- Prête, Osadani ?
- Quand tu veux, Arisawa !
Les deux filles restèrent un instant à se jauger, puis le poing de Tatsuki partit en un éclair vers le visage de Yûna. La Shinigami bloqua à l'aide de son bras, mais son adversaire en profita pour viser ses jambes. Yûna dut faire un bond en arrière afin de l'éviter et avoir quelques secondes de répit.
Tatsuki pivota et feinta pour que l'autre fille soit forcée de se dérober. Yûna comprit trop tard le piège et ne put contrer le coup. Consciente que la lycéenne ne faisait que la mettre sur la défensive pour essayer d'user son énergie, elle décida de changer de tactique : parer d'un côté et attaquer de l'autre. Malgré son expérience en combat rapproché, elle se forçait à tenir face à Tatsuki. Ça se voyait que cette dernière suivait depuis longtemps des cours de karaté.
Elle réussit à bloquer la jambe de Tatsuki et la retint suffisamment pour que son genou atteigne avec force la hanche de la fille aux cheveux courts. Yûna eut un sourire à la vue de la grimace de son adversaire, mais elle déchanta brutalement quand Tatsuki, après avoir mis une main à terre, glissa droit vers ses jambes en y mettant tout son poids.
Allez, c'est pas aujourd'hui que je vais perdre la face devant une simple ado humaine ! Sinon, j'ai pas fini d'en entendre parler.
L'ouverture était trop belle pour ne pas tenter sa chance, et Yûna tournoya dans le but de frapper Tatsuki au même endroit. La jeune fille toujours à terre bloqua le mouvement, mais ce fut son poignet qui reçut l'intégralité du choc.
- Une pause, peut-être ?
- Jamais !
Yûna garda sa concentration. Les années d'entraînement contre Byakuya portaient leurs fruits, et elle se dit qu'elle avait une chance de gagner. Elle partit dans un enchaînement alternant les coups de poing et les coups de pied pour étouffer Tatsuki et ne lui laisser qu'une minuscule marge de manœuvre. L'amie d'Orihime tenta de se défendre, mais d'une façon trop désordonnée pour tromper Yûna. Quand Tatsuki fit voler son pied vers l'arrière du genou de Yûna, la Shinigami tourna sur elle-même afin que le mouvement n'atteigne que du vide. Elle profita ensuite que Tatsuki était déséquilibrée pour faucher son point d'appui et la faire tomber. Tatsuki atterrit lourdement sur le dos et se protégea le visage d'une main. Yûna retint son poing à la dernière seconde et demanda :
- On continue ?
Elle sentait la sueur couler le long de son dos et respirait de façon saccadée. Gagner serait difficile, Tatsuki se montrait vraiment coriace.
- Evidemment !
Yûna faillit être surprise par le pied de la plus jeune et parvint miraculeusement à le stopper à quelques millimètres de sa poitrine, au point qu'elle sentit le déplacement d'air. Elle effectua un salto arrière, atterrit sur les genoux et changea de place juste à temps : Tatsuki l'aurait sûrement assommée si elle n'avait pas anticipé l'attaque. Elle se déplaça en un éclair pour arriver derrière Tatsuki, donner un coup de pied du même côté que précédemment puis reculer.
La jeune fille tenta encore quelques attaques, mais son corps ne suivait plus et elle s'allongea sur un tatami.
- Ça fait longtemps que je n'ai pas rencontré quelqu'un qui a tenu plus de dix minutes face à moi, et encore plus d'avoir été battue !
Yûna étira son corps douloureux et soupira. Heureusement qu'elle se trouvait dans un gigai, elle ne souffrirait pas des courbatures le lendemain.
- Merci pour ce combat, Arisawa-san, je ne regrette pas notre rencontre.
- De même pour moi, Osadani-san.
Elles s'inclinèrent, puis Yûna se dirigea vers les douches séparées du dojo. L'eau froide la secouerait et soulagerait un peu la douleur qui l'envahissait progressivement.
0o0o0o0o0o0o0
Les yeux écarquillés, Yûna fixa Orihime qui se tenait devant elle, les bras croisés sur sa poitrine.
- ... Pourquoi "bwahahahaha" ?
La rousse lui expliqua, avec son enthousiasme habituel, qu'un médium allait venir faire sa démonstration à un hôpital désaffecté.
- Et je suppose que ce que tu viens de faire, il le fait aussi ?
- Exactement ! Il faut que tu y ailles avec nous, l'évènement va rassembler une grande partie de Karakura. C'est une des émissions les plus regardées du Japon !
La Shinigami hésita. Elle n'accordait pas vraiment de crédit à un simple humain qui prétendait voir les fantômes. Mais depuis sa rencontre avec cet idiot de Kurosaki, elle révisait quelque peu son jugement.
Un bruit de course ainsi qu'une voix criant son nom la firent soupirer.
- Ohayo, Osada...
- Urusei, Asano.
Keigo tomba en arrière, sous le regard agacé de Kurosaki et Mizuiro. Quand il se releva, tous purent voir la marque du poing de Yûna sur son visage.
- Alors, Osadani-san, ta réponse pour Don Kan'onji ?
Nouveau soupir.
- Yoshi, je serai là.
0o0o0o0o0o0o0
Dans la foule présente le lendemain, Yûna reconnut plusieurs élèves de sa classe : Orihime, Tatsuki, Sado, Mizuiro et Asano... Et Kurosaki qui, même s'il n'aimait pas ce genre de show, surveillait de loin son père et une de ses sœurs.
Elle resta à l'écart, les bras croisés, en se demandant pourquoi elle avait accepté de venir. L'homme - dont elle n'avait même pas retenu le nom- expliqua qu'il sentait l'odeur des esprits, et Yûna montra son ennui en bâillant. La suite des évènements la sortit un peu de sa léthargie : elle venait de percevoir le cri d'un demi-Hollow.
En regardant autour d'elle, elle se rendit compte qu'elle n'était pas la seule. Kurosaki et Rukia évidemment, mais Tatsuki et Orihime paraissaient également tendues, de même que le géant brun et la sœur garçon manqué du roux.
Voyons de quoi il est capable...
L'instant suivant, le geste de Don Panini l'inquiéta : s'il continuait à agiter sa canne dans le trou de la poitrine du demi-Hollow, ce dernier perdrait totalement son humanité !
Mais... mais il est stupide !
Avant qu'elle ait pu bouger, un roux sauta au-dessus de la barrière retenant les spectateurs et se précipita vers l'homme à la canne.
- Arrêtez tout !
Manque de chance, Kurosaki fut retenu par des gardes, de même que Rukia qui cherchait à faire sortir l'âme du corps du Shinigami. Le roux regarda alors dans sa direction, mais elle secoua la tête. Elle n'allait quand même pas faire tout le boulot à chaque fois ! Elle resta immobile lorsque les chaînes du demi-Hollow se rompirent. De toute façon, elle n'avait pas amené ses Gikongan.
Le salut vint d'un homme chaussé de getas. Urahara frappa la tête du lycéen à l'aide de sa canne, le permettant de se changer en Shinigami.
- Kurosaki, crétin, qu'est-ce que tu attends ? Bouge-toi un peu !
Elle se tourna ensuite vers Urahara et demanda :
- Mais qu'est-ce que vous faites là ?
- Qui, moi ?
Elle ne fit pas davantage attention à lui et regarda à nouveau Kurosaki et le médium. Le demi-Hollow qui avait continué à crier se tut et disparut brusquement. Du coin de l'œil, Yûna vit Rukia consulter son Denreishinki. Comme le demi-Hollow était enchaîné à l'hôpital, il ne devrait pas tarder à revenir.
- Ichigo, en haut !
Yûna observa avec curiosité la naissance du Hollow : malgré ses années d'expérience, c'était la première fois qu'elle voyait ce genre de transformation. Accroupi au bord du toit de l'hôpital, il détaillait les vivants.
- Mais bien sûr, tout s'explique ! Tu dois être le boss suprême et tu es venu sur Terre pour venger l'autre fantôme ! dit soudain le médium.
... Il n'a vraiment rien dans le crâne...
- Alors là, t'y es pas du tout.
Pour une fois, Yûna fut bien d'accord avec Kurosaki. Don Panini repoussa le Shinigami au moment où le Hollow-grenouille s'élança, mais le roux reprit facilement le dessus.
Bien réveillée à présent, Yûna fixa le lycéen des yeux. Elle voulait savoir de quelle façon il allait s'en sortir.
- C'est bien ce que je pensais, ça va être un beau combat même si les conditions ne sont pas optimales. Que vas-tu faire maintenant ?
Elle acquiesça distraitement aux paroles d'Urahara qui résumaient bien ses pensées. Quand Kurosaki, le médium et le Hollow disparurent dans le bâtiment, Yûna étouffa un autre bâillement. Rukia voulut se précipiter pour aider le roux, mais le marchand la retint.
- Inutile de te faire du souci pour Kurosaki, il ne devrait avoir aucun mal à vaincre un Hollow de ce niveau. Dans notre intérêt, il vaudrait mieux éviter de susciter l'agitation. Et puis, ce Kan'onji semble lui aussi être doté de quelques pouvoirs. Je suis sûr qu'ils se débrouilleront très bien sans nous.
Alors ça, ça reste à prouver.
Elle ne bougea cependant pas et attendit que les combattants ressortent. Quand le Hollow traversa une vitre et qu'elle aperçut Kurosaki accroché à lui par son Zanpakutô, elle sentit la consternation l'envahir. A côté d'elle, Urahara souriait derrière son éventail. Dès qu'ils eurent disparu sur le toit, elle s'esquiva discrètement. Il y aurait bien quelqu'un pour vaincre le Hollow dans le cas improbable où Kurosaki ne parvenait pas à s'en débarrasser. Elle préféra quitter les lieux pour aller se promener le long de la rivière Onose.
Elle s'assit au bord de l'eau et leva les yeux vers la lune. La Soul Society commençait vraiment à lui manquer, sa famille aussi... Elle voulait rentrer et retrouver Shinobu et leurs enfants. Depuis quelques jours, elle songeait de plus en plus à rentrer au Seireitei, que ce soit avec ou sans Rukia. Elle trouverait bien un mensonge à raconter à son capitaine. La nuit portait conseil, d'après le proverbe.
- Rukia, je vais partir, dit-elle deux jours plus tard à la fin des cours.
Elle comptait en effet profiter du week end pour disparaître.
- Tu n'auras qu'à te servir du Kikan shinki.
- Hai, Yûna-senpai. S'il te plaît... ne dis rien à Nii-sama et Oneesan. S'ils apprennent ce qui m'est arrivé, ils seront déçus, et de plus je serai condamnée.
- C'est ce que j'avais prévu de faire. Fais attention à toi, et ne prends pas de risque inutile. Même si Kurosaki semble se débrouiller, j'ai toujours du mal à lui faire confiance.
Quelques heures plus tard, Yûna rendit les clefs de l'appartement à Urahara.
- Vous nous quittez déjà, Osadani-fukutaichô ?
- Urahara-san, un mois ici m'a suffi. Je dois maintenant faire mon rapport à mes supérieurs.
Le blond la regarda par-dessus son éventail.
- Faire un rapport... ou leur mentir ?
Yûna parvint à rester impassible.
- Alors faites un bon voyage !
Le point le plus élevé étant aussi le plus pratique pour un passage interdimensionnel, Yûna grimpa sur le toit du plus grand immeuble de la ville. Elle se retourna une dernière fois pour observer Karakura endormie, puis ouvrit le dangai. Dans peu de temps, elle serait chez elle, dans les bras de Shinobu.
A quelques mètres en contrebas, un chat noir aux yeux jaunes la regarda disparaître.
0o0o0o0o0o0o0
A son arrivée, la nuit recouvrait le Seireitei depuis longtemps. Mais cela n'empêcha pas le plus haut gradé de la sixième de convoquer sa vice-capitaine tôt le matin.
- Gomen nasai, Taichô. J'ai cherché Rukia dans tout Karakura, et ensuite j'ai exploré chaque recoin de la grande ville voisine, sans succès malheureusement. Je n'ai jamais pu retrouver le reiatsu de Rukia. J'ai bien peur qu'elle ait été tuée par un Hollow.
Le visage du capitaine ne refléta aucune émotion. Comme le silence s'éternisait, Yûna craignit de plus en plus d'être démasquée. Byakuya la laissa partir juste avant qu'elle craque. Le plus dur maintenant serait de répéter son mensonge à Hisana.
En attendant, elle voulait être présente pour le réveil des jumeaux qu'elle n'avait pas vus depuis plusieurs semaines. Quand elle entra dans leur chambre, le plus petit des deux se redressa pour montrer qu'il était réveillé, et elle l'emmena dans la grande pièce.
- Okâsan, ohayo !
- Ohayo Heiji. Bien dormi ?
- Hai ! Je suis content que tu sois rentrée !
- Moi aussi. Tu me racontes ce que tu as fait pendant que j'étais partie ?
L'expression du gamin changea aussitôt.
- Heiji, ne me dis pas que vous en avez profité pour faire des bêtises !
- C'est pas de notre faute ! Rangiku nous a donné un ballon pour qu'on s'amuse, et le taichô maquillé voulait nous faire des trucs bizarres !
- Attends. Vous avez fait quoi avec ce ballon ?
- Rangiku a dit qu'elle voulait voir quelqu'un, et elle est partie avec une bouteille. Alors on a joué au foot, mais Shûya a tiré trop fort, et on a cassé la vitre du bureau de Shiro-chan. Je crois qu'il a reçu le ballon sur la tête. Et après, il est sorti en criant qu'il venait de casser sa tasse en se cognant dessus, et que le thé avait coulé sur les dossiers.
Yûna dut se forcer pour ne pas sourire.
Pauvre Hitsugaya...
- Et qu'est-ce que c'est que cette histoire avec Kurotsuchi ?
- Ano... On a fait un cache-cache dans les couloirs, et puis on a trouvé des ordinateurs avec plein de boutons. Shûya a joué avec et y a eu un grand boum !
- ... Ne me dis pas que vous avez fait sauter le laboratoire...
- Mais c'est lui qui nous a laissé visiter ! Et après il a voulu nous attraper pour nous mettre sur une table. A côté de lui, y avait une dame qui portait un plateau avec des couteaux dessus, et...
Yûna n'écouta pas davantage. Elle se chargerait personnellement de tuer le capitaine de la douzième.
- Bonjour Osadani-fukutaichô ! dit-il quand elle entra dans la salle principale. Vous n'avez pas vu deux enfants en venant ici ? Ils ont trouvé la salle de contrôle et s'y sont amusés, puis ils se sont enfuis. J'aimerais savoir comment l'un d'eux peut avoir un reiatsu élevé et l'autre pas la moindre once d'énergie spirituelle.
La jeune fille ne répondit pas.
- Teitaka, tu es avec moi ?
- Hai. J'ai justement un compte à régler avec Ashisogi Jizo.
- Vraiment dommage, pour une fois que je trouvais deux sujets intéressants pour mes expériences...
Le reiatsu de Yûna explosa d'un seul coup. Elle allait faire payer à Kurotsuchi l'idée d'utiliser ses jumeaux pour faire avancer la science.
- KIRU !
Si Eriko ne l'avait pas arrêtée avec son Zanpakutô, elle aurait probablement détruit les murs du laboratoire encore debout et tout ce qui se trouvait à l'intérieur. Elle eut tout de même le temps de faire tomber les cylindres en verre et appuya sur le bouton fermant le trou où se trouvaient les Hollows d'élevage. Ces derniers s'extirpèrent de leur prison et se firent une joie d'arracher ses bras à leur créateur.
A présent, elle était assise par terre dans la salle de réunion des capitaines. Retenue par un sort de Bakudô, elle attendait le verdict.
- Osadani Yûna. Ce que vous avez fait au laboratoire du capitaine Kurotsuchi mérite une sanction.
Soucieuse de ne pas aggraver son cas, elle se mordit la lèvre pour ne pas protester.
- Unohana-Taichô, qu'en est-il de Kurotsuchi-Taichô ?
- Les Hollows d'élevage ont privé le capitaine de ses bras, mais son corps est fait d'une telle façon que sa guérison sera rapide.
- Bien. Osadani Yûna, qu'avez-vous à dire pour votre défense ?
- Simplement que je n'ai pas apprécié de savoir quels sujets il prévoyait pour sa dernière expérience.
- Et qui sont-ils ?
- Mes propres enfants.
Une exclamation étouffée derrière elle lui indiqua qu'elle avait déjà le soutien du capitaine Ukitake. Kyouraku suivrait l'opinion de son ami. Deux voix pour elle.
- La gravité de votre peine dépendra de l'avis des capitaines. Soi Fon, êtes-vous pour ou contre Osadani ?
- Ni pour ni contre, Soutaichô.
- Ichimaru-taichô ?
- Pour.
J'aurais cru l'inverse venant de ce renard...
- Unohana-taichô ?
- Pour.
- Aizen-taichô ?
- Contre.
TEME !
- Kuchiki-taichô ?
- Pour. Je ne tolérerais pas moi-même qu'une personne se serve de mon enfant.
Elle soupira intérieurement. Les autres pouvaient tous la condamner, mais pas Byakuya.
Komamura, Kyouraku, Hitsugaya et Ukitake se rangèrent du côté de la jeune fille. Tousen fit de même après un mini-discours plutôt barbant sur la justice. Quant à Zaraki...
- Je l'aime bien cette gamine ! Avoir refait son portrait à Kurotsuchi, voilà quelque chose qui vaut la peine d'être raconté ! Et utiliser des enfants comme cobayes... J'aurais réagi comme Osadani si cet imbécile s'en était pris à Yachiru.
Yama-jii garda le silence quelques instants puis ouvrit les yeux.
- Osadani Yûna, même si les capitaines sont avec vous, votre acte mérite une sentence. Vous ne perdrez pas votre grade, mais vous êtes affectée durant un mois à la division du capitaine Unohana. Vous assisterez l'équipe responsable du soin des Shinigamis attaqués par des Hollows.
- Hai, Soutaichô, dit-elle en soutenant le regard du commandant.
- Kuchiki-taichô, détachez votre subordonnée. La réunion est terminée.
Yûna laissa les autres sortir puis rejoignit son capitaine.
- Taichô, je...
- Pas un mot.
Mais le peu qu'elle aperçut de son visage lui montra que le noble souriait presque.
- Hé, gamine ! Si t'as un peu de temps les jours prochains, passe boire un coup à ma division !
- Hai, Zaraki-taichô ! Dites, Taichô, est-ce qu'avec Renji on pourrait...
- Non. Hors de question que ma vice-capitaine devienne également dépendante du saké.
- ... Vous n'êtes pas drôle Taichô.
- Ces derniers temps, je n'ai pas envie de l'être.
Ces mots refroidirent instantanément Yûna. Elle n'y pensait plus... Rukia toujours coincée sur Terre, tandis que Byakuya et Hisana la croyaient morte.
Mais qu'est-ce que je vais faire ? Si je ne dis rien, ils continueront à penser qu'un Hollow l'a tuée, mais si je parle, elle mourra vraiment !
Il valait mieux qu'elle garde le silence, jusqu'à ce que Rukia ait récupéré ses pouvoirs. Et ensuite, elle aviserait.
