Je sais que j'ai mis beaucoup « beaucoup » de temps pour revenir par ici. Mais les derniers mois ont été particulièrement difficiles pour moi. A la suite des fêtes de fin d'année, quelques évènements personnels d'importance se soldant au triste décès d'un membre très proche de ma famille début Janvier ont happé toute mon envie de faire quoique ce soit dans mes hobbies habituels ;((

Une vague d'évènements familiales à organiser par la suite, une promotion surprise à mon taffe de jour m'imposant subitement 12H de taffe par jour depuis mi-février u_u, le tout saupoudré d'une déprime hivernale (ou juste le contre coup de la perte de l'être cher u_u) Bref, tout cela et plus encore sont à l'origine de mon incapacité à écrire quoique ce soit devant mon PC durant ces trois derniers mois. Aussi, est-ce avec toutes mes excuses pour cet interminable Hiatus, que je vous présente (enfin) la suite de ma fanfic.

J'espère seulement à présent, que cette longue absence ou le fait qu'il s'agisse du dernier tiers le moins passionnant de l'histoire ne vous donnera pas l'envie de fuir. ^_^

Sachez juste qu'ayant repris le chemin de l'écriture depuis une 10ène de jours, je devrais pouvoir updater dorénavant tous les deux ou trois jours. Donc promis plus de longues pauses d'ici à la fin ^-^ !

Sur ce long roman, je vous souhaite une bonne lecture. En sollicitant votre indulgence, s'il vous semble que cette suite apparait comme banale ou bancale. (C'est que je n'avais pas prévu que tous ces évènements persos coupant net mon inspiration, tomberaient pile poil à l'occasion des chapitres les moins attrayants de l'histoire ^_^'')

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UNDER COVER


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Chapitre 20

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Marchant le long du couloir de l'étage où il se trouvait hospitalisé, le lieutenant Marty Deeks était plongé dans ses pensés.

Son rendez-vous avec le médecin orthopédique spécialisé en médecine du sport s'était bien passé, deux jours plus tôt. Il avait longuement ausculté son genou et garanti pouvoir lui redonner l'intégralité de ses fonctions passées. L'homme était reconnu comme l'un des meilleurs dans son domaine. Trouvé par le biais de l'ami d'un ami, Deeks avait eu la très grande chance de se voir positionner en haut d'une très longue liste de patients désireux d'avoir à faire à ce médecin en personne et non à l'un de ses subalternes. Ses états de service et propres relations avaient suffisamment pesés dans la balance. Aussi ses espoirs de retrouver toutes ses facultés physiques étaient-ils au plus haut. Et avec eux, la perspective de reprendre très vite du service avant même la fin des séances de rééducations : Un soulagement intense après la peur engendrée par le compte rendu des médecins s'étant jusqu'alors occupé de lui. Au moins avaient ils eu l'honnêteté de l'informer ne pas être en capacité de lui assurer un retour à toute sa motricité, s'il confiait les dernières opérations à leur soin.

Seule ombre au tableau : le coût d'une telle main experte. Le devis reçu à l'issu de l'expertise du docteur Schweitzer s'était avéré conséquent. Le chirurgien avait beau avoir suffisamment de respect et admiration pour la police en général et d'empathie pour son cas en particulier, pour accepter de le prendre en urgence. Il n'en avait pas pour autant abaissé ses tarifs. Mais peu importait. Il n'avait pas l'intention de rechigner sur ce point, et comptait bien se donner les moyens de se payer les soins de ce spécialiste.

Au moins avait-il fêté l'an passé le remboursement de la dernière mensualité de son prêt d'étudiant. N'ayant pu profiter d'un quelconque soutien de famille depuis ses onze ans. Bien que boursier, il avait dû - comme tant d'autres - prendre un emprunt pour terminer ses études de droits et se payer sa première licence pour le barreau de Californie. Se diriger vers une carrière de flic plutôt que d'avocat avait mis à mal sa capacité à le rembourser rapidement. Mais depuis son arrivés au NCIS, il avait enfin pu clôturer ce prêt et commencer à mettre de coté de quoi envisager quitter l'Etat quelques jours.

Avec la facture qu'il devrait d'ici peu payer… Ses premières grandes vacances qu'il espérait passer à surfer les vagues des côtes australiennes devraient encore attendre. Mais la décision n'avait pas moins été facile à prendre. Car à quoi bon avoir de quoi se payer le voyage de ses rêves s'il devait s'y rendre en tant qu'estropié ? Avoir de merveilleuses vagues à sa portée et ne pas pouvoir les surfer s'apparenterait plus à de la torture !

Soupirant, Deeks réalisa dépité que ce ne serait pas pour demain qu'il aurait la joie d'offrir un tel voyage à sa partenaire. Au moins, ca lui laisserait plus de temps pour la convaincre à se mettre au surf… Et puis, ce n'était pas comme s'il ne vivait pas déjà toute l'année au soleil. Ou pris l'habitude de voyager dans sa jeunesse. Ce que vous ne connaissiez pas, ne pouvait vous manquer ! Quant à son désir secret d'emmener Kensi pour un voyage en amoureux… cela devrait attendre des jours financièrement plus heureux.

Soupirant à l'idée de ne pas être fichu d'avoir assez pour ne serait-ce qu'offrir une preuve d'affection à sa petite amie avant un bon moment, c'est d'humeur morose qu'il se dirigea vers une fenêtre. Il avait besoin d'air. S'il n'était toujours pas autorisé à aller dehors, au moins pouvait-il dorénavant avoir toute liberté à errer dans les couloirs munie de béquilles pour conserver son équilibre.

Dans très peu de temps, au prix de ses maigres économies cumulés à un nouveau crédit, il pourrait à nouveau remercier chaque matin les Dieux de l'océan de lui permettre de surfer leurs vagues. Pour y parvenir, la première opération d'une série de trois allait débuter dans moins d'une heure. Raison pour laquelle la jolie infirmière répondant au nom de Clarice l'approchait avec un sourire.

- Votre chirurgien est arrivé. Il prépare le bloc opératoire avec son équipe.

- Merveilleux.

- Comme convenu avec lui, vous n'aurez qu'une anesthésie locale. Mais aussi petite soit-elle, il nous faut vous y préparer. Nous y allons ?

Acquiesçant, il la suivi jusque dans sa chambre.

Il avait bien prit soin de planifier les opérations en semaine, dans le but de ne pas y mêler l'équipe. Il ne voulait plus voir personne lui tenir la main la journée entière. Prévue pour ne durer chacune que deux heures, sous anesthésie locale donc. Il serait amplement apte à recevoir des visiteurs, en fin de journée sans afficher plus de faiblesse qu'à l'habitude. Si son entourage savait qu'il devrait supporter prochainement trois opérations complémentaires. Seul Eric était dans la confidence que le médecin venant les réaliser était un spécialiste payé de sa poche et non l'un des praticiens de l'hôpital militaire.

Il refusait qu'on le plaigne ou vienne à lui proposer l'aumône. Comme il se refusait à ce qu'ils aient connaissances de ses difficultés financières. Il n'avait pas besoin d'ajouter une énième brique au mur de la honte qu'il devait déjà assumer quotidiennement face aux autres. Il se souvenait suffisamment amèrement des dernières piques de Sam sur le fait qu'ils le savaient presque toujours à découvert.

L'ennui, c'est qu'à ne rien vouloir confier. Il souffrait à contrario de ne pouvoir exprimer à ses amis ses doutes et craintes quant à l'opération à venir. Et si la reconstruction se passait mal ? Si une bactérie s'insinuait dans ses plaies ? Il y avait tant de raisons pouvant pousser les médecins à vous amputer. Merci à l'accès internet fourni par la tablette d'Eric, avec laquelle il avait passé la nuit à surfer sur les forums médicaux où de nombreux patients évoquaient comment leur vie avait basculé suite à un acte chirurgical de ce genre.

- Tenez. La Bétadine. Vous devez vous laver intégralement avec ce produit.

- Pour limiter tout risque d'infection durant l'opération.

- C'est ça. Je vois que vous connaissez.

- Malheureusement, oui.

L'aidant à ôter ses multiples bandages, elle le guida ensuite jusque dans la petite salle de bain adjointe à sa chambre.

- Si vous avez besoin d'aide…

- Ca devrait aller. Merci.

- Alors, je reviens dans dix minutes.

- Ok.

Enfin seul, Deeks soupira une nouvelle fois. Les bains à l'éponge c'était sympa sur le papier, mais franchement pas si appréciable dans les faits. Mais les douches à la Bétadine… D'expérience, il savait qu'il n'y avait pas pire pour le démanger sur tout le corps. Enfin. Pas comme s'il avait le choix. Prenant un instant pour observer son corps dénudé face au petit miroir, une fois la blouse ôtée, il ne put retenir une grimace. Voir le reflet de son corps meurtrie restait toujours plus déstabilisant qu'entrapercevoir des pans de ce dernier en vue directe. Surtout quand nombre de ses plaies donnaient toujours littéralement envie de vomir à leur seule vue. Au moins son visage gardait figure humaine.

C'est alors seulement qu'il tiqua sur un détail de poids.

Si jusqu'ici, il n'avait pas exprimé le besoin de se raser et qu'une infirmière l'aidait en partie à se débarbouiller. Il réalisait seulement à l'instant n'avoir pas vu ne serait-ce que le reflet de son visage depuis son hospitalisation. Situation d'autant plus facilité qu'au vu du nombre de soldats handicapés peuplant les lieux, les miroirs ou simples vitres permettant d'offrir un reflet étaient rares dans cet hôpital et totalement absent de la salle de travail utilisée par les kinés. Aussi le réalisait-il seulement à cet instant.

Bon Dieu ! Mais quand était-il redevenu blond au juste ?

De ce qu'il s'en souvenait, il n'avait été perdu dans le brouillard des drogues qu'une seule petite journée. Et non plongé dans le coma pendant des mois !

Tachant de trouver réponse à cette surprenante révélation, l'homme observa encore quelques secondes ses boucles si… naturelles, avant de s'imposer un long jet d'eau chaude sur son corps trop sensible. Si cette première étape restait globalement presqu'appréciable, il redouta un peu plus la suite : appliquer la Bétadine, malgré tout son dégout pour cette substance rouge orangée marquant la peau.

- Vous êtes prêt ? entendit-il de derrière la porte, tandis qu'il s'essuyait.

- Comme une tomate bien mure.

Riant de son bon mot, l'infirmière lui glissa une blouse propre qu'il enfila avant de la rejoindre. S'allongeant sur le brancard apporté pour venir le chercher, il observa la jeune femme préparer une IV pour l'y brancher. Suite à quoi, un aide soignant vient le pousser direction l'étage des salles d'opération. Observant les néons peuplant les plafonds, Deeks replongea dans ses pensées moroses peuplées de doutes et d'une peur abyssale de perdre à jamais sa capacité à courir ou surfer comme par le passé.

NCIS - LA

C'est bien après l'opération, que Kensi le retrouva assoupi dans sa chambre. Prenant garde à ne pas le réveiller, ayant eu connaissance de l'intervention chirurgicale. L'agent du NCIS s'installa comme chaque jour dans le fauteuil adjacent au lit que son partenaire occupait.

Si elle n'en montrait rien en sa présence, la jeune femme n'était pas dupe. Elle savait qu'il venait de s'offrir les faveurs très couteuses d'un chirurgien de renom dans le monde de la médecine sportive. Si la colère et l'agacement avait été ses premiers sentiments à la découverte qu'il agissait sans les concerter, ni même les en informer. Avec un peu de réflexion et une forte remise en question, elle comprenait qu'il puisse le leur cacher. Du moins dans une certaine mesure. Mais cela n'avait rien eu d'évident. Il avait surtout fallut toute la diplomatie d'Éric qui s'était attelé à lui expliquer les raisons de son comportement quand elle était venu le trouver pour dénicher un médecin apte à garantir le succès des opérations dont le genou de son partenaire avait besoin. L'informaticien lui avait alors assuré que Deeks s'en était déjà occupé.

- Quoi ? Pourquoi t'en aurait-il parlé et pas à moi ?

- C'est délicat à expliquer.

- Lâche le morceau, Éric!

Clairement effrayé, le surfeur s'était sentit contraint d'avouer que Marty lui avait demandé de devenir la personne à contacter en cas de problème médical. Et qu'en cette qualité, il avait du l'informer de ses choix, en plus de confier ses coordonnées à l'équipe médicale en charge des chirurgies vouées à reconstruire ses ligaments. Il avait pris un peu plus de temps encore, pour lui expliquer que son honneur d'homme serait à jamais entaché, si elle osait seulement lui proposer de l'argent pour l'aider à financer ces soins.

Trop souvent, elle oubliait qu'entre l'héritage de son père, comprenant la maison dans laquelle elle vivait, et les multiples primes de risques obtenues en tant qu'agent du service des infiltrations du NCIS, elle était protégée de tout soucis financier. Avec des parents ayant assuré toutes ses dépenses avant la perte tragique de son père, jamais elle n'avait même eu à s'inquiéter de comment payer ses factures. A l'inverse, elle savait Deeks locataire de son deux pièces, tandis que son simple salaires de flic de LA n'égalait pas la moitié d'une prime d'un militaire au grade équivalent.

Ne pouvant donc nier une certaine vérité dans les conseils d'Eric, Kensi s'était promis à la place d'organiser dans les prochains mois de petites vacances. Un voyage rien que tous les deux… en amoureux. Si elle avait l'habitude de se rendre souvent à Hawai, revoir des amis de son père. Elle avait découvert à son dernier retour que Deeks n'avait lui jamais quitté la région de L.A. Peut-être qu'une fois remis de ses opérations et de la rééducation qui s'en suivrait, accepterait-il de l'accompagner pour sa prochaine visite de l'ile ? Ce serait ainsi pour lui, l'occasion de découvrir de nouvelles vagues… Si seulement il pouvait de nouveau les chevaucher dans un proche avenir.

Et Dieu qu'elle espérait que les opérations soient un succès, sur ce point.

Quoi qu'il en soit, soucieuse de laisser échapper un mot malheureux pouvant révéler ce qu'elle savait, c'est le sourire volontairement un peu idiot qu'elle accueillit son réveil.

- Hé !

- Hé. Quelle heure il est ? demanda-t-il tout en se redressant.

Il n'avait pas eu souvenir d'être tombé endormi.

- A peine 17H.

- C'est pas un peu tôt pour que tu sois déjà là ?

- On est vendredi. Hetty nous a libérés plus tôt. Alors, j'ai décidé de passer directement, histoire de compenser mon absence demain.

Jamais au grand jamais, elle n'avouerait que tous étaient au courant de son opération et l'avait envoyé en éclaireur pour savoir comment cela s'était passé.

- Aurais-tu des projets pour ton week-end ? demanda-t-il avec curiosité.

- Yep… Shopping entre filles.

Si elle aurait aimé que cette nouvelle le déçoive, il n'en fut rien. Clairement heureux de cette annonce, sa réaction lui confirma plus surement que Deeks ne supportait vraiment plus qu'on puisse jouer les gardes malades à son chevet. Rien de surprenant, si elle prenait le temps de se mettre à sa place. C'était dur à accepter, quand elle aspirait à passer plus de temps à ses cotés. Mais comprenant sa position et désireuse de lui être agréable, Kensi s'était promis de faire l'effort de ne plus être sur son dos 24H/24 et 7jrs/7.

NCIS - LA

Le lendemain matin, c'est Eric que Deeks vit entrer dans sa chambre, comme s'il était chez lui. Une attitude qui ne variait pas depuis sa première visite. Si l'informaticien surfeur était le seul à ne pas s'imposer à heure fixe. C'était aussi le seul à ne pas prendre de pincettes avec lui. S'affalant sur le fauteuil, c'est naturellement qu'il reposa ses pieds sur le bord du lit, prenant en main le magazine laissé par son prédécesseur.

- Comment va ?

N'ayant eu guère la chance de bouger depuis la veille - le genou opéré devant rester immobilisé après l'opération - sa réponse ne se fit pas attendre.

- M'ennuie.

- Tu m'étonnes avec de la littérature pareille. le coupa Eric dans ses pensées

Sautant sur ses pieds, l'informaticien ouvrit son sac pour sortir une carte SD qu'il intégra à la tablette tactile apportée une semaine plus tôt.

- Mate ce que j'ai amené. La finale des championnats d'Hawaï !

- Putain, c'est déjà passé ?

- Ouais ! Et grâce à tes exploits, mes vacances ont été annulées.

- Laisse-moi rire, t'annules chaque année. T'as peur de l'avion mais ne veut pas te l'avouer.

- Dit celui qui flippe rien qu'à la seule idée d'inviter un certain agent du NCIS à aller voir un film de fille au ciné.

- Tu l'as voit craquer pour Scarlett Johansson ?

- Tu ne trouves pas que Nell lui ressemble un peu ?

- A qui ? Cathy Spencer ? la finaliste ?

- Crétin, je parle de Scarlett !

Voyant qu'il y croyait, Deeks éclata de rire.

- T'es con toi !

Parfois, avec certaines personnes, il n'existait aucune crainte, aucun tabou, aucune peur.

Juste une compréhension mutuelle qui ne nécessitait pas de passer pour quelqu'un d'autre.

Un pote qui par son seul bagou vous permettait d'oublier toutes vos prises de tête, vous laissant rêver à un avenir plus heureux.

Reposant sa tête contre les coussins, Deeks se laissa aller à ses confidences.

- J'aimerais que tu m'enlèves au spot des roches d'or.

Ses défenses tombées à ses pieds, toute moquerie l'aurait achevée. Mais c'était le genre de chose qu'on ne craignait pas avec son meilleur ami.

- Ton jour, ton heure. Même pas besoin du certificat médical.

- Cool.

- yeah…

Oui, parfois, il y avait des amis qui étaient au-delà de la surprotection. Tout simplement, parce qu'ils savaient qu'en absence de tout jugement vous assumiez vos vraies limites. Aucun besoin de faux semblants, de volonté à paraître plus fort ou moins faible qu'on l'était. Puisque rester soi-même n'était pas une tare. Juste être qui l'on était.

- Aller pousse toi, Bodhi [1] faut que je te montre un truc génial.

A moitié chahuté à l'autre bout de son lit orthopédique, Deeks ne tiqua pas pour la douleur des chocs, mais le surnom.

- Sérieux ? « Bodhi » ? Moi c'est « Johnny » !

Réalisant ce qu'il venait de dire, Deeks resta bouche bé de sa propre réponse.

- T'as franchement envie de garder ce surnom après que l'autre barge ait voulu te découper en sushi ?

Ne sachant s'il devait apprécier la comparaison, Deeks ne pu s'empêcher de répondre en mode humour noir. La perche était trop grande.

- Dans mon cas, on était plutôt axés barbecue coréen. Mais sérieux. « Bodhi » ? Je ne suis pas suicidaire !

Au regard appuyé d'Éric, il insista.

- Hééé ! J'ai jamais voulu crever. C'est bien le seul truc qu'est jamais passé par mon esprit. Sans quoi je ne t'aurais pas appelé pour te faire jouer le chevalier en armure blanche pour me sauver.

- Ok. Donc on gardera « Utah » pour les prochains mois ?

Soupirant, Deeks sut qu'il ne supporterait pas se faire nommer « Johnny » dans le flot des vagues à leur retour sur les spots.

- Ouais, on fait comme ça.

- Ok.

Balayant tous ses soucis et doutes d'une main, Éric reprit le sujet du moment

- Je disais donc. Regarde cette vidéo et bave !

Oui, parfois cela faisait du bien qu'on vienne vous parler de tout et de rien. Mais surtout qu'on ne vous évoque pas la douleur, les doutes et les peines…Et sur ce point, Deeks savait avoir des amis capables de lui offrir cette bulle d'oxygène indispensable à son équilibre mental. Même si pour le coup, il ne s'agissait pas là de ses trois plus proches équipiers du NCIS. Observant la vidéo avec un peu plus d'attention, c'est sans réfléchir qu'il la commenta.

- Imagine Kensi dans ce bikini…

- Si ca ne te dérange pas, je préférerais y voir Nell.

- A ce propos, tu sais où elles allaient aujourd'hui ? Kens' a parlé de courses entre filles, hier soir.

- Et crois-moi, tu seras le premier à en découvrir les fruits !

- A dire ?

- Kensi a débarqué hier midi dans le MTAC pour convaincre Nell de l'accompagner pour une tournée de boutiques de lingeries !

La réaction immédiate du blond fut un blush intégral. Aussi amusante qu'inattendue, elle déstabilisa Éric.

- Tout va bien ? T'es juste pas en train de me faire un malaise là ?

- Tout va bien.

D'abord sceptique, Eric identifia plus surement la gêne de la douleur.

- Dis donc toi, t'aurais rien de croustillant à partager avec ton pote ?

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A suivre…


Les références partagées entre Deeks et Eric (que les aficionados n'auront aucun mal à reconnaître p) sont les premiers d'un long fil d'Ariane courant sur cette dernière partie de l'histoire ^-^ (ou comment se faire un petit plaisir perso à se remémorer « The film » consacré aux surfeurs/braqueurs ^.^)

mimi yuy