Bonjour à tous par ce samedi ensoleillé !

Profitons-en, la semaine à venir sera grise. Dans ce chapitre, Harry met tout en oeuvre pour obtenir sa nouvelle baguette. Il se décharge de ses responsabilités envers ses camarades de l'école. Nouvelle dispute entre Harry et Ginny. La relation entre Hermione et Ron passe à un nouveau stade. Un chapitre où chacun tente de trouver sa voie dans cette guerre qui s'annonce.

Réponses :

Ronald92 : une histoire qui évoluera encore je te l'assure

Minutsu : ouais Harry pense à beaucoup de choses pour affaiblir les alliances de Voldemort. la future rencontre entre Ginny et les dragons, ce sera cocasse. Oh oui le bal d'Halloween sera comique quand tu le liras dans ce chapitre. je te laisse découvrir.

Klaude : il est sûr que s'il n'y avait pas cette prophétie et cette guerre, dans son comportement actuel, Harry pourrait bien se barrer. mais il ne peut pas, dommage. il préfère le canapé lol. c'est vrai que Ginny pousse le bouchon. mais dans ce chapitre, tu verras ce qu'elle en pense.

Brynamon : la relation Harry/Ginny est un véritable chaos, deux fortes personnalités avec des visions différentes. ce chapitre devrait te plaire. sans compter tout ce qu'il recèle.

Popov : ne bave pas trop tu vas abîmer ton écran lol le chapitre est juste là

Deadz : oh non dès le début, j'avais décidé de changer cet aspect de l'histoire. je veux pour mon futur grand final un combat à la hauteur de ces deux puissances

Xylion : merci ! content de te revoir de retour. ce chapitre sera aussi drôle

Iphitos : salut ! alors ce chapitre devrait aussi te convenir

Sheltan : c'est sûr qu'ils s'enfoncent dans une sacrée mélasse lol. et leur amitié en souffre. combien de temps résisteront-ils , surtout que je vous promets un peu d'action où le comportement de Harry sera remis en question.

Sissi72-friend : et ça ne va pas aller en s'améliorant

Mikamic : comme j'ai un bon plan de ma fic dans ma tête, c'est assez facile. régale toi avec ce chapitre

Busard : je t'ai envoyé l'astuce, donc pas de souci. il sera présent bien sûr. et il ... je te laisse découvrir

Best280 : j'ai prévu cette partie je te rassure, mais elle ne sera pas pour tout de suite. tu verras le pourquoi d'ici deux chapitres. car je vais rendre ce transfert assez complexe.

J'espère avoir autant de review pour ce chapitre. je remercie aussi ceux qui continuent à rajouter cette histoire dans leur favori en souhaitant qu'ils se fassent connaître un jour.

Fini le blablabla, place à la lecture.

A dans une semaine.


HARRY POTTER ET LE CHOIX DU SANG

21 – Baguette d'Epicéa

Le lendemain, après son entraînement matinal, Dobby et Kreattur proposèrent à Harry une solution pour son problème. Ils lui firent boire une potion qui permettrait au jeune sorcier de sentir malade. Elle agirait trois heures après son ingestion. Le jeune but la potion avant de se rendre dans la Grande Salle pour le repas matinal. Ses elfes lui avaient décrit les effets de la potion – une forte poussée de fièvre, quelques boutons rouges et des tremblements. Au milieu de son deuxième cours de la matinée, le jeune sorcier sentit les symptômes de la potion. Il demanda à se rendre à l'infirmerie. Le professeur McGonagall n'y vit aucun inconvénient quand elle le vit trembler et suer. Elle pria Hermione de l'accompagner. Arrivés à l'infirmerie, Mme Pomfresh diagnostiqua une montée de fièvre qui disparaîtrait dans l'après-midi. Elle obligea le jeune sorcier à rester à l'infirmerie jusqu'en début de soirée. Hermione le quitta, connaissant très bien les projets de son ami. Dès que Mme Pomfresh eut administré au jeune homme le remède adéquat, elle repartit en direction de son bureau. Harry recracha la potion qu'il avait réussi à garder au fond de sa gorge. Il appela ses elfes. Kreattur lui tendit un remède différent qui agissait plus rapidement. Harry se leva faiblement, transforma un oreiller en son corps et disparut avec ses elfes. Dans son dortoir, il s'allongea une heure pour dormir. A son réveil, les elfes lui avaient préparé un succulent repas qu'il dévora. Il envoya Dobby prévenir Gregorovitch qu'il se présenterait en début d'après-midi. Il fit préciser qu'il désirait être seul. L'elfe transplana pour transporter le message. Le fabricant accepta. Il n'était pas nouveau pour lui que des sorciers veuillent rester discrets dans ce genre d'affaires.

Quand le début d'après-midi fut là, Harry transplana en s'accrochant à ses deux elfes. Pour l'occasion, le jeune sorcier s'était couvert d'une longue cape munie d'une capuche qu'il portait sur sa tête. Il était difficile de reconnaître le jeune homme dans cette tenue. Seule sa bouche restait visible. Ils atterrirent près d'une maison située à quelques mètres d'un petit village. La maison avait un toit en paille, de couleur dorée. Elle était construite avec de la pierre polie bien blanche. Des poutres de bois apparentes soutenaient l'édifice. Une pancarte pendait devant l'entrée de la maison, indiquant le nom du propriétaire. Harry s'avança sur l'herbe tondue. Harry remarqua sur le côté gauche de la maison une sorte d'enclos où une pancarte interdisait l'accès. Il constata plusieurs variétés d'arbres et autres arbustes. Il frappa à la porte. Un homme lui ouvrit. Gregorovitch était vraiment différent d'Ollivander. Sa tête avait des cheveux bruns clairs, bien qu'une calvitie naissante fût voyante. Il portait de petites lunettes. Il avait des yeux marron, quelques boutons sur le visage. Son visage était assez carré, un nez proéminent et des poils gris dans une barbe naissante. Il était peine plus grand qu'Ollivander, et plus petit que Harry. Il portait un pantalon court avec des brettelles et une chemise à manches courtes. Son corps était assez fétiche. Le fabricant salua le jeune sorcier d'une voix cassée.

- Bienvenu mon bon seigneur. Me ferez-vous l'honneur d'entrer ?

Harry hocha la tête. D'un signe de la main, il ordonna à ses elfes de l'attendre en dehors de la boutique. Il entra à la suite du fabricant. Divers lampes et bougies éclairaient le magasin. D'encombrants objets s'étalaient dans le magasin. De la poussière s'agglutinait un peu partout. Gregorovitch conduisit son client à travers le désordre de son magasin pour atteindre son comptoir. Il fit le tour pour se dresser sur un tabouret surélevé. Derrière le marchand, Harry vit d'innombrables tiroirs. La capuche du jeune homme cachait son visage que le fabricant tentait de deviner.

- Mon seigneur, que puis-je pour vous ?

- J'aimerais une baguette. Voici déjà son cœur, dit Harry en prenant sous sa cape la plume de son phénix.

Il la tendit au fabricant qui regarda la plume bleu-nuit avec grand intérêt.

- C'est une plume de phénix. Je ne crois pas que vous ayez déjà travaillé avec un tel matériau, indiqua le jeune sorcier.

- Mon seigneur est bien renseigné. A part Ollivander, mon concurrent, personne à ma connaissance. Mais d'après le ton de votre voix, j'en déduis que vous êtes anglais. Pourquoi venir me trouver ?

- Vous êtes certainement au courant que certains troubles secouent la communauté magique anglaise. Et je ne tiens pas à ce que s'ébruite cette petite affaire. Et je pense que vous savez que votre concurrent a disparu.

- J'en ai entendu parler. J'ai d'ailleurs un certain nombre de commandes depuis quelques temps, d'où le désordre dans lequel vous trouvez mon magasin, informa triomphalement le fabricant.

- Ce qui est une bonne opération pour vous, déclara avec un sourire entendu Harry. Combien de temps pour que ma baguette soit prête ?

- Il me faut en premier prendre certaines mesures, indiqua le fabricant.

Il descendit de son tabouret surélevé avec un mètre. Il pria Harry de se tenir bien droit pendait qu'il attirait à lui un tabouret surélevé. Il grimpa dessus et prit les mesures du corps du jeune homme. Harry fit attention à ce que sa capuche ne le dévoila pas. Gregorovitch lui tâta longuement les doigts et les paumes, l'interrogeant pour savoir de quelle main il utilisait une baguette. Dès que le fabricant eut fini de prendre ses notes sur un parchemin, il descendit de son tabouret pour repasser derrière son comptoir. Il farfouilla derrière son comptoir pour sortir une dizaine de baguettes. Il pria Harry de les tester. Le jeune sorcier essaya les dix baguettes qui répondirent toutes différemment.

- Mon seigneur semble connaître beaucoup de magie. Il me faudra un bois avec lequel je travaille peu d'habitude, de l'Epicéa. Arbre connu chez les moldus pour le soir de Noël et qui a une haute signification. Un arbre qui aux dire de certains aurait vu la naissance d'un phénix. Bois souple et élastique qui vous permettra de réussir vos sorts dans plusieurs pratiques magiques.

Harry sourit à l'allusion. Le jeune sorcier était satisfait. Il lui tardait d'obtenir sa nouvelle baguette.

- Combien de temps pour obtenir cette baguette ?

- Mon seigneur, comme je vous l'ai dit, je suis débordé. Et d'autres clients ont …

Harry posa devant le marchand une lourde bourse. Gregorovitch regarda la bourse avec convoitise.

- Voici déjà cinq mille gallions. Vous en recevrez encore cinq mille si cette baguette est prête dans une semaine.

- Une semaine ! s'exclama le fabricant. Mon seigneur, il me faudra travailler jour et nuit.

- Je vous rajouterais une rallonge. Et je tiens à ce que cette plume soit entière dans ma baguette. Si jamais elle n'est pas entièrement incorporée, je le saurais. Et je détruirais votre magasin, le menaça Harry.

Le ton affable du jeune garçon avait changé pour devenir froid et dur. Le fabricant prit peur. Harry changea de nouveau de ton.

- Donc, d'ici une semaine, je repasserais. Que ma baguette soit prête, vous serez riche. Je vous remercie pour votre accueil.

Sur ces paroles, le jeune homme tourna les talons. Gregorovitch suivit des yeux le départ de son mystérieux et puissant client. Le fabricant pensait que depuis peu ses clients se montraient un peu trop menaçants. Au moins se félicitait-il que celui-là soit déjà un bon payeur. Une avance de cinq mille gallions. Aucun de ses clients ne lui avait donné autant d'argent. Le fabricant décida de s'attaquer à la fabrication de la baguette. Il se promettait de réussir pour toucher la grosse prime promise.

Plus d'une heure s'était écoulée depuis le départ de Harry de Poudlard. Il rentra au milieu de l'après-midi avec ses elfes. Harry affichait un grand sourire. D'ici une semaine, il aurait une nouvelle baguette. Et il pourrait rencontrer les dragons pour accomplir un nouveau rituel. Avec Dobby, il transplana à l'infirmerie où il reprit place dans son lit de convalescent. Il s'accorda une sieste, attendant le début de soirée. Mme Pomfresh vint réveiller Harry alors que le soleil se couchait. Elle l'examina et affirma qu'il était guéri. Ginny l'attendait à l'entrée de l'infirmerie. Harry la rejoignit en pleine forme.

- Alors ? demanda-t-elle. Ta petite course s'est bien passée ?

- J'aurais ma nouvelle baguette vendredi prochain. Et après il faudra organiser le rencontre avec les dragons pour leur rituel, informa Harry.

Ginny était perplexe face au projet de son sorcier. Pourtant elle se tut. Ils se rendirent dans leur salle commune. Hermione et Ron les attendaient. La plupart des élèves étaient déjà prêts pour la soirée. Ginny embrassa Harry sur la joue en lui jetant un clin d'œil. Harry soupira. Il monta dans le dortoir des garçons avec Ron. Neville se changeait. Il portait le même costume que lors du Tournoi des Trois Sorciers, avec un moins de fanfreluches. Ron sortit avec un certain dégoût la robe de soirée que sa mère lui avait achetée. Il décida d'y remédier.

- Harry, fais voir ce que tu vas porter, demanda Ron.

Harry sortit de sa valise le costume qu'il s'était acheté dans le monde moldu. Un pantalon noir avec une veste noire, une cravate noire, une chemise blanche impeccable et un veston en soie vert. Ron le détailla et prit sa baguette. Il coupa sa robe en deux et métamorphosa les morceaux. Il avait un costume identique à celui de son ami. Ils s'habillèrent rapidement. Avec les sorts appris auprès des elfes, ils s'ajustèrent impeccablement. Ils se vêtirent ensuite d'une cape noire. Neville les siffla. Ils descendirent pour attendre leurs sorcières. Ron fit la conversation en attendant.

- Alors, Neville, t'y vas avec qui ?

- Hannah Abbot, de poufsouffle, répondit en rougissant le gryffondor. Elle … m'a invité.

- C'est super. Hannah … attends que je me rappelle, c'est cette fille qui voulait que Harry nous entraîne à nouveau, se rappela Ron.

Neville hocha la tête. D'ailleurs, la jeune sorcière en question attendait près de l'entrée du dortoir. Un élève le signala à Neville. Le gryffondor s'excusa et se précipita. Ron souriait. Harry restait impassible.

- Souris, on va faire la fête.

- Comme si j'en avais …

Le jeune homme ne termina pas sa phrase. Hermione et Ginny venaient d'apparaître en haut des escaliers. Ron fut estomaqué. Sa sorcière portait une magnifique robe de soirée rose-pâle qui lui tombait jusqu'aux pieds. Elle portait des chaussures roses à talons hauts .Son cou était découvert et laissait apparaître un mince décolleté. Elle était parvenue à discipliner ses cheveux pour les monter en un chignon. Une touche de maquillage faisait ressortir ses yeux. Elle sourit en voyant la tête de Ron. Harry avait du mal à quitter Ginny des yeux. Elle portait une longue robe de cocktail émeraude avec de petits diamants, fendue jusqu'à mi-cuisse. Elle portait des chaussures noires à talons courts. Son cou était aussi découvert. La robe moulait à la perfection le corps gracieux de la jeune sorcière. Ses cheveux étaient détachés et cascadaient dans son dos découvert. Elle s'était à peine maquillée. La voûte des sentiments de Harry s'ouvrit d'elle-même, déferlant dans le jeune homme. Quand il avait choisi cette robe, il ne pensait pas qu'elle s'ajusterait si bien au corps de la jeune sorcière. Ginny ressentit les sentiments de son sorcier. Les deux jeunes sorcières se moquèrent des airs ahuris de leurs sorciers. Harry tentait tant bien que mal de retrouver son calme dans le chaos qui déferlait en lui. Hermione remarqua le trouble de son ami.

- Tu vois, je te l'avais bien dit. Même si Harry cache ses sentiments, les trois robes qu'il t'a offertes feront leur petit effet. Je me demande même si il ne l'a pas fait exprès, se moqua son amie.

- Hermy, tu es ravissante. A couper le souffle ! dit nerveusement Ron en rougissant.

- Je te remercie, répondit-elle en lui tendant gracieusement sa main gauche.

Ron s'en empara avec fébrilité. Harry continuait à ranger ses sentiments. Ginny s'approcha de lui et posa sa main sur le cœur du jeune homme.

- Pas la peine de résister, lui chuchota-t-elle. Il est temps que tu laisses ton cœur parler, au moins pour ce soir.

Une terreur sans nom s'alluma dans les yeux du jeune homme. Il se sentait comme un animal aux abois. Et le baiser que lui donna sa sorcière en l'enlaçant le tua définitivement. Ses sentiments gagnèrent en intensité. Et il répondit avec passion au baiser de sa sorcière qui fut ravie. Il parvint par un effort surhumain à détacher ses lèvres de celles de sa sorcière pour reculer de deux pas pour retrouver son souffle. Il était haletant. Ginny avait encore le goût des lèvres de son sorcier sur les siennes. Elle se rapprocha de son sorcier et s'agrippa fermement au bras de celui-ci. Ron ne put s'empêcher de rire. Hermione souriait aussi.

- Cette soirée va promettre, prédit Ron.

- Oui, on va bien s'amuser, renchérit Hermione.

Elle se mit sur la pointe des pieds et embrassa son sorcier avec passion. Ron répondit avec ardeur. Ensuite, les deux couples sortirent pour rejoindre la Grande Salle. Ils rencontrèrent plusieurs couples dans les couloirs qui les sifflèrent. Quand ils atteignirent la Grande Salle, des élèves étaient encore présents à l'entrée. Ils saluèrent divers couples. La salle avait été décorée aux couleurs de la fête, orange et noir. Des citrouilles volaient dans le ciel. Pour l'occasion, les fantômes avaient été conviés à la fête. La plupart des professeurs avaient fait un effort. Le directeur portait de loin le costume le plus voyant, entièrement orange des pieds à la tête. Il invita les élèves à prendre place pour le souper. Les quatre amis partageaient leur table avec Neville et sa cavalière, et Luna, seule. Personne n'avait invité la serdaigle qui ne s'en offusquait pas. Hannah profita de l'occasion.

- Harry, as-tu réfléchi à notre proposition ? demanda la poufsouffle.

Harry ne comprit pas tout de suite la question, son attention trop prise par sa séduisante cavalière. Hannah dut renouveler sa question avant que Harry ne la remarque.

- Pardon ? C'est quoi ?

- Ce que nous t'avons demandé en début d'année.

Aussitôt, le sourire béat du jeune sorcier disparut et il reprit son masque d'indifférence.

- Je ne reviendrais pas sur ce que j'ai répondu. Débrouillez-vous. J'ai mes propres soucis sans m'occuper de ceux des autres, dit Harry froidement.

- Tu ne peux pas nous laisser tomber, supplia Neville. On ne te voit pratiquement jamais. Es-tu seulement au courant que ce sont les serpentards qui mènent au Club de Duel ? Et vous trois, on ne vous voit pas non plus.

- Si les serpentards sont bons, c'est qu'ils travaillent au moins dans une matière. Bien que je trouve étonnant que Goyle et Crabbe sachent lancer un sort.

- Tu ne devrais pas rire. Ils savent se défendre extrêmement bien. Ainsi que les septièmes années et les cinquièmes années.

- Tu m'en diras tant. Ils vous effraient avec quelques serpents ? Pourtant Neville, avec Luna, vous avez affronté les mangemorts au Ministère. Et ils sont d'une autre trempe que les serpentards d'ici, se moqua Harry.

- Harry, on a vraiment besoin de ton aide, reprit Hannah. Et si personne n'ose t'en parler, moi j'ose. Je t'en supplie.

- Voyez-vous ça ! Une poufsouffle qui se montre courageuse, se moqua encore une fois Harry. Cette discussion m'ennuie. Je crois que je vais écourter ma présence à cette soirée.

- Oh non, Harry Potter ! dit avec véhémence Ginny. Tu vas rester. Et tu vas me faire danser. Et tu resteras jusqu'à ce que je dise que cette soirée est terminée. Vous deux, le moment est mal choisi. Je discuterais avec Harry moi-même. Mais pour le moment, nous sommes assez occupés. Peut-être plus tard.

Et Ginny prit la main de son sorcier et la serra fortement. Celui-ci eut un regard paniqué car il sentit toutes ses défenses magiques fondre avec cette poigne. Le regard du jeune sorcier n'échappa pas aux camarades qui ne comprenaient pas. Ron étouffait de rire. Hermione secoua la tête de désapprobation. Le sujet était clos. Le repas continua dans une ambiance tendue jusqu'à ce que le directeur annonce l'ouverture du bal. Montrant l'exemple, il invita le professeur McGonagall à danser. Suivant leur exemple, des couples d'élèves les rejoignirent. Ginny entraîna Harry dans plusieurs danses. Ron invita Hermione. La soirée dura deux heures avant que les professeurs n'annoncent que la fête était terminée. Harry souffla d'aise. Il fut le premier à quitter la salle. Ginny était sur ses talons. Ron et Hermione durent surveiller les premières et deuxièmes années. Harry embrassa à peine Ginny avant de monter dans le dortoir des garçons pour rejoindre son dortoir. Ginny ne tarda pas à le rejoindre.

- Harry, il faut que tu arrêtes cette comédie. Ce que nous a appris Neville est grave. Si les serpentards se défendent bien au Club de Duel, ce n'est pas bon pour nous.

- J'en suis bien conscient. Mais je ne peux pas m'occuper d'eux. Et je ne le veux pas. Que je sache, je me suis bien débrouillé seul. Ils n'ont qu'à grandir, et se prendre en main. Je ne vais pas les traîner comme des boulets. Déjà que je vous ai dans les pattes, s'énerva Harry.

- Dois-je te rappeler que c'est toi qui es venu nous chercher ? Monsieur je ne suis pas sûr de trouver tous les horcruxes pour détruire Voldemort. Alors ne viens pas pleurer maintenant parce que je te rappelle tes devoirs envers les autres sorciers.

- Quels devoirs ? cria Harry. Parce que je suis l'Elu, le Survivant suite à une stupide prophétie qui aurait pu s'appliquer à Neville. Hé oui, Neville aurait pu être le Survivant. Tada, surprise ! Mais non, Voldemort a cru bon de me choisir sans connaître la prophétie dans son intégralité. Et parce qu'il en a décidé ainsi, je suis obligé de me comporter de la sorte pour survivre. Tu me parles de mes devoirs. Va donc voir Voldemort et demandes-lui quels sont ses devoirs. Ah mais c'est vrai, il n'a pas ce genre de problème de conscience. La seule chose qui lui importe est de me tuer pour régner. Je devrais peut-être lui faciliter la tâche, au moins on ne me parlerait plus de mes devoirs. Tu veux pleurer sur mon sort, pleures. Moi, j'ai déjà trop pleuré.

Sur ces paroles dures, Harry prit appui sur des deux pieds et sauta jusqu'à la balustrade. Se retournant une dernière fois, il toisa l'adolescente.

- Et je te prierais à l'avenir de dormir dans ta chambre. Je n'ai que faire de ta présence.

Le jeune homme entra dans sa chambre et claqua la porte en la refermant. Ron et Hermione étaient entrés ensemble et avaient entendu le discours du jeune homme. Ginny regardait toujours la porte close. Hermione s'approcha de son amie et la serra dans ses bras. Ron se sentit gêné. Ginny se dégagea gentiment de l'étreinte de son amie.

- Ca va aller, ne t'inquiètes pas. Je sais à quel point il souffre en vérité, dit calmement Ginny. Et je savais dans quoi je m'engageais. Mais je ne vais pas renoncer.

La voix de l'adolescente ne tremblait pas. Elle avait foi en eux, et elle parviendrait à ses objectifs, même si elle devait se battre contre son sorcier. Elle monta dans sa chambre avec toute sa dignité. Hermione la regardait avec peine.

- Ta sœur est vraiment remarquable. Si tu te conduisais comme Harry, je t'aurais jeté. Mais je t'aurais fait souffrir avant.

- Une chance pour moi que je ne sois pas l'Elu d'une prophétie. Je ne veux pas défendre Harry, mais je crois que je ne le comprends que maintenant, avoua Ron. Il n'a pas tort. Nous nous réfugions derrière lui sans nous prendre en main. Il nous a demandé de l'aide, mais que faisons-nous en attendant ? Nous attendons patiemment, attendant ses ordres. Sommes-nous réellement incapables d'agir par nous-mêmes ?

Hermione regarda son sorcier avec surprise. Lui qui avait toujours l'habitude de ne rien dire, en cette soirée, pour la première fois, il pensait par lui-même. Il soutenait son ami, mais il comprenait qu'il devait suivre sa propre voie.

- Hermione, nous n'avons qu'à enseigner nous-mêmes aux autres puisque Harry refuse, proposa Ron.

- Comment ? Et surtout quand ? Tous les soirs nous nous entraînons à la magie de l'esprit et nous apprenons de nouveaux sorts. Dis-moi comment tu veux que nous fassions.

- Ca me coûte de dire ça, mais je crois que pendant quelques temps, je sauterais les repas du midi.

- T'es sérieux ? Tu veux rouvrir l'AD pendant la pause de midi. Tout le monde va refuser. Et il faudrait prévenir les professeurs.

- Là-dessus je compte sur toi. Je parlerais aux élèves. Voyons voir si le pari de Harry est payant.

Hermione regarda son sorcier avec fierté et enroula ses bras autour de son cou. Ils s'embrassèrent avec passion. Ron la souleva dans ses bras et gravit les escaliers. Il l'emmena dans sa chambre. Et cette nuit-là, les deux jeunes sorciers se découvrirent sans aucune gêne, partageant pleinement leur amour. Une nouvelle complicité naquit entre eux.

Si la nuit a été assez chaotique pour Harry à cause de sa nouvelle dispute avec Ginny, le jeune sorcier ne dérogea pas à ses habitudes. Hermione se leva avant le retour de son ami pour rejoindre sa chambre, malgré les suppliques entreprenantes de son jeune amant. Une nouvelle vie s'organisait entre les quatre amis. Hermione avait reçu l'accord de sa directrice pour rouvrir l'AD en toute discrétion. Ron rencontrait les anciens membres qui désiraient y participer à nouveau. Ginny les rejoignit. Harry se retrouvait désormais seul aux repas du midi, situation qui l'arrangeait. Il n'interrogea pas ses amis. Le soir, les quatre amis continuaient leur entraînement. Et la semaine s'écoula de cette manière.

Le vendredi, Harry retomba mystérieusement malade. Il se rendit chez le fabricant qui l'attendait. Bladeck avait accompagné le sorcier. Gregorovitch se montra accueillant au possible.

- Mon seigneur, quel plaisir de vous revoir.

- Plaisir partagé. Et je suis certain que la forte récompense que je vous ai promise n'est pas étrangère à votre si charmant accueil. La baguette je vous prie ?

Le fabricant se dépêcha de passer derrière son comptoir pour sortir un magnifique coffret de bois poli où se trouvait la baguette. Harry s'approcha. Il prit le coffret et l'ouvrit. Une magnifique baguette, à peine plus longue que la sienne, reposait sur un coussin rouge.

- Voilà mon seigneur votre baguette. Bois d'épicéa, vingt-neuf centimètres soixante-dix, facile à manier, souple et élastique, avec une plume de phénix. Très bonne pour jeter des sorts offensifs et défensifs, pratique en métamorphose, énonça le fabricant. Je vous ai aussi rajouté un manche en cuir pour une meilleure prise en main.

Harry prit la baguette et la leva. Immédiatement, il sentit une chaleur et une puissance nouvelle le parcourir. Un éclair bleuté jaillit de sa baguette. Harry sourit de contentement. Bladeck émit une faible note, juste perceptible pour le jeune sorcier. Harry se sentit rassuré. Il avait une baguette dont la puissance magique se révélait supérieure à sa baguette actuelle.

- Parfait, voici comme promis votre récompense : cinq mille gallions et encore deux mille pour avoir respecté vos engagements.

Harry posa les deux bourses sur la table. Le fabricant ne put s'empêcher de se frotter les mains. Il venait de réussir sa meilleure affaire commerciale du moment. Le jeune sorcier sortit du magasin sans saluer le marchand qui comptait déjà son argent. Au moment de franchir la porte, le fabricant héla le jeune sorcier. Il lui demanda de parler de lui parmi ses connaissances. Le jeune sorcier ne répondit pas et sortit. Harry s'accrocha à Kreattur, et ils transplanèrent. A peine arrivé, il métamorphosa sa baguette pour lui donner l'aspect de sa baguette. Et il se mit à jeter quelques sorts ménagers. Il remarqua immédiatement la différence. Sa baguette réagissait à la seconde près à ses pensées. Harry se demandait si la puissance de sa baguette venait du fait que son cœur était une plume de son phénix. Dans ce cas, pourquoi Dumbledore avait demandé à Ollivander de fabriquer deux baguettes avec des plumes de Fumseck ? La réponse était incompréhensible. Harry connaissait trop son directeur pour savoir que celui-ci ne n'agissait jamais sans avoir une idée derrière la tête. Encore un nouveau mystère que le jeune sorcier se promit d'élucider. Il rangea son ancienne baguette dans sa chambre. Ensuite Kreattur reconduisit le jeune sorcier à l'infirmerie où il termina sa journée.

Le soir venu, les amis de Harry voulurent contempler la nouvelle baguette. Harry leva son enchantement. Hermione demanda à l'examiner. Elle fut surprise de la sentir si souple. Elle essaya de jeter un sort et perdit le contrôle de son sort.

- Mais elle est extrêmement puissante, constata la jeune sorcière.

- Je sais. Et il me tarde de la tester contre Voldemort. Il y a cependant un point qui m'intrigue. Pourquoi Dumbledore a fait fabriquer deux baguettes ayant deux cœurs jumeaux ? Le cœur de ma baguette provient d'une plume de Bladeck. Et je ne peux expliquer sa puissance que par mon lien avec mon phénix. Alors pourquoi ?

- Harry, la magie des baguettes est un sujet très complexe, l'informa Ron. A part les fabricants de baguettes, aucun sorcier ne connaît leur secret de fabrication. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui font que les gobelins ne nous font pas confiance. Ils croient, à tort, que nous leur cachons ce secret. Mais même les sorciers l'ignorent. Ne me regardez pas comme ça ! Depuis quelques temps, je me suis mis à lire de mon côté. Il faut bien que je sois à la hauteur de Hermione. J'en ai assez que l'on croit qu'elle sort avec moi parce que je suis un imbécile.

- Ronny, tu n'es pas un imbécile. Un peu soupe-au-lait, mais tu as de très longues … de très grandes qualités, se rattrapa Hermione en rougissant.

Harry ne prêta pas attention à cette erreur de langage. A l'inverse de Ginny qui fixait son frère et sa meilleure amie étrangement. Harry récupéra sa baguette et la regarda. Il fixa Bladeck qui était perché sur la balustrade. Le jeune sorcier changea de sujet.

- Alors comment se passe l'entraînement des troupes ? demanda-t-il.

Les trois amis ne furent que moyennement surpris.

- Bien, répondit Hermione. Je suppose que Dobby et Kreattur t'ont fait un compte rendu.

Harry regarda son ami avec malice. Après leur première absence, Harry avait voulu savoir. Et les elfes l'avaient averti.

- Je suppose que les professeurs sont au courant, ainsi que le directeur. Il faudra que j'y passe une fois.

- Je te préviens, si c'est pour leur casser le moral, ce n'est pas la peine, le prévint Ron.

- Aies confiance en toi. Maîtrisent-ils au moins le patronus maintenant ?

Les amis se regardèrent en silence. Les membres de l'AD venaient par petits groupes de cinq chaque jour. Et leur niveau en magie stagnait. Et le programme du professeur Rogue ne répondait pas aux attentes des jeunes sorciers. Ils avançaient trop lentement.

- J'ai compris. La semaine prochaine, le professeur Rogue a dit que nous verrons les détraqueurs. S'il suit bien le programme, il nous fera passer devant un épouvantard. Je demanderais à passer en premier. Au moins je vous félicite, vous avez pris une initiative sans compter sur moi. Nous pourrons peut-être progresser à l'avenir.

Après ça, ils reprirent leur entraînement. Harry parvenait maintenant à maîtriser comme il le voulait sa barrière magique, et il maintenait ouverte suffisamment longtemps pour permettre à son cerf de sortir de lui. Cette nuit-là, il s'entraîna à vouloir pénétrer l'esprit de Dobby. Il vit alors une chose stupéfiante. Un rai de lumière dorée le mena dans l'esprit de l'elfe. Il y pénétra par l'intermédiaire de son cerf. Il tenta de maintenir le lien qui le conduisait de son esprit à celui de l'elfe. Il dut pourtant abandonner car l'elfe rejeta l'esprit du jeune homme.

- Harry Potter a réussi, s'enthousiasma le petit elfe.

Le jeune sorcier rouvrit les yeux lentement. L'effort l'avait vidé de son énergie. Il se sentait nauséeux.

- Harry Potter est sur la bonne voie pour réussir. Dans quelques temps, Harry Potter pourra voir la magie. Et quand il parviendra à ouvrir totalement son esprit, il pourra naviguer à travers des infrastructures magiques nouvelles.

Le jeune homme sourit faiblement. La fatigue l'emporta sur sa détermination. Il s'endormit d'un coup. Ginny réagit immédiatement. Elle ordonna aux elfes de coucher Harry. Les deux elfes montèrent le corps de leur jeune maître. L'entraînement s'acheva ainsi. Ron et Hermione saluèrent Ginny avant de se diriger chacun vers leur chambre. Ginny décida de passer la nuit avec son sorcier. Les elfes avaient déshabillé leur maître. Ginny pria Dobby de lui apporter une robe de nuit. L'elfe disparut et reparut presque immédiatement. Elle congédia les deux elfes. Elle se changea et s'endormit contre le corps du jeune homme. Elle entendit alors marmonner le jeune sorcier.

- Maman … Papa … Sirius … bientôt je serais près de vous. Je vous vengerais.

Et il continua à parler pendant quelques minutes avant de s'endormir totalement. Ginny lui caressait le front. Elle l'embrassa sur la joue.

- Mon chéri, tu ne les rejoindras pas. Je suis là, avec toi. Et je serais présente à tes côtés quand le moment sera venu. Tu ne seras pas seul pour affronter ton ennemi.

Elle lui prit le visage pour le tourner vers elle. Et elle déposa un baiser plein d'affection sur les lèvres du jeune homme. Un sourire étincelant se dessina sur le visage endormi de son sorcier. Ginny s'endormit sur cette image. Elle mit les bras de Harry autour de son corps. Une vive lueur les auréola. Dans son sommeil, Harry remercia l'adolescente pour l'amour qu'elle lui portait. La nuit fut douce. Bladeck se mit à chanter pour les jeunes sorciers avant de disparaître dans un éclair bleu. Il se consuma au milieu de flammes bleus avant de devenir un petit tas de cendres. Un petit oisillon apparut qui se mit à piailler. Dobby trouva l'oisillon et l'emporta dans la chambre de son jeune ami. Il sourit de contentement en voyant le jeune couple. Il déposa l'oisillon sur la table de chevet du jeune sorcier. Le petit volatile cessa de piailler et s'endormit dans la chaussette que Dobby déposa sur la table. Ensuite il disparut.