Disclaimer: Cette histoire est une traduction de l'histoire de RoBst que j'effectue avec son autorisation. HP appartient à JK Rowling et cette histoire n'est pas utilisée à des fins commerciales.

Reviews: Désolé pour l'attente, mais voilà un nouveau chapitre! J'espère qu'il vous plaira et n'hésitez pas à me laisser vos avis et reviews :) Et je vous annonce déjà que pour Noël, vous aurez deux chapitres en plus :) Bonne lecture et à bientôt :)

Chapitre 21 : Ne pas montrer de respect envers ses Ainés

Albus était de mauvaise humeur quand il entra dans la chambre du Magenmagot, son Noël avait été tout, sauf joyeux. Il avait essayé d'utiliser les vacances pour influencer le personnel de Poudlard sur sa manière de penser quant au garçon-qui-avait-survécu, sans succès. Ils avaient tous rejeté ses idées, le professeur Hobson devenant même si furieuse qu'elle commença à l'insulter en suédois. Même Severus avait refusé de mettre sa relation débutante avec le garçon en danger pour le plus grand bien.

Maintenant le Manitou suprême se retrouvait convoqué à une réunion dont il ne savait absolument rien. Cela renforçait sa mauvaise humeur, une mauvaise humeur qu'il avait l'intention de partager aujourd'hui. Il était temps qu'Albus rappelle aux gens qu'il était le sorcier le plus puissant du pays.

Le plus puissant sorcier du pays fut sur le point d'exploser après avoir vu Harry et son père assis à l'avant des galeries publiques. En voyant Miss Bones rejoindre ces deux-là, Albus sentit qu'il n'allait pas passer une bonne journée. Si Cornelius commençait à écouter Amelia Bones, alors Albus sentait qu'il allait avoir des ennuis. Il n'y avait aucun sauf conduit possible avec la sorcière sévère, elle voyait les choses en noir et en blanc et même pire elle voyait seulement ce qui était légal et ce qui ne l'était pas.

En voyant Amelia arriver dans la chambre, aux côtés du Ministre, ses pires craintes furent confirmées. Albus décida de sortir le grand jeu. Il se leva et tapa de son marteau pour ramener le calme dans la chambre, n'essayant même pas de cacher son déplaisir. « Confrères du Magenmagot, je vous souhaite la bienvenue à cette réunion d'urgence. Normalement, je vous dirais de quoi il s'agit, mais puisque je n'ai pas été informé de la raison de notre convocation ici, je vais passer la parole à celui qui a demandé cette réunion. Avancez Ministre Fudge. »

Le Ministre se leva lentement, sachant que tous les yeux étaient sur lui. Cornelius comprit que c'était le moment de briller et il en avait bien l'intention. « Confrères du Magenmagot, je voudrais d'abord m'excuser pour déranger vos vacances – et pour le mystère autour de cette réunion. Je peux vous assurer que tout le monde va bientôt comprendre cette nécessité et je suis sûr que vous serez d'accord avec moi quand vous découvrirez pourquoi nous sommes ici. Cette réunion d'urgence concerne la justice et c'est ce que je compte faire aujourd'hui. Aurors, amenez les prisonniers. »

Les aurors Seniors Shacklebolt et Robards conduisirent le père et le fils Croupon dans la chambre, une chambre dans laquelle des cris commencèrent à s'élever. Un sort explosa de la baguette d'Amélia et ramena le calme.

« Que le calme et l'ordre reviennent et que la justice soit faite. Le ministère n'a rien à cacher et toutes vos questions seront répondues avant même de donner la sentence. Je pense que toute cette chambre reconnaît l'un des prisonniers qui a déjà été condamné pour crimes haineux, je ne vois pas l'intérêt de revenir sur cette terrible affaire. L'ancien jugement et l'ancienne sentence tiennent toujours. »

Amelia vit Augusta Londubat regagner le contrôle de ses émotions et lui adresser un remerciement. Ce serait suffisamment douloureux sans avoir à revivre la torture de Frank et Alice.

Le fait que rien ne soit caché semblait satisfaire le Magenmagot pour l'instant. Ils devraient attendre maintenant et voir comme se passaient les choses avant de prononcer leurs jugements sur la famille Croupton.

Shack donna le Veritaserum à Barty Senior et lui fit raconter comment il en était venu à se retrouver enchainé sur ce siège avec son fils. La chambre écouta la tragique histoire de cet homme amer et de cette mère aimante. Barty termina son histoire par l'arrivée d'Amelia chez lui et des vitres brisées le jour de Noël ainsi que la façon dont elle l'avait stupéfixé.

Susan, présente aujourd'hui, se redressa avec fierté en entendant les actions de sa tante quand Harry se pencha et lui murmura. « Désolé d'avoir ruiné ton Noël. »

« Oh tout va bien Harry. J'étais avec Hannah et c'est le boulot de ma tante. »

Amelia permit maintenant à ses confrères de poser des questions, même si ce serait Shack qui les reposerait aux prisonniers. Entendant que deux personnes avaient découvert ce secret il y a quelques années et que Barty leur avait lancé un oubliette, les sorciers perdirent leur sympathie pour l'homme. Et le fait qu'il ait gardé son fils sous le sortilège de l'Imperium pendant dix ans signifiait que sort de Barty Senior était bel et bien scellé. Barty Junior, ayant été tenu sous un sortilège impardonnable depuis qu'il était sorti d'Azkaban n'avait rien d'autre à ajouter. Puisque personne ne voulait l'entendre clamer les mérites du Seigneur des Ténèbres, il fut condamné pour s'être échappé d'Azkaban. Lui et son père recevraient un baiser du détraqueur avant la tombée de la nuit.

Cette fois, ce fut Susan qui se retourna et murmura à Harry. « Je pense que je préférerais affronter un dragon plutôt qu'un détraqueur. Au moins, avec le dragon, ce serait fini rapidement. »

Quand le père et le fils furent emmenés pour subir leur punition, l'un des membres posa à Amélia une question que la directrice de la DJM n'était pas sûre de vouloir répondre. Avec Barchoke et Harry étant assis ici, elle était piégée et devait répondre.

« Madame Bones, comment avez-vous reçu l'information qui vous conduite à mener ce raid à la Résidence Croupton le jour de Noël ? »

« Nos amis de la nation gobeline nous ont donné certaines preuves sur ce qu'il s'y passait. »

Albus se leva aussitôt sachant que les gobelins s'attendaient toujours à être payés en retour. « Puis-je vous demander pourquoi les gobelins se sont mêlés d'affaires sorcières ? »

« En fait, ça concerne la suite de notre réunion. Il est venu à l'attention du ministère que Barty Croupton est l'une des personnes à avoir envoyé un sorcier sans procès à Azkaban, nous avons prévu de réparer un tort aujourd'hui. »

Dumbledore eut besoin de toute son expérience pour ne pas montrer son désarroi, sachant exactement de qui Amelia parlait. « Pour vous rappeler le règlement, je dois vous avertir que cette session d'urgence n'a pas le pouvoir pour… »

Harry n'avait pas besoin du sortilège utilisé sur les marches de Gringotts, la colère dans sa voix était telle qu'elle permit à sa voix de résonner dans toute la Chambre. « Pour nous rappeler le règlement ? Où était votre amour de la loi quand vous avez ordonné à Hagrid de refuser que mon parrain s'occupe légalement de moi ? Ou quand vous avez laissé un bébé devant une maison moldue ? Quand vous avez employé Voldemort pour enseigner à Poudlard ? » Harry ignora les exclamations quand il utilisa le nom de mage noir. « Où était cet amour de la loi quand vous avez essayé de faire du chantage à mon nouveau tuteur en défense ? » Harry s'adressa ensuite à la chambre.

« Sirius Black est mon parrain, et pourtant il est sensé être le sorcier qui nous a livré, mes parents et moi au Seigneur des Ténèbres ? Je demande le droit de connaître la vérité, qui va me refuser ce droit ? »

Dumbledore était médusé par ce que savait Harry et par la férocité de son attaque verbale. Il essaya de calmer la situation. « Harry, ce n'est pas quelque chose qu'un enfant doit entendre, Sirius Black est… »

« Mon nom est Centurion Crow et je ne suis plus un enfant vieil homme. Si Sirius Black est déclaré coupable, alors je n'hésiterai pas à demander justice et je le tuerai moi-même. Maintenant en tant que Manitou Suprême, n'êtes vous pas celui qui doit rendre justice ou, comme pour le titre de Directeur de Poudlard, est-ce juste un simple titre que vous avez mais que vous ne voulez pas utiliser à bon escient ? »

Le ministre se leva et continua. « J'ai personnellement invité le jeune Harry et son père ici pour qu'ils voient la justice être rendue. Qu'importent ses crimes, Sirius Black devrait au moins avoir un procès. Quand les sorciers de sang-pur sont envoyés à Azkaban sans être entendus ou sans droit à faire appel, alors on peut se demander qui sera le prochain. »

Cornelius savait qu'il les tenait maintenant. Si ce destin pouvait arriver à un sang-pur, alors qu'est-qui pourrait empêcher que cela arrive à un autre ? Il était temps pour le ministre de sortir le grand jeu, surtout, qu'il s'était assuré que la presse serait là. « Mon ministère ne sera pas mêlé à cette injustice, et n'enverra jamais un sorcier ou sorcière à Azkaban sans jugement. Si c'est le genre de ministre que vous voulez, alors vous avez choisi le mauvais sorcier quand vous avez élu Cornelius Fudge. Aurors, amenez le prisonnier. Les mêmes règles que la dernière fois s'appliquent, nous ne poserons des questions que lorsque la vérité aura été entendue. »

Fol'œil et Tonks conduisirent Sirius dans la chambre, s'assurant qu'il était bien installé et enchainé à la chaise avant de lui administrer le Veritaserum. Albus voulait désespérément protester et objecter mais la présence d'Alastor Maugrey l'en empêchait. Il serait incroyablement stupide de sa part de remettre l'honnêteté de Fol'œil en question, surtout en ce qui concernait les mages noirs.

La chambre s'attendait qu'un prisonnier ayant passé la dernière décennie à Azkaban soit effrayant, mais Sirius les surprit, notamment à cause de son grand sourire et sa courbette vers le Survivant.

Sirius proclama sous Veritaserum qu'il n'était ni gardien du secret des Potter, ni un mangemort et la chambre se remplit de murmures et la presse était reconnaissante d'être présente ce jour là.

Toute la chambre était suspendue aux lèvres de Sirius alors qu'il racontait l'histoire. Il fut difficile pour lui de raconter cette nuit d'Halloween et de la panique qui le prit quand il ne put trouver Peter. La panique devint de l'horreur quand il arriva à Godric's Hollow et découvrit que les personnes les plus importantes de sa vie avaient été assassinées. Son monde continua à être bouleversé quand Hagrid refusa de lui donner son filleul, puis son besoin de revanche sur le traitre se termina en une incarcération illégale à Azkaban.

La chambre avait entendu un peu plus tôt la tragédie de ce sorcier qui avait brisé les lois qui lui tenaient tant à cœur à cause de sa femme. Et maintenant ils étaient témoin d'un sorcier innocent qui avait perdu une décennie de sa vie et ils ne savaient pas quoi dire.

Harry avait cependant une question qu'il voulait que Sirius réponde publiquement. « Ministre, serait-il possible de demander à mon parrain qui a lancé le sortilège de Fidelius sur la maison de mes parents ? »

Cornelius n'était pas la seule personne à se demander pourquoi Harry posait cette question en particulier, mais il fut celui qui lui demanda la raison de sa question.

« C'est simple ministre. Nos recherches nous ont montré que ce charme est extrêmement difficile à lancer et qu'il requiert un grand pouvoir de son lanceur. Je doute qu'il y aient beaucoup de personnes présentes dans cette chambre et étant capables de lancer avec succès ce sort. »

Cela sembla agacer une sorcière ressemblant à un crapaud qui manifesta ouvertement son déplaisir. « J'aimerai savoir ce que vous sous-entendez avec cette remarque ? J'aimerai aussi savoir pourquoi cette chambre autorise les gobelins à interférer avec les affaires des sorciers, si je me souviens bien, c'était contraire aux lois sorcières la dernière fois que j'ai vérifié. »

Harry fut énervé à son tour par l'attitude de la sorcière. « Vous ne savez visiblement rien des gobelins, Madame. Nous ne sous-entendons jamais rien, mais préférons poser des questions et enquêter jusqu'à ce que nous connaissions la vérité. La nuit d'Halloween de 1981, malgré le fait qu'ils soient protégés par le charme de Fidelius, mes parents ont été assassinés. Mon parrain a ensuite été placé à Azkaban et ma marraine vit depuis dans la section 49 de Sainte-Mangouste et moi j'ai été abandonné chez des moldus par Albus Dumbledore. »

Cornelius assistait à cette scène et se rendit compte à quel point Amelia avait raison en disant que le garçon méprisait Albus, et que le ministre devait faire attention à ne pas conduire la même politique que le directeur de Poudlard.

« Maintenant, vous pouvez penser que ce n'est qu'une coïncidence, mais c'est là que nous avons un problème. Mon parrain était à Godric's Hollow cette nuit là et pourtant ses droits ont été violés, sur les ordre de Dumbledore. Ma marraine était l'une des aurors les plus respectées du ministère de cette époque, et pourtant, une fois encore, ses droits ont été bafoués. Mon parrain et ma marraine étaient prêts à me recevoir ce soir là et pourtant Albus Dumbledore a décidé seul de mon futur et vous l'avez tous soutenu et l'avez laissé agir. »

Cette déclaration fut accueillie dans le silence, tous savant maintenant que leur sauveur les tenait aussi pour responsables. Il se tourna ensuite vers la sorcière qui lui avait posé la question. « Nous sommes bien conscients que les gobelins ne sont pas autorisés à se mêler des affaires des sorciers, mais nous avons le droit, et avons l'intention, d'enquêter sur les sorciers qui commettent des crimes contre les gobelins. Quelqu'un peut-il vraiment douter quand je dis qu'un crime a été commis à mon égard ? En découvrant que mon parrain était innocent, et qu'il n'avait pourtant pas eu de procès, nous avons commencé à enquêter sur les personne l'y ayant envoyées. C'est aussi simple que A, B et C – Albus, Bagnold et Croupton. C'est cette même enquête qui a permis de découvrir les crimes de Croupton et de juger enfin mon parrain aujourd'hui. »

Fol'œil posa ensuite la question à Sirius et fut déçu qu'il ne le sache pas. « Je m'étais seulement assuré que le rat était bien caché, et je n'étais pas là quand il a été lancé et n'ai jamais pensé à le demander. »

La sorcière se montra de nouveau sournoise, sa tentative de parler d'une voix innocente ne trompa personne. « J'espère que cette réponse satisfait nos amis gobelins ? » Elle réussit même à faire sonner le mot « amis » comme la pire des maladies.

« Absolument pas. J'éprouve de grandes suspicions vis à vis des soi-disantes coïncidences de cette nuit en ce qui me concerne. Tout comme j'ai des suspicions quant au fait que la pierre de Flamel ait été cachée à Poudlard et que Voldemort ait été recruté pour enseigner l'année-même où Harry Potter doit arriver à l'école. Je peux aussi vous garantir Madame, que nous aurons les réponses que nous voulons et que j'applaudis les essais du Ministre Fudge pour lutter contre ces infractions à la loi. »

Harry se rassit alors que les sorciers présents réagissaient tous différemment. Le crapaud fulminait, et quelques autres semblaient s'inquiéter de ce que les gobelins pouvaient déterrer. Le ministre cependant avait un grand sourire en continuant de parler.

« Quelqu'un ici doute-t-il de l'innocence de Sirius Black ? » Cornelius savait qu'en posant la question ainsi, personne ne pourrait objecter publiquement. Pendant un vote, ils auraient pu voter secrètement différemment.

« Puisqu'il n'y a pas d'objections, je déclare que Sirius Black est maintenant un sorcier libre. Madame Bones s'occupera de cette affaire et inclura une compensation pour cette erreur judiciaire et nous en parlera pendant la première session de 1992. Un mandat sera immédiatement lancé pour l'arrestation de Peter Pettigrow et son ordre de Merlin est bien sûr annulé. Je déclare cette réunion d'urgence terminée et j'aimerai tous vous remercier pour être venu pendant cette période de congés. »

On retira les menottes de Sirius et il se leva pour la première fois depuis dix ans en tant que sorcier libre. Il regarda son filleul, dont le père lui adressa rapidement un acquiescement. Susan gloussa en voyant l'attitude de Harry, il sauta en effet de la balustrade séparant les spectateurs de la cour et fut vite pris dans les bras de Sirius.

Il y avait là un cadeau de Noël en retard pour la presse, l'image du Survivant embrassant le sorcier innocent qu'était Sirius Black serait sans doute à la une des journaux. Il y aurait peut-être même une édition spéciale consacrée à cette histoire.

Albus tremblait. Il espérait vraiment qu'aucune des allégations d'Harry pouvaient se rapporter à lui. Alors que le reste de la Chambre voyait une réunion touchante, Albus vit simplement l'opportunité d'agir, une opportunité qu'il comptait bien exploiter au mieux.

Il s'avança rapidement vers les deux hommes heureux. « Ravi de te voir libéré Sirius, je soutiendrais toutes les mesures que tu prendras pour avoir la garde de ton filleul… »

Sirius n'était plus en bonne condition physique ce qui était certainement mieux. Sinon, son coup aurait pu tuer le vieux sorcier. Mais même si il était encore faible, il frappa en y mettant toute le colère et la haine qu'il avait accumulés en dix ans.

Le coup de Sirius était totalement inattendu et toucha Albus qui n'était pas prêt. Il recula de quelques pas avant de tomber sur les fesses, essayant alors d'essuyer le sang qui coulait de son nez.

Sirius Black, enragé dominait Dumbledore. « Espèce de vieux bâtard manipulateur et sans scrupule ! Reste aussi éloigné que possible de mon filleul ou tu auras à faire à moi ! »

Le flash des photographes immortalisant l'instant firent doubler la colère d'Albus. A qui croyait parler cet insignifiant sorcier ? L'indignité qu'il ressentait en étant ainsi sur le sol était d'autant plus douloureuse que son nez avait sûrement encore été cassé. Sa baguette fut sortie et se déplaça avant même qu'il réfléchisse au sort qu'il voulait jeter.

L'éclat de lumière qui surgit alors fit passer le flash des photographes pour de simples étincelles, aveuglant même temporairement les occupants de la salle. Lorsque leur vision revint, ce qu'ils virent leur fit se demander un instant si le flash n'avait pas aussi affecté leurs esprits. Le Survivant dominait à son tour Albus Dumbledore, son épée brillant contre la poitrine du vieux sorcier.

« Excusez mon impolitesse, mais vous voyez, contrairement à moi, mon parent ne pense pas que le grand Albus Dumbledore pourrait attaquer un homme non armé – mais je vous connais mieux. »

Albus était sans voix, n'avait pas de mots. Le bout de bois dans sa main lui faisait comprendre qu'il n'avait plus de baguette, mais son cerveau refusait de le croire. La Baguette de Sureau ne pouvait pas être détruite – ce n'était pas possible !

Le flash quand Harry avait coupé la baguette de Dumbledore était inattendu tout comme l'éclat autour de son épée. Mais il sentait maintenant le pouvoir familier de son couteau couler à travers le lame. Si Harry pouvait lancer un sort avec son épée, il aimerait bien que Dumbledore soit recouvert de cordes, comme ce sort incarcerous que le briseur de sorts Weasley essayait de leur apprendre.

Personne ne fut plus surpris qu'Harry quand des cordes jaillirent de l'épée de Gryffondor et nouèrent les bras de Dumbledore contre son torse, mais il réussit à cacher sa surprise.

Fol'œil avait vu le garçon se préparer à agir et se bougeait quand un éclair de lumière avait surgit, trop rapidement pour que son œil magique puisse fonctionner. Quand il récupéra la vue, Alastor vit qu'il ne pouvait plus se déplacer. En tout cas, pas sans qu'une lame gobeline ne transperce son rein droit.

« Relaxez-vous ami guerrier, trop de sang a déjà été répandu. Pesons soigneusement nos options, avant d'en répandre d'autre alors que ce n'est pas nécessaire. »

Le gobelin parlait si bas que seul lui pouvait l'entendre. « Que proposez-vous monsieur ? »

« Mon fils n'attaquera personne tant qu'il ne sera pas attaqué, voyons voir comment ça se passe et serrons nous ensuite la main, de guerrier à guerrier ? »

Fol'œil était incertain. « Vous me tenez, pourquoi voulez-vous renoncer à cet avantage ? »

« Nous ne sommes pas idiots, ni vous ni vous, sinon nous n'aurions pas vécu aussi longtemps. Je pense aussi que vous êtes un homme d'honneur, mais si j'ai tort, je suis sûr que mon fils me vengera. »

Le vieil auror réfléchit en voyant le garçon lancer un sort informulé sans baguette, et qui noua Dumbledore comme s'il était une dinde de Noël. Quand Harry se retourna pour parler à Black, Fol'œil leva lentement sa main vide. « C'est un sacré gamin que vous avez là. Personne ne peut y arriver sans une sacré bonne dose d'entrainement. »

La lame de Barchoke disparut et il serra la main de l'auror. « Mon fils est un guerrier consacré, son élévation au rang de centurion est totalement méritée. »

Maugrey écoutait souvent ce qu'il se passait, et il avait entendu comment ce garçon avait abattu un troll adulte des montagnes, il y avait aussi des murmures qui circulaient sur sa rencontre avec Lucius Malfoy. Alastor était suffisamment honnête avec lui-même pour admettre qu'il avait peu cru ces histoires. Mais les mouvements du garçon avaient été très fluides et rapides et il aurait pu couper Albus en deux s'il l'avait voulu. Oui, il était jeune, mais semblait plus mature qu'on ne le pensait. Avec Bones influençant cet idiot de Fudge et ce garçon prêt à se battre – et sans oublier son sournois de père – Maugrey se sentit mieux quand à leurs changes de gagner. En fait, non, il était presque optimiste !

La vue d'Albus le remplit de regret. Le temps du vieux sorcier était fini, mais il ne le savait pas encore. La politique d'Albus Dumbledore qui consistait à donner toujours une seconde chance aux autres énervait sensiblement l'ancien auror. S'en prendre à ses hommes mais laisser les assassins marcher librement, ceci n'était pas pour Alastor un bon moyen pour gagner une guerre et il savait très bien que la guerre n'était pas encore finie.

Sirius se reprit, et passa son bras autour des épaules de son filleul. Un filleul qui avait rangé son épée et résorbé son armure dorée. Le sorcier désormais libre avait compris ce que Dumbledore essayait de faire et avait aimé lui fermer cette porte fermement au nez. Il voulait maintenant faire cesser publiquement toutes les spéculations sur ce problème. Il était heureux d'être de nouveau libre ainsi qu'un maraudeur.

"Barchoke, je voudrais vous remercie pour le travail fantastique que vous avez fait en élevant mon filleul. Je voudrais également annoncer publiquement que je n'ai pas l'intention de me battre pour votre position de parent et de gardien. J'espère que vous me permettrez cependant de jouer un rôle dans sa vie?"

Le gobelin s'inclina devant l'homme émacié. "Lord Black, nos portes vous seront toujours ouvertes. Il y a des choses que ne peux pas apprendre à mon fils. Je suis sûr qu'il préférerait l'apprendre de vous plutôt que d'un autre tuteur que je pourrais engager."

Amelia et Susan se joignirent à la conversation. " Ce n'est pas sûr, ça dépend si ses tuteurs sont comme celle que vous avez engagée pour le cours d'histoire de Poudlard - Miss Hobson. J'ai cru comprendre que cette jeune sorcière a fait de l'effet à beaucoup d'élèves depuis son arrivée dans le château? Harry, je suis vraiment impressionnée par votre armure, je n'ai jamais vu rien de tel."

Susan parla avant de réaliser ce qu'elle disait. "Je vois maintenant ce que tu voulais dire à propos de ta tunique qui s'adaptait…" Son visage rouge l'obligea à expliquer sa phrase aux adultes qui souriaient maintenant malicieusement. "Harry nous a montré son armure pendant le cours de Miss Hobson, il a dû enlever sa chemise sinon elle aurait été détruite."

C'était une bonne surprise pour Sirius de découvrir que la vie de son filleul ne consistait pas seulement en des entrainements successifs, et ses yeux pétillèrent en voyant que cette jeune sorcière était sous le charme de son neveu. "Voyons voir si j'ai bien compris, tu as enlevé ta chemise devant une très belle jeune professeur et devant toutes les filles de ta classe? Ton père serait fier de toi, même si ta mère te tirerait surement les oreilles."

"Désolé de te décevoir Sirius, mais j'ai gardé ma chemise. J'ai proposé de me battre en duel en armure complète, mais la sonnerie nous en a empêchés, mais depuis j'ai amélioré ma vitesse."

Amelia demanda des informations complémentaires. "Je me demandais s'il était possible d'acheter une telle armure? Elle fait passer la peau de dragon comme inutile à côté de ça."

Harry était habitué à répondre à ce genre de demandes de la part de ses amis. Il comprenait qu'elle ne voulait pas l'insulter, même si Madame Bones avait failli faire un faux pas. "L'armure des Centurions, Madame, est véritablement une armure pour les centurions. Cela ne peut pas être acheté ou donnée à quelqu'un d'autre, mais doit toujours être mérité. Si quelqu'un n'étant pas centurion portait cette armure, cela signifierait immédiatement la peine de mort - un peu comme celle que vous donnez pour l'utilisation des sortilèges impardonnables. Je comprends votre intérêt Madame Bones, mais l'armure des centurions est sacrée pour notre nation."

"Mon fils a rayon Madame Bones, même s'il reste modeste. Je ne crois pas que le ministère ait des positions similaires à celles du centurion, c'est un peu comme un mélange entre un guerrier et un ambassadeur. Pendant n'importe quelle guerre, il y aura toujours des centurions en première ligne avec des guerriers de notre nation. En temps de paix, leur rôle premier est de montrer l'exemple et de promouvoir les valeurs gobelines."

Sirius avait toujours le bras autour des épaules d'Harry et put sentir le jeune homme se redresser un peu de fierté quand son père parla. "Et bien, je dois dire que tu as mal prévu ton coup Harry. Si tu m'avais sorti un peu plus tôt, tu aurais eu un autre cadeau de Noël hier."

Barchoke vit l'éclat dans les yeux du sorcier et pensa que c'était le type de personne dont avait besoin autour de lui, Harry devait se relaxer de temps en temps. "Puisqu'il passe Noël avec deux filles Sirius, je ne pense qu'un autre cadeau de son parrain lui a manqué. En parlant de ces deux filles, je ferais mieux de le ramener. Hermione et Padma doivent sûrement être mortes d'impatience de connaitre tous les détails." Il gloussa en voyant Harry rougir. "Sirius, Harry passant les vacances chez les Granger, vous êtes le bienvenue à passer les vôtres à moi. Je préférerai aussi que nos guérisseurs vous examinent un peu. Au moins, ils pourront vous donner d'excellentes potions de nutrition qui vous seront sûrement très bénéfiques."

Sirius donna rapidement son accord, ce serait sûrement préférable que de rester à Square Grimmaud. Il ne savait que c'était possible d'être la fois excité et épuisé en même temps, aujourd'hui avait été une dure journée pour ses nerfs.

Quand le trio quitta la Chambre, Harry eut une idée. "Sirius, aimerais-tu donner à ton filleul le meilleur cadeau possible?"

Les deux adultes furent intrigués jusqu'à ce qu'Harry explique ce qu'il voulait. Puis Sirius explosa de rire, le premier depuis dix ans.

Dumbledore était resté assis et voyait comment les gobelins avaient réussi à faire ce que lui ne pouvait pas. Black partit en leur compagnie, apparemment heureux d'être avec eux. Lord Black un sang-pur ayant publiquement annoncé qu'il renonçait à ses droits sur l'enfant, toutes ses tentatives pour récupérer l'enfant étaient maintenant vaines.

Il avait été soulagé quand un médicomage répara son nez et enleva tout le sang. Albus commençait à se demander combien de temps sa réputation durerait encore. Il connaissait pourtant les deux lames mortelles d'Harry et pourtant il avait encore fait l'erreur de s'approcher trop du garçon et il en avait payé le prix fort.

Il ne voulait même penser à la photo qui avait été prise quand le Survivant en tenue de guerrier gobelin brandissait son épée devant lui. Toutes les pensées d'Albus étaient figées sur les deux morceaux de bois qu'il avait entre les mains. La baguette de Sureau avait toujours été d'une grande utilité quand il avait affronté Voldemort, et maintenant leur monde entier reposait sur les épaules d'un seul garçon qui était censé défaire le plus terrible des mages noirs de l'histoire.

Albus était content qu'il lui reste encore quelques jours de vacances, il aurait peut-être le temps de trouver une solution.

Contrastant fortement avec lui, Cornelius, lui, se pavanait comme un coq. En ayant été honnête et en disant la vérité, il avait reçu des louanges du Survivant et c'était un cadeau de Noël que tout l'or du monde ne pouvait acheter.

Harry étant parti, Emma laissa Dan devant un match de football à la télévision pour pouvoir passer un peu de temps avec les filles. Cela lui faisait chaud au cœur de voir Hermione et Padma si proches, sa fille n'avait jamais eu d'amis si proches avant de rencontrer Harry. Il leur manquait visiblement mais Emma commençait à comprendre la dynamique de leur groupe, surtout quand Padma lui raconta quelques unes de leurs aventures à Poudlard.

Hermione et Harry étaient tous deux des enfants sérieux, mais Padma semblait déterminée à les distraire un peu. Hermione avait souvent été titillée mais pas comme ça. Il n'y avait aucune mauvaise pensée avec Padma, c'était juste de gentilles piques pour faire rougir ses amis. En voyant que Hermione répliquait à son tour, c'était presque un soulagement pour Emma et en tout cas, quand elle avait blagué sur le fait d'avoir passé la nuit avec Harry, elle avait éclaté de rire.

L'histoire de Padma sur le fait que quelques sorcières se retournaient sur Neville et comment ils s'en occupaient l'avait aussi bien fait rire. Mais cela souleva quelques inquiétudes chez la mère.

"Je ne comprends pas, quelle est cette envie de trouver déjà un petit-ami? Des enfants qui ne sont pas encore des adolescents ne devraient s'inquiéter pour un potentiel mari."

Même si Hermione était d'accord avec sa mère, elle essaie d'expliquer ce que Padma lui avait dit. "Maman, toi et papa vous vous êtes rencontré à l'université quand vous faisiez vous études de dentiste. Combien d'autres universités existent-ils en Grande-Bretagne offrant ce cursus?"

"Oh, au moins une douzaine, pourquoi?"

"Dans la Grande Bretagne magique, il n'y a pas d'universités. Pas d'école primaire, juste Poudlard et rien d'autre. A part quelques élèves qui étudient chez eux, les étudiants que nous rencontrons représentent la population totale des sorciers et sorcières de notre âge."

Emma avait une autre inquiétude. "Il n'y pas d'enseignement supérieur? Comment font ceux qui veulent être docteurs, avocats ou autre?"

"Quand on choisit une carrière, il y a généralement un programme d'apprentissage. On apprend les bases pour les BUSES, puis il y a les ASPICS pour se spécialiser pour nos choix de carrière. Sainte-Mangouste entraine elle-même ses guérisseurs, le ministère de la Magie a pleins de jobs différents et il y aussi les compagnies privées. Même Gringotts emploie et entraine quelques sorciers et sorcières."

Emma commençait à prendre à quel point il était rare d'avoir une sorcière dans la famille. Elle comprenait que la promotion d'Hermione avait été conçue et était née pendant une guerre, une guerre dont les Granger ne savaient heureusement rien à l'époque, ce qui signifiait que leur nombre était plus petit que les années précédentes. Et c'était ahurissant qu'il n'y ait qu'une seule école pour toute la population magique de Grande Bretagne. Un hôpital, une bâtiment gouvernemental, un centre commercial et un seul village magique. Toutes les familles vivant pratiquement de façon isolée, n'était-ce pas surprenant qu'il y ait toutes ces tensions quand ils étaient tous ensemble dans l'école.

"Qu'en penses-tu Padma?"

Elle prit un moment pour réfléchir avant de répondre à la mère de son amie. "Je pense qu'être ami avec Harry a une grande influence sur nous. Nous savons qu'il doit prendre une grande décision avant d'avoir dix-sept ans. Je sais que la façon dont il agit a certainement un effet sur moi. Harry est déterminé à voir ce que les différentes cultures ont à lui offrir avant de penser seulement à prendre une décision, je n'avais jamais pensé avant que c'était possible. Il y a un tout nouveau monde dont je ne sais rien et je suis à Serdaigle parce que j'aime apprendre. Peut-être que dans quelques années, je commencerai à m'inquiéter de trouver un mari potentiel, avant que mon père m'en choisisse un, mais j'ai l'intention de passer du bon temps avec mes amis d'ici là."

"Ton père ferait vraiment ça?" Emma réalisa que c'était une question stupide au moment où elle la posa, son père avait en effet essayé d'arranger un mariage pour les deux jumelles avec Harry.

"Si je n'ai pas un sorcier que mon père approuve ou avec lequel je sors quand j'aurais dix-sept ans, alors, il s'occupera de ce problème. Si bien sûr il ne m'a pas déjà offert à quelqu'un d'autre."

Le fait que ce soit inimaginable pour les Granger était perceptible, mais Hermione avait déjà été claire dans ses intentions de ne pas perdre l'amitié de Padma à cause de ça. "Maman, j'ai remarqué que les couples du monde magique semblent se marier plus tôt que dans le monde non magique. Les parents de Harry se sont mariés juste après Poudlard, comme ceux de Neville."

"Mon père avait presque trente ans quand ses parents lui ont arrangé un contrat de mariage avec la mère de ma faille, elle avait dix-sept ans."

L'acceptation de Padma sur cette situation étonnait les deux femmes Granger.

Quand Harry arriva, les deux filles se précipitèrent vers lui, voulant désespérément savoir comme le procès s'était passé. Son explication détaillée serait maintenant complétée par l'exemplaire de la Gazette du lendemain.

Amélia était assise à table avec sa nièce, appréciant son petit déjeuner et ricanant devant la Gazette du Sorcier. Ce que les deux photos de la une avaient en commun, hormis le fait qu'Harry soit sur elle, c'était que toutes deux n'auraient pas été cru possibles vingt-quatre heure plus tôt. C'était difficile de trouver ce qui était le plus choquant entre le Survivant qui embrassait Sirius ou un Harry en armure dorée brandissant son épée devant un Albus Dumbledore ensanglanté.

Les journaux expliquaient ensuite abondamment l'histoire derrière chaque image, expliquant de façon honnête et exacte ce qu'il s'était dit dans la Chambre. Amelia se demandait si ce nouveau niveau de journalisme était un résultat des plaintes gobelines et de la catastrophe de l'histoire du cimetière, ou si les évènements de la veille n'avaient pas besoin de plus de sensationnalisme. Les faits actuels étaient en effet suffisamment sensationnels.

Amelia allait découvrir qu'en ce qui concernait sa nièce, la réponse était ni l'un ni l'autre. La chouette blanche qui vola vers Susan apportait en effet des nouvelles qui étaient aux yeux de la jeune sorcière, bien plus sensationnelles que celles de la Gazette du Sorcier.

"C'est la chouette de Harry, Hedwige." Ses mains tremblaient quand Susan enleva le message de la patte de la magnifique chouette des Neiges. Ses yeux jaillirent presque de ses orbites et elle faisait de l'hyperventilation quand elle expliqua le message à sa tante. "Harry était désolé que j'ai dû passer Noël sans ma famille, il se rend responsable pour t'avoir fait travailler. Harry propose de se rattraper en m'emmenant avec Hermione, sa mère, les jumelles Patil dans un magasin de vêtements moldus pour faire du shopping et Hannah aussi est invitée! Je peux?"

En voyant l'état d'excitation de sa nièce, Amelia sut qu'elle ne pouvait pas refuser. Susan sauta de joie dans le salon et revint vite auprès d'Hedwige. "Je vais juste vérifier si mon amie peut venir et je reviens dans une minute, puis pourras-tu renvoyer ma réponse à Harry?"

Amélia sourit en voyant sa nièce sortir de la pièce pour contacter Hannah. Miss Granger aurait les mains pleines - en emmenant cinq jeunes sorcières faire du shopping.

Tout le monde était certes au Terrier, mais tout était étrangement calme, et cette situation n'allait pas durer longtemps encore. La Gazette du Sorcier était sur la table de la cuisine devant toute la famille Weasley, tous essayant de la lire en même temps. Puis dans le chaos qui s'ensuivit quand les neuf Weasley essayèrent tous de donner leur avis, personne ne remarqua le rat qui s'échappait de la poche de Ron.

La Gazette avait aussi été livrée pour le petit-déjeuner chez les Granger et rapidement dévorée. Ils furent interrompus par une grand duc de Gringotts, l'oiseau majestueux vola directement vers Harry. La réaction qu'il eut en lisant la lettre était encore plus extrême que celle de la jeune sorcière qui avait reçu sa lettre. Harry était debout, sautant comme un fou dans la cuisine tout en frappant avec les poings dans le vide pour montrer sa joie.

Même Hermione ne l'avait jamais vu si démonstratif avant. "De bonnes nouvelles Harry?"

"Les meilleures Hermione, les meilleures." Harry attendit quelques minutes pour reprendre son souffle et pour répondre à sa meilleure amie. "Tu te souviens, je t'avais dit que Sirius avait hérité une maison de sa famille et qu'il voulait qu'on y passe quelque temps. Sa famille était plutôt sombre, donc mon père a offert les services de Gringotts pour faire le ménage de tous les objets de magie noire qui s'y trouveraient. J'ai encore du mal à le croire, mais ils ont trouvé un autre objet comme le diadème qui était souillé, et ils s'en sont occupés."

"C'est bien, mais je ne me souviens pas que tu aies été si excité quand nous avions trouvé le Diadème de Serdaigle?"

"Oh, ce n'est pas pour ça que je suis heureux. Sirius s'est excusé pour le manque de cadeaux de Noël durant mon enfance, je lui ai donné une suggestion pour se rattraper. Il vient de me donner le plus beau cadeau qu'il pouvait me faire."

Tout le monde voulait maintenant savoir quel était ce cadeau. Harry ne les laissa pas se languir. "Mon parrain peut faire ce que mon père ne peut pas. Lord Black a officiellement refusé tous les contrats de fiançailles au nom de son filleul. Sirius va attendre jusqu'à après les vacances pour envoyer les lettres, juste au cas où le père de Padma décide qu'elle doive rentrer chez elle."

Les nouvelles furent accueillies avec quatre visages livides, ce qui poussa à Harry à se demander s'il avait fait quelque chose de mal. "Euh, c'est bien, non?"

Padma et Hermione se levèrent de leur chaise et prirent un Harry soulagé dans leurs bras, ce qui fit glousser Dan. "Je suppose que ça veut dire que tout va bien, Harry."