RAR :
Eliane : Salut ! Effectivement, ça faisait un moment. Mais je ne t'en tiens pas rigueur. Content que "l'arc" concernant Drago te plaise, c'est celui que j'ai eu le plus de plaisir à écrire. Et pour répondre à tes questions : si tu relis la fin de Heather Wright (qqch comme l'anté-pénultième chapitre), tu sauras qui a sauvé Sarah... ou plus simple, pour répondre à ta dernière question, oui, on va bientôt le savoir... On le saura même dans le chapitre ci-dessous, alors enjoy !
Auctor (s'il passe par là) : désolé, mais j'avais la flemme de te répondre par MP, et vu que ça concerne la fic. Donc pour Bellatrix, oui, elle affronte heather, et c'est après cet affrontement que ce situe le chapitre bonus. Pour être précis, elle passe par la forêt interdite, mais c'est dans le parc qu'elle voit un groupe de défenseur et va passer ses nerfs en éventrant une fille de Gryffondor. D'ailleurs pour info (je pensais que des lecteurs me demanderait qui était cette pauvre victime) il s'agit de Lucy Farmer, la plus sympathique des camarades de dortoir de Heather, et également la jeune fille indéterminée auprès de qui on voit Ginny, dans le roman original, lorsque Harry se rend dans la forêt interdite (félicitations à ceux qui oauront recollé le puzzle avant de lire ces lignes). Et donc ensuite, il y a la pause, Bellatrix rejoint Voldemort dans la clairière qui servait de nid aux acromentules, puis, la deuxième partie de la bataille, ou tu dois te rappeler ce qui lui arrive dans le livre. Tu verras la semaine prochaine, ce n'est pas très différent dans ma version (il n'y a que de petits changements, rapport à qui est en vie et qui est mort, et qui est dans la Grande salle ou pas).
La plupart des professeurs, des membres de l'Ordre du Phénix, et des élèves encore valides étaient sortis quand Lance se leva.
- Mr Gleeson ! l'arrêta Madame Pomfresh. Puis-je savoir où vous pensez aller ?
- C'est évident, répondit-il. Je vais me battre !
- Certainement pas avec une blessure telle que la vôtre ! protesta l'infirmière.
- Je peux encore lancer des sorts ! D'autres qui ne le peuvent pas sont pourtant prêts à reprendre le combat, alors moi aussi je veux…
- C'est hors de question ! le coupa Pomfresh d'un ton sans réplique.
- Mais si les mangemorts les débordent, ils vont venir directement ici ! Il faut former une deuxième ligne pour protéger les blessés et les dépouilles des défunts, ils ont assez souffert comme ça !
- Et c'est également votre cas, alors veuillez vous rallonger immédiatement ! ordonna l'infirmière.
Lance posa un regard sur la porte de la Grande Salle, puis, vaincu par la ténacité de la Madame Pomfresh, poussa un soupir et se rassit.
- Il n'a cependant pas tort, intervint Mrs Weasley. S'ils se font déborder dehors, nous allons devoir nous battre ici, et avec tous les blessés…
- On pourrait les transporter ailleurs avant que ça recommence ? proposa le professeur Vector.
- Mais où ? renvoya Pomfresh. L'infirmerie est trop petite, et de toutes façons nous n'aurions pas le temps de transporter tout le monde.
- Il y a la salle du professeur Firenze, Lavande Brown, blessée au cou. Elle est toute proche, et je doute que les mangemorts pensent à venir la fouiller.
- D'accord, céda l'infirmière. Gleeson, vous disiez pouvoir lancer des sorts. Levicorpus serait dans vos cordes ?
Lance hocha la tête.
- Bien, alors vous nous aiderez pour le transport. Ca vaut aussi pour vous Malefoy ! Et pour tous ceux qui connaissent le Levicorpus.
Lance se releva donc et fit léviter le préfet de septième année de Serdaigle. Celui-ci avait une grave brûlure, un peu de chair arrachée au bras gauche, et l'abdomen perforé sur le flanc droit. Lui-même avait de la chance de pouvoir encore bouger. Si McGonagall n'était pas intervenue, Fenrir Greyback aurait pu le tuer. Il se battait déjà depuis un bon moment, il avait fait faux bond au préfet de Gryffondor, après tout, il aurait dix-sept ans dans quelques jours à peine, alors on n'allait pas l'empêcher de se battre ! Il s'était caché au troisième étage, et avait entreprit de revenir vers le hall. Il avait une première fois échappé de justesse à de sévères blessures : il avait entendu un cri juste derrière-lui, s'était retourné, et avait vu un chaporouge en train de brûler. Le lutin perfide avait une espèce d'épieu qu'il comptait sans doute lui planter dans le dos. Il ne su pas ce qui avait provoqué la combustion de la sale bestiole, mais il en remercia sa bonne étoile.
Il avait fini par arriver dans le hall ou des Gryffondor et des Serdaigle principalement luttaient contre les mangemorts. Il s'était lancé dans la bataille et avait stupéfixé deux mangemorts quand Greyback lui avait sauté dessus dans un grognement terrifiant. Lance n'avait pas eu le temps de réagir, les griffes de l'homme-loup lui avait tailladé la poitrine, dessinant un quadrillage sanguinolent. Greyback l'avait ensuite plaqué au sol et s'était léché les babines. Ce type était un monstre, la pleine lune était passée depuis plus d'une semaine, mais il restait aussi dangereux que la bête à qui il faisait place une nuit par mois. Lance avait senti son dernier instant venu, Greyback allait lui arracher la jugulaire, quand un sort vint frapper le loup-garou. McGonagall, furieuse comme jamais l'avait harcelé de sortilèges et poussé à la fuite. Juste après ça, Brittany Yaxley était arrivée et avait mis les mangemorts en fuite, en incinérant plusieurs grâce à une magie qui partait littéralement de ses paumes, sans aucune baguette. Lance vit ensuite sa directrice de maison se pencher sur lui et lui dire que ça allait s'arranger, avant de le faire léviter jusqu'à la Grande Salle où Molly Weasley avait stoppé le saignement, lui avait donné à boire une potion infecte, et en avait étalé directement sur les plaies – ce qui avait été particulièrement douloureux – puis avait refermé les plaies avant de lui apposer un bandage.
Alors que Mrs Weasley lui prodiguait des soins, Voldemort avait annoncé une trêve, pour donner à Potter l'occasion de se rendre sans que d'autres de ses amis ne soient blessés. Puis, la Grande Salle s'était retrouvée surpeuplée, de combattants, de blessés, mais aussi de cadavres. Lance avait évité durant toute la pause de regarder vers eux.
Tout en repensant à tout ça, il avait ramené Connor Foley dans l'étrange salle de classe qui avait l'air d'une forêt, le garçon de Serpentard avait été mordu par une acromentule, d'après ce qu'il avait compris, et resterait inconscient encore de nombreuses heures, mais ses jours n'étaient pas en danger. Il revenait vers le hall croisant Drago Malefoy qui transportait un garçon de septième année de Serdaigle, tandis que la plus petite des sœurs Montgomery soutenait Lavande Brown et que l'aînée transportait un garçon de Serdaigle, un septième année sans doute, vu que Lance ne le connaissait pas.
Quand il revint dans la Grande salle, tous les blessés avaient été transférés, et il ne restait plus que les morts. La femelle centaure chargea quatre cadavres incinérés sur son dos et prit le chemin de la salle de classe. Mrs Weasley arriva derrière lui et balaya la salle, comme lui, son regard s'arrêta sur les corps sans vie, et notamment sur celui d'un homme roux, elle ne put réfréner un sanglot. Lance comprit qu'il s'agissait de son mari.
- Je… Je vais m'en occuper, dit-il. Vous devriez retourner auprès de Mrs Pomfresh pour vous occuper des blessés.
Mrs Weasley essuya une larme et remercia Lance d'une accolade plutôt musclée, jugea-t-il, lui qui n'avait guère l'habitude de telles démonstrations d'affection. Il fit léviter le corps de Mr Weasley et le conduisit dans l'autre pièce. Mrs Weasley revint quelques instants plus tard, suivie de Malefoy et des sœurs Montgomery qui transportaient les derniers corps.
- C'est bizarre… fit le professeur Vector.
- Qu'y a-t-il ? demanda l'infirmière.
- Le délai qu'avait accordé Voldemort est passé depuis une bonne dizaine de minutes, et pourtant, la bataille n'a pas reprit, expliqua le professeur d'Arithmancie.
- On ne va pas s'en plaindre ! couina Mrs Weasley encore un peu sous le choc.
Un calme un peu pesant s'installa alors, mais très vite, l'attention de Lance fut attirée par Malefoy et l'aînée des sœurs Montgomery qui semblaient se disputer.
- C'est trop dangereux ! protesta le Serpentard. Laisse donc se battre les autres. Maintenant que tu as retrouvé ta sœur, pourquoi veux-tu aller risquer inutilement ta vie ?
- Parce que si on ne s'unit pas tous contre Voldemort – Malefoy grimaça au nom du mage noir – si on ne fait pas tout ce qui est en notre pouvoir pour le vaincre, on pourrait très bien ne pas voir l'aube se lever ! Tu crois vraiment qu'il va laisser en vie la moindre personne qui se soit dressée contre lui ? N'oublie pas que tu t'es battu contre ses mangemorts, et ceux-là le lui diront certainement. S'il ne te tue pas cette nuit, ce sera un peu plus tard, mais sois certain qu'il s'arrangera pour que tout ceux qui lui ont tenu tête disparaissent d'une façon ou d'une autre !
Malefoy grogna et tourna le dos à la jeune fille. Ce type était vraiment un pétochard fini, se dit Lance. Mais la phrase suivante de la Serdaigle lui fit douter de son interprétation des choses.
- Et puis, tu m'as aidé à venir en aide à Sarah, alors je veux aussi t'aider à t'assurer que ta mère va bien !
- Je te l'ai déjà dit, je n'ai pas besoin de ton aide ! Je me débrouillerai bien tout seul.
- C'est ce que j'ai constaté lorsqu'on s'est croisé à la bibliothèque, répliqua la Serdaigle en affichant un sourire moqueur.
- Laisse tomber Emily ! souffla la cadette Montgomery. C'est pas parce qu'il a momentanément oublié que c'était un crétin que ça pouvait durer !
- Dis donc la morveuse, n'oublie pas que je t'ai sauvé les fesses ! critiqua Drago.
- Un bel acte héroïque ! provoqua la jeune Poufsouffle. Surtout que le mangemort qui m'attaquait ne savait pas que tu étais dans son dos et que tu le visais. Je suis certaine que tu serais tout a fait incapable d'en stupéfixer un dans un véritable face à face !
- Ah tu crois ça ! Eh bien je vais te montrer de quoi je suis capable ! grogna le Serpentard. Venez, mais faudra pas pleurer si vous vous prenez un maléfice !
Lance se retourna pour pouffer de rire. Une Serdaigle qui faisait preuve d'une loyauté indéfectible à l'image du meilleur des Poufsouffle, une Poufsouffle qui se montrait aussi manipulatrice que le plus vil des Serpentard et un Serpentard qui cédait à la provocation plus facilement qu'un Gryffondor, voilà qui faisait une équipe plutôt détonante ! Il aurait bien voulu les accompagner et leur faire profiter de ses facultés stratégiques, histoire de leur prouver qu'un Gryffondor pouvait avoir autant de matière Grise qu'un Serdaigle et compléter ainsi le quatuor trans-maisonnée mais Pomfresh allait encore l'enguirlander s'il faisait mine de vouloir sortir de la salle. Ce fut alors qu'un hurlement déchirant lui coupa toute envie de rire. Cela venait de l'extérieur, et c'était apparemment la voix de sa directrice de maison.
