Enfin une suite, désolée pour l'attente mais je manque de temps.
Bonne lecture à tous!
On était déjà en décembre. House qui étudiait un dossier, sourit malgré lui. Il tendit le bras pour attraper le cadre photo qui trônait, en bonne place, sur son bureau. A la surprise générale de toute son équipe.
On pouvait l'y voir souriant avec Wilson à ses côtés, souriant lui aussi. Mais le plus étrange était de les voir tous les deux sur le dos d'un cheval. C'est Tony, leur accompagnateur, qui avait pris cette photo lors d'une sortie.
Depuis leur première randonnée, James était tombé amoureux des chevaux. Et, il ne se passait pas un weekend s'en qu'ils aillent faire une balade. Même House y avait pris goû en était d'ailleurs, le premier étonné. La joie de James était communicative semblait-il.
La sonnerie du téléphone le fit presque sursauter.
- Dr House.
- Bonjour Gregory.
- Bonjour maman. Comment vas-tu ?
- Très bien. Alors ? T'es tu décidé ? Vous viendrez en voiture ou par avion ?
- Par avion. Nous serons là lundi prochain. L'avion atterrit à 17h26.
- Parfait. Comment va James.
- Il va bien et il est impatient de te rencontrer.
- Je serai heureuse de le revoir aussi…
- Tu sais ce n'est plus le Wilson que tu as connu. La reprit-il.
- Je sais mon grand. Ne t'inquiète pas, ça se passera bien.
- A lundi maman.
- A lundi mon grand. Au revoir.
- Au revoir.
Il était rentré tard après avoir résolu le cas de son patient. Il allait prendre une part de pizza dans la boîte posée sur la table basse quand on frappa à la porte. Il regarda l'heure, 22h40. Qui pouvait venir le voir à cette heure-ci, un jeudi soir.
Il se leva en souhaitant que son visiteur ait une très bonne raison pour venir. En maugréant il ouvrit la porte, prêt à le renvoyer sans ménagement. Ce fut la surprise totale.
- Lucas ! Qu'est-ce que tu fous là ?
- Salut House ! J'peux entrer ?
- Tu es saoul !
- Ouaip ! Alors ?
- Allez entre. Houlà ! Il le retient juste à temps. Dis donc, tu en tiens une bonne. Suis-moi, voilà, c'est bien.
Il l'aida à marcher jusqu'au canapé, où il se laissa tomber lourdement. House observa Lucas. Il était saoul, mais paraissait heureux. Donc, il venait de fêter à sa façon, une bonne nouvelle. Il fixa House avec un large sourire.
- Alors, tu me racontes. Pour quelles raisons tu as dans cet état ?
- Elle a dit oui ! Tu…Tu te rends compte elle m'a dit OUI !
- ….
- Lisa accepte de devenir ma femme ! Je suis le plus heureux des hommes!
Sous le coup de l'émotion, House fut incapable d'avoir la moindre réaction. Il eut l'impression qu'un vide immense venait d'apparaître en eut subitement envie de cogner sur l'homme vautrer dans son canapé et qui représentait le comble du bonheur.
Puis, un flot de souvenirs lui revinrent en mémoire. Ses hallucinations, son internement, l'accident de James. Ses peurs, sa douleur, ses rendez-vous sans engagement avec Lisa. Les repas qu'il prenait avec le couple.
La vision de Lisa heureuse. La constatation, froide et logique, qu'il avait depuis longtemps accepté le fait de ne pas faire sa vie avec Elle. Et vint alors un sentiment qui le surprenait plus que tout. Il était sincèrement heureux pour eux.
- Félicitations Lucas !
- Merci.
- Pizza ? Il montra le carton.
- Ouaip ! T'as des bières ?
- Bien sûr !
Pour la première fois depuis plusieurs mois, House arriva très tard à l'hôpital. Avec un mal de tête proportionnel au nombre de bière bues la veille. C'était aussi sa première cuite depuis des mois. Il songea un instant à aller fêter ça, quelque part avec son équipe. Mais avant il devait voir Cuddy.
Elle devait guetter son arrivée. Il la vit lui faire signe de venir dans son bureau dès qu'il regarda dans sa direction. Elle était déjà au milieu de son bureau lorsqu'il entra.
- Merci House !
- C'est pas ma faute ! Il était déjà saoul en arrivant chez moi ! Se défendit-il.
- Je ne vous reproche rien. Au contraire.
- Vous êtes pas en train de m'engueuler là ?
- Bien sûr que non ! Je vous remercie d'avoir empêché Lucas de repartir complètement ivre.
- Oh !
Ils rirent de la méprise de House. C'est le plus naturellement qu'il la sera dans ses bras, en voyant son sourire.
- Félicitations Lisa. Je suis vraiment heureux pour vous deux.
- Merci House. Elle s'écarta de lui. Le regarda droit dans les yeux. Je crois que nous… un doigt se posa se sa bouche la faisant se taire.
- Tenez, il lui tendit un paquet. J'ai un petit cadeau pour vous.
- Qu'est-ce que….c'est le livre écrit par mon grand père ! Comment ?
- Ça fait longtemps que je l'ai. J'ai pensé que c'était une bonne occasion de vous l'offrir.
- Je…. Je ne…. Merci House ! C'est vraiment un cadeau merveilleux ! Où l'avez-vous…. La sonnerie du téléphone l'interrompit. Lisa Cuddy…Quand ça et où ?... Très bien je mets les urgences en état d'alerte et j'envoie une équipe sur place.
- Un problème ?
- Une grue de chantier s'est effondrée sur un centre commercial. Il y a de nombreux blessés. Tous les hôpitaux envoient des équipes de secours.
- Vous y allez ?
- Oui, avec Foreman et deux autres médecins.
- Je viens aussi.
Cuddy ne vit aucune raison de refuser son aide. Et elle s'en réjouit plus tard. Grâce à lui, ils trouvèrent une femme coincée sous des tonnes de gravats. A l'endroit où se trouvait un parking.
C'est là qu'elle prit toute la mesure des changements effectués chez House. Bien qu'hésitant au départ, appuyant le refus de la jeune femme à se laisser couper la jambe, il avait réussi néanmoins à la convaincre. Il lui avait parlé de sa propre expérience. C'était la première fois qu'il en parlait ainsi, aussi ouvertement.
Comme ils n'avaient pas attendu trop longtemps, tout se passa bien. Dans l'ambulance qui les ramenait lui et sa patiente, le mari n'avait cessé de le remercier d'avoir sauvé la vie de sa femme. Une autre équipe la prit en charge à leur arrivée.
Il renvoya son équipe après avoir résolu le cas du grutier. Il ferma les stores de son bureau. S'installa dans son fauteuil, épuisé. La journée avait été longue et riche en é s'endormit.
Cuddy aussi était épuisée quant elle se retrouva enfin dans son bureau. Elle n'avait pas le courage de se changer, elle ferait ça chez elle. Elle ramassa ses affaires. Mais, en prenant le livre que House lui avait offert, elle sentit comme un pincement dans la poitrine. Elle reposa tout et prit la direction du bureau du diagnosticien.
Elle savait que ce n'était pas une bonne idée. Malgré tout, elle le voulait encore une fois. Elle aurait tellement aimé que rien ne change dans leur relation. Elle savait qu'il n'accepterait pas. Jamais il ne coucherait avec une femme mariée ou sur le point de l'être. Quelque part, il était plus honnête qu'elle à ce sujet.
Lorsqu'elle vit les stores fermés, elle sut qu'il était là. Elle entra sans faire de bruit. L'observa dormir. Elle verrouilla les deux portes et s'assit à califourchon sur ses cuisses, le plus haut possible. Doucement elle passa son doigt sur son visage. Come pour en redessiner le contour. House se réveilla enfin à cause de ce doux chatouillis.
- Lisa ?
- Chut…laisse-toi faire.
- Non, non…tu…on ne peut pas.
- Une dernière fois Greg, s'il te plait. Supplia-t-elle.
- D'accord. Approche-toi.
Ils se quittèrent deux heures plus tard. Apaisé l'un comme l'autre. C'était terminé, il n'y aurait plus de rendez-vous. Aucuns d'eux n'en avaient parlé. Dès le début ils avaient su que ce n'était qu'une situation provisoire. Qu'il n'y aurait jamais rien d'autre que du sexe. Conscient que tout cela prendrait fin.
Le vendredi, House avait été chercher Wilson. Ils allaient passer les quinze prochains jours ensemble. Et le plus important ils allaient fêter Noël avec la mère de Greg. James était ravi et impatient. Il avait absolument tenu à acheter un cadeau pour Blythe. Ils avaient donc passé le samedi après midi à chercher le 'cadeau idéal'.
Ils étaient à présent dans l'avion qui allait bientôt atterrir.
- Greg ! Greg ! Réveille-toi, on arrive !
- Heureusement ! Je crois que j'aurais fini par t'assommer pour te faire tenir tranquille !
- Pff ! C'est pas drôle.
- Alors, que penses-tu des voyages en avion ?
- Pas mal, c'est rapide…. Et les hôtesses sont jolies. Termina-t-il dans un murmure.
Vingt minutes plus tard, House aperçut sa mère qui les attendait. Elle sourit en les voyants. Elle embrassa d'abord son fils.
- Bonjour mon grand. Ça me fait tellement plaisir de te voir.
- Bonjour maman. Moi aussi je suis content d'être là.
Elle se tourna vers Wilson qui, curieusement, semblait nerveux.
- Bonjour James, je suis heureuse de vous voir.
- Bonjour Madame House, ça me fait plaisir aussi. Il tendit timidement la main.
House leva les yeux au ciel, se retenant de rire avec peine. Sa mère fit un pas en avant et serra Wilson dans ses bras.
- Soyez gentil, appelez-moi Blythe. Vous voulez bien ?
- D'accord…Blythe.
