---La nouvelle aurore---
Disclamer : tt à elle, rien à moi
Rating : T
Résumé du chapitre précédent : Draco part chercher des informations pour la bataille et se retrouve à Poudlard où Dumbledore lui confie une formule. Il apprend également que sa mère avait une correspondance avec l'ancien directeur mais n'en saura pas plus.
RAR :
Hermiange : joli pseudo ! Ttes les réponses à tes questions ds ce chapitre (sauf pr Voldemort, le suspens continu lol) contente que tu aimes et suive depuis le début, ça fait vrt plaisir. J'espère que la suite te décevra pas ! Bizou
Adri Potter : mourir d'impatience ? lol ! tu ne dois plus être de ce monde alors dsl du retard mais qu'est ce que tu veux, qd ya pas d'inspiration, yen a pas ! Et puis, la rentrée, les exposés… Bref bref, ca me m'excuse en rien mais… qd mm un peu nan ?
Merki de ta review, ça me fait vrt super plaisir que tu aimes. J'espère que la suite te plaira tt autant ! bizzz
Moi : slt toi ! deja merci bcp de m'avoir laissé un pt mot pke mine de rien, ça motive ! vala la suite, qui te décevra pas j'espère ! bizou
LunDer : mais heu ! arrêtez de m'engueuler pr le tps que j'ai mit pleure lol. Oui je sais que c'est pas évident d'attendre… Deux journées de ballade pr Draco, ça va qd mm, j'ai été gentille ! Surtout que le chapitre était centré sur lui et celui là plutôt sur Hermione qui montre qu'elle peut être aussi méchante que qd elle jouait la Mangemorte sanguinaire !
Bref, j'espère que tu vas aimer ! Bzzzou !
PS : voui c un chap entier :p
Maeva : que dire devant tant de compliments ? Que ça me touche, voui, que ça me met de bonne humeur pr une jrné, aussi, que ça me motive pour me dépêcher décrire la suite, également ! N'oublions pas merci Jsuis contente que ça te plaise et je fais vrt de mon mieux pr les délais (ma prochaine fic je la finirais avt de la publier, si c'est pas une bonne nouvelle ?). Pr ta requête, je peux rien dire, ne gâchons pas tt le suspens mais je pense que tu auras ta rep à la fin du chapitre. Alors je te laisse lire ! En espérant que tu aimes tjs ! Bizzz
Lessa : c'est quoi cette insinuation ? je suis longue ? ben… tu as raison, c'est la triste vérité. lol j'ai fait de mon mieux, comme tjs, mais le manque de tps et d'inspiration jouait contre moi ! Marci bcp de ta review ! BizouS
Jay : rolala ! on leur met une partie du chapitre pr combler l'attente et ils st pas encore content ! nan mais c'est quoi ces reviweurs là, hein ? lol :D
Bon, je te l'annonce en exclu roulement de tambour Hermione va faire son choix ds ce chapitre ! Et c vrai qu'en comparaison de Draco, ben Ron… J'ai jms aimé les roux faut dire, encore moins quand ils st stupides. Houlà, je deviens méchante ! Ah mais… je suis une garce, j'ai le droit ! hihihi ! Allez, va retrouver ton beau (beau et beau et doux :D) Draco !
Vite vite ? heuuu…. Heuuuu…. Tiens, je passe à table ! se sauve
Allez, bizou za toi :x
21) Lorsque les troubles éclatent
Hermione se réveilla très en forme, le jour du départ de Draco. Les potions de Pomfresh étaient vraiment très efficace, mais il faut aussi dire qu'elle avait mit la quantité. Elle s'enveloppa dans son épaisse robe de chambre pour avoir bien chaud et descendit dans la cuisine. Elle mourrait de faim. Il n'y avait personne et pour cause, tous travaillaient ou préparaient la bataille. Hermione avait également une grande part dans ces préparatifs mais Mc Gonagall et Harry lui avaient ordonné de se reposer au moins deux jours avant de s'y mettre. Le QG était désespérément vide et triste.
Hermione se surprit à avoir envie d'assister aux joutes verbales de Sarah et Draco, ou bien d'écouter la petite fille raconter ses rêves et Draco en inventer la signification, toujours complètement folle mais hilarante. Elle eut envie de s'engueuler avec lui pour la dernière goutte de lait pour le café ou pour la dernière biscotte, de se battre à coup de petites cuillers ou bien simplement de jouer à « tu me regardes pendant que je te regarde pas et vice versa ».
Oui, décidément, sa journée allait être bien triste. Après une douche rapide et avoir avalé toutes ses potions, Hermione se dirigea vers le grenier. C'est là qu'ils avaient installé leur salle d'entraînement, juste en face de leur chambre.
Après une petite heure où elle put décharger toute sa rage, la jeune femme décida d'aller voir où les choses en étaient. Elle transplana dans une clairière et y retrouva des centaines de tentes pour le moment vide. De grands bruits indiquaient que les entraînements devaient avoir lieu plus loin, et Hermione suivit un chemin, fait d'herbe et de végétation piétiné. Elle passa à proximité d'un enclos où dormaient cinq dragons.
Elle s'arrêta peu après, sentant le sol trembler sous ses pieds, et la cime des arbres se balancer droit devant et de plus en plus proche.
Quelques secondes plus tard, elle se trouva face à un géant qu'elle salua avant de continuer son chemin. Hermione arriva enfin dans une autre clairière, que de hauts murs magiques séparaient du reste de la forêt. Environ deux cents sorciers s'entraînaient ici et la Mangemorte Aurore eu vite fait de retrouver Harry, circulant parmi les combattants.
- Salut toi ! Alors ils progressent ?
- Mione, tu devais rester couchée ! lui reprocha le survivant, en rattrapant un jeune homme qui allait se prendre le sol de plein fouet.
- Mais je vais très bien maintenant, alors je suis venu te prêter main forte ! Lacunes ? Points forts ?
- Très bien, soupira Harry, sachant qu'il n'arriverait à rien. Les Patronus sont acquis, ainsi que les sorts de DCFM. Mais pour ce qui est des géants et des dragons… Tu devrais leur apprendre quelques sorts bien utiles.
- Et les loups garous, quand arrivent ils ? Leur campement est prêt ?
- Oui Mione, Ginny s'en est chargé ! Nous avons deux géants en recrue, et Hagrid est posté sur le chemin du supposé camp de Voldemort pour faire changer d'avis ceux qui s'y rendent. J'ai aussi une très bonne nouvelle… Kingsley a réussi à repérer l'emplacement des enclos à dragons. Il va contacter M Weasley, Tonks et Neville pour tenter d'en tuer quelques uns dans la nuit.
- Ils sont fous ! Tu as une idée des sorts de protection autour de ces enclos ? s'exclama Hermione.
- C'est justement pour ça que tu seras du voyage. Lupin et ses potes ont décidé de faire du raffut du côté de leur QG et pendant ce temps, Voldemort ne pensera pas à toi.
- Parfait ! Allez, je vais leur enseigner quelques sorts de ma spécialité.
- Moi je retourne au ministère. Je dois tout de même continuer à bosser.
- Fais attention, Harry. Les Mangemorts sont là bas aussi et un incident dans une partie isolée serait vite arrivé, dit Hermione avec sérieux.
Harry lui sourit et promit d'être prudent. Puis, il transplana et laissa Hermione face aux deux cent personnes qu'elle avait à entraîner.
Draco lança une formule de protection, plusieurs sorts très puissants d'anti repérage et pour finir, fracassa sur le sol une potion de confusion. Avec tout cela, les Mangemorts ne risquaient pas de le repérer. Il transplana au QG et prit un costaud petit déjeuner, ne pouvant bien sûr se permettre de déjeuner au milieu des étudiants de Poudlard.
Puis, il monta vers les combles. De grands bruits d'explosions se faisaient entendre et il vit même un mur trembler. Hermione devait être de mauvaise humeur.
Draco ouvrit la porte et entra dans la salle. Aussitôt, le silence se fit et il aperçu Hermione. Elle était vêtue d'un tout petit débardeur et d'un short qui lui arrivait à mi cuisses. Ses longs cheveux étaient relevés en un chignon qui en ce moment, ne ressemblait plus à rien. Il lui arrivait à hauteur du cou et des mèches rebelles s'échappaient de l'élastique. Draco sourit en reconnaissant qu'il était à Sarah. Dans la pénombre de la pièce –Hermione n'ayant visiblement pas allumé toutes les bougies- il vit que sa poitrine se soulevait rapidement et que sa peau était recouverte d'une pellicule de transpiration.
Loin d'être dégoûté, la vision d'une Hermione guerrière en petite tenue s'imposa dans son esprit.
- Qu'est ce que t'as à sourire comme ça ? lui demanda-t-elle abruptement.
- Rien Granger, je pensais.
- Ah ? Ca t'arrive ?
Le sourire de Draco augmenta et il haussa alors les épaules de manière négligée.
- Je pensais que tu serais contente de me revoir mais bon… Je ne veux pas m'imposer…
Il prit une mine triste et boudeuse, celle qu'il réservait à Sarah d'habitude, puis fit mine de vouloir s'en aller.
- Oh ! Attends ! protesta Hermione d'une traite, sans doute pour masquer qu'elle était essoufflée.
- Quoi Granger ?
- T'as apprit quelque chose ?
- Tu aurais aussi pu dire : bonjour Malefoy ! Je suis contente de te revoir, comme Voldemort est aussi à ta recherche… Il ne t'es rien arrivé ? fit il d'une voix aigue, sans cacher son agacement.
Il avait peut être eu tort de partir, ça n'avait visiblement rien arrangé.
- C'est bon, t'es parti deux jours ! Tu voulais que je reste dans mon lit à faire semblant de me ronger les sangs ?
- C'est une chose que font les gens sensibles, avec un cœur… Donc non, je ne t'en demandais pas autant. Je sais bien que tu es incapable de la moindre compassion.
C'était bas et méchant, mais il n'avait plus envie de jouer au mec compréhensif. Il vit le visage d'Hermione se crisper et ses poings se fermer. Elle s'avança légèrement vers lui et il put distinguer à la faible lueur des bougies qu'elle était rouge brique. Etait ce du à l'effort, à la colère ? Ou les deux… La veine sur sa tempe palpitait rapidement et Draco se demanda quand allait apparaître ce fameux halo noir tant redouté.
- C'est bien à toi de dire ça, siffla Hermione. Qui s'en est prit à tous ceux qui n'étaient pas des Sangs Purs ou simplement pas Serpentards pendant sept années ? Pour le simple plaisir de les voir souffrir de tes remarques, de savoir que tu les avaient humiliés !
- Tu ne connais rien de ma vie, Granger, te permet pas de la juger ! répliqua Draco, avec une froideur implacable.
- Parce que tu connais la mienne toi ? ricana la Mangemorte-Aurore.
- Suffisamment pour savoir que t'as abandonné tous tes principes. Tu refuses de voir la triste vérité. Tu t'étais juré de combattre la magie noire, mais voilà que tu commences à tomber de son côté !
Hermione s'avança à grands pas vers lui, l'air furibond. Elle voulut lui mettre sa baguette en pleine figure mais Draco avait déjà saisit son poignet.
- TU DIS N'IMPORTE QUOI ! hurla la jeune femme en tentant de se dégager.
- ALORS POURQUOI CA T'ENERVE AUTANT ? cria à son tour Draco, en jouant de sa force pour la désarmer.
Hermione poussa un cri de douleur, le poignet endolori, tandis que sa baguette volait sur le sol, une dizaine de mètres plus loin. Elle tenta de se dégager sans résultats, Draco était bien plus fort physiquement et faisait presque une tête de plus qu'elle.
- LACHE MOI ! s'énerva Hermione, en lui administrant un violent chassé.
Draco n'eut pas le temps d'esquiver et se le prit en plein ventre, la respiration coupée. Hermione en profita pour libérer son poignet et tenter de frapper Draco. Il eut le réflexe de se reculer de quelques pas et Hermione frappa dans le vide. Furieuse, elle se rua vers lui tandis que le jeune homme se redressait.
Abandonnant tout ?inhibition, il para les coups d'Hermione puis la prit par la taille pour la jeter violemment contre le mur. La Mangemorte-Aurore gémit de douleur, sentant un mal se diffuser dans sa tête et le long de sa colonne vertébrale. Sa vue se brouilla un instant et elle voulut repartir à l'aveuglette mais il était trop tard. Elle sentit ses deux poignets agrippés et plaqués contre le mur, de chaque côté de sa tête. Elle tenta alors de dégager ses jambes, mais un poids venait de s'installer au dessus de ses genoux, empêchant tout mouvement.
Elle ouvrit les yeux et crut défaillir.
Hermione sentait le poids de Draco sur son corps, tout son corps. Ils étaient collés l'un à l'autre et la chaleur qu'il dégageait lui fit aussitôt monter une violente bouffée de désir. Penchée sur elle, Draco dardait ses yeux gris sur la jeune femme.
- Lâche moi, murmura-t-elle d'une voix beaucoup moins assurée.
Draco se pencha à son oreille.
- Tu pourrais demander poliment Granger…
Hermione sentit des frissons se propager le long de son corps mais n'en fit rien paraître. Inconsciemment, elle humecta ses lèvres et les yeux de Draco n'en perdirent pas une miette. Elle s'en rendit compte et comprit à ce moment là, que la situation était aussi tentante pour lui que pour elle. Mais le désir qui demeurait au creux de son ventre se fit plus fort.
Hermione fit alors le premier pas. Elle ferma les yeux et posa doucement ses lèvres sur celles de Draco. Il la laissa faire, comme s'il hésitait à accepter le baiser, alors qu'il tentait simplement de profiter du bonheur qui s'était emparé de lui.
Il choisit ensuite d'approfondir le baiser et c'est une explosion de sensations qui s'empara d'eux. Jamais un simple baiser leur avait fait cet effet, et encore moins avec Ron pensa Hermione avec honte. Bien sûr, les premières fois avaient été envoûtantes, mais jamais comme avec Draco.
Quant à lui, il lâcha les poignets de la Mangemorte Aurore pour la prendre plus doucement par la taille. Leurs lèvres se détachèrent sous son initiative et il se recula, pour faire face aux yeux mis clos mais pleins d'incompréhension d'Hermione. Elle semblait lui demander « Mais pourquoi ? », presque avec crainte, ce qu'il trouva adorable.
- Tu as ta belette Granger, fit remarquer Draco avec calme.
- J'avais… cela n'a plus d'importance.
- Je ne veux pas vivre caché. Que les autres soient choqués, horrifiés, je m'en tape !
- Après la bataille ? Nos rangs doivent être soudés pour faire face. Pas divisés à la dernière minute.
Draco posa son front sur celui d'Hermione et remarqua alors que leurs deux respirations étaient saccadées. Elle n'avait pas tout à fait tort. Après tout, ils n'auraient que ?jours à patienter. Et puis se mettre à dos tout l'Ordre, effectivement, ce n'est pas une bonne idée.
- S'il te plaît... Je me sens déjà étrangère à tout le monde… je ne veux pas m'éloigner encore plus d'eux, ça me tuerait de les perdre tu sais…
- Et lors de la bataille alors ? demanda durement Draco.
- Je sais… Je sais bien que l'un d'entre nous, voir plusieurs, vont y passer. Je suis réaliste, pas utopique.
Draco sut qu'elle faisait référence à Harry et sourit largement. Hermione prit sa main et l'entraîna vers un large fauteuil de cuir. Il se laissa faire, intrigué, d'autant plus quand elle le fit asseoir. Puis, elle se posa en travers, les jambes par dessus les siennes, avant d'enfouir son visage dans son cou, humant son parfum. Les bras de Draco se refermèrent sur elle, lui procurant une sensation de bien être et de protection. Ils restèrent enlacés un moment, savourant en silence la présence de l'autre.
- J'aime bien, chuchota Draco à l'oreille de la jeune femme.
- Moi aussi. Ron refusait de faire ça, il disait que c'était gamin.
- Weasley réalise pas la chance qu'il a…
- Qu'il avait, répliqua Hermione avec un sourire.
Elle sentit Draco se saisit de mon menton, lui faire relever la tête et l'embrasser aussi passionnément que s'ils s'étaient quittés des mois. Ce n'est que quelques minutes plus tard qu'ils trouvèrent le courage de se séparer. Draco resta un moment à regarder Hermione dans les yeux, caressant ses cheveux qu'il avait libéré de l'élastique.
- Tu es belle, lui dit il avec un air songeur.
Hermione lui adressa un sourire ému et choisit de détourner la conversation. Ca ne la gênait pas mais l'entendre dire par Draco relevait simplement du miracle.
Elle lui demanda alors de tout lui raconter.
- Alors c'est tout ? Dumbledore ne t'as rien dit d'autre ? ajouta-t-elle après le récit de Draco.
- Non, juste une formule. Mc Go m'a demandé de la tester avec toi sur vos mannequins et de la tenir au courant. Elle a une école à gérer, qu'elle dit la vieille. Par contre, j'ai pas comprit pour les mannequins.
- C'est des projections magiques. Elles prennent la forme de Mangemorts et réagissent presque comme un véritable être humain. Tu peux te battre en duel avec, c'est très pratique pour s'entraîner.
- Et de dragons ou de Détraqueurs ? Ca serait utile pour la bataille.
- Non, malheureusement. C'est trop complexe à réaliser mais des sorciers bossent dessus.
- Et toi alors ? Pourquoi tu t'y met pas ?
- Ben voyons ! Et je dors quand ?
- Après la bataille, tu n'auras pas beaucoup d'occasions de dormir, crois moi, murmura langoureusement Draco à son oreille, avant d'en mordiller le lobe.
Hermione sentit aussitôt une vague de désir s'emparer d'elle. Et ça la rendait folle de savoir qu'un simple geste de sa part lui procurait autant de sensations.
- 'Mione, tu…
Le cœur de l'Aurore manqua un battement. Ca ne pouvait pas arriver aujourd'hui, pas maintenant ! Elle était maudite ou quoi ? Elle sentit Draco se raidir, comme s'il se préparait à une bataille… Ah non ! Pas une bagarre ! Qu'ils se conduisent en hommes, pas en brutes épaisses.
- Tu… Qu'est ce que tu fais ?
- Ca ne se voit pas ? répliqua Hermione avec froideur. Et on frappe avant d'entrer.
- Qu'est ce que…
Ron restait les bras ballants, la bouche grande ouverte sur le seuil de la porte. Son regard fixait alternativement Hermione puis Draco, toujours enlacés dans le grand fauteuil. Il se demanda comment réagir. Il faut dire que la belette n'était pas vraiment séparé d'Hermione. Et que donc, elle le trompait devant ses yeux. Alors il savait que ça allait être violent. Il choisit donc de forcer Hermione à se lever, avant de se remettre debout à son tour.
- Je crois qu'Hermione veut dire que c'est fini, vous deux, lâcha-t-il sans s'empêcher de retenir un rictus sarcastique.
Les Mangemorts s'entre observaient les uns les autres. Depuis la révélation de la trahison d'Hermione, leur Maître était d'une humeur effroyable. Cela avait eu d'autres conséquences, tous se soupçonnaient mutuellement et plus personne n'osait parler librement comme avant. Ils n'avaient jamais autant du s'entraîner, faire des excursions meurtrières pour tenter de percer le secret de la prophétie, passer des nuits blanches à travailler comme des fous pour la bataille. Alors tous avaient développé envers Hermione et Draco une haine féroce.
- Ils ont tué nos dragons, siffla Voldemort en interrompant toutes pensées.
Des regards plein de crainte se tournèrent vers Dolohov. Il avait été assez gravement blessé et seule la peur de son Maître l'avait poussé à venir à la réunion. Il savait que la sentence allait être terrible mais qu'il n'allait pas mourir. Voldemort avait besoin d'hommes aussi expérimentés que lui…
- Nous allons lancer toute suite les hostilités. Voici le programme….
Et par dessus tout, retrouvez Granger, acheva Voldemort à la fin de son exposé. Je ferais crever toutes ses connaissances, de près ou de loin, devant ses yeux. Et je la torturerai jusqu'à ce qu'elle me supplie de la tuer. Soyez prêts demain et dégagez ! A la moindre erreur, j'exécute.
Terrifiée, Pansy sortit de la pièce presque en courant. Millicent ne tarda pas à la rejoindre et toutes deux se dirigèrent vers leurs chambres, presque automatiquement. C'est Blaise qui les rattrapa.
- Vous avez entendu ? Tout doit être prêt demain ! Pas de temps à perdre !
Millicent, qu'il avait attrapée par le bras, lui renvoya un regard terrifié plein de larmes.
- Mon bébé, gémit elle.
- T'avais cas connaître les sorts de protection, t'es plus une gamine alors t'assures, répondit froidement Blaise.
Il regarda Pansy, attendant un soutient de sa part. Mais elle avait été horriblement touchée de la trahison d'Hermione et se sentait trahie. Depuis ce temps, elle ne parlait plus trop.
Mais Blaise savait que sur le champ de bataille, elle retrouverait toute sa haine et sa vivacité. Et il savait qu'elle chercherait Hermione en priorité. Pour la tuer, comme le désiraient ardemment tous les Mangemorts.
Hermione enclencha la sphère et Dolohov apparut, plus vrai que nature.
- Expelliarmus ! lança aussitôt son imitation.
- Protego ! répliqua la jeune femme, visiblement habituée à répondre au quart de tour.
Le sosie magique de Dolohov réussit à esquiver le sort et en envoya deux autres à Hermione.
- Doloris ! Stupéfix !
Il tomba raide, tout comme l'aurait fait une personne réelle.
- Impressionnant. Il n'a pas la hargne de Dolohov mais le résultat est chouette, admira Draco.
- Ouais, tellement chouette qu'il m'a déjà touchée !
- Quoi ? Il peut te blesser ?
- Non, non. Mais quand tu devrais être touchée en vrai, ton corps est enveloppé de la couleur du sort quelques instants. Bon, je vais le réanimer, il est toujours moins vif pendant quelques minutes.
Effectivement, le clone de Dolohov ne leur lançait plus les sorts en rafale dont il s'était fait spécialiste. Mais Draco et Hermione ne parvenait pas à envoyer le Doloria. Ils avaient beau se concentrer et prononcer correctement, avec enthousiasme ou force, rien n'y faisait. Harry vint ensuite s'ajouter à eux, finissant sa journée de « travail », mais n'eut pas de meilleur résultats.
- On va tester sur nos prisonniers, décida Hermione, après une demie heure d'efforts inutiles.
- On ne connaît même pas les propriétés du sort, fit remarquer Draco.
- Ce sont tous des assassins. Si ce sort est fatal, ça ne sera pas une grosse perte.
- 'Mione ! Enfin ! s'exclama Harry, choqué.
- Elle a raison Potter, le problème c'est peut être que vos mannequins ne sont pas réels. Même si ça s'en approche vraiment beaucoup.
- C'est pas une raison pour prendre des gens comme cobaye ! poursuivit Harry.
- Des assassins, des violeurs, des pillards ! soupira Hermione en levant les yeux au ciel d'un air blasé. Qui te dit que ce n'est pas l'un d'entre eux qui a tué Bill ?
- Ou sinon prend un membre volontaire de l'Ordre, fit Draco avec un sourire mesquin.
Harry observa ses deux compagnons alternativement. Hermione, bras croisés mais sourire aux lèvres, sachant déjà qu'elle avait gagné, et Draco l'air nonchalant mais avec un je-ne-sais-quoi de triomphant. Il ne savait plus trop lequel avait influencé l'autre, mais c'était clair qu'ils étaient assez proches. L'argument de Bill fit pourtant son effet, et devant l'urgence de la situation, Harry accepta.
Il fit amener un trentenaire, que Ginny avait stupéfixié alors qu'il s'apprêtait à balancer sans aucune pitié un gamin par la fenêtre du cinquième. Hermione affirmait qu'il était cinglé, et au vu de son discours (« Faut les buter, jvous dit ! Des bons à rien ! Les pendre aux lampadaires, ça c'est une brillante idée ! »), Harry se dit qu'elle n'avait probablement pas tort.
Draco le fit taire d'un sort puis fit une courbette devant Hermione pour lui laisser l'honneur. Elle répondit par une révérence (« merci très cher ») et Harry repensa qu'ils étaient vraiment proches…
- Doloria ! fit Hermione, d'un air presque joyeux.
L'homme avait gardé jusque là un étrange sourire béat. Quand il reçu le sort, il eut un hoquet et sa main se crispa au niveau de sa poitrine. Son sourire disparu et sa bouche s'entrouvrit dans une expression de surprise. Puis, il s'écroula sur le sol.
Draco alla tâter son pouls.
- Mort, lâcha-t-il. Ca nous avance beaucoup. Ya déjà l'Avada pour tuer. Dumby était cinglé je l'ai toujours dit.
- Et toi t'es d'une mauvaise volonté je l'ai toujours dit, répliqua Hermione. Il y a sans doute quelque chose…
- La formule est complète… Il faut peut être l'associer à un autre sort ? suggéra Harry.
Ils s'absorbèrent tous trois dans leurs réflexions. Toutes les suggestions y passèrent puis Hermione décida d'aller préparer du café pour tout le monde.
Ils se plongèrent ensuite dans de gros bouquins et Draco jeta l'éponge en dix minutes montre en main.
- C'est pas comme ça qu'on va trouver la solution Malefoy, fit Harry d'un air glacial.
- Tout n'est pas dans les bouquins Potter ! Tu crois vraiment qu'on a le temps d'éplucher vos vieux grimoires ?
- Ah parce que tu as une autre idée ? Fais nous en part, je t'en prie !
- Non pas d'idée mais c'est pas en restant le nez là dedans que ça va venir ! répliqua Draco de sa voix tranchante et nonchalante, qu'il abordait si souvent à Poudlard.
- Bien sûr j'ai hâte de voir ça ! C'est pas connu pour leur intelligence les Serpentards. Mais plutôt pour leur bassesse, leur intolérance ou leur cruauté !
- Cause Potter, cause. Tes remarques me glissent dessus ! Ca me passe au dessus de la tête, je m'en tape, ça rebondit ! Tu comprends ?
Ils commencèrent à s'envoyer pics et remarques désobligeantes sans remarquer le sourire puis l'air pensif qui avait glissé sur le visage d'Hermione.
- Ron a raison, je vois pas ce que tu fous ici ! gueulait Harry, quelques minutes plus tard.
- Tu crois que ce que pense ce rouquin sans cer…
- Fermez là tous les deux, s'écria Hermione, et le silence se fit sans qu'elle eut besoin de hausser la voix. Il me faut d'autres prisonniers. Cinq ça ira.
Et une heure plus tard, les personnes rassemblées se regardaient d'un air craintif, et Draco se dit qu'ils avaient bien raison.
- Bon, qui se lance ? demanda Harry, qui visiblement préférait laisser cette tâche à quelqu'un d'autre.
- J'essaie, répondit Draco, après avoir échangé un regard avec Hermione. Doloria !
Et c'est là qu'ils restèrent tous bouche bée. De la baguette de Draco sortit une sorte d'éclair argenté qui toucha d'abord le Mangemort. C'est lui qui des cinq était le plus près. Mais l'éclair ne s'arrêta pas là et en quelques secondes à peine, passa du Mangemort à la femme derrière lui, de la femme au violeur ect. On aurait dit qu'il n'avait formé qu'une ligne, reliant chacune des personnes présentes, qui s'écroulaient au fur et à mesure.
Puis le bruit métallique de l'éclair laissa place au silence.
- Ils sont morts ? demanda Hermione.
- A ton avis ? répliqua Draco en haussant les épaules. Voici donc l'arme de Dumbledore. Un Avada Kedavra qui fait réaction en chaîne. Remarque si tout le monde l'apprends, Voldemort va vite avoir ses troupes décimées.
- J'imaginais pas vraiment… J'espérais… Pas ce résultat… grommela Harry.
- Tu t'attendais à quoi ? lui demanda Hermione. Un sort de couleur rose qui transformerait tous les Mangemorts en gentilles personnes, douces et attentionnées, dans une explosion de fleurs ?
Draco éclata de rire et Harry leva les yeux au ciel.
- On s'amuse bien hein ? A cé… ci… que… A ce que je vois, bafouilla une voix à l'entrée du gymnase.
- Ron ! Mon vieux ! Mais qu'est ce que… s'exclama Harry, après un moment de silence stupéfait.
Le rouquin n'était effectivement pas beau à voir. Sa chemise débraillée sortait de son pantalon, dont la braguette n'était pas refermée. Ses cheveux d'habitude coiffés avec soin étaient complètement hirsutes et son visage était rouge, couvert de sueur. Il ne tenait visiblement plus debout.
- Demande lui ! s'exclama Ron en pointant Hermione d'un geste théâtral.
Harry se tourna vers son amie, l'air interrogateur, alors que Ron s'avançait vers eux en titubant.
- Il a bu, il est complètement bourré, constata simplement Hermione.
- Ron, est ce… commença Harry.
- C'est une gourgandine ! s'écria le rouquin, en faisant de grand moulinets avec les bras, pour essayer de ne pas s'écraser sur le sol.
Peine perdue, il s'affala de tout son long en poussant un grognement sauvage.
- L'es avec lui !
- Mione, je t'en prie explique moi !
- Elle sort avec Malefoy ! Elle m'a largué pour lui ! beugla Ron avec l'accent parfait de l'ivrogne.
- Elle… Quoi ? Hermione ? fit Harry, le regard alternant entre son meilleur ami et la jeune femme.
- Je voulais lui dire uniquement après la bataille, se défendit la Mangemorte Aurore.
- Ah parce que c'est vrai ? hurla Harry, plus stupéfait qu'en colère.
- Mais enfin, qu'est ce qu'il se passe ici ? fit une quatrième voix. Ron, qu'est ce que tu fiches par terre ?
- Il se trouve qu'Hermione est… est avec lui ! éructa Harry, vu que Ron ne semblait pas en état de dire quoi que ce soit.
Ginny regarda alternativement les trois personnes. Draco affichait une moue blasée, sans savoir que faire. Ron tentait de se remettre debout avec peine, Hermione croisait les bras et affichait une expression d'agacement extrême. Harry ne pouvait empêcher son regard d'alterner. Ron-Hermione-Draco- Ron-Hermione-Draco-Ron-Hermione-Draco-Ron-Hermione-Draco... La rouquine eut soudainement mal à la tête et lâcha un profond soupir.
- Attends, tu le savais ? reprit Harry.
- Ouais, elle le savait ! beugla Ron en pointant sa sœur du doigt.
- Heuuuu… fit Ginny.
Et là Hermione se dit que la journée était loin d'être finie. Et elle n'avait pas tort.
- Potter ! s'écria une voix depuis la porte.
C'était Mc Gonagall, que tous n'avaient jamais vu aussi livide et aussi tendue.
- C'est Vous Savez Qui, haleta-t-elle, ses troupes sont prêtes… les géants viennent d'arriver... J'ai peur qu'il ne passe tout de suite à l'attaque !
Hop là ! C'est bouclé ! il était dur celui ci. Après on rentre dans la « pré bataille », ca va être l'anarchie. Lol
Pr ceux qui espéraient, non, le prochain chap n'est absolument pas écrit. Je préfère être honnête, quitte à recevoir des menaces de mort…
Tt ce que j'espère, c que ca vs a plut (tjs peur de décevoir, ac les msg que jrecoit !)
BizouS za tous
Pte Garce
