Bonjour à tous, nouveaux et anciens lecteurs, un nouveau chapitre s'ouvre au pays de Storybrooke, une suite qui apportera son lot de réponses et de mystères, un merci particulier à Mystik7 (vivement la suite de ta fiction, même si je ne suis pas pressée de la voir se finir). Merci à vous qui me laissez des reviews, à vous qui suivez cette fictions même si vous ne laissez pas de reviews, merci à vous qui lisez et me laissez des MP. J'espère que ce chapitre vous plaira.
Le baiser est la plus sûre façon de se taire en disant tout.
Emma réalisa rapidement qu'elle ne pouvait aller nulle part, cette fois elle ne pourrait pas fuir ses sentiments, ses peurs et surtout son cœur, car oui Régina était devenu son cœur, dans tous les sens du terme. Elle ne pouvait ni fuir ni se cacher. Au vu des derniers évènements il ne faisait plus aucun doute dans son esprit que Régina resterait aux côtés d'Emeralda, alors pourquoi les battements de son cœur semblaient si étranges. C'est alors que la blonde se souvint que ce n'était pas son cœur qui battait dans sa poitrine mais le cœur de son aimée, le cœur de sa Reine, le cœur de Régina. Sans prendre le temps de réfléchir elle donna un coup de poing dans le mur en face d'elle. La douleur la fit hurler. Elle regarda sa main ensanglantée laissant les larmes sortir sans chercher à retenir la souffrance, tant physique que moral, qui s'était emparée de chaque fibre de son âme, de son être. Elle sentit deux mains enserrer sa taille, un corps se coller contre son dos et des lèvres se poser sur sa nuque. La blonde poussa un soupir mi-soulagée, mi angoissée.
- Pourquoi t'es-tu enfuie ?
- Pourquoi m'as-tu suivie ? Pourquoi n'es-tu pas restée avec elle ? C'est elle ton véritable amour.
- Mon véritable amour se tient dans mes bras, répondit la brune en resserrant son étreinte.
- Je ne suis que moi Régina mais elle c'est Emeralda, ton premier amour, ton seul amour.
- Emma regarde-moi, est-ce que tu trouves que je ressemble à Emrys ? demanda-t-elle en retournant le shérif.
- Tu l'aimes et cela est réciproque, je ne suis pas de taille contre elle.
- Emma, mon cœur bat dans ta poitrine, écoute-le, sens ses battements. D'après toi pourquoi ses battements sont aussi chaotique ? Ne ressens-tu pas ma douleur, combien tes mots m'attristent ?
- Ce n'est que passager, tu m'oublieras dans ses bras comme tu m'as oubliée lorsqu'elle t'a embrassée.
- Emma, non, je ne m'y attendais pas. Je ne m'attendais pas à voir Emeralda à tes côtés. Si seulement je pouvais te faire lire toutes les lettres que j'ai écrites, mais je les aies perdues, le Mage les a brûlées. Je t'aime Emma, tu es mon présent et mon avenir. Et là je vis mon pire cauchemar, te voir me fuir.
- Régina, je t'aime sache-le et n'en doute jamais, mais je ne veux plus être celle qui détruit ton bonheur…
La blonde ne put poursuivre sa tirade, la Reine la fit taire d'un baiser. Emma s'accrocha à son cou se laissant porter par ses émotions et tout ce que les battements du cœur de Régina lui faisaient ressentir. Régina ressentait la douleur de la jeune femme et tentait par ce baiser de lui faire ressentir la force de son amour. Oui, la situation était complexe, mais Régina n'avait aucun doute sur ce qu'elle ressentait et elle ne voulait pas perdre Emma. La brune se sentit brutalement repoussée et vit la blonde s'éloigner et tenter de la fuir. Elle retint le shérif en lui attrapant la main ensanglantée. Emma ne put retenir un cri de douleur.
- Emma… ta main.
- Ce n'est rien, à peine une égratignure, expliqua le shérif.
- Une égratignure, un doux euphémisme pour une main cassée, murmura la Reine en usant de la magie pour soigner les blessures de la blonde puis y déposa un baiser.
- Je te pardonne Emrys, je te pardonne pour le crime dont tu te sens coupable, je te pardonne Evil Queen pour cette malédiction qui nous a réunit. Tu as fait de moi la sauveuse, ta sauveuse. Je suis et serais toujours ton bouclier, murmura la blonde en sortant de sa poche la lettre qu'elle avait pour la tendre à la brune. Fenrir m'a apporté chacune de tes lettres, elles n'ont pas été détruites. Chaque soir ton fils venait les déposer sur ma table de nuit afin que je sache que tu étais toujours en vie. Cette déclaration ne m'a jamais quittée, ni cette lettre que tu m'as écrite pour la saint Valentin. Je t'aime Régina.
D'une main tremblante la brune prit la feuille tendue, elle reconnut son écriture. C'était l'une des lettres qu'elle avait écrite. La brune colla son front contre celui de la blonde en poussant un soupir de bien-être mais elle savait qu'il lui faudrait encore du temps pour oublier la culpabilité qui la rongeait. Le visage baigné de larmes elle embrassa Emma, les battements du cœur de la blonde accélérèrent ce qui remplit de joie et d'amour la Reine.
- Je crois que je dois avoir une petite discussion avec Fenrir, dit Régina en mettant fin au baiser.
- Tu devrais plus le remercier que le punir, sans ces lettres j'aurais passé tout mon temps à te rechercher, chaque lettre était pour moi un signe de réconfort bien sauf cette lettre de saint Valentin, ce que tu écrivais était si…
- Tu n'étais pas censée lire ces lettres, du moins pas de mon vivant, tenta d'expliquer la brune.
- Chut, je ne veux rien savoir pour le moment, je veux juste profiter de ta présence, de ton amour et de notre petite famille.
- Je t'aime Emma, murmura l'Evil Queen en embrassant de nouveau le shérif.
Pendant ce temps Henry tentait d'assouvir sa curiosité sur les dragons et le monde d'origine de ses mères en posant une multitude de question à Emeralda sous le regard attendrit de Fenrir. Ainsi entre éclat de rire et souvenirs douloureux, le jeune brun commençait à découvrir la jeunesse du dragon élevé avec amour par Emrys et Emeralda avant que ces derniers ne se sacrifient en attaquant le Mage pour protéger le derniers représentants d'une espèce aujourd'hui disparue, ou presque.
- Et il n'y a aucune chance que, tout comme Fenrir, un autre dragon ait survécut ? demanda l'enfant avec espoir.
- Je ne pourrais le dire avec certitude Henry, mais de mon vivant tous les dragons avaient été tués soit par le Mage, soit par des personnes cupides de notre monde.
- Fenrir m'a dit que mon âme appartenait aussi à votre monde et que je ne retrouverais pas la mémoire comme mes mères, mais il ne veut pas me dire pourquoi. Et vous Emeralda vous sauriez me dire pourquoi ?
- Hélas enfant je ne reconnais pas ton âme, je ne pourrais t'apporter de réponse.
Voyant le visage triste de son frère Fenrir voulut lui changer les idées et sous une impulsion provoquer par tous ces souvenirs évoqués il prit l'enfant dans ses bras et courut droit vers Emeralda pour l'entrainer elle aussi dans le lagon d'eau chaude.
- Fenrir, hurlèrent deux voix à l'entrée de la grotte.
Trop tard, une grande gerbe d'eau venant s'écraser aux pieds de Mme le Maire et son shérif. Trois têtes ressortir de l'eau et éclatèrent de rire avant d'entamer une bataille d'eau. Les deux mères commencèrent à faire demi-tour avant d'être immobilisées par une mystérieuse force qui doucement, mais sûrement, les entrainaient vers le lagon. Elles tentèrent de résister dans un premier temps, peine perdue.
- Fenrir arrête cela tout de suite, exigea Régina.
- Arrêter quoi Mère ? demanda le dragon qui dos à l'entrée ne voyait pas ce qu'il se passait.
- Henry, je sais que tu veux connaître ta puissance mais ne joue pas à cela gamin, répliqua Emma.
- Désolé M'man mais c'est pas moi.
Les deux femmes se regardèrent comprenant qui les entrainait vers le lagon et avant qu'elles ne puissent dire quoique se soit Emeralda leur fit un sourire taquin puis fit un geste de la main qui eut pour résultat de faire plonger la Reine et le shérif dans l'eau.
- Des enfants, je suis entourée d'enfants, s'énerva Régina en crachant l'eau qu'elle avait avalée.
- Je vois que certaines choses de ne change pas, murmura l'autre brune à l'oreille de Fenrir.
- Arrête de te plaindre, répondit Emma en aspergeant d'eau la Reine.
- J'ai comme une impression de déjà-vu, soupira la brune en tentant de se protéger des attaques du shérif.
Henry regardait ses mères jouer comme des enfants, puis faisant un clin d'œil à Fenrir et Emeralda il dessina un symbole dans l'air qui fit jaillir une masse d'eau qui prit la forme d'un dragon et s'enleva au-dessus des deux jeunes femmes. Du coin de l'œil Régina vit le mouvement de l'eau et se retourna. Elle reconnaissait ce tour, elle se tourna vers la blonde qui sourit et haussa les épaules avant que le dragon d'eau ne plonge droit sur elles les douchant une fois de plus. Tout le monde retint son souffle en attendant la réaction du Maire.
- Voilà un bien joli tour, mais à l'avenir Emeralda j'aimerais que tu apprennes à Henry comment se défendre, expliqua-t-elle en sortant du lagon.
- Je ne lui apprendrait plus rien mon Aimée, il est temps pour moi de retourner là où est ma place et de transmettre tout mon savoir à Emma, répondit la concernée.
- Déjà ? questionna Henry.
- Oui mon enfant, tu sais je ne suis qu'un « accident », si tout c'était passé comme prévu je n'aurais même pas existé. Il est temps que je rendes à Emma ce qui lui appartient, il est temps que je deviennes celle que je suis destinée à être dans cette vie.
- Je ne te reverrais plus ? demanda l'enfant les larmes aux yeux.
- Je ne te quitte pas Henry, je deviens enfin ta maman. Emma aura tout mes souvenirs comme cela aurait dû être depuis sa naissance. Je serais toujours là gamin, expliqua la brune en prenant l'enfant dans ses bras. Tu pourras me poser encore des centaines de questions sur mes vies antérieures, j'y répondrais.
Malgré la tristesse qui pouvait se lire dans les yeux de l'enfant il hocha la tête avant d'embrasser Emeralda.
- Tu seras ma maman toi aussi.
- Je l'ai toujours été et je te protègerais comme je l'ai toujours fait, murmura-t-elle.
Emeralda se releva, embrassa Fenrir une dernière fois et lui offrit un petit pendentif en forme de loup.
- Dans ce monde cet animal est ton protecteur, ton gardien. Trouves-le et tu deviendras plus fort.
- Je ferais de mon mieux Mère, et aujourd'hui j'ai de nouveau une famille comme dans la légende que me contais mon père.
- Oui, comme dans la légende du dragon de la Déesse. Tu es aussi fort et courageux que ce dragon et je suis fière de toi, je l'ai toujours été.
Régina regardait la scène des adieux cherchant les mots de réconfort qu'elle pourrait dire pour rassurer ses enfants et aussi se rassurer elle. Lorsque son regard croisa les yeux verts d'Emma elle compris, Emeralda et Emma avait ce regard particulier, cette petite étincelle qui la rassurait et lui redonnait confiance. Une main sur sa joue la ramena au moment présent.
- Ce n'est pas l'heure des adieux mon Amour, nous sommes liées pour l'éternité, nos âmes se retrouveront toujours.
- Emeralda…
- Un jour tu m'as dit « *Ce monde n'est que la préparation au monde suivant, que tout ce qui peut-être demandé c'est de le quitter en espérant avoir aimé et avoir été aimée.
- Je te rechercherais partout, à travers mille mondes et dix mille vies jusqu'à ce que je te retrouve.
- Je t'attendrais dans chacun d'eux tant je t'aime. »
- Dans ce monde tu ne m'as pas attendue, tu m'as retrouvée.
- Je t'aime, répondit Emeralda en se blottissant dans les bras de la Reine.
Régina serra contre son cœur l'autre brune avant de déposer un baiser sur la joue. Puis vint le tour d'Emma. Le shérif regarda s'approcher l'autre femme, cette part de son âme qui détenait la clé d'une partie de ses anciennes vies.
- Emma, je te les confie.
- C'est étrange de t'entendre dire cela, après tout tu fais partie de moi… à moins que ce ne soit moi qui fasse partie de toi. Cette situation est tellement étrange, ça fait bizarre de voir une partie de son âme en chair et en os, tenta de plaisanter la blonde. Tu seras là aussi pour veiller sur eux.
- Tu vas devenir plus puissante, ta magie va changer, ne soit pas effrayée car tu seras toujours toi.
- Et nous serons là pour t'aider, ajouta Fenrir.
Emma prit Emeralda dans ses bras. Elle cherchait les mots justes pour rassurer la brune, alors qu'en fait c'est elle qu'elle voulait rassurer, mais ne trouva rien à dire.
- Je vais devenir toi tout comme tu vas devenir moi, je serais là aussi pour te guider grâce à mes souvenirs, nos souvenirs, murmura Emeralda si faiblement que seule Emma l'entendit. Et bien gamin, le petit dragon et toi allez nous montrez votre puissance, il est temps pour moi de repartir.
Etrangement la blonde n'avait pas envie de voir son double disparaître.
- Rassure toi shérif, je ne disparaîtrais pas, je serais toi, de toute façon cela est inéluctable, je commence à entendre tes pensées, cela veut dire que nos âmes commence à s'unir.
A peine eut-elle finit sa phrase que la blonde s'effondra assaillie par toutes une série de flash tantôt douloureux, tantôt heureux, elle vit certaines de ses morts, les moments partagés avec Fenrir bébé, la première boule de feu de Fenrir qui avait enflammée sa robe. La douleur était insupportable. Régina voulut se précipiter vers Emma mais une force invisible la paralysait.
- Fenrir, Henry dépêchez-vous, Emma ne va pas résister longtemps, hurla Emeralda.
L'enfant était apeuré, sa mère biologique avait des larmes de sang qui coulaient le long de ses joues. Il allait perdre sa mère, il ne savait pas quoi faire. Fenrir posa ses mains sur les épaules du jeune brun.
- Henry, on peut le faire, tu es celui qui croit.
- Oui, tu as raison Fenrir.
Les yeux du jeune garçon brillèrent d'un éclat doré, il prit la main de la blonde.
- Tous va bien se passer M'man, cette fois c'est à mon tour de prendre soin de toi.
Emma n'entendait plus rien, la douleur lui avait fait perdre connaissance. L'enfant tendit son autre main vers Emeralda. Régina regardait impuissante la scène qui se déroulait sous ses yeux, elle tentait de se libérer de la magie qui la retenait. Un éclair lumineux l'aveugla et elle tomba enfin libérer. Elle se précipita vers la blonde et son fils, tous deux étaient inconscients. Elle chercha Emeralda et Fenrir. Elle trouva se dernier flottant inconscient dans le lagon. La brune utilisa la magie pour sortir le dragon de l'eau avant qu'il ne se noie et le ramena jusqu'à elle, cependant elle ne trouva aucune trace d'Emeralda. Régina ne comprenait rien à ce qu'il s'était passé, le plus urgent était de s'assurer que tout le monde allait bien. Elle secoua violemment Fenrir pour lui faire reprendre connaissance, s'étant assurée qu'il respirait toujours. Il ouvrit les yeux en grognant.
- Réveille Henry, je m'occupe d'Emma.
- Oui Mère.
Il prit l'enfant et partit dans l'autre grotte tandis que Régina réalisait que la blonde ne respirait plus.
* Dialogue issue du film 47 Ronins et une des premières citations de cette fiction.
