Bonjour tout le monde !

j'ai peu de temps pour moi aujourd'hui, je vous poste simplement ce nouveau chapitre qui présente la relation entre Sirius et Remus du point de vue de Remus... je pense que certain seront content !

gros bisous

speedy


Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...

Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !

Dédicace : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !

Bonne lecture à tous !

Speed'


Histoire Sans Fin

Chapitre 20 :

Quand soudain, ma vie se fit belle :

(POV Remus)

Je n'aurais jamais, jamais dû faire ça. Je n'arrive toujours pas à y croire. Je l'ai embrassé, putain ! Mais c'était si tentant… ses lèvres étaient là, à porté des miennes, me murmurant des paroles si belles et si triste à la fois… Mais merde ! Il a fallu que je perde le contrôle une seconde. Il a fallu que je touche ses lèvres des miennes.

Alors bien sûr, depuis, j'évite de me retrouver seul avec lui. Que voulez-vous que je fasse d'autre ? Si jamais il me disait que je m'étais trompé sur lui, qu'il n'était pas de ce bord et que je le répugnais de vouloir le toucher ? Non, laissez-moi mes derniers rêves intacts. Laissez-moi croire que, peut-être, il n'est pas comme les autres…

Nous sommes actuellement tous les quatre, plus Lily, au bord du lac, à travailler tranquillement en ce beau jour de printemps. Enfin, travailler est un bien grand mot pour James qui a sa langue dans la bouche de Lily – ou vice-versa, je ne veux pas le savoir – pour Peter qui regarde voler les mouches ou pour Sirius qui ne semble pas capable de se concentrer deux secondes.

Je soupire légèrement en essayant de me replonger dans mon roman. Peine perdue, Sirius est bien trop proche de moi pour que je puisse seulement essayer de penser à autre chose.

Puis soudain, il bouge et se lève. Je relève les yeux vers lui.

« Où tu vas ? » lui demande Peter.

« Je reviens, » répond-il en me jetant un dernier regard que je ne sais interpréter.

Il s'éloigne rapidement et je le suis du regard, me demandant ce que tout ça veut dire. Je le vois sans comprendre s'approcher du professeur Boisselier qui fait tranquillement la sieste sous un arbre, se pencher vers lui, poser une main sur son épaule et… l'embrasser !

Toutes mes illusions se détruisent d'un coup. Non, il n'est pas différent. Il ne veut pas de moi. Ce regard voulait bien dire ce qu'il voulait dire.

Mes yeux se replissent de larmes brûlantes. Boisselier le repousse et Sirius s'agenouille à coté de lui. Le professeur lui dit quelque chose et Sirius tourne les yeux vers moi, me forçant à soutenir son regard qui, même d'ici, me paraît triste. Boisselier me regarde à son tour.

Je ne supporte plus cette situation et je me lève aussitôt pour me diriger à grands pas vers le château. Une première larme, vite suivie d'une autre, roule sur ma joue et je baisse la tête pour le cacher en entrant ans le Hall.

Je suis malheureusement interrompu en pleine marche par une main sur mon épaule.

« Remus ? »

Je relève les yeux et aperçois à travers la brume de mes larmes les perçants yeux bleus du professeur Sprea.

« Remus, qu'est-ce que – »

Il lève les mains sur mes joues et essuie mes larmes avec une douceur qui me fait presque mal au cœur.

« Ce n'est rien, » fais-je en m'essuyant rapidement les yeux.

« C'est Sirius, encore, n'est-ce pas ? »

Résigné à sa capacité de tout percevoir et de tout comprendre, je hoche la tête.

« Que s'est-il passé, cette fois ? »

« Il m'a fait comprendre qu'il ne voulait pas de moi, » réponds-je en baissant la tête.

Un doigt se glisse sous mon menton pour me la faire relever.

« Vous avez tort, » me dit-il. « Je pense que vous avez mal interprété la situation. »

« Je ne crois pas, malheureusement, » réponds-je. « Il en a embrassé un autre, sous mes yeux… »

Sprea fronce les sourcils une seconde puis un faible sourire éclaire son visage et il secoue légèrement la tête.

« Ca c'était une pitoyable tentative de te rendre jaloux, » me dit-il simplement.

Je me mords la lèvre.

« Vous croyez ? »

« A mon avis, il est du genre très jaloux et doit s'attendre à ce que tu réagisses de la même manière, » continue-t-il pensivement. « Mon propre compagnon est comme ça. Dans ce genre de situation, il faut trouver la bonne personne. Sirius l'a sans doute mal choisie. »

Je hausse les épaules.

« Ce n'est pas son genre. »

C'est un mensonge. C'est exactement son genre. A ma grande surprise, Sprea éclate de rire.

« Oh, si, fais-moi confiance, c'est tout à fait son genre, » me répond-il avec un grand sourire. « Je pense qu'il est grand temps que vous vous parliez, tous les deux. »

Je me retourne pour suivre son regard et tente de faire un pas de coté en voyant Sirius arriver. Mais Sprea m'attrape par le bras pour me retenir.

« Remus… » dit-il doucement. « Tu ne crois pas que cette comédie a assez duré ? Tu l'aimes, et au fond de toi, tu sais qu'il t'aime. Ne gâchez pas votre chance à vivre un amour tel que le vôtre. Croyez-moi, Remus, la vie est trop courte. »

« Rem' ? » fait Sirius en arrivant. « On peut parler ? »

Je quitte Sprea du regard pour observer Sirius deux secondes avant de hocher la tête et de le suivre.

Il m'emmène dans un coin à l'écart, de l'autre coté du château, et me regarde avec un air nerveux qui lui est assez inhabituel.

« Je ne sais pas trop par où commencer, » dit-il en se triturant les doigts sans me regarder.

Puis il soupire et relève soudainement la tête pour planter ses yeux noirs dans les miens.

« Tout ceci est ridicule, » dit-il finalement. « Remus, je t'aime. Je t'aime profondément et éternellement du fond du cœur, je… si j'ai embrassé Boisselier, c'était pour te provoquer et te rendre jaloux, je ne voulais vraiment pas te faire du mal… »

Il se rapproche de moi et je ne bouge pas, le regardant, éberlué.

« Le problème… c'est que je ne sais pas comment m'y prendre avec toi, » reprend-il. « Je n'ai pas l'habitude de ressentir ça… cette peut horrible de perdre l'autre à jamais, de te perdre à jamais… je m'y suis pris de la mauvaise manière, je t'ai fait du mal… »

Il y a un court silence.

« Ca te dégoutte ? » fais-je, mon cœur battant à deux cents à l'heure.

Il fronce les sourcils.

« De quoi ? »

« D'être attiré par moi, » fais-je, le regardant droit dans les yeux.

A ma grande surprise, il ne détourne pas le regard et ouvre de grands yeux stupéfaits.

« Merlin, non ! » s'exclame-t-il. « Quelle idée, enfin ! Arrête de croire que ce qui t'est arrivé soit d'une importance capitale pour moi ! Oui, c'est important, parce qu'à cause de ça tu as peur du regard des autres alors qu'il ne faudrait pas, mais ça ne joue absolument pas sur ce que je ressens pour toi ! Je t'aime, je t'aime simplement sans aucune honte, ni aucun dégoût. »

Je me mords la lèvre et ne peux empêcher une larme de rouler sur ma joue.

« Oh, non, pas ça, je… Rem', je t'en prie, ne pleure pas… » fait-il, l'air bouleversé.

Je me jette sur ses lèvres pour le faire taire. Tétanisé tout d'abord, il réagit cependant rapidement en passant un bras autour de ma taille et en posant son autre main sur ma nuque, écrasant nos lèvres ensemble. Je laisse un gémissement m'échapper quand sa langue caresse mes lèvres que j'entrouvre bien volontiers. Il sourit légèrement contre ma bouche et m'embrasse avec plus d'ardeur encore avant de me laisser respirer.

« Sirius, je… je t'aime aussi, » dis-je dans un souffle en le regardant dans les yeux. « Je n'ai rien de plus à dire que ça, je… mais j'avais tellement peur de te dégoûter, peur que tu ne veuilles pas de moi… »

« Tu ne me dégoûtes pas, » me répond-il doucement. « Tu ne m'as jamais dégoûté et tu ne me dégoûteras jamais. Tu es celui que j'ai toujours voulu… c'est bien pour ça que j'avais du mal à te le faire comprendre. Quand tu n'as pas de sentiments pour une personne, c'est facile de la convaincre du contraire. Mais dire la vérité… et avoir peur de te perdre… »

Il ferme les yeux et secoue la tête avant de m'embrasser à nouveau. Il glisse sa main sur mes fesses pour me coller contre lui et je lui caresse doucement la joue avant de me détacher légèrement de sa bouche.

« Je suis désolé, Sirius, je ne pense pas que je pourrai aller plus loin que ça pour le moment, » dis-je en rougissant légèrement. « L'idée de me retrouver nu en face de quelqu'un d'autre, même si c'est toi… »

Je détourne le regard mais il m'attrape le menton pour me forcer à relever la tête.

« Ce n'est pas important, » me murmure-t-il avec un sourire doux. « Il n'est pas question que je te force à faire quoi que ce soit. J'attendrai que tu sois prêt pour te faire l'amour… »

Il baisse les yeux vers son entrejambe.

« Même si j'en ai quand même horriblement envie, » finit-il avec un sourire narquois.

« J'en ai envie aussi, » fais-je. « Mais… je ne peux pas. »

« C'est bon, ne t'inquiète pas, » m'assure-t-il. « Tout ce que je veux, c'est te tenir dans mes bras. »

Je souris à nouveau et pose ma tête sur mon épaule, mes bras autour de son torse. Il me serre contre lui et enfouit son nez dans mes cheveux, ses bras puissants entourant mon dos et mes épaules.

Puis se bouche se pose sur ma tempe, sur mon front, avant de parcourir mon visage de milliers de baisers tendres qui me font frissonner. Il m'attire finalement à terre et me fait asseoir entre ses jambes, nouant celles-ci dans mon dos pour me rapprocher de lui et accéder à mon visage, nous entourant tous les deux dans sa cape car le soir tombe et l'air se rafraîchit.

« Arrête-moi si je vais trop loin pour toi, » me murmure-t-il en m'embrassant doucement.

Je souris faiblement entre ses lèvres et hoche la tête. Sa bouche quitte la mienne pour glisser dans mon cou et m'embrasser tendrement, léchant et mordillant ma peau avant de tracer une ligne de baisers brûlants vers mon oreille dont il me mordille le lobe.

« Je t'aime, » me souffle-t-il encore.

« Je t'aime aussi, » réponds-je en fermant les yeux, priant pour que tout ceci ne soit pas un rêve.

Il continue sa douce torture pendant quelque temps, puis il revient sur ma clavicule, repoussant le tissu de ma chemise pour me laisser un suçon violacé, me marquant comme sien. Je réouvre brusquement les yeux, une pensée parasite venant entacher mon bonheur pendant quelques secondes.

« Et James ? » fais-je en le repoussant légèrement.

Il sourit.

« Ne t'inquiète pas, j'en ai déjà parlé avec lui, » me répond-il. « Tu sais, il a simplement eu peur que son père se mette à moins l'aimer et à le traiter comme une erreur… Mais il en a parlé avec lui l'été dernier, et il est passé au-dessus de ça. »

« Ah… » fais-je avec un sourire. « Tant mieux. »

Il sourit en retour et je me retourne pour me coller dos à lui. Il m'entoure de ses bras et sourit en m'embrassant sur la tempe.

« Depuis le temps que j'avais envie de faire ça, » me murmure-t-il.

Je souris en retour et pose ma tête sur son épaule.

« Et moi donc. »

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Quelques heures plus tard, le dîner approche et j'entends le ventre de Sirius gargouiller derrière moi. Je me tourne de moitié vers lui avec un sourire narquois.

« Tiens donc, Mr Black aurait-il faim ? » fais-je, amusé.

Il me sourit moqueusement.

« Actuellement, oui, j'ai très faim d'un petit loup-garou qui m'a volé mon cœur, mais malheureusement je ne peux pas l'avoir pour l'instant, je vais devoir me contenter de nourriture de basse qualité à la place… » me répond-il.

Je rougis légèrement et ne résiste pas au plaisir de l'embrasser, savourant le fait d'être certain de ne pas me faire repousser, avant de me lever et de lui tendre la main.

Il s'en saisit et je le tire contre moi pour l'aider à se mette sur ses pieds. Il perd légèrement l'équilibre en se retrouvant à mon niveau mais se rattrape en passant un bras autour de ma taille, me collant brusquement contre lui. Je me sens rougir à nouveau mais il m'embrasse sur le bout du nez sans me lâcher la taille.

« On va manger ? »

Je hoche la tête et nous nous dirigeons vers l'entrée du château.

En entrant dans la Grande Salle, beaucoup de regards se tournent vers nous et je préfère baisser les yeux plutôt que de les affronter.

Sirius m'emmène jusqu'à notre table, puis m'attrape doucement le menton pour me faire relever la tête vers lui.

« N'ai pas peur, Remus, les gens ne vont rien te faire, » me dit-il doucement. « Leur regard ne compte pas, ce qui est important, c'est toi, et ce que tu ressens, ok ? »

Je souris et hoche la tête ; puis trouve le chemin de ses lèvres pour l'embrasser légèrement.

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Les lumières du dortoir sont éteintes. Il doit être plus de minuit mais je n'arrive pas à dormir… j'ai besoin de lui. Maintenant que j'y ai touché, il est comme une drogue dont je ne peux plus me passer.

Je me retourne encore une fois dans mes draps et mon regard tombe sur le lit de Sirius. Je sursaute presque en voyant ses yeux briller dans le noir, me regardant fixement.

« Ca ne va pas ? » me chuchote-t-il.

« Je n'arrive pas à dormir, » réponds-je.

Il sourit légèrement et me fait un signe de la main, m'indiquant de venir. Je souris à mon tour et me lève pour me glisser sous ses draps. Il passe un bras autour de ma taille pour me serrer contre lui et m'embrasse longuement, tendrement, caressant doucement ma joue.

« Ca fait longtemps que tu te retournes dans ton lit comme ça ? » me demande-t-il à voix basse.

« Oui, » réponds-je simplement.

Il grimace un peu.

« Tu aurais du venir me voir plus tôt, mon cœur, » dit-il en m'embrassant encore légèrement.

Je rougis un peu à ce surnom mais souris.

« Je ne voulais pas te réveiller. »

« Etre réveillé par toit sera toujours un plaisir, » me répond-il en m'embrassant sur le front.

Je m'empare de ses lèvres, ne pouvant déjà plus m'en passer, puis il s'allonge derrière moi, glissant un bras étroitement autour de ma taille et l'autre sous sa propre tête. Je frémis quand il pose sa main sur mon ventre sous mon haut de pyjama. Le contact est agréable mais il me rappelle trop de mauvais souvenirs.

« Sirius, ta main, s'il te plait, enlève-la, » dis-je à voix basse.

« Oh, je… Excuse-moi, » fait-il en le tirant pour la poser par-dessus le vêtement. « Je suis désolé, » me chuchote-t-il.

« Ce n'est pas grave, » réponds-je en tournant la tête vers lui pour l'embrasser. « Ce n'est pas de ta faute. »

« Ce n'est pas de la tienne non plus, » me dit-il doucement. « Quoi que tu en penses. »

Je souris faiblement avant de me blottir contre lui.

« Bonne nuit mon ange, » murmure-t-il en m'embrassant dans la nuque.

Je frémis agréablement.

« Toi aussi mon amour, » réponds-je doucement avant de sombrer enfin dans le sommeil.


voilà, fin du chap ! c'est tout mimi, non ? (c'est même carrément trop guimauve, si vous voulez mon avis, enfin, normalement les choses ne vont pas tarder à reprendre leur cour normal...)

prochain chap... si vous voulez encore une date, je pense à jeudi, m'enfin, sans commentaire, hein ?

gros gros bisous à tous et merci de votre patience !

une review fait plaisir, toujours (et même si vous n'aimez pas, dites-moi pourquoi, c'est important...)

speedy