Bonjour tout le monde !
J'imagine ce que vous êtes en train de penser : trois chapitre en moins de deux mois et maintenant, presque 3 mois de silence radio… arf :( ce que je peux dire pour ma défense c'est que je me marie dans 1mois et demi maintenant et que j'ai pas beaucoup de temps pour moi ! :( mais je suis la, bien que mettant le temps je serais toujours la ^^ Je vous souhaite une agréable lecture en espérant que cette suite vous plaise, je suis en train de poser les bases qui mèneront cette histoire à son terme !
Disclaimer : rien ne change ! lol dame Rowling est l'heureuse propriétaire de l'univers d'Harry Potter et je ne touche absolument pas un centimes pour cette histoire ! lol les avis des lecteurs ont pour moi bien plus de valeur -)
Chanson : Si je manquais de ta peau, Pascal Obispo
Marine: Oh my God! J'ai lu au moins 20 fois ton blog 20 fois ?! et j'adore chacune de tes histoires et celle ci est juste trop magnifique! Oh ! Merci beaucoup ! :-) les perso sont géniaux et les sentiments qui les liens les uns aux autres me donnent des frissons. Je suis pressée de voir le réveil de Max, sa réaction quand ils saura que Cassy a franchi le pas avec Thomas et grand moment que j'attends aussi, L'evolution du couple Ted/Victoire. Pour Max et Cassy ça risque de stagner un peu… Vic et Ted, hum… a toi de juger lol Je sais ça fait beaucoup et je compte sur toi pour continuer cette fic jusqu'au même si je redoute le moment où ce sera réellement fini :) ça en est encore loin je t'assure Et la fic "Condamner à aimer"? Est-ce que tu l'as finira? psk le début m'a vraiment plus aussi et que j'éspere lire la suite aussi :) chaque fois que je lis le prologue j'ai encore plus envie d'une suite oui je la terminerai bien sûr, mais je préfère finir celle-ci d'abord lol Bref j'arrete de parler :) bonne continuation et à bientôt j'espere pour un nouveau chapitre et bonne chance pour les préparatifs de ton mariage :) Merci beaucoup ça avance, ça avance… ^^ Bisous Bisou et bonne lecture !
Scpotter : J'adore cette histoire! Vivement la suite! Merci beaucoup ! Que voici que voila ^^ bonne lecture !
oceanemalfoy: à quand la suite ! Elle est toute à toi ! je viens tout les jours je suis accro à
cette histoire ! à ce point ? lol vite la suite jen dors plus la nuit hihi ! j espére que max et cassy vont se mettre ensemble j attend que ça hihi Dieu seul (et moi) sait comment ça va se passer :P bonne lecture !
Jotif: Ah je suis tellement frustrée, j'ai littéralement dévoré cette histoire et la précédente et c'est un supplice de devoir attendre la suite (j'espère qu'elle ne tardera plus trop ) ! Je suis désoléééée Elles sont vraiment super, bravo :D Merci beaucoup et bonne lecture !
Ch.19. Confidences.
C'est chaque soupir que je respire
Chaque contour que j'apprends par cœur
Je n'ai que toi à retenir
Il n'y a que demain qui me fait peur
« Ne crains rien mon grand, je vais juste de donner une potion qui permettra d'éclaircir ton squelette pour la radio » expliqua Blaise.
Max hocha la tête. Blaise venait de l'emmener dans une pièce plutôt sombre qui contenait des machines fonctionnant à afflux magique. L'équivalant des radiographies moldues en sommes.
Hermione et Drago étaient présents, juste à coté de leur ami médicomage et attendaient un peu anxieux.
« As-tu essayé de bouger Max depuis que tu es réveillé ? » demanda Blaise.
Max resta interdit et secoua la tête.
« Il n'ose pas » murmura Hermione à sa place.
« Je vois. Ce n'est pas plus mal, je préfère voir les résultats de l'imagerie d'abord » commenta Blaise.
« Reste allongé, ça n'est pas douloureux et c'est très rapide » dit-il.
L'examen se passa sans incident et sans douleur, comme il le lui avait dit. Il le reconduisit jusque sa chambre et lui demanda de patienter une petite heure pour qu'il puisse interpréter au mieux les résultats.
Quand la porte se referma, Drago aperçut du coin de l'œil les poings de son fils, agripper son draps.
« Ça va fils ? » demanda-t-il.
Surpris, celui-ci tourna son visage tourmenté vers son père.
« Ça va » répondit-il simplement.
Hermione posa sa main sur celle de son fils.
« Blaise est un excellent médicomage mon chéri, tout va bien se passer » dit-elle doucement.
Max lui sourit un peu crispé. Depuis la veille, son réveil, ses parents avaient été présents à ses côtés. Il ne voulait voir personne d'autre d'ailleurs. L'angoisse qui le tiraillait ne cessait de le hanter. En réalité, il avait peur. Qu'arriverait-il s'il ne pouvait jamais remarcher ? Cette perspective, il ne parvenait pas à l'envisager, c'était trop dur. Alors il essayait de faire bonne figure, il savait sa mère inquiète et son père également, même s'ils ne le montraient pas.
« Je sais » finit-il par dire.
« Tu as envie de quelque chose en particulier ? » demanda-t-elle pour détourner la conversation.
Il secoua la tête.
« Tu veux qu'on te laisse ? » proposa Drago mal à l'aise.
« Non, restez… s'il vous plaît » Drago acquiesça et le silence s'installa.
Une heure plus tard, Blaise revenait avec un dossier à la main. Aucun des trois Malefoy ne sut déchiffrer son expression. Le métis restait neutre.
« Est ce que tu as mal Max ? » demanda-t-il.
« Un peu, mais moins qu'hier »
« Bien, c'est bon signe, tu peux bouger ? »
« Je… » le jeune homme ne sut quoi répondre.
Blaise afficha un visage conciliant.
« Très bien, on va y aller doucement » dit-il poussant le drap dans le fond du lit, découvrant ses jambes.
« Je voudrais que tu bouge les orteils »
Max s'exécuta le cœur battant à tout rompre ! Si jamais ils ne bougeaient pas ? Mais avec un énorme soulagement, il remua et surtout les vit remuer. Tout le monde sourit, Blaise le premier.
« Bien, très bien… maintenant, peux-tu bouger les pieds d'avant en arrière ? »
Il s'exécuta.
« Parfait ! » Blaise avait l'air tellement soulagé.
Il prit délicatement la jambe du jeune homme qui sursauta. Surpris, il s'arrêta dans son geste.
« La vache ! S'que t'as les mains froides Blaise ! » jura Max le faisant sourire.
« Je vais plier ta jambe doucement, très doucement… si tu ressens la moindre douleur, le moindre pincement on arrête compris ? » il hocha la tête, très sérieux.
Il commença donc l'exercice, plia, encore et encore, jusqu'à ce que Max grimace.
« Bien, maintenant l'autre »
Il répéta le mouvement, au même niveau Max grimaça.
« Où est ce que ça fait mal ? »
« Dans le bas du dos » souffla Max.
« C'est normal. Le processus de guérison est presque achevé, dans quelques heures tu pourras te lever »
Mais tous décelèrent la tension dans sa voix.
« Blaise, qu'est ce qu'il se passe ? » demanda Max.
Il leva les yeux vers lui, ils avaient l'air si… rempli de compassion.
« Les séquelles sont moins grave que je ne le pensais » commença-t-il.
« De toute évidence, je remarcherais » compris Max gravement.
Pourquoi son cœur cognait-il aussi fort contre ses côtes ? Le pire était évité… non ?
« Tout à fait »
« Mais ? » demanda le blond.
« Et bien… je suis désolé Max mais… tu ne pourras probablement jamais rejouer au Quidditch » révéla-t-il sombrement.
Un coup de massue venait de tomber sur sa tête. Jamais ? Ce qu'il redoutait tant venait de se produire…
« Quoi ? »
« Je suis vraiment navré mon grand » Blaise était réellement peiné pour lui.
Drago restait impassible et Hermione fronçait les sourcils de tristesse.
« Mais pourquoi ? » s'emporta-t-il soudain.
Ils sursautèrent tous, surpris par sa véhémence.
« C'est vrai ! Si d'ici quelques heures je peux remarcher… »
« J'ai réussi à réparer tes os Max, mais pas tes nerfs. Ils son abîmés, beaucoup trop. Ce sport de haut niveau ne ferait qu'empirer la chose... » le coupa Blaise.
« Quelles sont mes options ? » demanda-t-il avec humeur.
Drago fronça les sourcils, il n'aimait pas le ton que son fils employait pour s'adresser à Blaise. Celui-ci soupira.
« Au mieux, tu fais du Quidditch pendant cinq ans et tu termine ta vie en chaise roulante… au pire, tu te ramasse un cognard dans le dos, ou tu chute, ou que sais-je encore et la je ne suis pas sûr de pouvoir réussir une telle opération une seconde fois » répondit-il franchement.
« Probablement ? » demanda-t-il.
« Pardon ? » s'exclama Blaise.
« Tu as dit que je ne jouerais probablement plus jamais... »
« Max… »
« Non maman ! Il s'agit de mon corps, et de mon avenir. Ce n'est pas à toi de décider pour moi ! Alors ? » demanda-t-il.
Blaise soupira encore, qu'est ce qu'il ressemblait à son père dans cet état là !
« Je dois te revoir tout les mois pour faire un examen de contrôle »
« Donc il y a une chance que mes nerfs s'améliorent ? »
« Écoute Max… »
« Est ce qu'il y a une chance ?! » aboya-t-il.
« Ça suffit ! » gronda Drago d'un ton autoritaire.
Max serra les poings et ne répliqua pas.
« Non mon grand. Ta colonne est trop abîmée, excuse moi je n'aurais pas dû employer ce terme » s'excusa Blaise.
Et la nouvelle lui arriva dans la figure plus violemment qu'une gifle. Plus de Quidditch. Jamais. Ce sport, s'était son avenir ! Qu'allait-il bien pouvoir faire de sa vie désormais ? Il n'avait jamais sérieusement envisagé de se diriger vers une voie bien précise au niveau de ses études… et sa mère qui le regardait avec tant de compassion, il en aurait presque vomi ! Maxime ne serait pas Malefoy, s'il supportait la pitié ! Il détourna le regard, dégoûté. Elle n'en pouvait rien évidemment, mais là il avait besoin de digérer la nouvelle. Blaise le comprit très bien d'ailleurs. Il remonta le drap sur ses jambes et sortit de la pièce.
« Tu veux rester seul un moment ? » lui demanda Hermione.
« Oui »
« Bien… on reviendra ce soir »
Elle l'embrassa doucement et il se sentit une seconde coupable quand il entendit les tremblements dans la voix de sa mère. Mais il se reprit bien vite. Elle sortit, Drago à sa suite.
« Tu es content n'est ce pas ? » lâcha-t-il d'une voix glaciale.
Drago se figea sur le pas de la porte. Cassandra en tenue de chambre arriva à sa hauteur et entendit toute la conversation.
« Content ? » demanda Drago en fronçant les sourcils.
« Ne fait pas l'innocent papa » railla Max.
« Comment peux-tu penser une chose pareille ?! » s'exclama Drago vraiment choqué.
« Oh je t'en prie ! On s'est assez disputé à ce sujet non ? Tu n'étais pas d'accord pour que je fasse carrière dans ce sport, tu as finalement obtenu gain de cause ! » s'exclama-t-il amèrement.
Drago ouvrait de plus en plus grand les yeux.
« Parce que tu crois que ça me donne satisfaction de te voir dans cet état ? On s'est fait un sang d'encre ta mère et moi ! Nous pensions que tu ne t'en sortirais pas ! Me crois-tu sincèrement capable de me réjouir de cette situation ? Tu crois peut être que je ne préfèrerais pas te voir sur un terrain de Quidditch, plutôt que devoir amener mon fils aux urgences après avoir entendu ses os se briser ? » s'exclama Drago qui montait dans les octaves à chaque fin de phrases.
Max ravala ses larmes, il ne parvenait pas à chasser ce sentiment d'amertume qui le rongeait. Drago n'en menait pas large.
« On en reparlera quand tu te sera calmé » déclara-t-il.
Et sans un mot de plus, il quitta la chambre, laissant la place à Cassandra qui entra. Il la vit du coin de l'œil et se renfrogna encore.
« Je suis venue voir comment tu allais » dit-elle d'une petite voix hésitante.
« Tu as ta réponse » répondit-il avec humeur.
Cassy resta interdite et se mordit la lèvre.
« Je suis désolée Max… » commença-t-elle, mais il ne lui laissa pas le temps de finir.
« Je n'ai pas besoin de pitié ! Tout le monde me dis ça depuis une heure je suis désolé, oui et bien ça n'arrangera pas ma situation ! » s'emporta-t-il la faisant sursauter.
Elle ne sut quoi lui répondre et resta plantée là à se dandiner d'un pied sur l'autre. Une horrible sensation lui assailli les entrailles, lui donnant la nausée. C'était à cause d'elle s'il en était là aujourd'hui. Parce qu'il avait voulut la venger. Il avait eu raison ce soir là, elle aurait mieux fait de rester à la maison blanche et d'envoyer Sonia. Il n'en serait sûrement pas là. Elle se sentait maintenant affreusement coupable.
« Je… »
« Va-t-en » dit-il simplement.
Elle leva les yeux pleins de larmes vers lui. Dans les siens, elle ne vit que colère et rancœur. Elle en fut tellement choquée qu'elle s'enfui de la chambre en courant.
Il attrapa le vase de fleur sur la table de nuit et le jeta de toutes ses forces contre le mur en hurlant.
OoO
Quand Charlène ouvrit les yeux, elle se demanda dans un premier temps où elle était. Ses yeux étaient bouffis, comme si elle avait dormis beaucoup trop longtemps. Le temps de s'acclimater à la lumière et elle tourna la tête pour observer l'endroit et compris qu'elle se trouvait dans un hôpital. Il y avait des fleurs sur une table dans le fond, elle fronça les sourcils et les évènements lui revinrent en tête. La bagarre entre les deux traqueurs au ministère, la fuite, le sort et puis le néant. Elle ne savait pas ce qui était arrivé et la panique la gagna très rapidement. Elle descendit de son lit et sortit de sa chambre à la recherche de quelqu'un.
« Charlène ? » cette voix lui était familière, mais elle ne la reconnu pas totalement.
Elle se retourna et tomba face à Blaise.
« Bonjour, vous êtes le médecin qui a soigné Jessie » dit-elle.
« Appelle-moi Blaise. Comment te sens-tu ? » demanda-t-il.
« Bien… je crois » fit-elle un peu perdue.
« Tu es à Ste Mangouste, l'hôpital magique » précisa-t-il.
« Que c'est-il passé ? » demanda-t-elle.
« Je vais t'expliquer, viens je te raccompagne à ta chambre »
Après qu'il l'eu ausculté et qu'il lui eu raconté ce qu'il s'était passé depuis ce sort lancé sur elle et maintenant, Charlène se sentit tout de même rassurée. Elle se promit d'aller voir Max dés qu'elle le pourrait et Cassy aussi.
« Dois-je rester ici même si je vais bien ? »
Blaise hocha la tête.
« C'est ce qu'Hermione, Drago et Harry veulent jusqu'à ce que Max puisse sortir, étant donné qu'ils font les aller retour entre ici et chez eux. L'hôpital est gardé, il ne t'arrivera rien ici. Et puis parfois les effets de la magie sur un moldu peuvent avoir des… répercussions, je voudrais te garder un peu sous surveillance » la rassura-t-il.
« Répercussions ? Qu'est ce que vous entendez par là ? »
« C'est difficile à dire… cela peut avoir des effets secondaires à court ou à long terme, ou bien même rien du tout, j'aimerais juste m'en assurer » dit-il.
Elle hocha la tête tout de même un peu perplexe.
Quelques coups furent frappés et tout deux se tournèrent vers la porte qui s'ouvrit.
« Ah ! Voila donc le jeune homme qui t'as veillé jusque maintenant, tu en as de la chance » fit Blaise avec un clin d'œil.
Il se leva et sortit de la chambre avec un sourire pour Hugo qui venait d'entrer.
« Salut » dit-il gaiement en s'approchant.
« Salut. T'es resté tout ce temps ? » s'étonna-t-elle.
« Et oui »
« Merci » dit-elle timidement.
« Pas de quoi. Comment ça va ? » s'enquit-il.
« Je me sens étonnamment bien pour quelqu'un qui a prit un sort en pleine tête » s'exclama-t-elle le faisant rire.
« Tu aurais pu y rester si je ne t'avais pas amenée à temps. Un moldu ne supporte pas aussi bien qu'un sorciers de tels assauts de magie » dit-il sérieusement cette fois.
Elle eu froid dans le dos.
« C'est toi qui m'a amenée ici ? » s'exclama-t-il à nouveau surprise.
« Euh… oui » rougit-il.
Elle lui sourit.
« Très bien, alors je te dois la vie… que pourrais-je bien faire pour te remercier ? »
« Tu n'as pas à me remercier Charlène, c'était tout à fait normal » dit-il un peu gêné.
« J'y tiens Hugo »
Le jeune homme eu un rire nerveux et passa une main sur sa nuque.
« Okay. Un déjeuner ? Pour apprendre à refaire connaissance ? » demanda-t-il incertain.
« Ça marche ! » s'exclama-t-elle joyeuse.
« Bien, je vais demander à Blaise si tu as l'autorisation de te rendre à la cafétéria de l'hôpital, j'arrive » dit-il.
Charlène se laissa tomber sur son coussin, un sourire absolument niais collé à son visage sans savoir vraiment la raison.
OoO
Quand ils arrivèrent chez eux, Drago avait l'air… préoccupé. Hermione prit le courrier, le lut et ensuite décrocha le combiné pour appeler Narcissa afin de la tenir au courant de l'évolution de son petit fils.
« Non il n'y a malheureusement pas de solution, c'est trop risqué… » expliquait-elle.
« … »
« Très bien je le lui dirais… oui… d'accord… oui à bientôt, embrassez Jessie pour nous… au revoir » et elle raccrocha.
Drago était assis devant la cheminée. Les décorations de noël étaient toujours accrochées un peu partout, ainsi que le sapin. Un feu crépitait doucement et Drago avait un verre à la main. Il ne disait rien. Hermione n'aimait pas quand il était comme ça, parce qu'il se fermait comme une huître. Ça avait bien failli leur coûter leur mariage et maintenant que cela commençait seulement à s'arranger, elle ne comptait pas le laisser filer entre ses doigts une deuxième fois. Elle s'installa à ses côté et posa sa main sur son avant bras.
« Drago… » chuchota-t-elle.
Mais il ne répondit pas, restant muré dans un silence olympien. Loin de se laisser déstabiliser, elle poursuivit.
« S'il te plaît, parle-moi » insista-t-elle.
Rien. Il continuait de fixer les flammes, en proie à une immense réflexion. Elle, elle le fixait lui, espérant qu'il daigne se livrer. Elle le connaissait jusqu'au bout des ongles. Quand il était contrarié, préoccupé, en colère ou encore triste, elle devait s'armer de patience. C'était une autre mauvaise chose qu'elle devait à son beau père Lucius. Il avait été élevé à rester neutre, toujours impassible, ne jamais parler de ce qu'il ressentait. Avec le temps, cette éducation laissait forcément des traces très nettes et même si avec elle il avait connu l'amitié, l'amour, la douceur, la tendresse et tout ce que le mot amoureux peut vous faire ressentir il y avait encore des choses qui lui échappaient. Elles faisaient partie de lui et elle devait faire avec, elle le savait. Alors elle attendit, patiemment ne le lâchant pas, le fixant sans ciller quand enfin il brisa le silence.
« Mon fils me déteste » dit-il d'une façon tellement douloureuse, que cela lui fit monter le cœur au bord des lèvres.
« Oh Drago ! Non ! » s'étrangla-t-elle.
« Si. J'ai tout gâché Mia, tout. Je t'ai abandonnée alors qu'il vivait en toi, je n'étais pas là quand tu lui as donné la vie, je n'étais pas là à ses premiers pas, ses premiers mots. Je ne l'ai pas vu grandir pendant sept longues années ! Et moi je débarque dans sa vie du jour au lendemain, mais à quoi est ce que je m'attendais ?! Il est tellement proche de toi, que je t'envie parfois. On se dispute sans arrêt, on ne se comprend pas ! Je ne veux que le meilleur pour lui, c'est pour ça que j'aurais voulu qu'il fasse de bonnes études. Je voulais lui ouvrir les yeux sur le monde du sport. Je voulais l'écarter de ce milieu c'est vrai, mais pas comme ça ! » s'étrangla-t-il en tourna vivement sa tête vers elle.
Hermione hoqueta de surprise. Elle n'avait pas vu qu'il pleurait ! Réellement, à chaude larmes. Elle aurait tout fait pour cet homme, tout. Elle ne supportait pas de le voir dans un tel état de détresse. Aussi elle prit son verre de ses mains et grimpa à califourchon sur lui pour le serrer dans ses bras. Il entoura sa taille et nicha sa tête au creux de son cou comme un enfant et se laissa aller.
« Je suis un mauvais père » pleura-t-il.
« Ne dis pas ça… chut »
« Bien sûr que si. Je suis tellement mauvais père que mon fils croit même que je suis content qu'il soit dans cet état… s'il savait à quel point j'ai tremblé ! Je n'ose même pas imaginer s'il n'avait pas survécu… c'est mon fils et je l'aime bordel ! Quand va-t-il enfin le comprendre ? » pleura-t-il de plus belle.
« Oh Drago… il le sait, il est juste bouleversé ça va passer » chuchota-t-elle.
Elle caressait ses cheveux et le berçait comme une mère berce un enfant. Elle ne l'avait jamais vu dans un état pareil et ne le reverrait probablement jamais, en tout cas elle l'espérait parce que ça lui fendait le cœur. Elle se promit d'avoir une sérieuse discussion avec son fils. Elle ne savait pas que ça le blessait à ce point là, au point de se mettre dans cet état. Sinon elle l'aurait fait bien plus tôt !
« Oh Mia… ne me quitte pas, s'il te plaît… » dit-il en serrant sa petite taille contre lui.
« Je ne vais nulle part… chut… calme toi… »
« Je suis tellement désolé… je ne te ferais plus jamais le moindre mal » dit-il en relevant la tête.
Elle posa ses mains sur ses joues et essuya ses larmes avec ses pouces.
« Nous en avons déjà parlé mon cœur, tout va bien… tout va bien » dit-elle.
Il l'embrassa et elle sentit à travers ce baiser tout l'amour qu'il avait pour elle. Elle avait bien conscience en ce moment très précis, qu'elle était la seule personne capable de l'anéantir réellement si elle le voulait. S'était déraisonnable même d'aimer quelqu'un à ce point. Mais elle se félicitait, car c'était elle et pas une autre ! Même si ces derniers mois avaient été très difficiles pour eux, elle ne comprenait pas comment elle avait pu croire qu'il ne l'aimait plus ! Même sept ans après qu'il soit parti et qu'il croyait qu'elle l'avait trahi, il n'avait aimé personne d'autre qu'elle et elle le ressentit une fois de plus à travers leurs ébats. Jamais elle n'échangerait sa place, pour rien au monde…
OoO
Le déjeuner entre Charlène et Hugo se passa très bien. Ils n'avaient pas énormément changé l'un et l'autres… mis à part le fait qu'elle avait un certain don de voyance et que lui était un sorcier en fin de compte, évidemment. Mais elle se souvenait d'un garçon très souriant, serviable, attentif, séduisant et très charmeur. Elle retrouvait toutes les qualités qui l'avaient séduite.
Il en allait de même pour lui, qui se souvenait d'une jeune fille avec un fort caractère, très jolie, gentille, pétillante et tellement craquante…
Il la raccompagna jusqu'à sa chambre.
« Et voila mademoiselle »
« Merci mon bon monsieur » sourit-elle les yeux plein de malice.
« J'ai passé un très bon moment Charlène, tu n'as pas changé » dit-il.
« À moi aussi ça m'a plu et tu n'as pas changé toi non plus. Tu t'en va ? » demanda-t-elle avec une pointe de déception.
« Oui, je dois aller au ministère. J'ai cours cet après midi » dit-il un peu déçu lui aussi.
« Je repasse ce soir si tu veux ? »
« D'accord »
« Super, à tout à l'heure » dit-il en lui embrassant la joue.
Elle le regarda s'éloigner avec ce sourire absolument idiot et décida de rendre visite à son ami quelques chambres plus loin. Elle frappa.
« Entrez » entendit-elle.
Au ton qu'il avait, il n'allait visiblement pas bien.
« Quel accueil chaleureux ! » ironisa-t-elle en entrant.
Max la regarda et son visage s'adoucit ostensiblement quand il la vit. Il alla même jusqu'à lui sourire.
« Salut Charlène » souffla-t-il.
Elle s'assit sur le bord de son lit.
« Blaise m'a raconté ce qu'il s'est passé au ministère et aussi les conséquences que ces fractures provoquent pour ton avenir, si tu as besoin de parler… » dit-elle naturellement.
Elle n'avait pas dit je suis désolée et même s'il elle l'avait dit il n'était pas sûre d'avoir pu se mettre en colère contre elle.
« C'est sympa merci, mais ça ira. J'ai juste besoin d'un peu de temps » dit-il doucement.
« Je vois… »
« Et toi ? »
« Moi je suis en pleine forme ! Blaise veut me garder en observation pour des éventuels effets secondaire du sort puisque je suis une moldue et aussi pour ma propre sécurité, mais à part ça, ça va »
« Tu en vois de dures depuis que tu nous connaît » fit remarquer Max.
« Ouais. Mais si je ne vous avais pas, je serais morte à l'heure qu'il est »
« Peut être bien. Mais j'imagine que ta famille te manque »
Elle haussa les épaules et baissa quelques secondes la tête.
« Oui. Mais je me sens en sécurité avec vous et tant que ce malade courra, je ne veux pas qu'il en soit autrement » dit-elle.
« Je suis content d'avoir fait ta connaissance Charlène, vraiment » dit-il le plus sincèrement du monde.
Cette jeune fille pour qui il ne ressentait que de l'affection, avait le don de lui faire voir les choses telles qu'elles étaient. Son calme et son empathie canalisait sa mauvaise humeur et il se sentait un peu apaisé en sa présence.
« Mais il en va de même pour moi ! »
Ils se sourirent.
« T'as envie de te dégourdir les jambes ? »
« Blaise à dit d'ici quelques heures donc j'imagine que j'en ai le droit » répondit-il.
« On ne peut pas sortir, mais je prendrais bien un bol d'air moi… » fit-elle songeuse.
« Il y a un jardin magique, je sais où il est »
« Bien ! Emmène-moi alors ! Je vais te chercher des béquilles » fit-elle avec bonne humeur.
Cette jeune fille était un vrai rayon de soleil ! Elle revint quelques instants plus tard avec des béquilles et accompagnée de Blaise.
« Je vais t'aider à te lever, si ça ne va pas j'irais chercher un fauteuil » dit-il.
Max hocha la tête. Prudemment il s'assit sur son lit et Blaise l'aida à se mettre sur pied.
« Ça va ? »
« Ça va » confirma le jeune homme.
Charlène lui tendit les béquilles l'une après l'autre. Il prit appui dessus et marcha jusque la porte.
« Ça va toujours ? »
« Oui Blaise merci »
« Bien, vas y doucement pas d'effort inutile mon grand » conseilla le métis.
« C'est noté… Blaise ? »
« Oui ? »
« Désolé pour tout à l'heure » grimaça Max.
Blaise lui sourit.
« T'en fait pas pour ça, j'ai vu pire avec ta mère » dit-il avec un clin d'œil le faisant rire.
Les deux amis se dirigèrent donc vers le jardin magique au rythme de Max qui faisait son possible pour avancer.
« Tu as mal ? » s'enquit Charlène.
« Un peu » avoua-t-il.
« Tu veux faire une pause ? » proposa-t-elle.
Il secoua la tête.
« Le jardin est juste là » dit-il en désignant une porte au fond du couloir.
« Si t'avais été une fille et moi un garçon, je t'aurais porté jusque la » rigola-t-elle.
Lorsqu'ils y arrivèrent, Charlène lui tint la porte en lui faisant un signe de la main galant pour passer. Max sourit et rentra dans son jeu en inclinant la tête et entra. La porte se referma derrière eux et Charlène fut éblouie par un rayon de soleil. Elle mit sa main pour protéger ses yeux et se rendit compte de l'étendue de ce fameux terrain de nature. Tout était magique ici bien sûr, puisque dehors il neigeait encore… mais ici, elle se serait presque crue en été ! Il y avait des oiseaux, des papillons, des abeilles, des fleurs, des arbres, de l'herbe, des bancs…. Un ciel bleu et du soleil.
« Un kiosque ! » s'exclama-t-elle ravie.
« Il y a un banc dessous je ne serais pas contre une pause assise » dit-il.
Mais il y avait déjà quelqu'un sous le kiosque. Un couple.
« Cassy ! » fit joyeusement Charlène.
Celle-ci assise sur les genoux de Thomas se retourna et sourit.
« Bonjour Charlène ! Comment tu vas ? » demanda-t-elle.
Il lui fallut quelques secondes pour remarquer son ami derrière, ses yeux s'assombrirent mais elle garda la face et continua de sourire.
« Bien ! Je vais très bien… on l'a tous échappé belle » répondit-elle.
« Malefoy »
« Semerson »
Les deux garçons se dirent bonjour d'un signe de tête, Cassandra leva les yeux au ciel.
« Vous voulez vous joindre à nous ? » proposa poliment Cassy.
Charlène accepta tout de suite.
« Merci, je vais faire un tour » se renfrogna le blond.
La jeune moldue fut pour le coup surprise, que lui prenait-il ? Thomas avait l'air satisfait de cette sage décision et Cassy avait une tête lasse.
« Vous m'excusez ? » demanda Charlène un peu mal à l'aise.
Cassy hocha la tête et soupira alors qu'elle le rejoignait.
« C'est quoi son problème ? » demanda Thomas avec humeur.
« Laisse le… il vient d'apprendre il y a quelques heures à peine qu'il ne jouera jamais plus au Quidditch. Il a du mal à l'encaisser c'est tout » dit-elle.
« Pourtant il semble tout à fait normal avec elle ! » dit-il en les montrant de la tête.
Effectivement, Charlène tenait sa béquille droite et Max la tenait par l'épaule pour s'appuyer et il lui sourit, avant de lui embrasser la joue. Cassy détourna les yeux et se mordit fort les joues, elle devait se ressaisir.
« Si elle peut lui remonter le moral alors tant mieux » dit-elle en haussant les épaules.
« Qu'est ce qu'il y a Cassy, tu me cache quelque chose » s'exclama-t-il.
« On ne pourrait pas parler d'autre chose que de Maxime Malefoy ! C'est quoi ton problème Thomas ? » s'emporta-t-elle soudain.
« Bon d'accord à voir ton comportement, il s'est passé quelque chose avec lui pendant les vacances ! Vous avez couché ensemble ? » demanda-t-il abruptement.
« Quoi ? Mais non ! » rougit-elle.
« Alors quoi ? »
Ce n'était pas bon ça, il la connaissait de mieux en mieux. N'était-ce pas la le signe qu'il l'aimait réellement ? Probablement. Dans tout les cas c'est sur cette pensée qu'elle lui avoua ce qui lui trottait dans la tête depuis Noël.
« On s'est embrassé » souffla-t-elle en baissant la tête sur ses mains.
Il rit d'un rire nerveux.
« Nous y voila » dit-il.
« Ce n'est pas ce que tu crois » s'empressa-t-elle d'ajouter.
« Très bien, alors explique-moi » s'exclama-t-il la colère grondant dans chaque intonation.
« Le soir du réveillon du nouvel an, j'ai mit les choses au clair. Je lui ai dit qu'il avait passé son tour, que je n'étais pas un jouet, que tu m'aimais et que je t'aimais en retour et qu'il n'avait pas le droit de faire ça. Je lui ai dit de ne jamais recommencer et il l'a accepté. J'imagine que maintenant, c'est ce qu'il fait : prendre ses distances »
« Ça m'en fait une belle jambe ! » s'exclama-t-il en se levant, tremblant de rage.
Elle leva les yeux sur lui.
« Ça n'a aucune importance » dit-elle.
Il rit encore.
« Oh Cassy bien sûr que si ça en a et tu le sais ! Ne me prends pas pour un idiot, je sais ce que tu ressens pour ce type, je l'ai toujours su et j'ai accepté cet état de fait le soir où j'ai décidé de te séduire et te conquérir Cassandra. Je ne pensais simplement pas que tu me rendrais les choses difficiles »
Les larmes lui montèrent aux yeux.
« Thomas s'il te plaît, ne te fâche pas »
« J'ai besoin d'air » dit-il en attrapant sa veste.
« Mais où tu vas ? »
« Faire un tour » dit-il.
« Thomas s'il te plaît, ne me laisse pas » pleura-t-elle paniquée.
Elle avait peur qu'il la quitte. Réellement. Finalement elle devait tenir à lui bien plus qu'elle ne l'imaginait.
« J'ai besoin de réfléchir Cassy » soupira-t-il.
« Je t'aime Thomas, n'est ce pas le plus important ? »
« Il ne s'agit pas de ça »
« Bien sûr que si ! Alors ça y est, au moindre petit problème tu baisse les bras ? N'as-tu pas dit que tu te battrais pour gagner mon cœur ? Et maintenant que tu l'as tout entier, tu vas le piétiner ? Le briser ? On a fait l'amour, je ne fais pas ça avec tout mes petits copains ! ne fait pas ça… » supplia-t-elle.
« Pas tout entier non » dit-il en tournant les talons.
Et il la planta là, au milieu du kiosque.
« Thomas… » fit-elle d'une voix étranglée.
OoO
Cassy attendit le retour de Thomas toute l'après midi. Lorsque l'on frappa à la porte, elle se redressa dans son lit, le cœur battant à tout rompre. Elle fut quelque peu déçue de voir entrer Victoire tout sourire.
« Et bien, quel accueil ! » ironisa la rousse.
« Désolé… je suis contente de te voir » se força-t-elle à sourire.
Victoire fronça les sourcils.
« Quelque chose ne va pas ? »
Cassy grimaça et tritura ses mains. Elle entreprit de raconter à son amie, la dispute qu'elle avait eue avec Thomas.
« Il t'as encore embrassée ?! » s'indigna-t-elle.
« Comment ça encore ? Tu étais au courant pour la coupe du monde de Quidditch ? » s'exclama Cassandra.
La jeune Weasley rougit.
« Je l'avais deviné. Et je l'avais averti de ne pas jouer avec toi » se renfrogna-t-elle.
« Tu es chou, mais je suis une grande fille » sourit Cassy.
« Ouais ! Et regarde où tu en es ! » railla-t-elle avant de se rendre compte que Cassandra changeait de mine.
« Excuse moi… je n'aurais pas dû dire ça. Ça va lui passer »
« Je ne sais pas » fit la blonde incertaine.
« Cassy… il est dingue de toi ! Crois moi, il ne te quittera pas »
« J'ai définitivement tiré un trait sur Max »
« C'est faux et nous le savons toutes les deux. Disons que tu as enfin trouvé quelqu'un qui partage tes sentiments et tu dois t'accrocher à ça pour passer à autre chose »
« J'aime Thomas. Vraiment » renchérit la blonde.
Elle releva les yeux et Victoire comprit qu'elle était sincère. Elle écarquilla les yeux.
« Vous l'avez fait ! » s'exclama-t-elle surexcitée.
Cassandra s'empourpra et sourit.
« Raconte ! »
« Vic' ! »
« Ben quoi ? »
« On dirait une… »
« Une ? »
« Tu es vraiment incroyable ! » elle leva les yeux au ciel.
Verrouillant la porte et insonorisant la pièce, elle entreprit de se confier à sa meilleure amie. Elles ne virent pas le temps passer et Victoire s'horrifia de l'heure.
« Mince ! Mamy va se faire un sang d'encre ! Et je n'ai même pas été rendre visite à ce qui me sert de meilleur ami »
« Tu couche chez Molly ? »
« Oui papa m'a donné carte blanche pour le reste des vacances, je suis venue ave Teddy »
« J'imagine qu'il est passé voir Max… fais lui un bisou pour moi » demanda Cassy.
« On repassera demain… et repose toi ! Tu as une mine affreuse »
« Merci » railla-t-elle.
Victoire lui fit un clin d'œil avant de sortir.
Elle arpenta le couloir à la recherche de son ami pour rentrer. Quand elle arriva à l'accueil, elle sourit mais se ravisa bien vite en se cachant à l'angle du couloir.
« Mary' ? »
Surprise, la jeune fille en question se retourna.
« Ted ? »
« Salut » sourit celui-ci.
« Mais… qu'est ce que tu fais ici ? » s'étonna-t-elle.
« Tu as entendu parler de ce qu'il s'est passé au ministère ? Max a un peu chargé et Cassy aussi… ils sont hospitalisés je suis venu leur rendre visite et toi ? Tout va bien ? »
« Moi ? Oh oui, oui. Je suis venue rendre visite à quelqu'un moi aussi »
« Alors ces vacances ? » demanda-t-il.
Elle haussa les épaules.
« Pas aussi trépidantes que les tiennes »
Il sourit un peu gêné. Tout d'un coup, l'ambiance s'alourdit un peu entre les deux adolescents. Chacun pensant au baiser qu'ils avaient échangé avant les vacances et ne sachant pas vraiment comment aborder la chose. Finalement, Ted se lança.
« Tu sais, au sujet de ce qu'il s'est passé le soir avant les vacances… » commença-t-il.
Elle rougit et Victoire fronça les sourcils cachée derrière le mur.
« Oh ça » fit-elle d'une petite voix.
Elle n'avait plus l'air de la fille sûre d'elle tout à coup.
« Oui » sourit-il nerveux.
« Laisse tomber, c'était idiot. Je dois y aller » dit-elle précipitamment.
Teddy écarquilla les yeux, prit au dépourvu. Il fit ce qui lui passa par la tête et la retint par le poignet. Elle posa ses yeux sur sa main et les releva vers lui. Des fourmillements lui parcoururent le bas du ventre.
« C'était loin d'être idiot… c'était même très agréable » murmura-t-il sincèrement.
Elle ne répondit pas subjuguée par ses yeux et elle rougit encore.
« C'est juste que tu m'as prit au dépourvu et je n'ai même pas eu le temps de le savourer » rit-il.
Elle sourit un peu honteuse.
« J'avais peur de ta réaction j'ai agit sans réfléchir » avoua-t-elle.
« Dans ce cas, tu devrais arrêter de penser plus souvent » susurra-t-il en l'attirant à lui pour un baiser passionné.
Victoire rata un battement et sentit un lourd poids tomber dans son estomac. Ses yeux s'agrandirent, alors qu'elle observait son ex petit ami dont elle était bien entendu encore éperdument amoureuse, embrasser une autre fille. Mais qu'avait-elle fait ? Elle décida d'agir et sortit de sa cachette, se postant derrière le couple enlacé, les bras croisés. Elle se racla la gorge.
Surprise, Maryline se détacha de lui précipitamment, les joues rouges, le cœur battant la chamade. Elle le regarda une seconde ébranlée et ses yeux se tournèrent vers le regard noir de Victoire.
« Mamy va s'inquiéter on doit y aller Ted » fit-elle avec humeur.
« Tu vois, voila ce que je n'ai pas eu le temps de faire l'autre soir… c'est tout de même mieux non ? » sourit-il en ignorant son amie.
Trop abasourdie pour pouvoir parler, Maryline hocha simplement la tête.
« On se voit dans quelque jours pour la rentrée » dit-il avant de la lâcher.
Et il partit avec son amie, laissant la jeune fille encore retournée d'un pareil baiser, au milieu du couloir.
OoO
Ce soir là, Max se sentait un peu fatigué. Il avait beaucoup marché, malgré les avertissements de Blaise. Puis pour finir, avait dû se résigner à l'écouter et était partit se reposer dans sa chambre. L'après midi passée avec Charlène lui avait fait beaucoup de bien, maintenant il n'aspirait qu'à une chose : dormir. Pourtant, cet espoir s'envola quand il entendit frapper à la porte de sa chambre.
Quand il vit entrer son père, seul et l'air un peu abattu, il fut prit de remord. Il pouvait agir de façon tellement stupide parfois avec Drago.
« Comment tu te sens ? » demanda Drago d'une voix rauque.
Il avait l'air comme d'habitude, impassible.
« Ça va, je suis allé me promener avec Charlène cette après midi. Ça m'a fait du bien, mais c'était épuisant » avoua-t-il.
Drago hocha la tête.
« D'ici quelques jours, tu pourras remarcher sans béquilles et tu rentreras à l'école en même temps que tout le monde. Blaise m'a dit que tu aurais une potion fortifiante à prendre tout les matins pendant trois mois et que tu devrais faire attention, mais au vu des progrès que tu as déjà fait, il ne s'inquiète pas pour toi si tu reste raisonnable » dit-il.
Max grimaça. L'avait-il vraiment blessé à ce point ? Il parlait d'un ton monocorde, distant. Il n'aimait pas ça.
« Où est maman ? »
« Elle est allée voir Jessie. Grand-mère viendra demain avec Patrick, on doit parler » annonça-t-il.
Le jeune homme se tassa légèrement dans son lit. Il avait raison et il prit les devant.
« Je suis désolé papa. Je n'aurais pas dû te dire ça » s'excusa-t-il prenant Drago au dépourvut.
« Tu n'aurais pas dû non. Mais je comprends que tu l'aies fait » avoua l'ancien Serpentard prenant à son tour son fils au dépourvut.
« Je t'ai beaucoup trop mit la pression concernant ce sport et ce n'était pas judicieux. C'est ta vie et ton avenir, c'est à toi de le choisir et non à moi. Malheureusement je l'ai comprit trop tard. Crois-moi mon fils, si je pouvais te donner ma colonne et prendre la tienne pour que tu puisses faire carrière, je le ferais sans hésiter ! » Max fut choqué de voir les yeux de son père aussi rouge.
Drago ne pleurait jamais.
« Je sais. C'était injuste et méchant, je ne voulais pas te blesser, je te demande pardon papa » fit-il sincèrement.
Drago attira son fils à lui pour une rare étreinte père/fils dont ils avaient besoin tout les deux.
« À partir de maintenant, j'aimerais qu'on se parle toi et moi. Tu es mon fils et tu peux compter sur moi d'accord ? »
Max se recula, regardant son père.
« Okay papa, okay… » il le serra à nouveau brièvement dans ses bras.
« Justement je voulais te parler de quelque chose d'important »
« Je t'écoute »
« J'aimerais que ça reste entre nous, ne mets maman au courant que si tu n'as pas le choix »
« Si ça concerne notre travail… » commença Drago.
« Ça concerne Cassy et… Thomas. Quand j'étais dans la salle des prophéties, j'ai vu quelque chose » annonça Max.
Il raconta donc à son père avoir vu une boule argentée concernant Cassy et Thomas.
« Une prophétie ? »
Max hocha la tête.
« Écoute, je sais qu'elle est amoureuse de lui, mais je ne lui fait pas confiance ce type est louche. Je ne peux pas le faire moi-même mais, est ce que tu pourrais te renseigner sur lui ? » demanda Max.
« Je vais voir ce que je peux faire »
« Merci papa. Tu me tiendras au courant ? »
Le cœur de Drago se gonfla de reconnaissance. Le premier vrai secret que son fils partageait avec lui ! Il se confiait toujours à sa mère et pour une fois, il décidait de lui faire confiance ! Il n'allait certainement pas louper cette chance.
« Oui. Je dois quand même t'avertir que si ce que nous découvrons va trop loin, je serais obligé d'en parler à ta mère »
« Je sais. Mais tant que tu peux l'éviter, évite-le. S'il te plaît »
« Très bien. Il faut que j'y aille, je repasserai demain, je vais rejoindre maman »
« Fais un bisou à Jessie »
« Je n'y manquerais pas »
« Papa ? »
« Oui ? »
« Je n'ai pas eu le temps de le dire, mais je suis content que maman et toi soyez réconciliés »
Drago décela de l'angoisse dans la voix de son fils. Et l'image fugace de son petit garçon de sept ans en mal de son papa lui revint en tête. Voila donc la crainte que son fils avait : que lui et Hermione se séparent.
« Je ne vous abandonnerais plus jamais » dit-il simplement.
Il sourit, embrassa son fils et sortit de la chambre. Max quant à lui se sentait soulagé d'un poids, au moins il n'était plus tout seul dans la confidence.
OoO
« Si tu savais comme je t'aime Cassandra »
« Je t'aime »
Le noir…
« Et s'ils apprennent pour nous ? »
« Je ne les laisserais pas te faire de mal »
« Ne fais pas de promesse que tu ne pourras pas tenir »
Le noir…
« J'ai cru que tu ne viendrais pas »
« Cassy… ils sont au courant »
« Comment on-t-ils su ? »
« Tu dois fuir ! »
« Non ! »
« Il le faut Cassy ! »
« Je ne pourrais vivre sans toi »
Le noir…
Le brouillard englouti la ville, elle court à en perdre haleine. Derrière elle au loin, elle aperçoit les points lumineux qui sont en fait des torches.
Le noir…
Le décor change et elle revoit le traqueur qui la tient à sa merci. Sa voix de psychopathe lorsqu'il lui chuchote ces mots : « tu nous sauveras tous Cassandra Holhund… »
La terreur lorsqu'elle sent son âme lui échapper…
Un rire démoniaque, des murmures.
« Il ne veut que ton corps »
Des yeux verts incandescents.
« Tu nous sauveras tous… »
Le noir…
Des gens qui crient à la honte, qui montrent du doigt en appelant à la mort, désignant la traîtrise…
« Traînée ! Immonde catin ! »
Le noir…
« Non ! Pitié ! »
Une torche enflammée, la terreur dans ses yeux et l'horrible cri de douleur quand les flammes l'engloutissent toute entière sur le bûcher.
Cri qui se meurt dans sa gorge au moment même où elle se redresse dans son lit d'hôpital, en sueur, la respiration saccadée. Les yeux agrandis de terreur, il fait noir et elle n'y voit rien. Lorsqu'une main se pose sur son épaule, elle hurle et gifle son propriétaire avec force.
« Doucement… » murmura une voix.
« Thomas ? »
Sans le voir, elle se jeta à son cou et le serra avec force. Le jeune homme lui rendit son étreinte afin de la rassurer. Il ne comprendrait jamais comment un simple rêve pouvait la bouleverser à ce point.
« Ce n'était qu'un rêve… » dit-il.
Elle pleurait silencieusement.
« J'ai eu tellement peur que tu me quitte » laissa-t-elle échapper sans s'en rendre compte.
Agréablement surpris par cette phrase, il esquissa un sourire.
« J'en suis incapable » murmura-t-il comme un aveu douloureux.
Elle se redressa pour le regarder dans l'obscurité et ne vit que l'ombre, la forme de son visage.
« Je t'aime toi… »
« Je sais » répondit-il.
« Max fera toujours partie de ma vie c'est vrai, mais c'est avec toi que je veux être. Tu m'aime, tu es gentil, doux, attentionné… je… c'est avec toi que je veux être » dit-elle ne trouvant pas les mots, encore trop bouleversée par ce rêve.
« Je t'aime bien plus encore » dit-il.
« Je sais. Te faire du mal est la dernière chose que je veuille Thomas. Je suis désolée » dit-elle en ponctuant ce mot d'un baiser.
« Cassy… »
« Tellement désolée… » dit-elle en l'embrassant encore.
Et il s'abandonna encore une fois à cette fille qui faisait chavirer son cœur, remettant à plus tard la discussion qu'il s'était promit d'avoir. De toute façon, il avait sa réponse. Il était à elle, elle était à lui. Maxime Malefoy n'aurait plus qu'à bien se tenir, parce qu'elle ne voulait plus de lui et il comptait bien le lui faire comprendre, d'une manière ou d'une autre…
Si je manquais de ta peau
Contre la mienne
Contre la mienne
Si je manquais de ta peau
Sûr je perdrais gout à la vie
Sûr je mettrais fin à mes nuits
À suivre
Et voila ! On devrait commencer à en apprendre davantage sur la prophétie qui lie Thomas et Cassy et également sur le jeune homme :-) la relation entre Drago et son fils me tenait très à cœur, il était temps qu'ils mettent un peu les choses à plat ! L'amour grandissant entre Thomas et Cassy est tellement touchant je trouve ^^ Et Victoire… pauvre Victoire… bref, j'espère que cette suite vous a plu ! Désolé pour le temps d'attente, vraiment… je fais comme je peux je vous promets ! des questions ? Des avis ? je les attends avec impatience ! Dans le prochain chapitre, je pense que l'on va savoir ce qu'il en est du côté traqueur… à bientôt ! et merci de continuer à me suivre malgré mon manque de présence régulière
Gros bisou ! Laissez une petite trace :-D
Jess
PS : les paroles de la chanson concernent Hermione et Drago, mais aussi Thomas et Cassandra.
