Bonjour! Voici un nouveau chapitre dans l'histoire de nos deux amoureux...

Il ne restera, après celui ci, que de l'Épilogue qui est déjà écrit...

Bonne lecture!

Merci aux reviews :

Trini, Manon et Loulou : merci pour vos commentaires! Enfin Lizzy et Darcy s'expliqueront! :)


Mr William vint les trouver

-Miss Élizabeth vous danser si bien! Je ne savais pas que vous dansiez la valse! Fit-il dans un mouvement presque efféminé

-Oh Mr Darcy est un bon guide, il a su me montrer meilleure que je ne le suis!

-Vous avez beaucoup de talent, miss Élizabeth, rigola nerveusement Darcy, heureux de retrouver Élizabeth de meilleur humeur

Un homme vint chercher Darcy pour lui parler et Élizabeth se glissa sur le balcon, bien caché dans l'ombrage.

Darcy avait du mal à écouter ce que Mr Smith lui entretenait. Revoir Élizabeth l'avait une fois de plus troublé. Il tentait de se concentrer sur chacune des phrases que lui lançait son interlocuteur mais, il fut contraint plusieurs fois de le faire répéter.

Quelle est jolie ce soir… mais elle semble embarrassée par ma présence…ses yeux…ses magnifiques yeux…comme j'aimerais les regarder encore et encore…Bingley a peut-être raison…je devrais peut-être écouter mes sentiments…Je lui pardonnerais tout si elle…

-Mr Darcy? Avez-vous bien entendu?

-Pardon Mr Smith, je suis un peu égaré ce soir…Peut-être pourrions-nous reparler de cette histoire une autre fois?

-Entendu, fit-il un peu déçu de ne pas être écouté

Darcy s'éloigna en jetant un coup d'œil dans la foule à la recherche d'Élizabeth.

Je voudrais juste discuter avec elle…j'aimerais la regarder encore un peu…mais où est-elle?

Décidément, l'urgence d'être à ses côtés se faisait pressante.

Jane voyant Mr Darcy scrutant la salle, s'avança vers lui.

-Mr Darcy, cherchez-vous une personne en particulier?

Il se racla la gorge, essayant de trouver une explication à son comportement.

-J'évaluais la foule…

Comprenant que son explication n'avait aucun appui, il continua :

-Savez-vous où est Charles?

-Je l'ai vu là bas, je crois. –lui pointa-t-elle avant d'ajouter, l'œil malicieux :

Et auriez-vous vu ma sœur Élizabeth? C'est que je la cherche depuis un bon moment...

-Non! non…je ne sais pas…vous me voyez désolé…

-Elle semble avoir disparu depuis…depuis votre danse…

-C'est possible, fit Darcy en fronçant les sourcils

Ne cherchant pas à le mettre plus mal à l'aise, elle le salua et partit.

Darcy emprunta la porte et sortit dans le jardin. Il devait faire quelques pas avant de retourner dans la foule. Pour reprendre ses esprits, il s'appuya sur le mur extérieur, sous une fenêtre.

Charles et Jane s'étaient retrouvés près de la fenêtre, ne sachant pas que Darcy s'y trouvait à l'extérieur.

-Mon cher Charles ! Êtes-vous responsable de cette valse?

Cette voix féminine ne pouvait être personne d'autre que son épouse, Jane.

-Comment avez-vous deviné? J'ai bien essayé de l'encourager à aller voir Miss Élizabeth, mais c'était peine perdu. Alors je l'ai piégé!

Darcy retint son souffle sous le choc.

- C'était plutôt habile je crois…mais depuis cette danse, je ne trouve plus Élizabeth…

-Je ne vois plus Darcy non plus…peut-être sont-ils ensembles?

-Je crois qu'il la cherchait à l'instant, bien sûr il n'osera pas me l'avouer…Juste ciel! Comme je serais heureuse pour Élizabeth! Imaginez s'ils se mariaient! Toutes ses déceptions seraient alors résolues!

-Très chère, j'ai peur de vous dire que vous commencez à ressembler à votre mère!

Ils continuèrent à discuter de choses et d'autres pendant que Darcy à l'extérieur, serrait les poings et grognait pour lui-même

Même Bingley complote contre moi! Lui et son épouse ! Ils sont aussi perfides que Mme Bennet. Je ne peux plus faire confiance à Charles!

Fulminant, Darcy fit quelques pas supplémentaires à l'extérieur avant de retourner dans la salle, cherchant directement Charles.

Quand il l'eut trouvé, il empoigna son bras et lui glissa à l'oreille

-Suivez-moi, je dois vous parler de toute urgence en privé

Charles accéléra le pas en suivant son ami.

À peine, étaient-ils dans le petit salon que Darcy commença

-Bingley. Auriez-vous quelque chose à me dire?

Le ton utilisé par Darcy était sans équivoque, accusateur. Bingley se mit aussitôt sur la défensive.

-Je ne vois rien?

-Je vous ai entendu près de la fenêtre…j'ai tout entendu! Fit-il sèchement pointant sévèrement son ami

Bingley resta stupéfait, sans mot

-Je pensais que vous étiez un ami! Vous êtes aussi manipulateur que Mme Bennet ou même votre sœur! Comment osez-vous comploter contre moi! -Accompagnant toutes ses accusations de battements de bras.

Bingley qui restait toujours muet, presque qu'inquiet de recevoir un coup de poing. Trouva les mots :

-Vous ne savez pas tout

-Quoi donc? Dites-moi tout! Mais je vous averti : ce seront les derniers mots que vous m'adressez!

Bingley chercha quelques secondes les bons mots et se lança :

-Elle vous aime

Darcy sursauta encore en colère

-Qui?

-Miss Élizabeth, de qui diable, pensez-vous que je vous parle! Dit Bingley en changeant de ton

Darcy resta silencieux quelques secondes puis fronça les sourcils

-Vous ne savez pas de quoi vous parlez!

-Elle l'a dit à Jane. J'ai…moi-même été témoin de…

Darcy gesticula pour l'encourager à continuer

-J'ai lu une lettre que Miss Élizabeth avait envoyé à Jane…Il n'y a aucun doute…

Darcy tournait en rond faisant les cent pas, cherchant une explication plus logique à cela.

-Vous êtes tombé dans son piège. Son plan comporte bien des affinités aussi précises qu'intelligentes, défendit Darcy

-Ce que vous avez entendu dire, le soir de notre mariage… c'est qu'elle refusait que sa mère s'ingère dans sa vie amoureuse. Si je puis vous donner une assurance supplémentaire…Mme Bennet vous déteste. Elle vous trouve orgueilleux, hautain…déplaisant. Elle ne souhaite pas vous avoir pour gendre…

Darcy qui tournait toujours en rond, refusant de croire ce que son ami lui affirmait, ralenti le pas au point où il s'arrêta en regardant le sol.

-Elle-vous-aime! Articula Charles -C'est pour votre bonheur que je vous ai poussé à danser avec elle ce soir! C'est pour cela que moi et Jane manigancions! Vous devez vous parler! Vous devez vous expliquer!

À cet instant, Jane pénétra dans la pièce

-Mr Darcy interpella-t-elle timidement

Darcy se retourna brusquement, mi-surpris, mi-fâché de cette interruption

-Voici la lettre que ma sœur m'a envoyée. Il n'y a nul doute. Loin de moi l'idée de m'immiscer… mais je ressens le devoir d'intervenir… voilà…Je vous en prie, lisez-là.

Darcy empoigna la lettre que Jane lui tendait et se retourna dos au couple présent.

Il prit quelques instants pour lire la lettre. Et la relire de nouveau en secouant la tête d'incompréhension, avant de se retourner face à Mr et ms Bingley

Darcy sourit légèrement, secoua la tête d'incompréhension, cligna des yeux rapidement, avant de souffler.

-J'ai du mal à y croire… vous êtes bien certaine que cette lettre n'est pas un piège? Une simulation de…

-Je connais bien ma sœur…elle n'est pas malhonnête. Interrompit Jane. Je la crois sans aucun doute. Elle vous aurait repoussé si vous ne lui plaisiez pas. Elle n'est ni cupide ni arriviste… Il se pourrait bien, Mr Darcy…que vous ayez l'occasion d'être, tous les deux, heureux…

-Vous ne faites pas parti d'une conspiration ? fit Darcy en regardant Bingley

-Je suis votre ami! Lança Bingley en se précipitant vers Darcy pour lui tapoter l'épaule – Je veux votre bonheur mais vous êtes si entêtés, vous et Miss Élizabeth si je puis le dire… sans vous offusquer (fit Bingley en jetant un coup d'œil à Jane). Si entêtés à vous repousser l'un l'autre, que n'avons plus aucune ressource à notre disposition pour faire aider! Donc maintenant, cher ami, arrêtez de discuter et obéissez-moi! Rigola Charles. Allez la trouver maintenant et régler cette affaire ce soir! Dites-lui vos sentiments face à face et n'utilisez pas de subterfuge pour pour vous cacher!

-J'ai du mal à croire qu'elle…ait de l'affection pour moi…je …Peut-être ai-je mal lu…je…

Bingley rit trop fort et conclut sérieusement

-Arrêtez de réfléchir! En lui pointant la porte

Darcy aussi pimpant qu'un jeune homme, se retira trop subitement et revint sur ses pas pour saluer adéquatement ses amis, redonner la lettre à Jane, et ressortit de la pièce, tout sourire.

Élizabeth s'était réfugiée sur le balcon, puis avait emprunté les marches qui mènent derrière un grand arbre. Assise au pied de cet arbre, dans une noirceur presque totale, elle pleurait en silence.

Revoir Mr Darcy l'avait complètement bouleversée. Elle avait presque oublié son sourire en coin, pince-sans-rire. Avec quelle chaleur et quelle douceur il l'avait enlacé pour la faire danser. Ses yeux autrefois mystérieux lui remémorait tous les bons moments passés à ses côtés. Mais son regard avait changé. Il avait visiblement moins d'affection envers elle. Peut-être même de la colère.

Deux mois sans le voir. Deux mois chez sa tante à pleurer. Sa mère l'avait humilié, une fois de plus, une fois de trop.

Cette douleur aigue qui lui tenaillait la gorge, révélait bien plus que l'ennui, mais la jalousie de son bonheur et la peine de ne plus se savoir aimé par l'homme qui la hantait jour et nuit.

Il est donc vrai : c'est quand on perd quelque chose que cette même chose prend le plus de valeur…

Alors qu'elle essuyait ses larmes dans l'obscurité, elle cru voir au loin des silhouettes marcher.

-Miss Élizabeth! Criaient les voix

On me cherche! Mais je ne veux voir personne! Laissez –moi tranquille je vous en prie! Se dit-elle en elle-même.

Elle se leva de son assise et tapota sa robe pour la défroisser. Battit l'air avec ses mains pour faire désenfler ses yeux. Mais elle n'arrivait pas à calmer ses gémissements.

Une voix s'approcha de plus en plus d'elle. Elle reconnu cette voix, c'était Mr Darcy.

Il entendit gémir et s'approcha de l'arbre pour savoir qui s'y trouvait

- Miss Élizabeth ? Est-ce vous? On vous cherche!

-Oui, je suis là! Tout va bien, lança-t-elle en contrôlant sa voix et sa respiration

Explorant dans l'ombre, Darcy reconnu la voix qui lui avait répondu.

-Miss Élizabeth? Que faites vous cachée dans l'ombre, venez par ici! Ce n'est pas prudent…Murmura-t-il doucement

-Je préfère rester ici, monsieur, fit-elle entre deux geignements

-Vous pleurez? Êtes-vous blessée? Dit-il en s'approchant

-Ne vous approchez pas, je suis hideuse! Fit-elle spontanément

Ne l'écoutant pas, il s'avança plus rapidement

-Ce n'est pas des yeux gonflés par des larmes qui vous rendraient monstrueuse…murmura-t-il chaudement

Il lui tendit son mouchoir tout en lui demandant

-Pouvez-vous m'expliquer ce qui ne va pas?

-Tout et rien à la fois, je dirais…je vous en prie…retournez à l'intérieur je ne veux être un fardeau pour personne…

-Vous n'avez rien d'un fardeau! Alors…rien ne va? Vous n'aimez pas les bals? N'avez-vous pas au moins, apprécié cette danse? Vous ai-je déplu? Vous aurais-je bousculé?

-Oh…Monsieur, vous avez été parfait...Cette danse était … Elle m'a fait revivre de beaux souvenirs, je dois le dire. Se contenta Élizabeth en fuyant son regard. Je vis une…situation complexe et j'aimerais la traverser seule. Merci Mr Darcy de votre sollicitude. Fit Lizzy voulant s'éloigner de lui.

Darcy soupira

-Miss Élizabeth!

Se rapprochant d'elle, il glissa sa main sur sa joue pour sécher une larme.

La chaleur de sa main sur sa peau la fit légèrement frissonner. Il était soudainement beaucoup trop intime avec elle. Mais cette promiscuité était plutôt agréable. Il était si délicat et ferme à la fois, qu'elle n'eut la force de le repousser.

-Dieu seul sait comme je vous aime… et comme je serais prêt à tout pour vous voir heureuse… Je ne voudrais plus jamais voir de larmes dans vos yeux.

Ces mots l'a fit vibrer, de son corps tout entier.

Aussitôt, elle saisit sa main et embrassa sa paume amoureusement.

Ému et surpris par ce geste tendre, il observa ce doux visage qui lui avait tant manqué. Cette souffrance imprégnée sur un si beau portrait était inacceptable. N'écoutant que son désir, il s'approcha d'elle et déposa un léger baiser sur ses lèvres. Stupéfié de ne pas se faire repousser, il s'attarda un peu plus longtemps avant de se détacher.

-Vous m'avez tellement manqué, souffla Lizzy à son oreille… et en glissant ses doigts à sa nuque, elle le dirigea de nouveau vers elle pour l'embrasser

-Voilà deux mois que je souffre pour vous, deux mois où j'ai tant voulu vous expliquer…ma mère… lui murmura-t-elle le front appuyé contre le sien

-Depuis le mariage de Jane et Charles, fit Darcy en fermant solidement ses yeux, regrettant ces mauvais souvenirs

-Oui, gloussa Lizzy- ma mère…ma mère ne connaissait pas mes sentiments…

Darcy releva la tête pour la regarder dans les yeux, alors Lizzy osa

-Je vous aime…et…Je vous aimais bien avant… mais il m'a fallut un certain temps pour comprendre…Lizzy gloussa un faible rire- Quand ma soeur a voulu vous conquérir … J'ai su que je me battrais avec ma sœur bien-aimée, …celle que je chérie pourtant de tout mon cœur…si elle s'y risquait de nouveau…

Darcy sourit à cette révélation surprenante

-Je croyais que vous me détestiez…Que votre mère voulait vous obliger à m'épouser…Il était hors de question que je m'impose à vous… c'est pourquoi j'ai préféré me désister… Si j'avais su, je ne vous aurais pas fait languir…

Elle lui sourit amoureusement

-Vous avez consolé mon affliction de la meilleure façon qui soit

-C'est donc à cause de moi que vous pleuriez dans l'ombre?

-Quelle souffrance d'aimer un homme qui ne veut plus de vous!

-Si vous saviez comme ces derniers mois m'ont torturé…me tenir éloigné de vous fut le pire exercice de ma vie…Je croyais devoir vous oublier…j'ai cru que vous étiez…fallacieuse

Ils restèrent en silence encore quelques instants avant qu'il n'ouvre de nouveau la bouche

-Alors je crois, cette fois, pouvoir mettre le genou à terre sans m'inquiéter d'un refus?

Elle lui sourit en rougissant

Darcy continua en rigolant

-Ou me faire interrompre…

-Mais ne tardez pas! On ne sait jamais! rit timidement Élizabeth

Il mit la main dans sa veste et en sortit une bague, parfaitement emballée dans un écrin de velours

-Je garde cette bague sur moi depuis… depuis si longtemps! Espérant toujours que le moment…(il se racla la gorge et déposa le genou au sol)

Miss Élizabeth, acceptez-vous de faire de moi l'homme le plus heureux du monde en devenant mon épouse?

-Juste ciel! Oui! Oui! De tout mon cœur! Dit-elle la voix étranglée par le bonheur