Reviews : Bonjour à tous! Gros merci pour vos reviews!

Grispoils : LOL Je vois mal Harry parler de son amour pour Severus à Dumbledore! Mais de toute façon, tu as deviné juste! Lol Dumbledore, qui sait toujours tout, est déjà au courant depuis le début! Surtout en ce qui concerne Snape. ) Bonne lecture!

Vandetta : Oui, en effet, Severus a un peu paranoïé sur le fait que Draco allait tuer Harry. En fait, Draco ne lui voulait aucun mal. (pour l'instant ) Je suis désolé, je croyais que c'était clair dans le récit, mais tu as eu raison de poser la question. Si Severus n'était pas arrivé, j'imagine que Draco l'aurait simplement stupéfixié ou un truc de ce genre.

Yaoi Gravi Girl : Oui, tu as raison. Draco ne voulait aucun mal à Harry à ce moment de l'histoire. Si Severus n'était pas arrivé, il l'aurait tout simplement stupéfixié ou jeter un sort d'oubliette comme tu dis. Du reste, merci pour ton commentaire!

Chapitre 21

Harry fila vers le bureau de Dumbledore. Draco avait dit qu'il avait un travail à faire et Harry était persuadé que Voldemort avait établi un plan contre Snape et lui et que, d'une façon ou d'une autre, Draco avait été forcé d'y participer. Harry ne pouvait faire comme si de rien n'était. Il devait en avertir le directeur. En l'espace d'une seconde, il passa devant la gargouille de pierre qui gardait l'entrée du passage secret et il grimpa l'escalier en colimaçon. Lorsqu'il arriva devant la porte du bureau du directeur, il prit le temps de reprendre son souffle, puis frappa légèrement à la porte.

- Entrez.

Harry ouvrit la porte et croisa le regard du vieil homme, assis derrière son bureau.

- Ah! Harry!

- Bonsoir, professeur.

Harry prit place sur la chaise devant le bureau du directeur.

- Un caramel? demanda ce-dernier, en lui tendant un bol de friandises.

- Euh.. non merci, Monsieur.

- J'ai remarqué que tu allais beaucoup mieux, ces derniers temps, Harry, enchaîna Dumbledore. Le professeur Snape m'a fait part de tes grands progrès en matière de sorts et de maléfices.

Harry fut touché d'apprendre que Snape l'avait gratifié en présence de Dumbledore. L'agacement qu'il avait ressenti lorsque l'homme n'avait pas écouté ses soupçons à propos de Draco s'évanouie presque aussitôt et il se rappela alors ce pour quoi il était venu. Il avait quelque chose d'important à confier au directeur assis devant lui. Dumbledore sembla deviner que quelque chose n'allait pas.

- Si tu as quelque chose à dire, Harry, je t'écoute. Tu as toute mon attention.

Le vieil homme s'appuya contre le dossier de sa chaise, les mains jointes devant lui. Harry hésita quelques secondes. Devait-il dénoncer Draco? Une voix en lui lui disait de le faire, qu'il n'avait pas le choix. Il inspira.

- Je crois que Draco a reçu la Marque, Monsieur, commença-t-il. Et… je crois que Voldemort lui a confié un travail. Je l'ai entendu dire à Crabbe et Goyle qu'ils devaient se rencontrer à minuit, mais je n'ai pas pu entendre où…

Dumbledore fixa Harry d'un air impassible.

- Je crois, poursuivit Harry, que Voldemort lui a donné des instructions pour nuire à Snape… ou à moi. Je crois que l'un de nous est en danger, Monsieur.

Dumbledore fronça les sourcils.

- As-tu raconté cela au professeur Snape?

- Oui. Mais il ne m'a pas vraiment écouté…

Dumbledore se leva et commença à faire les cents pas dans son bureau.

- Il se trouve, Harry, que nous avons bel et bien reçu des informations concernant le jeune Monsieur Malfoy peu après Noël. Nous avons été averti que le jeune homme avait rejoins les rangs de Lord Voldemort.

- Mais on l'a forcé, Monsieur. Il n'avait pas le choix! Si pouviez…juste… faire quelque chose…

- Je suis navré, Harry, fit Dumbledore en plongeant son regard dans les orbes verts, une lueur de tristesse dans le regard. La famille du jeune Malfoy est présentement à la merci de Voldemort. Si le jeune homme échoue, il verra sa famille et tout ce qui lui est cher périr devant lui. Et selon moi, il ne fait aucun doute que Voldemort se débarrassera de lui par la suite. Tu comprends, Harry? Il n'y a rien que nous puissions faire, excepté de garder la situation sous silence afin d'éviter le plus de dégât possible.

- Mais, Monsieur…

- Je te demanderais d'être extrêmement prudent, Harry.

Dumbledore regarda Harry d'un regard perçant, pénétrant.

- Néanmoins, poursuivit-il, je ne crois pas que tu sois la principale cible. Tout simplement parce que Voldemort ne permettra jamais à quiconque de te tuer à sa place. D'autre part, le professeur Snape est au courant et, tu peux me croire, qu'il fera ce qu'il croira juste.

- Mais, intervint Harry dont les liens se firent rapidement dans sa tête, cela veut dire que si le professeur Snape est la principale cible, Malfoy aura à choisir entre lui ou sa famille? Il choisira sa famille. Et vous, vous allez le laissez tuer Snape? s'écria Harry d'un ton horrifié.

- Le professeur Snape, Harry, connaît très bien l'enjeux. Je lui ai laissé le choix et il fera ce qu'il pensera être le mieux. Se sacrifier ou rester en vie, ce qui reviendrait à détruire celle d'un jeune homme. Une chose affreuse.

Dumbledore ferma les yeux. Il semblait las et vieux. Harry le regarda, mortifié. Comment pouvait-il laisser une telle chose se produire? Il y avait certainement une autre solution! Harry avait toujours vu en Dumbledore la solution à tout problème, mais en ce moment l'espoir sembla avoir quitté le vieil homme.

- Mais le plan de Voldemort pourrait être tout autre, n'est-ce pas Monsieur? Il pourrait concerner quelqu'un d'autre que Snape ou moi?

- C'est possible, en effet, soupira Dumbledore sous sa barbe argentée.

Harry avait du mal à faire le point dans son esprit. Sa gorge était nouée et ses mains étaient moites. Le fait que Snape se sacrifie volontairement pour préserver Malfoy lui était insupportable.

- Pourquoi… Pourquoi ne m'avez-vous rien dit?

Dumbledore contourna son bureau et se rassit dans sa chaise, faisant face à Harry. Ses yeux étaient étrangement brillants derrière ses verres.

- Je ne voulais pas te donner plus d'inquiétude que tu en as déjà, et puis, je ne voulais pas être celui qui briserait la confiance que tu avais pour le jeune Malfoy.

Harry ne répondit pas. Il fixait le bois verni du bureau de Dumbledore, l'air accablé. Plusieurs minutes s'écoulèrent ainsi, puis Harry brisa le silence.

- En supposant que le plan de Voldemort concerne bien Snape, je n'aurais jamais dû lui raconter la conversation que j'ai entendu entre Malfoy, Crabbe et Goyle!

À ces mots, une larme se mit à rouler sur sa joue, suivit d'une autre. Il ne voulait pas pleurer devant Dumbledore, mail il lui était impossible de retenir plus longtemps son désespoir. En divulguant ces indices à Snape, il venait peut-être de précipiter sa mort.

- Je n'aurais jamais dû… Il va partir…

- Éprouverais-tu de l'affection pour le professeur Snape? lui demanda Dumbledore par-dessus ses lunettes en demi-lunes.

Harry resta silencieux avant de répondre.

- Je ne veux pas qu'il parte… comme Sirius et comme mes parents, murmura-t-il en un souffle.

- C'est très touchant, Harry.

Le regard bleu et pénétrant de Dumbledore se teinta d'une lueur, mais lorsque Harry releva la tête, l'homme semblait plus vieux et plus triste que jamais.

- J'aimerais tellement pouvoir le convaincre de ne pas se sacrifier pour Malfoy, dit Harry à mi-voix.

- Au risque de voir un ami perdre la vie? demanda Dumbledore.

Harry ne répondit pas.

- Si je peux me permettre, Harry, je crois que tu es précisément la personne qui pourra influer la décision finale du professeur Snape.

- Moi, professeur? Pourquoi? Il ne m'écoutera pas! Il me hait! s'emballa Harry.

- Harry…

L'interpellé se tut et fixa Dumbledore.

- Je ne crois pas, vois-tu, que le professeur Snape éprouve toujours de la haine envers toi après toutes ces années.

Silence. Dumbledore poursuivit.

- Mais c'est peut-être ce qu'il veut que tu crois.

- Mais pourquoi…

- Et je dois dire que, connaissant Severus, ce ne serait guère étonnant. Souviens-toi que ce sont souvent les gens les plus isolés qui ont souvent le plus à offrir. Et pense aussi à Monsieur Malfoy, Harry.

Harry fixa Dumbledore pendant un instant, l'air interdit. Il avait l'impression que le vieil homme lui parlait en parabole. Il avait l'impression que Dumbledore savait quelque chose qu'il n'était pas sensé savoir… Mais c'était impossible. Pourtant, était-ce un éclat de malice que Harry aperçut dans son regard?

Lorsqu'il prit congé, il se sentait encore plus confus que lorsqu'il était entré trois quarts d'heure plus tôt. Aussitôt qu'il était retourné dans la salle commune, il avait monté à son dortoir, refusant de parler avec Ron et Hermione.

Là, étendu sur son lit à baldaquin, un plan lui vint en tête. Ses idées étaient à nouveau très claires. Il savait que Malfoy, Crabbe et Goyle devaient se rejoindre à minuit, mais il ignorait où. Par contre, il savait où serait Snape…

OoOoOoOoOoOoO

Severus Snape faisait les cents pas dans son bureau. À minuit, avait-il dit… À minuit, mais où? Et que devait-il se passer? Et si Malfoy tentait de pénétrer dans la tour de Gryffondor? Non, impossible. Seuls les enseignants et les Gryffondor eux-même connaissait le mot de passe. Il devrait avertir Rusard de porter une attention particulière, cette nuit.

Et si c'était lui la cible? Aurait-il le courage de se sacrifier le moment venu? Il le fallait. Après tout, il n'attendait plus rien de la vie. Sauf peut-être… Son esprit lui renvoya l'image de deux prunelles d'un vert brillant et de ses lèvres douces comme des pétales de roses, se posant sur les siennes. Il lui manquait. À chaque minute de chaque jours… Il l'aimait. Il ne pouvait plus le nier. Il voulait tenir l'enfant dans ses bras, ressentir la paix qu'il avait ressenti en se tenant à ses côtés lorsqu'ils avaient séjourné tous les deux Square Grimmaurd. Mais ce n'était pas possible. L'enfant devait le détester à présent.

Severus n'avait pas voulu être aussi cruel lorsque l'enfant lui avait avoué ses sentiments. Il s'en était voulu d'agir ainsi, mais il n'avait pas eu le choix. C'était malsain. Il voyait déjà l'article de Rita Skeeter à la une de la gazette : Scandale pour la communauté magique : Le Survivant entretient une relation immorale avec son professeur, un ex-Mangemort.

Non, vraiment, l'enfant méritait beaucoup mieux que lui…

Il chassa ses pensées de son esprit et se concentra sur ce qu'il valait mieux de faire.

OoOoOoOoOoO

11h30.

Pour la deuxième fois dans la soirée, Harry se glissa dans l'ouverture du portrait de la Grosse Dame et se faufila dans les couloirs obscures. Caché sous sa cape d'invisibilité, il passa furtivement près de Peeves et trompa à deux reprises la vigilance de Miss Teigne. En descendant aux cachots, Harry remarqua que les torches aux murs n'étaient pas allumées. Rusard avait dû les atteindre après le couvre-feu. Les ténèbres étaient épaisses et l'air, glacé. Comment allait-il pouvoir surveiller le passage des Serpentard? Il se vit contraint d'allumer sa baguette. Le couloir était désert. Le silence qui régnait étaient presque inquiétant. Harry trouva facilement la porte des appartements de Snape. Il la connaissait pour avoir souvent vu l'homme en sortir les lundis matins où ils avaient cours de potions. Il se posta devant la porte et sortit la carte des Maraudeurs.

- Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises, chuchota-t-il à mi-voix, l'écho se répercutant sur les murs de pierres.

Sur la carte, les couloirs du château étaient vides. Tous les élèves étaient dans leur dortoir ou leur salle commune. Le point indiquant Severus Snape était immobile dans la pièce de l'autre côté de la porte où se trouvait Harry. Celui-ci tenta de trouver Draco Malfoy dans la salle commune des Serpentard. Il y était. En compagne de Crabbe et Goyle. Mais Harry ne connaissait pas le mot de passe pour accéder à la salle commune et ne pouvait donc pas découvrir ce qu'ils manigançaient. Il décida donc de rester près de la porte de Snape afin de s'assurer que ce-dernier ne courrait aucun risque. Il prit garde à ce que sa cape le couvre entièrement, puis il s'assit au sol en tailleur et effaça la carte. Il ne lui restait plus qu'à attendre que Malfoy, Crabbe et Goyle mettent leur plan à exécution.

- Nox, chuchota-t-il au cas où quelqu'un viendrait à passer.

Il se plongea dans les ténèbres et attendit.

Il attendit longtemps, mais rien ne se passait. Il n'osait rallumer sa baguette de peur de se faire repérer. Les cachots étaient humides et glacés, mais la chaleur que Harry dégageait sous sa cape d'invisibilité l'englobait agréablement comme un cocon. Il ferma les yeux. Il ne voulait pas s'endormir, non. Il se concentra en tendant l'oreille afin d'entendre le moindre son qui paraîtrait anormal. Le dos contre le mur, caché sous sa cape, les yeux clos dans la noirceur des cachots, il écouta attentivement et lentement, sans même s'en rendre compte, il glissa doucement dans un sommeil sans rêve…

À suivre…


Mouahahah! Je sais que c'est sadique de finir comme ça! Mais la suite arrive très bientôt! Tenez bon! ))