans ses bras.

- J'ai lancé un sortilège d'amnésie sur ma famille, ils ne se souviennent pas de moi, j'explique, le visage blottis dans le creux de son cou.

- Il est temps de corriger ça, glisse-t-il dans mon oreille.

- Tu veux bien venir avec moi ?

- Tout ce que tu veux.

je glisse ma main dans la sienne et il entrelace nos doigts. Je pose ma joue sur son épaule, on sort de la Grande Salle.

- Je t'aime, Elizabeth, me murmure-t-il.

- Je t'aime aussi et le dire à l'imparfait était horrible.

Il pose ses lèvres sur le haut de mon crâne.

- Et.. Tes parents ? je demande, me mordant la lèvre.

- Quoi ?

- Avec « nous » ?

- Ils sont en vie. Ils ont intérêt à être reconnaissant, grince-t-il.

Je souris et le regarde du coin de l'œil.

- Très Elizabeth comme remarque.

Alors que nous nous éloignons du château, toujours main dans la main, je ne peux que remarquer avec un pincement au cœur tous les dégâts qu'a subis le château. Je repense à tous les corps étendus dans la grande salle, je repense à toutes ces vies perdues. Je ne ravale pas mes larmes, je les laisse couler.

Drago est enfermé dans ses propres pensées, je me doute sur quoi elles portent.

On arrive en dehors de l'enceinte du château, je remarque que le soleil est à peine levé, je me dis qu'il doit être sacrément tôt. Peu importe, retrouver Londres sera un si grand réconfort que ça vaut le coup.

Je serre la main de Drago et transplane. Nous arrivons dans une ruelle menant à St James Park, retrouver un parc, sa tranquillité du matin avant l'arrivée des touristes. Drago me suit vers le parc et regarde autour de lui avec intérêt.

- Je n'étais jamais venu ici.

- Je ne suis pas vraiment surprise, je réponds avec un sourire moqueur.

- Par quoi commençons-nous ?

- Je pense que Mycroft devrait bientôt nous rejoindre, je dis tranquillement en jetant un coup d'œil aux caméras de surveillance. Et puis on ira les voir.

Il baisse les yeux vers moi et enlève sa main de la mienne, passant plutôt son bras autour de mes épaules.

- J'étais sincèrement inquiet pour ta famille, me souffle-t-il.

- Je te crois, mais c'était hors de question de prendre le moindre risque avec leur sécurité. Seul Neville et Hermione savaient.

- Tu as eu aucune nouvelle pendant un an ?

- Je.. je savais qu'ils allaient bien. Alberforth Dumbledore se procurait des journaux moldus quand il pouvait, j'avais quelques nouvelles mais les dernières que j'ai eu remontent à début mars.

La réalité me frappe soudainement : je vais les revoir.

La réalité me frappe à nouveau quand je remarque à quoi Drago et moi ressemblons : égratignés, pleins de terre et de sang séché, nos vêtements déchirés.

J'aperçois, enfin, une berline noire se garer et la portière s'ouvrir. Je ravale un sanglot et m'avance à grands pas. Drago me suit de loin. Je vois Mycroft et ne peux m'empêcher de foncer dans ses bras avant d'éclater en pleurs, souillant sa belle chemise et son costume bien cher. Mycroft soupire bruyamment mais je sens doucement ses bras se fermer contre moi, le temps d'une seconde avant qu'il ne tapote mon crâne et qu'il ne recule.

Je baisse les yeux et essuie ma morve du dos de la main.

Sexy.

- Je… je vous ferais un rapport digne de ce nom demain, quand je les aurais vu. Mais j'en suis incapable. Et pour être honnête, j'ai besoin de dormir, je ne pourrais pas vous raconter quoique ce soit avant de me reposer, j'articule d'une voix tremblante.

- Le fils Malefoy ? remarque-t-il en baissant les yeux vers moi.

- Je sais que vous savez une grosse partie, vous pouvez déduire le reste, je réplique avec agacement.

Mycroft ne répond pas, observant Drago un instant. Je le regarde et ne peux m'empêcher de sourire.

- Ce que vous m'avez manqué, Mycroft.

- Je sais.

Je souris un peu plus.

- Une berline va arriver d'une minute à l'autre, t'emmenant chez ton père.

- Merci.

Il répond à mon sourire par une esquisse d'un rictus. Je m'en contenterais. La berline se gare et je fais signe à Drago de me rejoindre, il salue Mycroft d'un signe de tête poli auquel Mycroft répond en arquant un sourcil froid.

Surprise ? pas vraiment.

Nous entrons dans la berline, je pousse un soupir fatigué avant de remarquer l'attitude crispée de Malefoy, ses sourcils froncés, et ses mâchoires serrées.

- Tout va bien ?

- Je… je n'étais jamais monté dans une voiture moldue.

Oh.

J'hoche la tête et me redresse.

- Ne t'en fais pas, beaucoup plus safe que transplaner et plus agréable qu'un balais.

- Mmh…

Pas convaincu pour deux mornilles.

La berline s'arrête devant Baker Street. J'inspire profondément et me tourne vers Drago.

- Rejoins moi dans dix minutes, compris ?

Le pauvre vieux est vert et n'a la force que de vaguement hoché la tête. J'ai l'ombre d'un sourire, mais je suis beaucoup trop stressée à l'idée de retrouver Sherlock et Papa. Mon cœur bat si vite, j'ai peur de faire une tachycardie, mes jambes tremblent et j'ai la nausée.

Je frappe à la porte.

Rien.

Je pousse doucement la porte qui s'ouvre sans problème. Je fronce un peu les sourcils mais je n'ai pas le temps de m'attarder là-dessus. Je grimpe les escaliers, m'accrochant à la rampe pour ne pas m'effondrer.

Je frappe à la porte de leur étage et entre sans attendre de réponse.

J'ai envie de vomir.

Deux têtes se tournent vers moi, Sherlock baissant son archet et violon e fronçant les sourcils. Je remarque ses rides nouvelles avec un pincement au cœur. Papa lève les yeux vers moi, les cheveux grisonnant un peu plus. L'odeur de renfermer, de vieux livres et de l'eau de Cologne de papa m'enivrent et je n'arrive pas à retenir mes larmes.

- Qui êtes vous ? demande Sherlock.

- Tout va bien ? s'inquiète Papa.

Je ne parviens pas à répondre, serrant les dents en faisant non de la tête. Papa se lève en fronçant les sourcils. Il porte un nouveau pull, dans les tons bordeaux, la couleur est un peu passée mais elle lui va très bien. Papa me prend doucement par l'épaule et m'assoit dans la chaise des clients. Une nouvelle vague de larmes m'attaque et je pose ma main sur mon front, dissimulant mes larmes.

Sherlock soupire légèrement.

- Vous allez devoir vous calmer si vous voulez mon aide, dit-il sèchement.

- Sherlock, grogne mon père en mettant la bouilloire sur le feu. Ne vous en faites pas, Miss. Je vais vous faire un thé, prenez votre temps.

Sherlock s'assoit dans son fauteuil et m'observe. J'inspire profondément et sèche mes larmes avant de le regarder, droit dans les yeux.

- Que s'est-il passé ? demande mon père. Vous vous êtes faite agressée ?

C'est plutôt moi qui ai agressé.

Je ne réponds pas, fixant Sherlock. Il me parcoure du regard, impassible. À chaque fois il croise mon regard, cependant, il semble froncer très légèrement les sourcils.

- Comment vous appelez vous ? interroge Sherlock.

- Elizabeth.

- Elizabeth ? Et votre nom de famille ?

- Ça ne vous regarde pas, je réponds fermement.

Papa s'approche avec une tasse, et m'indique :

- J'ai déjà mis le lait.

- Parfait. Merci beaucoup.

Sherlock jette un regard furtif en direction de Papa, vers son visage.

Mes yeux. Nos yeux bleus.

J'entends des pas dans les escaliers et Drago entre, l'air perdu.

- Je n'avais pas de montre. J'ai supposé que c'était bon.

- Qui est-ce ?

Sherlock ne dit rien, il regarde le costume de Drago, ses brûlures et semble perdu.

- … Mon.. mon petit ami.

- Je vois. Entrez, jeune homme. Elizabeth allait nous expliquer ce qu'il lui était arrivé.

- … Tu n'as pas… ? comprend Drago.

Je fixe Malefoy, le suppliant de regard de m'aider. Je n'y arrive pas. Je ne comprends pas pourquoi. Je suis incapable de leur rendre leur souvenir. Drago hoche doucement la tête et sort sa baguette. Sherlock se lève aussitôt.

- Des sorciers !

- Des quoi ? se moque Papa.

- Finite, tonne Drago.

Leurs regards se voilent une petite seconde et ensuite ils se tournent tous les deux vers moi. Papa me fixe, l'air épouvanté, ses yeux rougeoyant à vue d'œil. Sherlock se laisse tomber dans son fauteuil dans un bruit lourd.

Je les regarde et souris difficilement :

- Surprise ?

- Elizabeth…, souffle mon père.

Sherlock se masse la tempe, me regardant d'un coin de l'œil avec reproche. Je me tourne vers Papa avant de déglutir.

- Je suis désolé.. j'ai fais de mon mieux…

- Elizabeth…

Je ne vais pas pouvoir m'empêcher de pleurer bien longtemps. Mon père pose ses mains sur mes joues, toujours horrifié, avant de me prendre dans ses bras, de toute ses forces. Je me laisse aller contre lui, incapable de prononcer le moindre mot.

Après plusieurs minutes, il me relâche, les yeux humides et je regarde Sherlock qui lui aussi lutte pour ne pas pleurer.

- Pardon.

Il se lève doucement, lentement, et regarde une à une chaque blessure, chaque brûlure et chaque égratignure qu'il peut apercevoir. Il me laisse me blottir contre lui, passant son bras autour de mes épaules.

J'imagine qu'on a beaucoup de choses à se dire, à commencer par le blond qui nous observe. Mais ça viendra plus tard.