Note de l'auteur :
Bonjour à toutes et à tous !
Je sais que vous vous attendiez à ce que je publie hier mais des impératifs m'en ont empêché.
Sans plus de délai, voici le nouveau chapitre.
Bonne lecture
Crystal of Shadow

DISCLAIMER : Le monde merveilleux d'Harry Potter appartient à J. K. Rowling. Seule l'histoire est à moi !


Chute spectaculaire

Le moins qu'on puisse dire, c'était que Gilderoy Lockhart était quelqu'un de très tenace.

Depuis qu'Harry leur avait soumis l'idée, voilà bientôt trois mois, l'écrivain – Harry ne pouvait se résoudre à l'appeler professeur et malheureusement pour lui, il avait réellement écrit les ouvrages qui leur servaient de manuels de cours, à défaut d'avoir vraiment fait ce qu'il y avait dedans – était la cible constante du déluge de blagues qui pleuvait sur l'école. Comme le brun l'avait souligné, le blond prenait extrêmement soin de son apparence et Georges et Fred s'en étaient donnés à cœur joie pour déformer sa plastique parfaite. Couleurs ratées, cloques sur le visage et ses mains, tâches brunâtres sur ses dents refaites, dents tombant sans raison, cinquantaine de kilos en trop, garde-robe retouchée … Rien ne lui avait été épargné mais il restait quand même.

Mais personnellement, Harry n'avait pas dit son dernier mot. Il savait de source sûre – oui, bon, c'était dans une autre réalité qu'il le lui avait avoué – que Lockhart s'était simplement contenté d'effacer la mémoire des véritables héros pour s'approprier leurs exploits. Or, la seule façon de lui faire quitter Hogwarts avec perte et fracas – à part les pieds devant – était de s'en prendre à sa réputation si soigneusement mise au point. Les élèves actuellement scolarisés apprenaient à leurs dépens quel piètre professeur il était et maintenant, il était temps que le monde Sorcier apprenne qu'il n'était qu'un vulgaire imposteur.

Et pour cela, Dumbledore allait lui être d'une très grande aide.

Devant ses échecs à trouver la méthode que le directeur utilisait pour imiter la pétrification, Harry avait décidé d'abandonner. Certes, Hermione n'allait rester que quelques semaines à l'infirmerie mais il s'agissait de l'un des moments de sa vie où il n'avait aucun contrôle sur la situation. Il avait déjà réussi à récupérer le journal de Riddle, alors un séjour à l'infirmerie était vraiment un moindre mal. Et puis, dans sa première vie, elle ne l'avait pas tellement pris mal, non ?

Donc oui, Hermione Granger et Penelope Clearwater allaient se faire pétrifier. Et Ginny Weasley allait être la victime suivante. Bien que le brun soit tenté de la laisser se faire tuer, il se rendit compte que tout comme quand il s'était retrouvé devant Voldemort, il n'avait toujours pas envie d'ôter la vie, qu'importent les crimes commis. Soit, la mort de Voldemort n'était pas spécialement voulue mais l'idée était là. Harry avait donc dû se résigner à devoir aller sauver la dernière des Weasley. Comment allait-il arriver à ce résultat, il n'en savait rien mais ce n'était pas pour autant qu'il n'était pas préparé. Galvanisé par le soutien de leurs frères honoraires Neville et Harry, Fred et Georges avaient développé les prémices de leur future gamme de farces et attrapes. Les prototypes étaient prometteurs et le brun leur avait promis de les tester pour eux.

-Harry ?

Le brun se redressa. Pour cacher la véritable teneur de son journal, il n'hésitait plus à écrire ouvertement dedans. Même s'il avait tremblé en apprenant que le carnet avait été jusqu'à dans les mains de Dumbledore, ce dernier n'avait pas pu l'ouvrir. Heureusement pour Harry, la magie du sang était toujours aussi puissante et même le vainqueur de Grindelwald ne pouvait rien y faire.

-Qu'est-ce qui se passe ? demanda Harry

-Le professeur McGonagall veut que tout le monde descende dans la salle commune, annonça Neville.

-J'arrive, répondit Harry.

Il rangea soigneusement toutes ses affaires dans sa malle puis emboîta le pas à son ami. Comme prévu, tous les élèves étaient serrés dans la salle et la silhouette de Minerva McGonagall dominait la scène.

-Monsieur Longbottom, monsieur Potter, veuillez avancer, je vous prie, fit Minerva.

Intrigués, les deux élèves obéirent et se retrouvèrent face à elle, Dean et Seamus à leurs côtés.

-Si j'ai demandé à ce que vous soyez tous rassemblés ici, c'est parce que quelqu'un a quelque chose de très important à faire, annonça Minerva.

Elle se décala pour laisser place à Ron Weasley. Harry posa une main réconfortante sur le bras de Neville qui était prêt à se jeter sur lui. En effet, dans les affaires irrémédiablement abîmées par Ron, il y avait une vieille boîte en bois qui avait été réduite en morceaux. Le brun avait appris qu'elle contenait certains souvenirs des parents du châtain. Connaissant leur état actuel, leur perte signifiait beaucoup. Les Gryffindor avaient également des griefs contre leur camarade. Les deux cents points perdus étaient assez difficiles à récupérer, même en ayant la Coupe de Quiddicht.

-Je voudrais m'excuser, fit Ron en dépliant un parchemin.

Il le lut scrupuleusement mais Harry n'écoutait pas vraiment. Quelque chose le dérangeait dans l'attitude de Ron. Quelle que soit l'âge, jamais le roux n'aurait présenté ses excuses s'il était en tort. Sa mauvaise foi était un art et encore plus quand il était persuadé qu'il avait raison. Le texte n'était pas de lui, bien évidemment, le contenu un peu trop mature quand on connaissait un minimum le lecteur.

Mais surtout …

Ron était sincère, si on se fiait au ton de sa voix.

Or, c'était impossible.

Harry caressa l'hypothèse qu'on l'ait tellement terrifié qu'il avait compris la leçon mais la rejeta aussitôt. Une autre suivit, mais cette fois bien plus radicale, et se résumait en un seul mot.

Imperium.

Connaissant la marionnette et surtout, connaissant son maître, cela ne semblait pas aussi irréel. Mais le but de cette manœuvre lui était totalement obscur. Le roux s'était mis à dos ses camarades de chambre et dans une moindre mesure la maison toute entière. Faire amende honorable était louable, certes, et aurait pu marcher. Sauf que son comportement durait depuis deux ans déjà et rien ni personne n'avait réussi à lui faire entrer du plomb dans la tête.

Donc oui, Harry était complètement perdu.

Quand Ron termina son discours, personne ne bougea et encore moins de personne n'applaudit. Les Gryffindor ne se leurraient plus. Ce n'était que de la poudre aux yeux. Pour qui était le spectacle, c'était la grande question. Mais sûrement pas pour eux.

-Merci, monsieur Weasley, fit Minerva quand il eut terminé. Monsieur Weasley va maintenant réintégrer son dortoir. Malheureusement, malgré vos doléances, le directeur estime que les différentes punitions sont suffisantes et que ce ne sont pas des raisons valables pour l'exclure du dortoir.

Dean, Seamus et Neville serrèrent les dents. Harry se contenta de foudroyer du regard Ron. Minerva observa les cinq garçons attentivement. Quoi qui se passait dans cette chambre, il était clair que réintégrer le dernier fils Weasley n'était pas une bonne idée du tout. Malheureusement, lui donner une chambre particulière serait perçu comme un privilège et ils ne pouvaient se le permettre si elle ne voulait pas une révolution sur les bras. Consciente que sa présence n'était plus nécessaire, elle salua ses griffons avant de partir. La salle commune se vida rapidement et seuls les garçons de 2e année restèrent. Alors que Ron allait ouvrit la bouche avec un grand sourire, Neville le coupa.

-A mes yeux, tes excuses ne valent rien, cracha Neville. Nous allons prendre toutes les précautions pour que ça ne se reproduise plus. Quitte à t'interdire d'entrer dans la chambre quand aucun d'entre nous n'y est.

En effet, ils en avaient discuté et beaucoup de solutions s'étaient offertes à eux, surtout s'ils avaient le concours des élèves plus âgés voire des professeurs. Bien que des sanctions aient été prises, aucune mesure concrètes n'avaient été prises, ce qui voulait dire que Ron était quasiment libre de recommencer comme il le voulait.

-Mais … protesta Ron.

-Silence ! gronda Neville. Tu vas voir ce qu'on a préparé pour ton … retour.

Neville mena ses amis et Ron dut suivre. Quand ils entrèrent dans la pièce, le dortoir était rangé pour la première fois depuis deux ans, si on excluait les rentrées des classes.

-Ça, c'est un dortoir rangé où chacun respecte l'espace des autres, siffla Neville. Regarde ton côté maintenant.

Plusieurs runes luisaient doucement sur le sol, notamment aux quatre coins du lit de Ron. Harry ne savait pas comment il avait fait mais le châtain avait réussi à convaincre leur directrice de maison que des mesures devaient être prises envers Ron et qu'il ne comptait pas laisser ses affaires personnelles à sa portée. Cette dernière s'était fait tirer l'oreille, avait avoué Neville, trouvant la mesure assez dure, mais elle devait avouer que la situation l'exigeait.

-Ce sont des balises runiques, expliqua Neville. Tu ne pourras pas aller au-delà de cette barrière. Tu pourras aller aux douches, aux toilettes et au lit mais pas vers nos lits ni nos affaires. Et avant que tu ne dises que je n'ai pas le droit, j'ai l'autorisation du professeur McGonagall. Et si tu veux l'enlever, je te souhaite bien du plaisir. Ce sont des runes familiales.

Harry garda un visage impassible mais ce ne fut pas le cas de Dean et de Seamus qui ne cachèrent pas leur surprise. Harry ne savait pas ce qu'avait ces runes particulières mais vu la réaction de Seamus, Né Sorcier, ce ne devait pas être une chose anodine.

-Tes affaires ne quitteront pas cet espace, prévint Neville. Personnellement, si je vois un seul de tes vêtements hors de cette zone, je n'aurais aucun scrupule à le jeter. Je suis assez clair ?

Ron ne put qu'hocher de la tête.

-Bien, sourit machiavéliquement Neville. Les gars, on y va ?

Les quatre garçons quittèrent la pièce.

§§§§§

Arthur était inquiet.

Il venait de recevoir une convocation au Département de de la Justice magique mais ne savait pas pourquoi. Il ne se souvenait pas d'avoir fait quoi que ce soit pour se trouver dans le collimateur, mis à part la voiture Moldue qu'il était en train de trafiquer dans sa grange mais ses enfants savaient tenir leur langue.

Enfin … Tous exceptés deux.

Ron et Ginny, ses deux derniers, avaient vraiment du mal avec le concept de garder un secret, sauf quand ils y trouvaient leurs intérêts. En grandissant, ils comprendront sûrement que les secrets existaient pour une bonne raison, qui sait …

Arthur Weasley se présenta donc au Département de la Justice Magique et fut surpris de se voir introduire dans le bureau de la directrice, Amelia Bones. Un frisson d'effroi glissa sinueusement entre ses omoplates quand il se rendit compte qu'elle n'était pas seule. Augusta Longbottom se dressait dans un coin de la table et visiblement, ce n'était pas pour une visite de courtoisie.

-Monsieur Weasley, bonjour, salua Amelia. Asseyez-vous, je vous prie.

-Directrice Bones, lady Longbottom, salua Arthur avant de prendre place.

-Je vais être directe, monsieur Weasley, déclara Amelia. N'ayant eu aucune réponse de votre part suite au courrier que nous avons envoyé, je suis au regret de vous annoncer que la procédure de plainte va être lancée contre votre fils Ronald et que …

Arthur se figea. Mais qu'est-ce qui se passait ?

-Directrice Bones, je crains de ne pas savoir de quoi vous parler, coupa doucement Arthur.

-Vous n'avez pas reçu de courrier du Ministère récemment ? s'étonna Amelia

-Non, madame, confirma Arthur.

-Savez-vous de quelle affaire nous parlons ? demanda Amelia

-Non, répondit Arthur.

-C'est embêtant, fit Amelia en redressant son monocle.

-Ne me faites pas croire que le courrier s'est perdu entre le Ministère et le Burrow, ne put s'empêcher de railler Augusta.

-Je n'irais pas jusque-là, tempéra Amelia. Mais ce n'est pas le sujet pour le moment.

Amelia fouilla dans ses papiers pour retrouver un parchemin.

-Si vous êtes ici, c'est parce que lady Augusta Longbottom ici présente a déposé plainte au nom de son petit-fils et héritier Neville Longbottom contre votre fils Ronald pour destruction de biens, annonça Amelia.

Arthur n'en cru pas ses oreilles.

-Les faits sont simples, fit Amelia. En rentrant dans leur chambre, Neville Longbottom et Harry Potter ont retrouvé leur chambre saccagée et au milieu de tout ça, Ronald en train de vider la malle de monsieur Longbottom. Monsieur Potter l'a figé avant d'alerter le professeur McGonagall qui a constaté le délit. Elle a puni votre fils selon le règlement de l'école avant de l'envoyer chez vous par cheminée, puisqu'il avait été renvoyé pour une semaine. Juste après, elle a été rappelée dans le dortoir pour constater que des affaires avaient été abîmées voire détruites. Monsieur Longbottom a émis la volonté de porter plainte et lady Longbottom a fait les démarches.

-Puisque ça s'est passé sur le domaine de l'école, n'est-ce pas au directeur Dumbledore de s'en occuper ? s'étonna Arthur après avoir repris ses esprits

-En tant que directrice adjointe, le professeur McGonagall peut parfaitement traiter ce type d'affaires en l'absence ou non du directeur Dumbledore, renseigna Amelia. De plus, votre fils a été puni au niveau de l'école mais il s'agit là d'une plainte officielle.

Arthur comprit qu'il ne servirait à rien de contester et encore moins de défendre son fils. Malheureusement, Ron était parfaitement capable de détruire les affaires de ses camarades. Cependant, le fait qu'il n'en ait pas entendu parler et pire, qu'il n'ait pas vu son fils pendant son renvoi, l'inquiétait particulièrement.

-Un procès va donc avoir lieu, comprit Arthur.

-Maintenant que vous avez répondu à cette convocation, oui, confirma Amelia. Outre la destruction de biens, nous allons statuer sur la possession d'artefacts interdits. Votre fils avait en sa possession un Passe Partout, qui lui a permis d'ouvrir les malles de tous ses camarades.

Arthur blanchit. Il ne savait pas d'où provenait cette clé magique mais la famille allait avoir de très sérieux ennuis maintenant.

-Puisqu'il est mineur, nous ne parlerons pas d'emprisonnement, déclara Amelia. Mais vous êtes son tuteur légal et donc c'est à vous que revient de payer pour les dégâts faits par votre fils. Vous pouvez être certain que vous allez devoir rembourser pour les quatre élèves victimes toutes leurs affaires scolaires. Heureusement pour vous, leurs malles magiques ont tenu le coup car sinon, ça aurait été plus dur à rembourser. Je n'ai pas le détail de ce qui a été encore détruit mais lady Longbottom m'a fait part de plusieurs affaires personnelles appartenant à la famille depuis plusieurs siècles.

-Amelia, puis-je ? demanda Augusta

-Je vous en prie, dit Amelia.

-Les objets en question ont une valeur inestimable, déclara Augusta. A vous de me convaincre que je n'ai pas à en réclamer la réparation.

Arthur déglutit difficilement. Augusta Longbottom pouvait être très effrayante quand elle le voulait et c'était le cas actuellement.

-Je vous ferais parvenir la convocation pour le procès très vite, annonça Amelia.

-Puis-je la recevoir au bureau ? demanda Arthur. Je ne perdrais pas de temps pour m'organiser.

-Comme vous voulez, accepta Amelia. Je vous souhaite une bonne journée, monsieur Weasley.

-A vous aussi, mesdames, s'inclina Arthur.

Le roux s'en alla donc, avec encore plus de questions dans la tête.

§§§§§

Harry ne put s'empêcher de pouffer en se remémorant les événements du petit déjeuner en voyant le journal.

-Dois-je comprendre que c'est de votre faute ? sourit Severus

-Je n'irais pas jusque-là, répondit Harry. Disons que je ne savais pas ce qui allait se passer.

-Développez, ordonna Severus.

Le brun se mit à raconter comment, après avoir refusé une énième fois une invitation à prendre le thé avec Lockhart, ce dernier l'avait collé. Certes, la première heure n'avait servi qu'à répondre aux lettres de fans mais après avoir conclu seul qu'Harry serait réceptif à ce qu'il allait dire, Lockhart l'avait amené dans ses appartements pour lui montrer ses plus beaux trésors. Faisant semblant d'être impressionné, Harry avait brossé l'écrivain dans le sens du poil, à un tel point qu'il lui avait permis de prendre l'un de ses objets fétiches. Le brun avait pris une fiole avec des filaments argentés ainsi qu'une photo dédicacée avant d'enfin pouvoir partir. Sachant reconnaître un souvenir quand il en voyait un, il l'avait directement envoyé à Gripsec pour savoir ce qu'il y avait dedans. Ce dernier lui avait révélé qu'il s'agissait du souvenir de l'une de ses victimes, de son exploit jusqu'à ce qu'il rencontre Lockhart et se fasse effacer la mémoire. Conscient qu'il tenait la carrière de l'écrivain entre ses mains, le Gobelin avait demandé à faire une copie pour la transmettre au Département de la Justice Magique. Heureux de ne pas avoir à dépendre d'une action de Dumbledore pour se débarrasser de l'incapable, Harry avait accepté mais avait demandé qu'une autre copie soit transmise aux plus grands journaux Sorciers pour définitivement couler l'imposteur. Bien entendu, dans son récit, Harry avait tu la participation des Gobelins, ne déclarant qu'il n'avait fait que transmettre la fiole aux journaux, pensant qu'elle aurait de la valeur.

-Vous avez une chance insolente, monsieur Potter, déclara Severus.

-Je m'en rends compte, professeur, sourit Harry.

Tous les deux regardèrent une nouvelle fois la une du Daily Prophet.

SCANDALE A HOGWARTS

Après la disparition du dernier professeur de Défense Quirinus Quirell, l'école de sorcellerie Hogwarts avait engagé le célèbre écrivain Gilderoy Lockhart pour le remplacer. Ce dernier, auteur de nombreux livres relatant ses exploits contre les Forces du Mal à travers le monde, avait révélé dans une interview qu'il était ravi de cet honneur et qu'il allait faire de son mieux pour éduquer la nouvelle génération.
Mais voilà, de nouveaux éléments nous permettent de vous apprendre que ce n'était guère le cas.
Nous avons contacté plusieurs élèves de différentes années qui nous ont affirmé que les cours ne se résumaient qu'à une reconstitution des récits de ses livres. Beaucoup, notamment les plus âgés, ont également noté des incohérences concernant les méthodes décrites dans ses livres et les véritables procédures pour vaincre les adversaires des livres de l'écrivain.
Mais le pire n'était pas à venir.
Le Département de la Justice Magique vient d'ouvrir une enquête contre Gilderoy Lockhart car des preuves montrent qu'il n'aurait pas été sincère sur ses exploits.
Mais, chers lecteurs, nous pouvons vous affirmer qu'en fait, le Département de la Justice Magique détient des preuves comme quoi Lockhart s'est approprié les exploits d'autres Sorciers dont il a effacé la mémoire ! Une source anonyme nous a fait parvenir la preuve sur laquelle se base le Département et toute la rédaction a été outrée de voir que des Sorcières et des Sorciers ont vu leur vie basculer parce qu'un Sorcier a décidé de leur effacer la mémoire.
Les Aurors ont voulu appréhender l'écrivain mais il s'était avéré qu'il avait déjà pris la fuite et avait quitté l'école avec une partie de ses affaires.
La suite page 5

§§§§§

Lockhart n'étant plus dans le paysage, les cours de Défense furent annulés. Les directeurs de maison durent donner des cours de rattrapage pour ceux qui passaient leurs BUSE et leur ASPIC, refusant qu'ils échouent à une épreuve aussi importante. Les élèves auraient cru que le professeur Dumbledore aurait trouvé un remplaçant potable voire, aurait donné les cours jusqu'à la fin de l'année scolaire mais ils furent tous déçus.

Pendant ce temps, la menace de l'Héritier de Slytherin s'était estompée mais elle revint avec plus de force lorsque Penelope Clearwater et Hermione Granger furent à leur tour retrouvées figées. Neville et Harry rendirent visite à leur amie et Harry fronça des sourcils lorsqu'il nota qu'un morceau de papier se trouvait dans le poing de la brune. Avec précaution, il le retira mais ne le montra pas tout de suite à Neville. Une heure plus tard, dans le secret de son lit, le brun regardait avec suspicion la page du grimoire qui indiquait clairement le Basilic comme l'auteur des attaques. Seulement, Sias n'avait pas bougé de la Chambre des Secrets – il vérifiait cela tous les trois jours – et le journal était en sa possession. Donc, comment son amie avait pu arriver à ce résultat ? Elle ne savait même pas qu'il était Fourchelangue, l'une des bases de sa théorie dans sa première vie, et rien n'indiquait la direction du Basilic avec les éléments qu'elle avait pu avoir. Une idée pas du tout plaisante s'insinua dans l'esprit d'Harry, une idée qui avait déjà fait son apparition avec le Polynectar. Comment Hermione avait pu arriver à ce cheminement de pensées ? Si Dumbledore se permettait de la manipuler à son insu, alors il ne répondait plus de rien.

L'air sombre, il descendit prendre son dîner avec Neville qui maugréait dans sa barbe inexistante. Les Gryffindor étaient un peu dans le même état, avec leur dernière place dans la Coupe des Maisons et surtout, le fait qu'une autre des leurs était à l'infirmerie.

Mais le repas ne fut pas servi. Pire, les professeurs semblaient agités et préoccupés.

-Chers élèves, se leva Albus. Exceptionnellement, le repas sera servi dans les salles communes. Veuillez suivre les préfets je vous prie.

Intrigués, les élèves obéirent et commencèrent à quitter la Grande Salle. Mais alors qu'Harry et Neville allaient à leur tour passer les portes, le brun fut brusquement attrapé et tiré hors de la file. Il n'eut que le temps d'attraper à son tour le châtain avant de se laisser entraîner et quand ils s'arrêtèrent enfin, ils se trouvaient dans un couloir particulier.

Celui où le dernier message de l'Héritier avait été retrouvé.

Son corps reposera à jamais dans la Chambre des Secrets

Harry se redressa et défroissa ses vêtements, tout comme Neville. Mais leur mauvaise humeur grimpa en flèche quand ils reconnurent celui qui les avait entraînés là.

-C'est ma sœur qui est dans la Chambre ! rugit Ron. Il faut aller la sauver.

-Et qu'est-ce qui t'empêchait d'aller prévenir un professeur ? cassa Neville. Au cas où tu l'aurais oublié, nous n'avons que douze ans et nous sommes encore élèves ! Mais qu'est-ce que tu peux être con !

Neville allait faire demi-tour mais Harry l'arrêta.

-Pourquoi tu penses que c'est ta sœur qui est dans la Chambre des Secrets ? demanda Harry

-Elle n'était pas dans la Grande Salle ! s'exclama Ron

-Et, comme l'a souligné Neville, pourquoi tu n'as pas prévenu un professeur ? grinça Harry

-Vous étiez les plus proches, souffla Ron.

Neville ne cacha pas son scepticisme. Harry décida de continuer à interroger le roux.

-Tu sais où elle est, au moins ? soupira Harry

-Dans les cachots, près de ces sales serpents, cracha Ron. C'est l'Héritier de Slytherin, non ?

-Les cachots son vastes, rappela Neville. Et on n'a pas tout notre temps.

-Ben je lancerai un Pointe au Nord, non ? proposa Ron

Harry faillit s'étouffer. Certes, Ron n'était pas un manchot en magie mais lancer ce sort demandait un minimum de rigueur dont il était largement dépourvu. Au pire, le brun le lancerait mais il ne comprenait pas le but de la manœuvre.

Grâce à des passages secrets qu'Harry ne connaissait pas – il lui faudrait interroger Salazar et peut-être même Sias à ce propos – ils se rendirent dans les cachots, suivant Ron avec son sortilège de Pointe au Nord. Neville avait bien tenté de convaincre Harry de ne pas suivre Ron mais le brun avait déclaré que même s'il n'appréciait absolument pas les deux derniers Weasley, il ne voulait pas avoir leur mort sur la conscience et qu'il serait trop tard le temps de prévenir les professeurs. Le brun se retint de renifler quand ils découvrirent un morceau de robe Sorcière que Ron identifia immédiatement comme étant celle de sa sœur. C'était d'une crédibilité à faire peur et même s'il avait réellement douze ans – comme c'était le cas de Neville – le doute était plus que permis. Ils entrèrent dans le passage secret et descendirent plusieurs volées de marches jusqu'à arriver dans une salle au fond de laquelle se trouvait sur un autel une silhouette rousse aisément reconnaissable.

Dont le sol était couvert de serpents en tout genre.

Le lien se fit rapidement dans l'esprit d'Harry. Dumbledore voulait qu'il avoue à toute l'école – par l'intermédiaire de la grande gueule de Ron – qu'il était un Fourchelangue. Or, ce n'était absolument pas dans les projets du brun.

Neville pesta dans sa barbe.

-On fait comment, maintenant ? grommela Neville. Si au moins, l'un de nous parlait aux serpents, mais non ! On est seulement trois gamins partis à l'aventure !

Harry fronça des sourcils. Il semblerait que certaines données qu'il avait acquises sur le monde Sorcier dans sa première vie ne soient pas tout à fait exactes. Il mit ses questions de côté pour se concentrer sur la situation présente. Il fallait qu'ils arrivent jusqu'à Ginny, qu'ils la réveillent et qu'ils ressortent de la pièce sans une seule égratignure.

-Tu penses à quoi ? demanda Neville qui s'était rapproché de lui alors que Ron leur faisait le numéro du frère éploré devant sa sœur en danger de mort

-Un charmeur de serpents aurait été le bienvenu, soupira Harry. Mais on va devoir se débrouiller seuls tous les deux.

Neville sourit méchamment. Comme lui, son meilleur ami considérait le roux comme quantité négligeable. Mais une quantité négligeable à surveiller de très près.

-On devrait se créer un passage, songea Harry. Comme Moïse et la Mer Rouge.

-Qu'est-ce que c'est ? demanda Neville

-Repose-moi la question quand on ne sera pas pressé par le temps, sourit Harry. On pourrait écarter les serpents de notre chemin. Mais à part le sort d'expulsion ou celui de lévitation, je ne sais pas ce qu'on pourrait utiliser.

-Essayons, fit simplement Neville.

Il s'avéra que ces solutions, très simples au premier abord, étaient bonnes. Sensible aux nombreux sifflements, Harry se contentait de les déplacer tandis que Neville déversait sa frustration en jetant de vigoureux sorts d'expulsion pour se créer un chemin.

Et la catastrophe arriva.

Ron, ne voulant pas rester là sans rien faire, avait également brandi sa baguette pour les imiter. Seulement, il ne maîtrisait pas le sort d'expulsion et donc, il se dirigea vers le plafond.

Qui s'écroula.

Harry n'eut que le temps de se jeter en avant tandis que Neville faisait la même chose dans le sens opposé. Quand la poussière fut retombée, Neville et Ron se trouvaient d'un côté vers la sortie, Harry de l'autre, vers Ginny. Et entre eux, un mur de gravats.

Étrange comme les grandes lignes de sa vie se reproduisaient.

-Neville ?! cria Harry. Tout va bien ?

-Ça va, répondit Neville. Quelques égratignures, c'est tout. Par contre, l'autre crétin …

-Qu'est-ce qu'il a fait ? soupira Harry

-Je ne sais pas comment il a fait pour cacher ça mais sa baguette est cassée, renifla Neville. D'où notre situation …

-Tu l'as assommé ? sourit Harry

-Si seulement, soupira Neville. Le plafond s'en est chargé pour moi. Je pense que je peux déplacer des pierres pour dégager le passage.

-OK, fais-le, fit Harry. Je vais chercher la Weasley et je reviens te donner un coup de main.

-Tu veux vraiment l'aider ? grimaça Neville

-Puisqu'on est là, autant le faire, haussa des épaules Harry.

Effrayés par l'éboulement, les serpents s'étaient éloignés, quand ils n'étaient pas morts écrasés. Harry saisit sa chance pour arriver jusqu'à l'autel et observa les environs.

Ginny était dessus, respirant à peine. La similitude avec le conte de fées la Belle au Bois Dormant le fit grimacer car il se refusait à embrasser la rousse, surtout sous la contrainte. Heureusement, il ne comptait pas faire docilement ce que le directeur voulait et la magie pouvait rendre beaucoup de services. Il refit le chemin en sens inverse, vérifia qu'il pouvait faire venir la fillette par la magie puis se dégagea un chemin pour rejoindre les autres. Avec la magie et ses efforts personnels, il retrouva rapidement Neville.

-Et l'autre ? demanda le châtain

-Endormie, quoi d'autre ? renifla Harry. Tu as repéré où on était ?

-On trouvera bien, haussa des épaules Neville.

Chacun d'entre eux récupéra un Weasley et sortit de la pièce. Ils errèrent un moment avant qu'Harry ne reconnaisse la partie des cachots où vivait le professeur Snape et de là, ils se rendirent rapidement à l'infirmerie. Mrs Pomfrey fut totalement surprise de les voir arriver mais s'occupa en priorité de ses patients. Ne voulant pas traîner dans ses pattes, Neville et Harry s'assirent sur un lit à l'écart.

Une nouvelle aventure de terminée, une.