Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !


POINT DE VUE DE BELLA :

Fin du jour 9 !

Alec et Alessandra venaient de partir pour leur premier rendez-vous, et j'étais trop contente pour eux. En entrant dans ma chambre, mon I-Pod dans les oreilles, je me déhanchais au son de la musique, dont je chantais les paroles.

Baby u the best cuz u worked me out
I keep building walls up but u tear 'em down
I'm fighting I don't wanna like it but u know I like it
But u know I like it like it like it*

Demetri releva la tête de son livre, et un sourire apparut sur son visage. Je continuais à chanter, et quand je le vis se mordre la lèvre, ça me mit dans tous mes états, mais je ne pouvais m'empêcher de continuer de chanter et danser, rien que pour mon homme.

« Flying with ur love, shining with ur love, riding with ur love, I feel like I'm on top of the world with ur love, One hit with ur love can't quit with ur love so sick but so what, I feel like I'm on top of the world with ur love* ! »

Quand la chanson prit fin, j'enlevais les écouteurs et activais la fonction haut-parleur de l'I-Pod, afin qu'il entende toutes les chansons qui me faisait penser à lui. Je posais l'appareil sur ma table de nuit, puis, me débarrassant de mes ballerines, je grimpais sur le lit, et sur Demetri par la même occasion.

« On danse mon amour ? » demanda-t-il en jetant son livre à travers la chambre.

« Tu veux que je continu de danser ? » demandai-je à mon tour, tout en faisant glisser mes doigts sur son torse.

Il portait un débardeur, et Bon Dieu que ses muscles ressortaient bien.

« Ça dépend, qu'est-ce que toi tu veux ? » questionna-t-il en en posant ses mains sur mes cuisses.

A ce moment là :

Never know how much I love you, never know how much I care
When you put your arms around me, I get a fever that's so hard to bear
You give me fever - when you kiss me, fever when you hold me tight
Fever - in the the morning, fever all through the night.**

Ça y est, ma température vient de grimper en flèche ! Je me penchais vers Demetri et lui dis :

« Je veux que tu me fasses l'amour ! »

« Hum, tu veux du sexe alors ? » s'amusa-t-il.

« T'as tout compris ! » acquiesçai-je en lui mordant l'oreille.

A mesure que la chanson avançait, les mains de Demetri se baladaient dangereusement sur mes courbes. Je l'embrassais, et pendant le baiser, je sentis ses mains glisser sous mon haut, et je levais les bras afin qu'il me le retire. Une fois débarrassée de mon haut, j'enlevais le débardeur de Demetri, qui s'était assis à ma hauteur, et qui embrassait ma peau de baisers fiévreux. Notre peau avait beau être glacée, chaque baiser, chaque caresse que nous partagions brûlait sur nos corps de marbre. Demetri me fit basculer sur le dos, et il se mit cajoler mon corps, et bien entendu, il m'avait déjà déshabillée en deux temps trois mouvements, me laissant en sous-vêtements. Alors qu'il remontait jusqu'à ma bouche, il me dit d'une voix complètement sexy :

« J'espère que tu penses à moi quand t'écoute ces chansons ! »

« Tu ne quittes jamais mes pensées ! » répliquai-je en l'embrassant.

Faisant glisser mes doigts le long de son dos, je touchais la base de son pantalon qui commençait à me gêner, donc je le lui baissais, et il rejoignit le reste des vêtements au sol. Il colla son bassin contre le mien, et la bosse de son boxer ultra moulant était assez, dure. Je commençais vraiment à m'impatienter. J'avais envie de lui, tout de suite !

« Demetri, prends-moi maintenant ! » lui ordonnai-je.

« Hum ? » fit-il.

Il fait celui qui n'a pas entendu, l'enfoiré ! J'ouvris la bouche pour lui dire de se grouiller, mais aucun son ne sortit. Et pour cause, Demetri faisait courir sa langue le long de mon intimité. Putain mais comment il fait pour me dessaper sans que je ne m'en rende compte ? Il est doué ! Il continuait sa torture, encore et encore, sans jamais s'arrêter. Bordel de merdre, combien d'orgasme j'ai eu ?

« Demetri…je…vais…je…hum…chéri…je…je…te…veux…main…maintenant…aaahhhh… »

Je fais que gémir, aye aye aye !

BOUM BOUM BOUM !

Qu'est-ce que c'est ?

« BELLA METS-LA EN VEILLEUSE, TU ME DÉCONCENTRES ! »

Il est mort ! pensai-je.

« EMMETT TA GUEULE ET OCCUPE-TOI DE TA FEMME AU LIEU DE ME FAIRE CHIER ! » répliquai-je en hurlant aussi.

« QU'EST-CE QUE JE FAIS A TON AVIS ? » me héla-t-il en retour.

Pourquoi sa chambre est à côté de la mienne ? Argh ! Mon corps entier vibra, jusqu'à ce que j'entende le rire de Demetri. Je sentis sa bouche sur la mienne, et j'oubliais qu'Emmett m'avait dérangé alors que je venais d'avoir les orgasmes les plus fulgurants de ma vie de vampire. Lorsque ma bouche fut libre, je fixais Demetri et lui demandais :

« Quand est-ce que tu vas te décider à me prendre ? »

« Tu le sais très bien ! » répondit-il en souriant.

Je déteste quand il me fait ça !

« S'il te plaît ! » dis-je.

« Hum ? Je n'ai pas entendu ! » dit-il en titillant mon entrée avec son sexe.

« Je le hais ! » pensai-je. « Prends-moi Demetri, s'il te plaît ! »

« C'est mieux ! » me susurra-t-il avant de rependre ma bouche en otage.

Il me pénétra enfin, et je poussais un râle de soulagement. Il me transperça du regard tout en bougeant ses hanches. Impossible de parler tellement ses vas et viens me faisait perdre la tête. Resserrant mes jambes autour de lui, je l'embrassais avant de lui mordre la lèvre. Il me sourit, ayant saisi le message. Ses coups de reins se firent plus vifs, plus durs, faisant résonner le claquement de nos hanches dans toute la chambre. Je sentais mon énième orgasme approcher à grand pas, et quand Demetri accélérait ses pénétrations, je sus qu'il n'allait pas tarder à jouir. L'orgasme nous transperça, et Demetri captura ma bouche pour étouffer le cri qui faillit sortir de ma gorge. La respiration saccadée, nos bouches étaient avides l'une de l'autre, car on ne cessait de s'embrasser, jusqu'à ce qu'on se décolle pour se regarder dans les yeux.

« Je t'aime, Bella ! » me dit Demetri.

Un frisson me parcourut, mais je ne laissais rien paraître.

« Je t'aime aussi ! » répliquai-je.

Il roula sur le côté et s'allongea sur le dos. Il m'attira contre lui et je calais ma tête sur son torse, tandis qu'il m'entourait de son bras droit et fit remonter le drap sur nous. Je profitais du silence qui régnait entre nous pour repenser à son « je t'aime » ! Il ne me l'avait jamais dit de cette façon. Sa déclaration m'avait transpercée le corps. En y repensant, je me blottis davantage contre lui, de peur qu'il me soit enlevé.

« Hey, je ne vais pas m'en aller ! » me dit-il avant d'embrasser le sommet de mon crâne.

« Je sais mais, tu ne m'avais jamais dit que tu m'aimais de cette façon ! » finis-je par avouer.

« Je t'aime un peu plus chaque jour. Tout mon être vibre quand tu es là ! » me dit-il.

« Je ressens la même chose ! » soupirai-je.

Je me remis à soupirer, d'autant plus que je n'arrêtais pas de me poser la même question depuis plusieurs jours : quand allait-il se décider à me demander en mariage ? Il est vrai qu'étant humaine, je ne croyais pas au mariage, mais nous étions âme-sœur, alors nous pouvions très bien nous marier. Je repensais à la discussion que j'avais eue avec Rosalie hier, et putain qu'elle avait raison !

« Bella ? »

« Hum ? » fis-je en relevant la tête pour voir que Demetri me fixait.

« Tout va bien ? » me demanda-t-il.

« Oui, ça va euh, je repensais juste à la conversation que j'ai eu avec Rosalie hier et, je commence à comprendre ce qu'elle ressent ! » répondis-je.

« Tu veux m'en parler ? » questionna-t-il d'une voix douce.

« Et bien, euh, c'est juste que je commence à regretter certains aspects de ma vie humaine ! » dis-je en calant de nouveau ma tête contre son torse.

« Lesquels ? » voulut-il savoir.

« Oh euh, dormir, par exemple. Le fait de rêver, d'entrer dans un autre monde, un monde qu'on pouvait façonner à notre guise ! » répondis-je.

« Rien ne t'empêche de continuer à rêver. Il te suffit d'imaginer ce qu tu aimerais ! » me dit-il.

« Ouais, j'y pense un peu. » dis-je avant de me mordre la lèvre.

J'appréhendais la suite !

« Et, qu'est-ce que ça donne ? » demanda-t-il une fois de plus.

« Nous y voilà ! » pensai-je. « Je me vois, entourée par des enfants, ressemblant à l'homme que j'ai épousé ! »

Je me mordis la lèvre, surtout quand je sentis sa poitrine se soulever frénétiquement.

« Mais, ce n'est qu'un rêve irréalisable, n'est-ce pas ? » me repris-je.

« Oui, rien qu'un rêve ! » l'entendis-je murmurer.

Putain mais qu'est-ce qui m'a prit de dire ça ?

POINT DE VUE DE DEMETRI :

Merde, merde, et remerde ! Je n'en crois pas mes oreilles. Bella vient de laisser sous-entendre qu'elle aimerait se marier. Pourquoi ce changement d'attitude si soudain ? Qu'est-ce qui lui a fait changer d'avis ? Putain mais pourquoi ma copine est si compliquée ? Un jour elle me dit qu'elle ne croit pas au mariage, et aujourd'hui elle m'avoue qu'elle se voit mariée. Putain quelle merde !

Toc toc !

Je sortis de mes pensées, et Bella, qui était toujours dans mes bras dit :

« Entrez ! »

Je savais que c'était Jane, et la porte s'ouvrit sur elle.

« Désolé de vous déranger ! » dit-elle, amusée. « Bella, faut qu'on aille chasser ! »

« J'arrive dans dix minutes ! » répondit Bella.

Jane referma la porte derrière elle, et moi, je restais dans le lit tandis que Bella se leva et se rhabilla. Les mains derrière la tête, je fixais le plafond, réfléchissant à ce que j'allais bien pouvoir faire pendant que ma Bella irait se nourrir.

« Argh ! » grognai-je.

Bella venait de se jeter sur moi.

« Oups, désolé ! » rit-elle.

« Ouais, c'est ça ! » m'amusai-je.

« A tout à l'heure ? » me demanda-t-elle.

Je plongeais mes yeux dans les siens, et je remarquais en effet qu'ils étaient noirs.

« Reviens vite ! » dis-je en me relevant légèrement.

Elle s'était penchée en même temps que moi, et nos bouches se trouvèrent pour un baiser passionné, puis, elle quitta la chambre pour retrouver Jane, me laissant seul avec mes pensées.

Jour 10 !

Je venais de terminer l'entraînement de nos nouveaux membres, et je dois avouer que Miguel et Alessandra avaient fait du très bon travail.

« Ça ira pour aujourd'hui ! » leur dis-je.

Ils quittèrent tous la salle, sauf Kaitlin qui sauta sur Felix pour l'embrasser. Ces deux-là je vous jure, ils se tombent dessus dès qu'ils ont cinq minutes libres. Pfff ! Quant à moi, je m'assis sur le tatami de notre salle d'entraînement, avant de me laisser complètement tomber dessus. J'étais allongé, et j'entendis Alec dire à Alessandra :

« Je te rejoint dans le jardin dans quelques minutes ! »

Puis, un bruit de ventouse, signe qu'ils s'étaient embrassés, et un claquement de porte. Il ne restait plus que moi, Alec et Felix. Etrange qu'il ne soit pas parti avec Kaitlin. Je sentis Alec me mettre un coup de pied sur la jambe.

« Quoi ? » demandai-je.

« Tout va bien, Monsieur le Grincheux ? » me demanda-t-il à son tour.

« Je ne suis pas grincheux ! » répondis-je.

« Pourquoi tu restes là alors ? D'habitude tu files retrouver Bella après un entraînement ! » dit Felix.

« Elle est à Milan avec Alice et Rosalie pour leur journée shopping mensuelle ! » informai-je.

« Qu'est-ce qui ne va pas dans ce cas ? » voulut savoir Felix.

Je me rassis et leur fis face. Ils s'assirent à leur tour et attendirent que je parle. On n'avait pas l'air con tous les trois, assis en cercle et en survêtement. On pourrait prendre ça pour une réunion des alcooliques anonymes, sauf que là, c'est une réunion pour trouver une solution à mon problème.

« Vous me promettez que ça reste entre nous ? Aucun contact avec Aro ! » insistai-je.

« On te le promet, mais en ce qui concerne Aro, tu sais très bien qu'il découvre toujours tout ! » dit Alec.

Ouais il n'a pas tort !

« En faites, je ne sais plus où j'en suis avec Bella ! » avouai-je.

« Comment ça ? Je croyais que tu l'aimais ? » s'étonna Alec.

« Ce n'est pas ça le problème, je suis fou d'elle et tout va bien entre nous ! » répondis-je.

« Alors, c'est quoi le problème ? » demanda Felix.

« Hier soir, elle m'a laissé sous-entendre qu'elle aimerait que je lui demande de m'épouser ! » finis-je par avouer.

« Hein ? Mais, je croyais qu'elle ne croyait pas au mariage ? » dit Alec, perdu.

« Je sais, et j'avais fini par m'y faire, mais entre temps, elle a parlé avec Rosalie, et elle a changé d'idée, comme ça ! » expliquai-je.

« C'est bon signe ! » fit remarquer Felix

« Tu parles, ça fait des heures que je me prends la tête avec ça ! » soupirai-je.

« En tout cas, je te souhaite bien du courage ! » me dit Alec.

« Pourquoi ? » demandai-je.

Felix et lui arborait un sourire, presque sadique.

« Etant donné que le père de Bella est décédé, tu vas devoir demander la permission aux Cullen. » me dit Felix.

« Tu débloques ? » m'étranglai-je.

« Elle fait partie de leur famille, enfin, Carlisle et Esmé la considèrent comme leur fille, donc, tu n'as pas le choix ! » m'exposa Felix.

« Tu vas devoir parler avec eux pour avoir la main de Bella ! » termina Alec.

Merde, je suis mort !

« Hey Alec, c'est la première fois que je le vois aussi, terrorisé ! » se moqua Felix.

« Tu parles, je savourerais presque cet instant ! » ricana Alec.

Je lâchais un grognement, avant de me lever et de quitter la salle d'entraînement. En marchant dans le couloir qui me conduisait dans ma chambre, je me repassais en boucle les paroles de mes frères : « Elle fait partie de leur famille, enfin, Carlisle et Esmé la considèrent comme leur fille, donc, tu n'as pas le choix ! » « Tu vas devoir parler avec eux pour avoir la main de Bella ! » Quand je dis que je suis mort, c'est un doux euphémisme. Argh, il ne faut pas que j'y pense comme ça. J'aime Bella et ils savent que je ne la ferais jamais souffrir. Je rentrais dans ma chambre, et j'allais directement sous la douche. Ça fait du bien, surtout après l'entraînement intensif qu'on fait subir aux nouveaux. En regagnant ma chambre, avec rien d'autre qu'une serviette autour de la taille et ruisselant d'eau, je vis que Bella vidait ses sacs.

« Déjà rentré ? » m'étonnai-je.

Elle se retourna vers moi, et quand elle me vit, elle se mordit la lèvre, me faisant sourire.

« T'as trouvé des choses intéressantes ? » demandai-je en me rapprochant d'elle.

« Hum, plutôt oui ! » répondit-elle me souriant.

Je pris son visage entre mes mains et je l'embrassais sans perdre de temps. Elle m'avait trop manqué.

« Bella, j'ai envie de toi ! » lui murmurai-je.

« Hum oui, je vois ça ! » dit-elle en me souriant.

Je savais de quoi elle parlait car je pouvais bien sentir mon érection contre elle. Je lui ôtais son dos nu, libérant sa poitrine. Ma Bella se colla contre mon corps, et reprit mes lèvres. Je baissais la braguette de son jean, et en profita pour y passer mes mains, mais au moment où je nous allongeais sur le lit, la porte s'ouvrit :

« Oh, pardon ! »

Ça, c'était Rosalie !

« Bon, ça suffit les cochonneries vous deux. Demetri, habille-toi et déguerpis ! »

Et ça, c'était Alice ! Elle referma la porte, et je crois que je vais la tuer. J'en ai marre d'être interrompu quand je suis sur le point de faire l'amour à ma copine !

Jour 11 !

J'entrais dans la chambre de Jane, sachant qu'elle était seule.

« Demetri, que me vaut ta visite ? » me demanda-t-elle.

« J'ai besoin que tu me rendes un service ! » répondis-je.

« Bien sûr, lequel ? » voulut-elle savoir.

« Est-ce que tu peux occuper Bella pendant, je ne sais pas, une demi-heure ? » questionnai-je.

« Pas de problème mais, puis-je savoir pourquoi ? » dit-elle.

Je lui montrais la bague de ma mère, et elle compris aussitôt puisqu'elle me sauta dans les bras en riant.

« C'est génial ! »

Je la serrais dans mes bras, puis, la relâcha et elle me fixa pour me dire :

« Et bien, je dois dire que ça fait plaisir de savoir que tu t'engages ! »

« Ouais, euh, tu trouveras Bella dans notre chambre, mais pas un mot sur mes projets ! » la prévins-je.

« Je sais tenir ma langue ! » me dit-elle.

« Bon, faut que j'y aille. Putain comment je vais leur demander ça ? » soufflai-je.

« Faire quoi ? » questionna-t-elle.

« Je dois demander la permission à Carlisle et Esmé ! » expliquai-je.

« Oh, bonne chance ! » dit-elle en haussant les épaules en souriant.

« Je vais en avoir besoin ! » marmonnai-je.

Et c'est parti !

Jane était avec Bella, et moi, j'étais devant la chambre de Carlisle et Esmé. Je soufflais un bon coup, puis, je frappais quelques coups à la porte, et attendis qu'elle s'ouvre. Elle s'ouvrit presque aussitôt sur Esmé. Elle avait toujours le sourire, c'est agréable.

« Demetri, entre je t'en prie ! » me dit-elle en s'écartant.

« Merci Esmé ! » dis-je en entrant dans la chambre.

Carlisle me vit, et il se leva de son bureau et de son livre pour s'approcher de moi. Esmé alla à ses côtés.

« Demetri, quelque chose ne va pas ? » demanda-t-il.

« Non, tout va bien, pourquoi ? » questionnai-je.

« Tu as l'air plus pâle que d'habitude ! » répondit-il en souriant.

« Oh euh, en faites, il faut que je vous parle ! » dis-je en prenant sur moi.

« Qu'y a-t-il ? » questionna Esmé.

« C'est au sujet de Bella euh, vous la considérez comme votre fille et, euh, il n'y a que vous qui puissiez m'aider ! » réussi-je à articuler.

« Où tu veux en venir ? » me pressa Carlisle, tout en gardant le sourire.

Nous y voilà !

« Je voudrais vous demander la permission d'épouser Bella ! »

Ça y est, c'est dit ! Oh ho, ils ne disent rien, pourquoi ils ne disent rien ? Oh Mon Dieu, ils vont dire non !

« Demetri, Demetri, OH ! »

Je sursautais et je me rendis compte que je m'étais figé. Carlisle m'avait secoué par l'épaule.

« Hein ? Quoi ? » fis-je en les regardant.

« Tu nous as quitté on dirait ! » s'amusa Esmé.

« Oh, désolé ! » m'excusai-je.

« Ce n'est rien ! » me rassura-t-elle, toujours en souriant.

C'était vraiment contagieux car je ne pu m'empêcher de lui sourire en retour.

« Bien sûr que Bella est notre fille, et nous sommes très flattés que tu viennes nous demander notre bénédiction ! » commença par dire Carlisle.

J'attendis la suite sans montrer mon impatience.

« On sait que tu prendras soin d'elle, alors oui, tu as notre permission ! » m'accorda Esmé.

Je poussais un méga soupir de soulagement. Putain que je suis soulagé. Je serrais la main de Carlisle en le remerciant.

« Merci, je ne vous décevrais pas ! »

« On le sait ! » me retourna-t-il.

Pour Esmé, je ne pu m'empêcher de la prendre dans mes bras, et elle se mit à rire, tout en me rendant mon étreinte. Quand je m'écartais d'elle, la porte s'ouvrit à la volée sur une Alice et une Rosalie survoltées qui me sautèrent littéralement dessus. Je me suis retrouvé projeté sur le lit de Carlisle et Esmé.

« Que me vaut ce plaisir ? » arrivais-je à dire.

« ! »

Et voilà, maintenant je suis sûr que tout le château va rappliquer sous leurs cries de furies.

« Jazz, Emmett, récupérez vos femmes, elles me font peur ! » les suppliai-je.

J'entendis leur rire, puis, enfin, je retrouvais l'usage de mes membres. Je me remis debout, et je n'avais pas menti, tout le monde avait rappliqué dans la chambre, c'est-à-dire : les Rois, Jane, Bella, Alec, Alessandra, Miguel, Leo, Dana, Irina, Chad, Carter, Sonia, Kaitlin et Felix.

« C'était quoi ces cries ? » voulut savoir Caïus.

« Oh, rien de bien spécial, juste Alice et Rosalie qui montraient leur affection à Demetri ! » s'esclaffa Emmett.

« Tout va bien mon garçon ? » me demanda Marcus.

« Oui Maître, ça va ! » répondis-je.

Aro me regarda étrangement, et je savais ce qu'il me reste à faire. Je m'avançais vers lui et lui tendis ma main, qu'il prit. Je pu voir du coin de l'œil que Dana m'observait. Elle scannait mon esprit et un sourire se dessina sur son visage mais je lui dis par la pensée :

« Tiens ta langue ou ça ira mal pour toi ! »

Elle perdit son sourire et déglutit péniblement.

« Désolé ! » m'excusai-je.

Quand Aro lâcha ma main, je pu voir un sourire se dessiner sur son visage à son tour.

« Je crois que nous devrions laisser Demetri et Bella tranquille un moment, ils ont, des choses à se dire ! » dit Aro.

« Pourquoi ? » demanda Bella. « Demetri, qu'est-ce que tu mijotes ? »

Je m'approchais d'elle et la pris par la main.

« Suis-moi ! »

Je l'attirais dans les couloirs et je criais à l'attention des oreilles indiscrètes :

« LE PREMIER QUI ESPIONNE JE LE TUE ! »

Je les entendis rire, quand enfin, je fus sur le toit du château avec mon amour. Et merde, il pleut !

« Et merde ! » sifflai-je entre mes dents.

« Ça va, ce n'est pas comme si on pouvait tomber malade, et puis, tu me rends folle quand t'es tout mouillé ! » m'avoua-t-elle en se collant contre moi.

Nous étions trempés de la tête aux pieds, et je dois avouer que Bella trempée, c'était plaisant et excitant à voir.

« De quoi tu voulais me parler ? » me demanda-t-elle.

Je plongeais ma main droite dans ma poche, et j'empoignais la bague de ma mère, qui attendait sagement que je l'utilise.

« Allez mon vieux, ce n'est pas le moment de te dégonfler ! » pensai-je.

Prenant la main gauche de Bella dans la mienne, je mis un genou à terre, et j'entendis la respiration de Bella se stopper. Je la regardais dans les yeux en lui montrant la bague, puis, je lui demandais :

« Isabella Marie Swan, veux-tu m'épouser ? »

« Enfin ! » l'entendis-je murmurer. « Oui ! »

Je devais sourire comme un idiot parce qu'elle se mit à rire. Je lui mis la bague, et me relevais pour embrasser ma fiancée. Elle se détacha de moi pour admirer la bague.

« Elle est magnifique ! » me dit-elle.

« C'était la bague de ma mère. Je l'ai récupéré à mon réveil ! » avouai-je.

« J'en prendrais le plus grand soin, et elle ne me quittera jamais ! » me sourit-elle.

« Je sais ! »

Je l'embrassais une nouvelle fois, et il était plus que temps de faire ce que nous n'avons pas fait depuis deux jours. Il pleuvait toujours mais je m'en fichais royalement. Je déchirais les vêtements de Bella, et elle fit pareil avec moi, et lorsque nous fûmes nus sous la nuit étoilée, je plaquais ma déesse contre le mur du toit, j'entrais en elle aussitôt. Elle enroula une jambe autour de ma taille, et je me rapprochais un peu plus de son corps, ne laissant qu'une infime distance entre nous. S'accrochant à mes épaules avec fermeté, Bella m'embrassa avidement, et je commençais à me mouvoir en elle. Putain que c'était bon. Quand mes coups de reins se firent plus durs, plus intense, Bella relâcha mes lèvres pour enfouir sa tête dans le creux de ma nuque, et je fis la même chose, sauf que je parsemais sa peau de baisers, sans m'arrêter de bouger mes hanches pour autant. Les gémissements de ma Bella étaient un vrai plaisir pour mes oreilles, et je pourrais faire ça pour toujours. Je sentis les parois de Bella se contracter autour de moi, et ma jouissance approchait elle aussi. Avec un dernier puissant coup de rein, Bella cria sous le coup de l'orgasme, et je me déversais en elle. Sans plus attendre, je cherchais sa bouche pour un baiser fougueux.

« Je t'aime Demetri ! » susurra-t-elle.

« Je t'aime aussi Bella ! »

Frottant mon nez contre le sien, je me retirais d'elle et nous quittons le toit. A peine avait-on mit un pied dans l'escalier, que deux piles de vêtements et deux serviettes nous attendaient sur les marches. Alice ! Nous éclations de rire, et on s'habilla.

« Tu sais qu'elle va vouloir organiser le mariage ! » me dit Bella alors que je boutonnais ma chemise.

« Si elle veut ! » répondis-je.

« Tu ne sais pas dans quoi on s'engage si on la laisse faire ! » m'expliqua-t-elle.

Elle mit une paire de ballerine qui complétait sa jolie petite robe noire. Je me rapprochais d'elle, l'entoura de mes bras, et elle enroula les siens autour de mon cou, puis, je lui dis :

« Alice peut organiser le mariage si elle veut. Moi, tout ce qui m'importe c'est de savoir que nous nous marierons, et que nous ne nous quitterons plus. »

« Alors soit ! » rit-elle avant de m'embrasser. « On devrait peut-être y aller pour leur annoncer la nouvelle, même si Miss Alice a déjà dû le voir ! »

« Allons-y ! » acquiesçai-je.

Main dans la main, nous nous rendions au salon qui servait également de bibliothèque, où tout le monde nous attendait. Une fois à l'intérieur, Bella et moi nous sommes retrouvés par terre, une fois de plus sous l'assaut de Rosalie et Alice. J'entendis tout le monde rire.

« Jazz, Emmett, préparez-vous à réceptionner vos femmes ! » dit Bella.

« Pourquoi ? » demanda Emmett.

Rosalie et Alice furent projetées dans les airs, mais Emmett et Jasper les rattrapèrent au vol. Lorsque je fus de nouveau sur mes pieds, Rosalie fixa un doigt sur Bella et lui dit :

« Pourquoi t'as fais ça ? »

« Vous nous écrasiez ! » répliqua Bella.

« Je vois que tu maîtrises de mieux en mieux ton bouclier, chère enfant ! » lui dit Aro. « C'est formidable ! »

« Oui, euh, j'imagine qu'Alice vous a dit la bonne nouvelle ! » fit Bella en montrant sa main gauche où brillait l'anneau.

Nous reçûmes les félicitations de tous, et moi, je me pris une tape monstre sur le dos de la part de mon dégénéré de frère. Je retins un juron, quand nous entendîmes quelqu'un retenir sa respiration. Nous vîmes qu'il s'agissait d'Alice, et qu'elle était plongée dans une vision. Bella revint près de moi, et nous attendions. Quand Alice revint à elle :

« Oh non ! »

« Qu'y a-t-il Alice ? » demanda Caïus.

« Maria, elle prépare ses nouveau-nés au combat. Elle refuse de les tuer et elle les entraîne ! » répondit-elle.

Je sentis Bella serrer ma main, quand tout à coup :

« Très bien, elle les entraîne, qu'est-ce que ça change ? »

Nous nous tournons tous vers la voix. C'était Alessandra ! Alec lui toucha le bras.

« Si Maria ne se débarrasse pas de son armée, tu sais ce qu ça signifie ma chère ! » fit constater Aro.

« Je me fiche de savoir ce qu'elle décide. Moi, tout ce que je sais, c'est que je meurs d'envie de prendre un aller simple pour Houston pour aller lui botter les fesses en personne. Elle paiera pour ce qu'elle m'a fait subir ! » claqua Alessandra.

Aro afficha un sourire. Oh ho, je connaissais très bien ce sourire !


Lexique Musical :

* Cher Lloyd & Mike Posner : With Ur Love

** Michael Bublé : Fever