Obsession

Bonsoir tout le monde :)

Voila nous sommes lundi ! Je poste donc le chapitre 21!

Merci encore pour vos reviews :)

Bonne lecture !

Enjoy ;)


Chapitre 21

En fin d'après-midi, Régina et Emma entendirent la porte d'entrée s'ouvrir et la voix de Henry retentir dans le vestibule :

- Maman ?

La reine posa une main sur l'épaule du shérif :

- Je vais lui parler, attends-moi ici, d'accord ?

- Ouais, pas de soucis, je ne bouge pas, dit Emma en souriant.

La brune se leva et se dirigea vers la porte de sa chambre.

- Régina ?

Celle-ci se retourna et fixa la blonde d'un air interrogateur :

- Oui ?

- Merci pour tout ce que tu fais pour moi.

Régina lui sourit et sortit. Une fois en bas, elle retrouva Henry dans la cuisine, il était en train de manger un bol de céréales.

- Désolé, j'avais faim. Dit-il gêné que sa mère l'ait surpris en flagrant délit de gourmandise.

- Ça n'est pas grave. Ecoute, il faut que je te parle. Dit-elle en s'asseyant à ses côtés.

Le jeune garçon arrêta de manger, il eut soudain une boule au ventre. Souvent quand Régina employait ce ton, c'est que quelque chose de grave était arrivé. Il se cala au fond de sa chaise, le cœur battant.

- Qu'est-ce qu'il se passe ?

- C'est à propos d'Emma…

- Tu ne veux plus qu'elle vienne le soir chez nous ? Interrompit-il

Régina leva les yeux au ciel, Henry et Emma avait le don de toujours la couper dans son élan lorsqu'elle voulait dire quelque chose de sérieux.

- Non, mon chéri, c'est tout le contraire.

- Je ne comprends pas.

- Et bien… voilà, j'ai fait… évader Emma !

Les yeux de Henry s'agrandirent comme des boules de pétanque :

- C'est vrai ? Elle est ici ? Grand-mère et grand-père sont au courant ?

- Oui c'est vrai et elle est dans ma chambre. Non ils ne sont pas au courant, c'est pour ça que pour l'instant, tu dois garder le secret !

Il se leva de sa chaise, prêt à aller retrouver sa mère à l'étage mais Régina le retint par le bras :

- Henry, s'il te plaît, c'est très important, personne ne doit savoir ! Est-ce que tu m'as bien comprise ?

- Oui maman, je ne dirais rien, je te le promets.

- Bien, tu peux aller la voir maintenant.

La reine le lâcha et il se précipita dans la cuisine. Soudain, sur le pas de la porte, il fit demi-tour et vint enlacer sa mère :

- Merci maman, je t'aime.

- Moi aussi je t'aime. Allez, file.

Il se rua alors dans les escaliers et courut jusqu'à la chambre de la brune. Il ouvrit la porte à la volée et sauta dans les bras d'Emma qui était assise sur le lit :

- Maman ! Je suis trop content.

- Hey, gamin, moi aussi !

Ils s'allongèrent alors sur le lit et Henry se blottit dans le cou de la blonde. Ils ne dirent rien pendant quelques minutes et finalement le jeune garçon brisa le silence :

- Tu sais j'ai essayé de faire craquer maman pour que vous soyez ensemble toutes les deux mais chaque fois que je lui parle de toi, elle change de sujet.

Emma sourit :

- Oh ne t'inquiète pas, j'en fais mon affaire, elle va craquer !

Henry releva la tête et afficha un grand sourire sur le visage. Régina entra à ce moment-là et fut attendrie par la scène devant elle. Après quelques minutes à discuter, elle ordonna à son fils d'aller faire ses devoirs. La soirée se passa tranquillement pour la petite famille qui décida d'aller se coucher tôt pour une fois…


Régina fut réveillée par des coups violents frappés à sa porte d'entrée. Elle s'extirpa des bras du shérif et s'approcha lentement de sa fenêtre. Après un rapide coup d'œil, elle constata que Mary-Margaret et David étaient là et avaient l'air en colère.

- Ils n'ont pas perdu de temps, chuchota la reine pour elle-même.

Emma bougea et s'étira :

- Régina, qu'est-ce qu'il se passe ? C'est quoi ce boucan ? Demanda-t-elle d'une voix endormie.

- Juste tes parents qui sont en bas.

La jeune femme écarquilla les yeux, bien réveillée maintenant et totalement paniquée :

- Merde, qu'est-ce qu'on va faire ?

- Toi, tu te caches et tu me laisses faire.

- Heu… d'accord mais sois prudente, et évite de les tuer s'il te plaît.

- Je vais essayer mais je ne te promets rien, dit-elle un léger sourire aux lèvres.

La brune mit alors son peignoir et descendit pour ouvrir la porte :

- Vous avez vu l'heure qu'il est ? Dit Régina d'une voix froide.

Snow ne prit pas la peine de répondre et demanda sans ménagement :

- Où est ma fille ?

- A l'asile je suppose, dit la reine d'une voix lasse.

- Vous mentez ! Elle a disparu, elle s'est enfuie et je suis sûre que vous êtes derrière tout ça ! Hurla la princesse.

- Je ne vous permets pas de m'accuser. Dit-elle faussement outrée.

Mary-Margaret ne répondit pas et plaqua son ancienne belle-mère contre la porte afin d'entrer dans le manoir. Elle cria après Emma, alla voir dans la cuisine, le salon et le bureau mais celui-ci était fermé à clé. Snow se tourna vivement vers Régina :

- Ouvrez !

- Non !

- Régina, je ne le répéterais pas deux fois, dit-elle menaçante.

David vint près de sa femme et la prit par les épaules :

- Calme-toi chérie, ça ne sert à rien de s'énerver sur elle.

Puis il se tourna vers la reine, le regard suppliant :

- S'il vous plaît, ouvrez cette porte, demanda-t-il calmement.

La brune soupira et ouvrit la porte d'un mouvement de poignet. Mary-Margaret se précipita dedans et chercha Emma, en vain. Elle sortit de la pièce complètement dépitée.

- Satisfaite ? Dit Régina, un sourire triomphant sur les lèvres.

- Oh la ferme !

- Mary-Margaret ! Intervint le prince.

Mais il était trop tard, la princesse venait d'attiser la colère de la reine :

- Comment osez-vous me parler sur ce ton ? Vous me faites bien rire tous les deux. Dès que votre fille pète les plombs, c'est moi qu'on appelle pour la calmer mais quand Miss Swan s'est évaporée, on accuse la méchante de l'histoire ! Et vous Snow White, vous n'êtes qu'une princesse pourrie gâtée qui a toujours eu ce qu'elle voulait, vous croyez que tout vous est acquis !

Mary-Margaret avait la bouche ouverte, figée par les paroles de Régina. Elle ferma les yeux afin de se reprendre :

- Mêlez-vous de ce qui vous regarde !

Elle bouscula la brune et sortit précipitamment du manoir, suivie de son mari. Laissant Régina totalement sur les nerfs. Elle ferma alors la porte à clé et remonta retrouver la blonde.

- Emma ?

Celle-ci sortit de sa cachette qui n'était autre que le dessous du lit.

- Aie, j'ai mal partout maintenant. Dit-elle en s'asseyant sur le lit à côté de la brune. J'ai tout entendu au fait.

Régina planta son regard dans celui de la sauveuse :

- Je suis désolée.

- Pourquoi ?

- Je n'ai pas su contenir ma colère. Elle m'a poussée à bout ! Elle a le don de me mettre hors de moi, c'est fou.

Emma éclata de rire, ce qui calma Régina instantanément qui sourit légèrement.

- Écoute, il faut bien que quelqu'un la remette à sa place de temps en temps, David lui passe tous ses caprices et ses sautes d'humeur.

- Je ne pensais pas qu'un jour, tu serais de mon côté !

- Tu m'as sauvée Régina et jamais je ne pourrais assez te remercier.

La jeune femme baissa la tête, en effet, elle avait fait évader la jolie blonde mais ça n'était pas pour cela que celle-ci était guérie. Elle n'avait trouvé aucun moyen de briser le sort dont Emma était prisonnière et ça l'inquiétait au plus au point. Régina releva la tête et vit que la sauveuse la regardait d'un air inquiet, elle tenta un faible sourire pour la rassurer, en vain :

- Régina, parle-moi, je vois bien que tu ne vas pas bien, je suis là tu sais.

- Emma.. je… je…

Emma attendit que la brune se livre à elle mais rien ne vint. Au lieu de ça, elle sentit des lèvres chaudes sur les siennes. Elle fut surprise mais répondit bien vite au baiser de l'ancienne maire. Régina quant à elle avait l'impression que c'était le feu d'artifice dans tout son être. Elle s'était retenue tellement longtemps d'embrasser la blonde que c'était maintenant une délivrance. Elle demanda l'accès à la langue d'Emma et leurs langues commencèrent un ballet des plus gracieux. Le shérif passa lentement ses mains dans les cheveux bruns de Régina, descendant vers sa nuque et retomba sur son épaule. C'est alors que d'un coup, elle repoussa la jeune femme, les yeux écarquillés :

- Régina ? Qu'est-ce que vous faites ?

La reine se figea et comprit en un éclair qu'elle venait de briser le sort…