Titre : Le Poison d'Irya.
Chapitre: Wall Banging & Trahison.
Couple : Draco et Harry ! Severus et Sirius, Hannah et Gregory… et les prochains couples qui arriveront en fonction du vote.
Rating: M pour la suite.
Résumé : Dans le donjon de Serpentard Harry attend son exécution. Mais, au dernier moment Draco Malfoy, homme puissant et au poste influent va lui proposer un marché : s'il entre à son service il aura la vie sauve. Harry accepte sans savoir que Draco l'a piégé : le Poison d'Irya, mortel et dont il est le seul à avoir l'antidote coule maintenant dans ses veines pour l'empêcher de lui désobéir ou de s'enfuir. Malheureusement, le poison n'est pas le seul problème d'Harry : des événements étranges se déroulent autour de lui et des Sorciers, êtres bannis du territoire, tentent même de l'assassiner…pourquoi ? Qui est réellement Harry ? Et comment va-t-il faire pour combattre son attraction grandissante envers le puissant et magnifique Draco Malfoy ? Intrigues, Amour, Magie…Harry plonge dans une nouvelle vie.
Disclaimer : Harry Potter et ses personnages appartiennent à la génialissime J.K Rowling, et l'univers à Snyder, auteur que j'aimerais vous faire découvrir !
Warnings : AU et OOC! Rien à voir avec l'univers de J.K ! En fait cette fic m'a été inspirée du livre de Snyder, Poison Study ! (ou le Poison Ecarlate, en français) Vous ne connaissez pas ? Courrez vite le lire !
! En italique sont les pensées des personnages. !
-Pourquoi ? dit gravement Gryback en me plaquant plus fortement contre le mur couvert de toiles d'araignées. Pourquoi j'suis l'meilleur?
Je lui décochai un nouveau coup de pied, qu'il para sans difficulté.
-J'ai tout fait pour qu't'arrêtes de t'entraîner, grogna-t-il de sa voix grave.
Il plaqua sa lame contre ma gorge.
-J'ai pas été assez clair sale chienne ?
Une odeur de poivre et de transpiration assaillit mes narines. Je me figeai, refoulai ma peur et tentai de prendre un ton neutre. Cet enfoiré venait de me traiter de chienne, je n'allai pas lui faire en plus le plaisir de couiner.
-C'est quoi ton problème Greyback ?
-Mon problème, c'est que personne ne voit qu't'es un danger public. Personne, sauf moi. J'suis plus malin qu'Théo, Blaise et Pansy réunis. Plus intelligent qu'Draco. Pas vrai p'tite chienne ?
Je ne répondis pas, je luttai trop pour ne pas lui cracher dessus. Ça aurait signé mon arrêt de mort immédiat. Il pressa le couteau plus fort contre ma gorge.
-Pas vrai, Harry ?
Un éclair de douleur fleurit sous son tranchant.
-Oui, sifflai-je.
Derrière Greyback un nuage de poussière prit la forme de Voldemort. Il arborait son habituel sourire sadique.
-Il faut qu'tu laisses tomber l'entraînement, cracha Greyback. J'suis chargé de t'le faire comprendre. Dommage qu'j'ai pas l'droit d'te tuer…
Il frôla mon visage du revers de la main.
-Mais j'ai l'droit à un p'tit extra… j'dois juste te transmettre un avertissement du boss.
-Lockhart ? Qu'est-ce que ça peut lui foutre ?
Tout en essayant de distraire ce monstre poilu, je fouillais dans ma mémoire pour les conseils de Théo et Blaise au sujet du combat au couteau. Raaah si seulement j'avais fait plus attention…!
-Lockhart ? C't'imbécile n'a rien à voir avec ça, il pense qu'à sa promotion. Mais Miss Black-Lupin, elle, s'intéresse de près à ton nouveau passe-temps.
Bellatrix. Mon sang ne fit qu'un tour. Et moi qui avais espéré qu'elle m'eût oublié, plongée dans sa nouvelle vie et son nouveau mari… Greyback glissa sa main libre entre mes jambes et plaqua son corps contre le mien.
L'espace d'un instant, je restai pétrifié, une peur primale monta en moi. J'oubliai tout ce que j'avais appris sous le coup de la terreur, tout ce que je pensais c'est non, non, pas encore, plutôt mourir. Un doux bourdonnement résonna dans mon crâne, s'amplifia… Non ! Hurla une voix qui raisonnait étrangement comme celle d'Hermione, contrôle-toi Harry, tu peux le faire, tu en as la capacité, tu es notre Prince…
Je réprimai le bourdonnement de toutes mes forces et, petit à petit, il s'estompa. Des notes cristallines s'élevèrent en moi et d'un coup, je sus exactement quoi faire. La panique me quitta et je rouvris calmement les yeux. Poussant un gémissement, je roulai des hanches pour adopter une position plus eut un sourire enchanté, le pervers.
-J'savais bien qu't'étais qu'une chienne. T'vas l'avoir ta punition !
Il retira sa main d'entre mes jambes et y cala le haut de sa cuisse, puis il tira sur sa ceinture pour la dégrafer.
Je frottai mon genou entre ses jambes…puis l'enfonçais brutalement dans son aine. Ha ! Prends-toi ça, enfoiré !
Greyback émit un grognement de douleur et se plia en deux. J'attrapai sa lame à deux mains pour l'empêcher de s'enfoncer plus profondément dans mon cou. « Mieux vaut se couper les mains que la gorge », résonna la voix de Théo dans ma tête, tandis que je grimaçais de douleur. Je me concentrai sur le couteau et le poussai loin de moi. Greyback chancela en arrière.
-Sale chienne ! Grogna-t-il en levant le bras pour me porter un coup de couteau ensanglanté.
Comme la lame s'abattait sur moi, suivant le son cristallin qui résonnait toujours en moi, je fis un pas en direction de Greyback et pivotai, collant mon dos à sa poitrine. Puis je tendis la main et frappai son bras et son avant-bras. Ses mouvements contraires décuplèrent mes coups et bientôt son bras s'affaissa et sa main lâcha le couteau.
Je pris son poignet et le tordis jusqu'à ce que sa paume soit tournée vers le plafond. Je pivotai pour caler mon épaule droite sous son coude, puis je tirai sa main vers moi de toutes mes forces. J'entendis un grand craquement, suivi d'un hurlement de loup à l'agonie. Le bras de Greyback était cassé. Mais le son n'en avait pas fini, je virevoltai vers mon agresseur et lui envoyai deux coups de poing dans le nez. Le sang jaillit. Profitant du fait que Greyback était sonné et déséquilibré, je lui lançai un coup de pied au genou et brisai sa rotule. Il s'effondra à terre.
Le son cristallin prit fin dès que je fus sauf.
Mais pas ma rage.
Je dansais autour de lui, lui donnant des coups de pied dans les côtes. Mon sang bouillait dans mes veines, aveuglant ma conscience. Les faibles tentatives de Greyback pour me repousser ne faisaient que me déchainer davantage. Je ressentais toujours sa main entre mes cuisses. Je frappai plus fort. J'étais sur le point de le tuer.
Le fantôme de Voldemort siffla comme un serpent, semblant au bord de l'extase.
-Voilà Harry c'est très bien, tue-le, tue-le !
Ses paroles firent leur chemin en moi et arrivèrent jusqu'à la partie encore rationnelle de mon esprit. Hors d'haleine, à peine conscient, je me figeai sur place. Greyback ne bougeait plus.
Voldemort rit, de son rire froid et sans humour.
-C'est bien, Harry. Cette fois-ci tu n'échapperas pas à la potence. Je t'attendrai en enfer, siffla-t-il avant de disparaître.
Je l'ignorai et m'agenouillai près de Greyback en mettant la main sur sa gorge. Un faible battement vibra sous mes doigts. Mon soulagement fut intense, mais de courte durée. L'instant d'après, Greyback tendait la main et m'agrippait le bras, les lèvres retroussées dans un grognement bestial. Je poussai un cri et le frappai au visage. Son étreinte se desserra, je réussis à me libérer. Ramassant le couteau au sol, je suivis les conseils maintes fois répétés par Blaise : cogne et tire-toi Ryry !
Je courais à en perdre haleine. Mais cette fois, la peur ne me talonnait pas. Des ailes avaient poussé dans mon dos, de grandes ailes écarlates qui décollaient mes pieds du sol. Je me sentais tellement libre et fort que je n'aurais pas été surpris d'entendre un rugissement de lion sortir de ma gorge.
Ma petite course me fit atterrir dans les bains, déserts à cette heure-ci. Je glissai l'arme de Greyback sous un tas de serviettes et me regardai dans la glace pour évaluer l'ampleur des dégâts. La balafre sur mon cou ne saignait plus, mais les profondes entailles sur mes paumes me semblaient nécessiter des soins. Mes yeux verts brillaient d'une lueur sauvage et inconnue. Je montrai les dents, exalté. Je n'étais plus un rat à présent. Ni une chienne. J'étais un lion.
Bon… un bébé lion. Qui n'a pas encore bien fait ses griffes et ses crocs. Mais un futur roi de la Savana Interdite (nda : haha, clin d'oeil à la Forêt Interdite, que j'adore) quand même.
J'étais censé goûter le dîner du Ministre dans peu de temps, mais il était hors de question d'asperger de sang son repas. La bouffée d'énergie que j'avais ressentie après ma victoire contre Greyback se dissipait à toute vitesse. Oh-Oh. Des vertiges m'assaillirent. Je pris le chemin de l'infirmerie. Oulala je vois des étoiles… J'espérai y arriver avant de m'évanouir.
Mme Pomfresh me jaugea rapidement, puis m'indiqua un lit. Je m'assis au bord et tendis les paumes.
-Comment avez-vous…
-Du verre cassé.
Elle me lança un regard dubitatif, mais ne dit rien.
-Je vais chercher les instruments, ne bougez pas jeune homme.
Je m'étendis sur le lit pour l'attendre. Elle revint peu de temps après avec pleins d'instruments…de torture ? Oula mais c'est supposé être quoi ce truc avec une pince ? et une colle cicatrisante. Des élans de douleur parcouraient mes mains.
Je redoutai les soins à venir. Mon nouveau lion intérieur se transforma en chaton et parti se réfugier sous un lit en crachant, le dos rond et la queue ébouriffée.
Je tournai la tête sur le côté pour ne pas avoir à regarder le carnage et vis Draco arriver en trombe, ses yeux gris orageux vrillés sur moi. Et merde.
Il ne manquait plus que lui…
-Que s'est-il passé ? demanda-t-il sèchement.
Ouh, en voilà un de sale humeur.
Encore.
Je lançai un regard oblique au médecin. Elle prit ma main droite et la désinfecta.
-Le verre cassé laisse des lacérations irrégulières, dit-elle sans nous regarder. De toute évidence, ces coupures ont été faites par un couteau. Le règlement m'oblige à le déclarer.
Pompom sale traitresse ! Elle m'avait dénoncé à Draco, et celui-ci ne partirait pas sans avoir obtenu une réponse, butté comme je le connaissais.
-Harry, siffla Draco avec le calme qui précède la tempête, qui t'a fait ça ?
Résigné, je me concentrai sur lui, essayant d'ignorer la douleur.
-On m'a attaqué.
-Qui ? Répéta-t-il en rugissant avec rage.
Pompom lui lança un regard apeuré, je crois avoir fait de même, mais je nierais tout en bloc si Blaise me taquine. Je tournai les yeux vers elle et Draco comprit.
-Pouvez-vous nous laisser un instant ? demanda-t-il plus calmement.
L'infirmière plissa les lèvres, mécontente.
-Cinq minutes, pas plus, assura Draco. Sortez maintenant, ordonna-t-il d'une voix qui ne soufflait aucune réplique.
Elle s'éloigna vers son bureau à l'autre bout de l'infirmerie.
-Pour la dernière fois Harry : Qui t'a fait ça ? Répéta-t-il d'une voix glaciale.
-Greyback, un garde de l'unité de Lockhart. Il m'a dit travailler pour Bellatrix. Elle veut que je laisse tomber l'entraînement.
Les paupières de Draco se plissèrent et je lus dans son regard une rage meurtrière d'une profondeur insondable, j'eus un frisson et me rappelai que l'homme devant moi était un tueur professionnel. Le meilleur et le plus redoutable qui existe sur les deux territoires réunis. Ses traits durcirent, ses lèvres se retroussèrent sur ses dents comme un fauve prêt à bondir sur sa proie. Et tout bas, d'une voix aussi profonde et implacable que la mort, je l'entendis siffler :
-Je vais le tuer.
Mon cœur remonta jusque dans ma gorge, réchauffant tout sur son passage et j'eus l'envie irrationnelle de me jeter dans ses bras. Mais je me retins et secouai doucement la tête.
-Non, ça serait dommage, il peut nous être utile. C'est un lien qui nous permettra de remonter jusqu'à Bellatrix.
Draco posa sur moi son regard gris et dur, cherchant à lire en moi. Son regard se posa sur l'entaille à mon cou et il tiqua, comme s'il se retenait physiquement de ne pas partir d'ici en courant, couteau à la main et cible en vue.
-Où cela s'est-il passé ? demanda-t-il d'une voix hachée, sa mâchoire tellement crispée que je crus qu'elle allait se casser en deux.
-Dans une réserve. La quatrième ou cinquième porte après celle de notre salle d'entraînement.
-Il ne doit plus y être maintenant, je vais aller le chercher au baraquement.
Il avait l'air réjouit par cette perspective, si j'en croyais l'éclat sadique dans ses yeux.
-C'est…inutile, soufflai-je doucement en baissant le regard.
-Pourquoi ?
Draco me décocha un regard qui me rappela celui du Ministre. Intense mais sans qu'aucune émotion ne se lise sur son visage. Juste l'obligation irrationnelle de dire toute la vérité sans être capable de cacher le moindre détail.
-Euh… c'est que…enfin… dans l'état où il était…enfin je ne crois pas qu'il ait bougé…et un seul homme ne suffira pas à le transporter.
-Je vois, dit lentement Draco en se relaxant visiblement. J'en déduis que ton entraînement progresse de manière satisfaisante.
-Mieux que je ne le pensais en fait, répondis-je honnêtement.
-Bien.
Draco sourit enfin et je me détendis, lui rendant son petit sourire. En voyant l'infirmière se lever pour s'approcher de mon lit il leva sa main et caressa mon cou endoloris.
-Décidemment tout le monde en veut à cette magnifique peau…, chuchota-t-il.
Mon cœur rata un battement pour repartir de plus belle.
Il profita que l'infirmière ne tourne la tête pour attraper un de ses « outils médicaux » pour se pencher sur moi et poser un rapide baiser sur mes lèvres.
-Et je n'en fais pas exception, juste pour différentes raisons…
Sur ce il tourna les talons et laissa place à l'infirmière.
Argh lui et ses foutus attaques surprises… Mon cœur mourrait un peu plus à chaque fois qu'il se l'appropriait.
Après les soins je me pressai vers le bureau du Ministre, mais Draco m'avait devancé. Lorsque je pénétrai dans la salle du trône, il refermait la porte de Snape derrière lui. J'eus tout juste le temps de voir que Sirius n'était pas avec le Ministre. J'eus un pincement au cœur en pensant au brun et ses yeux rieurs qui broyait du noir quelque part parce que son mari ne le traitait plus comme avant.
-Je me suis occupé du diner, dit Draco en me tirant de mes idées noires. Viens.
Draco passa son bras autour de mon dos et posa sa main sur ma hanche pour me guider à travers le dédale des bureaux. A cette heure de la soirée, seuls quelques conseillers travaillaient encore et aucun ne nous prêtait attention. Je sentis le rouge me monter aux joues mais je ne fis rien pour déloger sa main possessive. Après ce qu'il m'état arrivé, sentir le corps de Draco me fit l'effet d'un désinfectant. Tout souvenir de Greyback, son odeur et ses mains baladeuses s'effacèrent de mon esprit. Seules restaient la main chaude à ma droite et le corps collé à ma gauche.
-Trouve Mili et annule le rendez-vous, dit Draco soudainement. Tu as besoin de repos.
Hein ? Rendez-vous ? Pourquoi il me parle de cette morue de Milicent?... Ah ! Je me secouai pour retrouver mes esprits et me raclai la gorge.
-Non, ça semblerait louche d'annuler au dernier moment, et je risque de ne pas avoir une nouvelle chance de démasquer l'informateur.
Il lança un regard dubitatif à mes pansements.
-Je mettrai des gants pour les cacher ! Il fait froid dehors, personne n'y fera attention.
Draco ne répondit pas, mais il pinça les lèvres. Je sentis que la victoire me filait entre les doigts.
-Je vais très bien ! Assurai-je.
-Regarde-toi dans une glace et répète ça si tu l'oses, répliqua le blond en souriant.
Je lui tirai la langue. Il hésita, le visage plissé par l'indécision.
Comment le faire craquer ?
Une idée me traversa l'esprit et le rose me monta aux joues, je n'allais pas faire ça…si ?
Je vis le refus se former sur ses traits et je pris ma décision. On fonce dans le tas, on réfléchis aux conséquences plus tard.
Je me collais encore plus à lui.
-Draco, je vais bien je t'assure, ronronnai-je.
Ses yeux se braquèrent sur moi et toute trace d'amusement disparu. Je levais les yeux vers lui sans bouger la tête, le regardant par-dessus mes cils comme j'avais vu Hannah regarder Greg.
-S'il te plaît laisse-moi y aller…
Je fis la moue en avançant ma lèvre inférieure. Ses iris s'agrandirent et ses yeux se fixèrent sur ma bouche avec envie.
Parfait Harry, ricanai-je intérieurement. Maintenant, le coup de grâce…je fis trembler ma lèvre inférieure doucement en clignant deux fois des cils. Les yeux de Draco s'écarquillèrent une fraction de seconde avant que son regard ne s'assombrisse brutalement. La seconde d'après j'étais plaqué contre un mur, le corps chaud de Draco fortement collé au mien et les deux mains retenues par l'une des siennes prisonnières au-dessus de ma tête. Son autre main était… j'eus un hoquet de surprise quand je sentis la mutine m'empoigner les fesses. Mon regard se plongea dans le sien, prédateur et implacable et je frissonnai.
J'avais réveillé le dragon qui dort.
J'eus un frisson d'anticipation.
-C'est la deuxième fois aujourd'hui que je me retrouve plaqué contre un mur, marmonnai-je avec humeur. Et la dernière fois l'autre s'est retrouvé à moitié mort. Je dis ça, je dis rien… souris-je d'un air espiègle.
Draco plissa des yeux et remonta un côté de sa bouche en un demi-sourire qui me fit craquer.
-Essaie seulement de me repousser comme lui Harry, susurra Draco, et je te prends à même le sol.
Mes aïeux. Comment ai-je fais pour ne pas jouir sur place ? C'est un miracle. Draco n'attendit pas de réponse et plaqua sa bouche contre la mienne sans ménagement, forçant l'accès à ma langue. Les mains toujours plaquées au-dessus de ma tête, je n'eus d'autre alternative que de me soumettre à ses assauts empressés (je sais, l'excuse en bêton). J'ouvris la bouche sans rechigner et il m'embrassa avec fougue. Je répondis à tous ses coups de langue, toutes ses morsures, tous ses suçages, tous ses gémissements avec une faim dévorante. Je me rendis compte que ça m'avait terriblement manqué. Depuis que j'avais pris la décision de ne plus approcher Draco… tout en lui m'obsédait. Non, en réalité je crois bien qu'il avait commencé à hanter mes esprits bien avant. J'aimais sentir son corps plaqué contre le mien, ses hanches bougeant contre les miennes et sa main passer sous ma tunique pour toucher la peau sensible de mes fesses et se faufiler entre…
Oh. Par. Sa-la-zar.
Je décollais ma bouche de la sienne dans un bruit mouillé pour rejeter ma tête en arrière. Un gémissement proche du sanglot s'échappa de mes lèvres abusées alors que Draco enfonçait un doigt en moi. La sensation de brulure me fit haleter et je tirai sur mes bras pour détacher mes mains de sa prise autoritaire, sans succès.
-D-dra…
-Chhhh, n'aie pas peur, ronronna-t-il contre mon oreille avant de suçoter mon lobe.
Oh ! Oooh que c'est bon… Draco s'attaqua bien vite à mon cou, suçotant, léchant, embrassant, mordant. Et son aine toujours plaquée contre la mienne frotta plus fort, encore plus fort…
Draco bougea son doigt, le remonta juste comme ç…
-Aaaaah ! Le cri s'échappa de ma bouche sans que j'en aie conscience.
Je ne sais pas ce qu'il avait touché mais des chocs électriques parcoururent mon corps alors que cet enfoiré souriait contre ma peau.
-Oh oui, c'est là…, ronronna-t-il d'un air fier.
Mes hanches bougeaient de manière saccadée alors que son doigt continuait de bouger, titillant la partie sensible qui me faisait perdre la tête. Mon corps se tordait à la fois pour entrainer le doigt plus profondément en moi mais aussi pour avoir plus de friction contre le pénis dur qui se frottait au mien.
-Harry tu es à…moi…bordel, jura Draco en sifflant contre mon cou avant de mordre sauvagement ma peau délicate.
Ma vue se troubla alors qu'une chaleur insupportable s'empara de mon corps tout entier. Puis d'un coup la pression se relâcha et nous nous laissâmes tous les deux glisser contre le mur, la main de Draco toujours sur mes fesses, mais plus en moi. Il me lâcha doucement les poignets et mes bras retombèrent mollement à mes côtés. Draco avait toujours la tête enfouie dans mon cou et je sentais sa respiration saccadée contre ma peau. La sensation chaude et humide me fit frissonner de plaisir, elle était presque plus intime que sa main sur mon cul.
Le lion en moi s'étira et se roula sur le dos en ronronnant. Je fus tenter de faire comme lui. Nous restâmes ainsi quelque temps, lui la tête dans mon cou en reprenant paisiblement sa respiration, moi le front posé sur mon épaule à respirer son odeur musquée. Nous ne parlâmes pas. Il n'y avait rien à dire. Pour ma part, et tout du moins pour le moment, tout était…parfait.
Soudain, des bruits se firent entendre au bout du couloir. Le souffle de Draco se figea dans mon cou.
-Des gardes en ronde, dit Draco avant de se relever et de m'inciter à faire de même.
Nous avions remis nos vêtements plus ou moins en ordre juste à temps pour voir deux gardes tourner dans notre direction. Quand ils virent Draco ils s'inclinèrent respectueusement et se mirent sur le côté pour nous laisser passer. Draco et moi les dépassâmes rapidement. Draco avait retrouvé son masque impassible mais pour ma part je sentais une rougeur traitre me brûler le visage.
Nous prîmes la direction de son bureau dans un silence pesant. Que dire ? Que faire ? Je n'allais pas répéter que c'était une erreur, que ça ne se reproduirait plus, comme la dernière fois. Honnêtement je n'en avais pas la force et je savais que Draco s'en souvenait encore, alors pas besoin d'enfoncer le couteau dans la plaie.
Nous nous arrêtâmes devant la porte de son bureau et je me dandinais d'un pied sur l'autre, le visage baissé, mal à l'aise.
-Tu es sûr que tu peux te rendre au rendez-vous ? dit soudainement Draco avec le même ton habituel.
Je levais les yeux vers lui. Il était impeccable. Froid, détaché, poker face bien en place, un peu plus et je me demandais si je n'avais pas imaginé ce qu'il venait de se produire. Seule la légère brûlure à mon anus me prouvait ma santé mentale.
-Certain.
-D'accord, dit-il enfin. Nous procéderons comme prévu.
J'hochai la tête.
-J'ai du travail à finir, poursuivit-il. Repose-toi jusqu'à l'heure du rendez-vous. Et pour ce soir, ne t'inquiète pas, je ne te lâcherai pas d'une semelle.
Il mit sa clé dans la serrure.
-Draco ?
Il se retourna si vivement que j'en sursautai.
-Oui ?
-Hmm (je me dandinais un peu plus,) que va-t-il arriver à Greyback ? Finis-je par demander.
-Oh.
Je levai les yeux en entendant son ton bas et…déçu ? Mais son expression était toujours aussi neutre.
-Nous allons le soigner, le menacer de prison s'il ne coopère pas et, quand nous en aurons fini avec lui et s'il est encore en vie, je le réaffecterai au Désert des Secrets. Cela te suffit-il ? Tu préfères que je le tue ? S'enquit-il calmement.
Le Désert des Secrets était une région déserte, comme son nom l'indique, caniculaire et infestée de Basilik, les plus grands et féroces serpents du monde. Greyback risquait d'y connaître une triste fin. Je ne pus retenir un mauvais sourire.
-Non. C'est très bien. Si j'avais voulu qu'il meure, je m'en serais chargé moi-même.
Draco se redressa vivement. La surprise, l'amusement, la méfiance et une approbation langoureuse (lisez à se refaire plaquer contre un mur) passèrent sur son visage, puis il se reprit et fut de nouveau de marbre. En le quittant, je lui fis ma meilleure imitation du sourire benêt de Blaise. J'entendis son rire bas résonner derrière moi et je fus étrangement fier de moi.
Me reposer était hors de question. Penser à ce qu'il venait de se passer avec Draco et y accorder la moindre importance était un gros, un énorme panneau INTERDIT agrémenté d'une tête de mort. La mienne.
J'avais plusieurs choses à faire avant l'heure du rendez-vous. Comme trouver une paire de gants et une cape. Par chance, Hannah n'avait pas encore fermé son atelier couture. Lorsqu'elle m'eut prise dans ses bras, couvert de bisous et qu'on eût échangé les derniers ragots, je lui exposai ma requête.
-Mon loulou mais bien sûr ! dit-elle d'un ton de matrone. J'ai oublié de te donner des vêtements chauds !
Elle s'affaira parmi les tas de vêtements, ses boucles dansant autour d'elle.
-Ryry, vraiment, pourquoi ne m'en as-tu pas parlé avant ? Me gronda-t-elle.
-Parce que je n'en ai pas eu besoin jusqu'ici, dis-je en riant.
-Roh, n'importe quoi!
Lorsqu'elle eut fini de rassembler ma garde-robe d'hiver, je fus submergé de vêtements. Sérieusement, j'aurais pu survivre sur un glacier pendant des semaines avec son attirail. Je rangeai tout cela dans un coin de la pièce et demandai à Hannah de le faire livrer aux appartements de Draco.
-Tu habites toujours là-bas, hein ? dit-elle en souriant comme une diablotine.
-Pour l'instant, dis-je avec l'air le plus innocent que je pus mimer. Quand les choses se calmeront, je reprendrai mon ancienne chambre.
Ou plutôt, si jamais elles se calmes. Et si je suis toujours à Serpentard à ce moment-là.
Ou encore si je suis encore en vie.
Je lançais un coup d'œil à Hannah. Elle allait me manquer si je m'évadais à Gryffondor. Greg, Blaise et Théo aussi. Je soupirai. Mine de rien je m'étais attaché à cette petite bande de fous. Et Draco… argh. Quel bordel.
Je fouillai dans le tas d'affaire et y dégotais une cape et des gants, tous les deux noirs. Parfait.
-Je crois que tu vas y rester un moment, dit la couturière.
Je me tournais vers elle.
-Où ça ?
A Gryffondor ?
-Chez Draco, répondit-elle avec exaspération en me faisant les gros yeux.
-Oh. (Je rosis). Pourquoi ?
-J'ai l'impression que Draco a le béguin pour toi, chantonna-t-elle avec un air espiègle. C'est la première fois qu'il s'intéresse autant à un goûteur. D'habitude, après les avoir formés, il les ignore complètement. Si jamais il flaire des problèmes, il charge l'un de ses mouchards de filer le goûteur, mais il n'a jamais pris la peine de s'en occuper lui-même. Sans parler de l'accueillir dans sa suite personnelle !
Hannah avait débité cela d'une traite, le visage teinté de rose.
-Tu es folle Hannah, balbutiai-je alors que mon cœur s'emballait. En plein délire !
-En fait, c'est la première fois qu'il s'intéresse à quelqu'un autre que le Ministre et Sirius. Je commençais à soupçonner une petite mal-fonction au niveau de l'entre-jambe mais…
Elle fit une petite pose dramatique alors que j'eus un flash back de son sexe tendu et chaud contre le mien. En parfait état. Aucun problème à l'horizon de ce côté-là pour Draco Malfoy.
-Voilà que le magnifique et brillant Harry réussit enfin à faire palpiter son cœur de glace !
-Tu devrais sortir de ton atelier, de temps en temps. Tu as besoin d'air frais et d'une bonne dose de réalité ! Lui lançais-je par dessus mon épaule en sortant avec ma cape et mes gants.
Je n'étais pas stupide, et cela faisait longtemps que j'avais perdu ma naïveté, alors je n'étais pas dupe. Ce que Draco avait pour moi… c'était du désir sexuel. Aucun sentiment là-dedans. Je ne doutais pas qu'au moment où il apprendrait qui j'étais vraiment, il me tuerait sans hésitation, petites séances sympathiques contre les murs ou les tables ou pas.
Et pourtant, je ne pus réprimer un petit sourire idiot.
Le rire mélodieux de mon amie m'accompagna jusque dans le couloir.
-Tu sais que j'ai raison ! Chantonna-t-elle de loin.
J'essayai de me convaincre qu'Hannah délirait, bien qu'adorable, la pauvre était victime de son imagination et de son goût pour les ragots. Qu'elle se trompait. Je fis réellement de mon mieux pour m'en persuader. Lorsque j'arrivai aux cuisines et que je vis Greg aux fourneaux, je me rappelai que Draco était un assassin impitoyable. Il avait tué beaucoup de gens. Draco était dangereux, caractériel et exaspérant. Et pourtant, j'avais beau essayer, je ne parvenais pas à effacer de mon visage ce sourire stupide à l'idée d'un engouement réciproque.
Je posais ma cape sur un tabouret et me servis un dîner tardif. Greg acheva de tourner des cochons sur leurs broches et vint s'asseoir à côté de moi.
-Des cochons de lait ? Dis-je. En quel honneur ?
-Visite des généraux cette semaine, annonça Greg. Sirius a demandé toutes mes spécialités, même s'il avait l'air bizarre. (Il se gratta le menton, pensif, et j'eus un coup au coeur). Mais le plus fort, c'est que le Ministre m'a demandé un festin pour la semaine prochaine ! Un festin ! Il n'y en a pas eu depuis…
Il secoua la tête.
-Euuh, dix ans ?
-Ca fait un bail, m'étonnai-je, la bouche pleine.
-Ouaip. Alors je suis vraiment ravi ! Me sourit-il.
Mili m'attendait juste au-delà de la porte sud du château. Elle arborait son habituelle expression de dégout. Nous nous échangeâmes quelques insultes en guise de salut, puis nous partîmes en silence. J'espérais de tout cœur que Draco nous suivait, mais je me gardais bien de jeter un coup d'œil derrière nous, de peur d'éveiller la méfiance de la morue transgénique. En fin de compte, nous continuâmes sans encombre vers une petite ruelle déserte. Mili s'arrêta devant une maison impossible à distinguer de ses voisines et frappa deux coups. Au bout d'un moment, la porte s'entrebâilla vers l'intérieur et un homme grand et massif passa la tête dehors. L'homme n'avait pratiquement pas de cou et possédait une moustache de belle taille de couleur noire. En baissant le regard je vis qu'il portait un uniforme d'aubergiste. Eh bien personnellement je n'irai pas séjourner chez lui de mon plein gré. Lorsque l'homme aperçu Millicent il eut un hochement de tête qui fit ressortir son double menton. Il posa un regard si noir et dédaigneux sur moi que je me mis à gigoter nerveusement. Une goutte de sueur coula le long de ma colonne vertébrale. Je décrétais que je détestais ce gros boudin. Enfin, il ouvrit la porte en grand et nous permit d'entrer. Nous montâmes l'escalier et arrivâmes au troisième étage sans avoir échangé un mot. Tu parles d'une ambiance, si Draco avait été là il aurait rit de tout ce ridicule.
La pièce était inondée de lumière, de livres en tout genre, d'un bureau et de plusieurs fauteuils confortables. On aurait dit un cabinet de travail. L'homme s'assit derrière le bureau mais ne nous proposa pas de fauteuil. Nous dûmes rester debout en face de lui, côte à côte. J'eus vraiment hâte que toute cette mascarade se termine enfin.
-Le goûteur, dit-il en retroussant les lèvres d'un air satisfait. Je savais qu'un jour ou l'autre, je t'aurais à mon service.
-Qui êtes-vous ? Dis-je d'un ton brusque.
Son visage rosit de colère mais il se reprit.
-Tu peux m'appeler Capitaine Dursley, gamin.
Wow. Quel nom ridicule. C'est de lui (ça ?) que j'avais si peur ? Je posai un regard dubitatif sur son uniforme d'aubergiste.
-Je ne suis pas au service de Snape. Je possède ma propre armée, dit-il d'un air important. Millicent t'a expliqué comment je travaille, n'est-ce-pas ?
-Oui.
-Parfait. Dis-moi ce que tu sais et tu seras payé en conséquence. Mais attention : ni ragot, ni rumeur. Et aucune information personnelle, tu n'as besoin de connaître que mon nom. Compris ?
-Très bien.
Puisque je voulais m'attirer sa confiance je ne fis pas de vagues. Du moins, pas pour l'instant.
-Bien, hocha l'homme avec un air satisfait. Qu'as-tu à me dire ?
-Le Ministre a désigné un nouveau successeur.
En entendant mes paroles, Dursley se raidit brusquement. Je jetai un regard en coin à Mili. Elle paraissait choquée et assez irritée que je détienne une information aussi importante.
-Comment le sais-tu ? demanda avidement Dursley.
-J'ai entendu le Ministre, Black et Malfoy en parler.
Je ne voulais pas les appeler par leur prénom et sous-entendre qu'on était proche.
-Ah Malfoy…
Dursley inclina sa grosse tête vers moi.
-Pourquoi habites-tu avec lui ?
Je paniquai pendant une fraction de seconde mais je me repris.
-Ça ne vous regarde pas, dis-je d'un ton ferme. Pas d'informations personnelles, vous vous souvenez ?
Ses sourcils se froncèrent et le rouge lui monta aux joues, pas d'embarras, mais de colère. Du coin de l'œil je vis Millicent se dandiner sur place à mes côtés. Les colères du « Capitaine » Dursley étaient donc renommées.
-Dans ce cas comment pourrai-je te croire ? Siffla-t-il avec méchanceté.
-Si Draco apprend que je suis ici, il me tuera. Vous le savez aussi bien que moi. Combien me donnez-vous pour ce renseignement ?
Dursley me jaugea pendant un instant puis ouvrit une bourse en velours, en tira une pièce d'or et me la lança comme un os à un chien. Je sursautai et l'attrapai au vol, réprimant une grimace. Les entailles sur mes mains étaient encore douloureuses.
-Tes quinze pour cent, dit-il à Mili en lui envoyant deux petites pièces.
Habituée à ses manières, elle les attrapa sans peine.
-As-tu autre chose à me dire ? demanda Dursley.
-Pas pour le moment.
-Lorsque tu apprendras quelque chose, préviens Milicent. Elle arrangera un nouveau rendez-vous.
Nous fûmes renvoyés. Mili, silencieuse, me précéda dans l'escalier, puis dans la rue. A l'instant où elle me guida vers une ruelle plus obscure encore, Draco sortit de l'ombre. Avant que j'aie pu dénoncer Mili, il me prit le bras, ouvrit une porte et m'entraîna dans une petite pièce vide.
J'étais déconcerté par son apparition subite, pourquoi n'avait-il pas attendu que l'on soit au château pour arrêter Millicent ? Et pourquoi m'avoir pris moi par le bras ? Un coup d'œil vers la porte m'apprit que Mili nous avait suivis, un sourire mauvais sur son visage joufflu. A vrai dire, je ne l'avais jamais vue aussi réjouie. Cela n'avait aucun sens. Elle venait de se faire prendre la main dans le sac ! Je lançai un regard à Draco, attendant une explication.
-J'avais raison Draco, fanfaronna Mili. Il a trahi le Ministre pour une pièce d'or. Regardez dans sa poche !
-QUOI ? Hurlai-je, scandalisé. Alors celle-là elle est gonflée ! Si cette peau de vache croit un seul instant que je vais la laisser me…
-En fait, m'interrompit Draco avec un sourire amusé, Harry m'avait informé de votre expédition, dit-il calmement à la gouvernante. Il pensait te dénoncer, toi.
Le sourire triomphant de Millicent s'estompa aussitôt.
…Et le mien aussi.
-Vous auriez pu me le dire, grommela-t-elle au même moment ou je bégayai :
-Ce n'est pas elle qui vend des infos sur moi ?
-Ça aurait été beaucoup moins drôle, dit-il à la gouvernante avec un sourire calculateur avant de se tourner vers ma mine scandalisée et de me répondre : Non. Mili travaille pour moi. Nous essayons de découvrir les complices de Dursley depuis un moment. Cela fait un bon moment qu'il harcelait Mili pour qu'elle t'implique dans son réseau. J'ai trouvé que c'était une bonne occasion de tester ta loyauté.
Oh le…le…le manipulateur ! Cachotier ! Menteur ! Le vil serpent ! J'étais estomaqué. Je n'avais rien vu venir. Draco m'avait soumis à ses tests depuis des lustres sans que je ne m'en rende compte! D'un coup je compris la mystérieuse colère de Draco : il s'attendait à ce que je le trahisse, lui, Sirius et le Ministre ! Comment avait-il pu croire cela ? J'avais peut-être dans l'idée de m'enfuir mais jamais je ferai quoi que ce soit qui pourrait nuire à Sirius ! Et je n'étais pas un cafard, je ne vendais pas d'information sur qui que ce soit ! Comment avait-il pu me prendre pour une personne aussi basse et minable ? La colère et la déception se livraient bataille en moi, je fus incapable de prononcer un mot.
-J'avais espéré renvoyer ce rat au donjon, se lamenta Mili.
Exaspéré, elle enfonça un doigt boudiné dans mon bras. Ma colère prit le pas sur ma raison. L'instant d'après, son bras était coincé derrière son dos et son visage était tiré dans une grimace de douleur.
-Je ne suis pas un rat ! Dis-je entre mes dents. J'ai prouvé ma loyauté une fois pour toutes alors maintenant, tu me fiches la paix ! Plus de messages dans la poussière, de fouiner dans mes affaires ou de coups bas déloyaux, la prochaine fois que tu m'emmerdes, je te casse le bras, c'est clair ?
Je la repoussai loin de moi, elle trébucha et s'écrasa sur le sol. Péniblement, elle se releva, visage en feu, bouche ouverte, prête à protester. Mais Draco s'interposa.
-Bien parlé Harry. Mili, tu peux disposer.
La gouvernante referma la bouche avec un petit claquement, me lança un regard noir, pivota sur ses talons et quitta la pièce.
-Salle morue avariée, marmonnai-je.
Draco pouffa.
-Elle est insupportable, n'est-ce pas ? C'est pour ça que je l'apprécie.
Je lui lançai un regard féroce puis détournai la tête. Je lui en voulais toujours. Il me contempla un instant, puis ajouta :
-Harry, au lieu de bouder j'aimerais te montrer quelque chose. Ça ne va pas te plaire mais je crois qu'il faut que tu le voies.
-Parce que tu crois que ça m'a plu ta petite épreuve de merde ? Sifflai-je entre mes dents.
-Je t'avais prévenu que je testais parfois mes goûteurs, répondit-il, glacial. Mes épreuves prennent bien des formes, tu l'apprendras avec le temps.
Avant que j'aie pu répondre, il posa la main sur mon épaule. D'un geste sec, je la délogeai. Je lui lançais un regard polaire, qu'il me rendit. Puis il soupira et, résigné à ma colère, me montra le chemin.
-Reste auprès de moi et ne fais pas de bruit.
Nous ressortîmes dans la ruelle et nous faufilâmes dans l'ombre, jusqu'à un portail sombre d'où on voyait l'entrée de la maison de Dursley.
-La personne qui fournit des renseignements à ce vieux pruneau de Dursley va bientôt arriver, murmura Draco à mon oreille.
Ses lèvres frôlèrent ma joue, et firent courir des frissons le long de mon dos. Maudit Draco, démon manipulateur. Il savait parfaitement ce qu'il me faisait. Distrait, je ne prêtai qu'à moitié attention à la ruelle. Puis je vis une silhouette solitaire ce découper à l'autre bout du chemin et marcher vers nous d'un pas lourd. La silhouette sortit de l'ombre pendant un instant, illuminée par la lumière de la maison voisine. Mon sang se glaça et mon cœur se serra alors que l'imposante ombre de Greg se dirigeait vers la maison de Dursley.
-Non…chuchotai-je.
Alors c'était ça, de se prendre un coup de poignard dans le dos par un ami ?
Ta-daaaaammm! Qui s'en doutait? :P
Merci d'avoir lu et de me suivre à chaque chapitre !
Vous êtes invité à continuer de voter pour vos couples favoris si vous le souhaitez. :)
MENU 1) du BlaiseThéo et du RonHermione? (102 votes pour, OMG EGALITÉ)
MENU 2) du RonBlaise et du HermioneThéo?(102 votes pour OMG ÉGALITÉ)
MENU 3) du RonThéo et du HermioneBlaise?(38 votes pour, je sais pas pourquoi peu de personnes votent pour ces couples, Ron sera grand et musclé alors que Théo est de taille moyenne et de gabarits moyen aussi, sans être chétif, il est musclé, soldat oblige. Pour ces deux couples, leurs caractères seraient opposés et donc…complémentaires ! Pensez-y…)
Dîtes-moi ce que vous préféreriez et j'écrirai en conséquence, je trouve ça plus sympa que ces couples-là soient au goût de tous :)
Merci d'avance pour votre participation! xD
Ayase, qui vous aime à la fouliiiie et vous envoie des Tic-Tac à travers l'écran!
